Centrafrique : arrestation à Bangui d’Abdoulaye Hissène, influent chef rebelle du FPRC

Centrafrique : arrestation à Bangui d’Abdoulaye Hissène, influent chef rebelle du FPRC

L’ancien chef rebelle du FPRC, Abdoulaye Hissène a été placé en détention, mercredi 06 septembre 2023, à la prison du camp de Roux à Bangui. Il a été arrêté 48 heures plutôt. Aucune information n’a encore filtré sur les chefs d’accusation qui pèsent sur lui. Selon des sources judiciaires, Abdoulaye Hissène a été interpellé avant-hier à son domicile dans la capitale centrafricaine. Après des auditions ce mercredi, l’homme a été placé en détention préventive à la prison du camp de Roux. Pour le moment, on ignore tout, des charges qui pèsent sur lui. Mais, selon certaines sources, la Cour pénale spéciale se serait saisie de son dossier et compterait bien ouvrir une procédure judiciaire à son encontre. Longtemps chef militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Abdoulaye Hissène a été révoqué par le mouvement armé, aile Noureddine Adam, pour sa proximité avec le pouvoir de Bangui. Il siège au sein du comité de suivi du DDR. Plus de précisions sur cette arrestation dans nos prochaines éditions. 

Centrafrique : une centaine d’enfants retirés des groupes armés à Bria

Centrafrique : une centaine d’enfants retirés des groupes armés à Bria

100 enfants soldats ont regagné leurs parents samedi 06 novembre à Bria. Il s’agit des enfants enrôlés par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique FPRC et l’Unité pour la Paix en Centrafrique, UPC. Ils ont retrouvé la vie civile grâce à un programme de l’ONG nationale dénommée Espérance qui a permis leur libération. L’organisation a remis à chacun d’eux quelques outils pour leur accompagnement. Ces enfants ont été retirés de ces groupes armés dans le cadre du projet de protection de l’enfance financé par le Fonds Humanitaire. Initié en juillet 2021, l’ONG Espérance a procédé, le 06 novembre, au retrait de 100 enfants soldats dont 16 filles et 84 garçons. Les 100 enfants démobilisés ont opté pour de différentes activités pour leur réinsertion dans la société. 58 d’entre eux ont choisi le petit commerce, 36 optent pour le retour à l’école, tandis que 04 pour le transfert de crédit téléphonique, et 02 pour la vente d’essence en détail. Satisfaction partagée entre ex-enfants soldats et parents Noella, une de ces ex enfants soldats se réjouit d’avoir retrouvé la liberté : « Je suis très contente d’avoir regagné mes parents. Je ne peux pas encore réintégrer les groupes armés. Je suis sortie déjà et j’ai choisi de commencer des activités génératrices de revenu ». Mariam, mère d’une autre fille, se dit également satisfaite du retour de son enfant à la maison. « C’est une joie immense pour une mère de retrouver son enfant. Je suis tellement heureuse. Je vais l’aider à reprendre les cours pour qu’elle ne reparte pas encore dans ces groupes armés », fait-elle savoir. « Les parents doivent bien accompagner les enfants démobilisés » Kevin Ker Gosngar, Chef de base de l’ONG Espérance, exhorte les parents à bien encadrer ces enfants pour faciliter leur réintégration au sein de leurs communautés. « Ce processus vise à garantir aux enfants la possibilité d’exercer leur droit à l’éducation, l’unité familiale et le droit d’être à l’abri du danger. Les parents doivent bien encadrer ou accompagner les enfants dans la gestion de leurs activités » exhorte le Chef de base de l’ONG Espérance. La remise des kits d’accompagnement à ces enfants a été faite en présence des autorités administratives et locales et des représentants de la Minusca, section protection de l’enfance. Cette opération est la troisième du genre à Bria après celle de mars 2019 et d’avril 2020, où respectivement 155 et 110 enfants avaient été retirés des groupes armés grâce aux programmes de l’ONG nationale Esperance.