Congo/Infrastructure : Plus de 737 millions d’euros pour réhabiliter le réseau ferroviaire reliant Mayoko à Pointe-Noire

Congo/Infrastructure : Plus de 737 millions d’euros pour réhabiliter le réseau ferroviaire reliant Mayoko à Pointe-Noire

Le Chemin de Fer Congo-Océan (Cfco) et le groupe turc Ulsan Mining Congo S.a.u ont signé, le 18 juillet à Brazzaville, une convention d’une valeur de plus de 737 millions d’euros, portant sur la réhabilitation et la modernisation du réseau ferroviaire reliant Mayoko à Pointe-Noire. Paraphé par le directeur général du Cfco, M. Ignace N’Ganga, et l’administrateur directeur général de la Société d’Exploitation du Fer de Mayoko-Moussondji (Sefmm), M. Vakkas Karaoğlu, cet accord permet l’acheminement du minerai de fer extrait du gisement de Mayoko-Moussondji, situé dans le département du Niari, vers la Zone économique spéciale (Zes) de Pointe-Noire. Il ambitionne également de renforcer l’intégration logistique et industrielle du pays.Dans le cadre de ce partenariat, le groupe Ulsan Holding a engagé l’acquisition de matériel roulant, incluant une vingtaine de locomotives et plus de 300 wagons, afin de garantir une exploitation optimale de la ligne modernisée. A moyen terme, Ulsan prévoit également l’implantation d’une fonderie à Pointe-Noire, pour un investissement estimé à 2 milliards de dollars américains. Cette usine permettra la transformation locale du minerai, générant une valeur ajoutée significative, consolidant l’économie congolaise et réduisant les exportations de matières premières non transformées. Dans un message lu, au nom du conseil d’administration d’Ulsan Holding, M. Bocar Maïga a qualifié ce projet de structurant et intégrateur, soulignant qu’il contribuera à l’essor économique du Congo et au développement régional, en générant des milliers d’emplois directs et indirects. «Nous sommes honorés de contribuer activement à la vision d’industrialisation du Congo. Ces projets apporteront des bénéfices durables et significatifs pour la population comme pour l’économie nationale », a-t-il affirmé. « Ces accords augurent de bonnes perspectives, tant pour les cheminots que pour les populations locales», a déclaré M. N’Ganga, évoquant notamment la création d’emplois et le désenclavement durable des localités situées le long de la voie ferrée dite « ex-Comilog ». Prenant la parole au nom du gouvernement, la ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a salué la qualité des échanges et la portée stratégique de ces engagements. « Cette cérémonie s’inscrit dans la droite ligne de la vision du Président de la République, M. Denis Sassou N’Guesso, dont l’ambition se matérialise à travers des projets structurants et durables, au bénéfice des générations actuelles et futures », a-t-elle déclaré. Cet accord fait suite à la convention minière signée en 2024 entre le Congo et Ulsan Mining Congo. Il s’inscrit dans la vision conjointe des Présidents du Congo et de la Turquie respectivement MM. Denis Sassou-N’Guesso et Recep Tayyip Erdoğan, visant à renforcer les infrastructures stratégiques et à approfondir la coopération bilatérale. ACI / Marlyce Tchibinda Batchi

Congo/Transport ferroviaire : Le train de nouveau sur les rails entre Brazzaville et Pointe-Noire

Congo/Transport ferroviaire : Le train de nouveau sur les rails entre Brazzaville et Pointe-Noire

Les travaux de réhabilitation du Chemin de fer Congo Océan (CFCO), endommagé le 25 janvier 2022 par l’effondrement de la voie ferrée ayant entrainé un déraillement au PK Ngamoukassa, à Mfilou dans l’arrondissement 7 à Brazzaville, sont terminés et permis la reprise du trafic ferroviaire le 1er mars 2022 avec le départ d’un train de marchandises de Brazzaville à Pointe-Noire.   Ces travaux ont été réalisés par les techniciens du Chemin de fer Congo-océan (CFCO), en collaboration avec des agents des sociétés CRBC et Congo service. S’exprimant au nom du ministre Jean Marc Thystère Tchicaya des Transports, le directeur de son cabinet, Dieudonné Tchicaya, a dit que l’objectif qui vient d’être atteint et dont on vient d’assister au départ d’un train lourd marchandises qui ravitaille les grandes villes du pays. Il a ajouté qu’un train au départ de Pointe-Noire et transportant des produits pétroliers qui approvisionnent Brazzaville en carburant est en route. Pour le directeur général du CFCO, Ignace Nganga, l’urgence est faite mais les travaux ne sont pas totalement terminés. Il s’agira de compacter les abords de la voie ferrée réhabilitée avec du béton et de construire des caniveaux pour canaliser les eaux de pluie, projetant la construction descaniveaux au départ de la gare de Mfilou jusqu’au lieu de l’accident. Le Chemin de fer Congo Océan rencontre des problèmes sérieux depuis des années, ne jouant plus son rôle d’épine dorsale de l’économie congolaise. Elle traine une dette d’environ 113,372 milliards FCFA, souffrant d’un manque de locomotives et de wagons avec une voie vétuste. Cette reprise du trafic du Chemin de fer Congo Océan est un signe de réjouissance pour les agents qui peinent à joindre les deux bouts de mois depuis des années. Elle est une entreprise qui assure le transport des personnes et de la marchandise. Elle a fait du Congo, pendant des années, un pays de transit, reliant les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire. Débutée en 1921, les travaux de construction ont pris fin en 1934.   Florent Sogni Zaou