Procès de la tentative de coup d’État à Kinshasa : grâce présidentielle pour trois Américains condamnés à mort

Procès de la tentative de coup d’État à Kinshasa : grâce présidentielle pour trois Américains condamnés à mort

Trois Américains condamnés à mort lors du procès de la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 à Kinshasa-Gombe ont bénéficié de la grâce présidentielle, selon l’ordonnance présidentielle lue mardi 1er avril sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). Les trois graciés sont Benjamin Zalman, Taylor Thompson et Marcel Malanga, fils de Christian Malanga, chef de la bande décédé. Leur peine a été commuée en perpétuité, selon l’ordonnance présidentielle. Sur les 37 condamnés dans ce procès, cinq sont des étrangers, dont les trois Américains. Deux autres condamnés sont de nationalité canadienne et belge. Jean-Jacques Wondo, le Belge, bénéficiaire d’une liberté conditionnelle pour des raisons humanitaires, n’est pas concerné par cette grâce présidentielle. Le procès de la tentative manquée de coup d’Etat  avait débuté le 7 juin 2024. Trois mois plus tard, soit le 13 septembre, le premier juge avait condamné à la peine capitale 37 prévenus, 14 autres avaient été acquittés faute de preuves. Ce verdict avait été confirmé en appel  par la Cour militaire en janvier 2025. Radio Okapi

Le président sénégalais gracie 908 prisonniers à l’occasion de la fête de l’indépendance

Le président sénégalais Macky Sall a accordé dimanche sa grâce à 908 personnes condamnées pour diverses infractions et détenues dans différents établissements pénitentiaires du Sénégal, a-t-on appris de sources judiciaires. Cette mesure a été prise à l’occasion du 61e anniversaire de l’indépendance du Sénégal. Parmi les prisonniers graciés, 811 bénéficient de remises totales de peines, 63 de remises partielles de peines, 16 sont très malades, cinq mineurs, cinq âgés de plus de 65 ans et huit obtiennent des commutations de perpétuité en 20 ans de réclusion criminelle, ont indiqué les mêmes sources. Par ce geste, le président Sall offre ainsi à une catégorie de citoyens, momentanément en conflit avec la loi, l’opportunité de retrouver leur famille et de profiter de cette seconde chance qui leur est accordée pour se réinsérer dans la société. Le chef de l’Etat poursuit également, à travers cette importante mesure, sa politique pénitentiaire relative à la lutte contre le surpeuplement et à l’amélioration de la prise en charge des détenus. Depuis plusieurs années, les autorités sénégalaises multiplient les élargissements de prisonniers pour désengorger la population carcérale. Le Sénégal célèbre ce dimanche le 61e anniversaire de son indépendance à travers une cérémonie de levée de couleurs au Palais de la République.

Macky Sall n’a jamais eu l’intention de gracier Khalifa Sall à l’occasion de la Tabaski

Macky Sall n’a jamais eu l’intention de gracier Khalifa Sall à l’occasion de la Tabaski

Le président Macky Sall n’aurait vraisemblablement jamais eu l’intention de gracier l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, à l’occasion de la Tabaski. D’abord, parce qu’il pense que « la décrispation (politique au Sénégal) ne saurait être réduite à une dimension de grâce». Ensuite, « la grâce est un pouvoir constitutionnel du président de la République. Ça ne dépend que de lui, et de lui tout seul, et de son appréciation. », a rappelé le chef d’Etat sénégalais dans un récent entretien accordé à Rfi. Pour Macky Sall , il est nullement question de discuter de « ce que dit la presse par rapport à la grâce ». En revanche, il a confié que « le jour où j’en aurai la volonté ou le désir, je le ferai comme j’ai eu à le faire ». Saisissant l’opportunité que lui offre cette interview, il a indiqué que « plus de cent personnes, voire un millier de personnes par an en moyenne bénéficient de la grâce », assurant que « nous voulons revoir notre système pénal pour réduire le nombre de personnes en prison dans ce cadre-là » . Adrien Thyg