Centrafrique : 600 ex rebelles intègrent le rang des Faca

Centrafrique : 600 ex rebelles intègrent le rang des Faca

Plus de 600 ex-combattants, issus de divers groupes armés, ont officiellement intégré le rang des Forces armées centrafricaines. Présentés au drapeau, ce 05 mai à Bangui, ces nouveaux militaires viennent renforcer l’effectif de l’armée nationale. A en croire ces nouveaux militaires, la défense du territoire reste leur principale mission. Après 3 mois de formation au maniement des armes et aux techniques de combat, les nouvelles recrues, dans leurs treillis, cheveux rasés, ont paradé avant leur passage sous le drapeau. Pour le haut-commandement militaire, cette incorporation est le fruit de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation  du 06 février 2019. Sécuriser les couloirs de transhumance « L’Accord politique pour la paix et la réconciliation prévoit, en ses articles 16 et 17, des arrangements sécuritaires transitoires pour la mise en place des Unités spéciales mixtes de sécurité afin de contribuer à la sécurisation des couloirs de transhumance et des sites miniers », a précisé le général de brigade Freddy Johnson Sakama, président du comité technique des Unités spéciales mixtes de sécurité. Selon le ministre d’Etat en charge du désarmement, ces anciens combattants, qui viennent d’intégrer le rang de l’armée nationale, travailleront pour la sécurisation du pays. « Le DDR participe au développement » « Les missions, qui nous ont été confiées, nous ont permis d’atteindre pratiquement l’essentiel des objectifs fixés en ce sens que plus de 5.000 éléments de groupes armés ont été désarmés et démobilisés. Cependant, le DDR n’a pas servi seulement pour désarmer. Il participe et contribue au développement du pays », a fait savoir Jean Willybiro Sacko, ministre d’Etat chargé du DDRR. Pour ces nouvelles recrues, l’objectif reste le même : la défense du territoire nationale comme priorité des priorités. « Je suis fier de défendre mon pays » « Aujourd’hui, mon pays traverse d’énormes difficultés, notamment sécuritaires. Ce qui revient à dire que nous devons être à l’avant-garde face à toute agression. Je demanderai à Dieu de nous donner le courage et la sagesse pour être des combattants solides, prêts à défendre le pays. Je suis prêt à défendre mon pays », a affirmé Silvère Mberyo, une nouvelle recrue. Dès son arrivée au pouvoir en 2016, le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, avec l’appui des partenaires, a fait de la reconstruction de l’armée, l’un des principaux objectifs de son gouvernement.

Centrafrique : regain de violences dans plusieurs régions

Centrafrique : regain de violences dans plusieurs régions

Les violences armées ont repris dans certaines régions de la République centrafricaine. Les groupes armés multiplient des attaques contre les positions des Forces armées centrafricaines (Faca) et contre certains symboles de l’Etat. Depuis le début de la saison sèche, on assiste à une détérioration du climat sécuritaire dans plusieurs régions de la République centrafricaine. Des affrontements sont signalés ça et là. En cause, les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) prennent pour cible les positions des Faca ainsi que des civils. Selon des sources locales, depuis près d’une semaine, des affrontements opposent les éléments des Forces armées centrafricaines aux rebelles dans les villages Ngarba et Nda, dans le Bamingui-Bangoran. Cependant, il est encore difficile d’avoir un bilan exact de ces affrontements, car les autorités locales refusent de s’y prononcer. Or, d’après nos sources, quelques blessés dans les rangs des Faca ont été ramenés à l’hôpital de Ndélé et à Bangui dans la matinée du jeudi 26 janvier 2023. D’après ces mêmes sources, les éléments de l’UPC se seraient procurés d’un drone, ce qui augmenterait leur capacité de nuisance. Dans les villages périphériques de Ndélé, l’inquiétude gagne les habitants. D’autres affrontements opposant l’armée nationale à des hommes armés se sont déroulés cette semaine non loin de Gordil dans la Vakaga. « Nous avons appris que nos Faca de Ndélé se battent avec des rebelles dans la brousse. La population a vraiment peur. Même moi qui vous parle, j’ai peur aussi » s’inquiète un habitant de Ndele. Des attaques récurrentes   Entre-temps, les rebelles de 3R se font parler d’eux tous les jours dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Après le saccage du poste douanier de Béloko, le samedi 21 janvier, les localités de Foh, Besson, Koundé et Galo sont constamment visées par ces hommes armés. Ces derniers pillent, violent, volent tous ceux qu’ils rencontrent sur leur chemin. A titre d’illustration, il y a 5 jours, ces hommes en armes ont dépouillé un groupe de commerçants sur l’axe Bouar-Bozoum à hauteur du village Bokayan. Dans la foulée, un conducteur de taximoto, qui voulait s’échapper, a été abattu sur le champ. Même son de cloche dans la préfecture de l’Ouham-Pendé où les éléments de 3R continuent de semer la terreur au sein de la population. Le député suppléant de Ngaoundaï 1, kidnappé en début de semaine, vient d’être libéré. Toutefois, les habitants de Bozoum, Bossemptélé et Koui signalent la présence des hommes armés qui se regroupent de plus en plus autour de leurs villes. Attaques terroristes Contactées par Radio Ndeke Luka, plusieurs autorités centrafricaines se réservent de commenter ce regain tension, indiquant qu’un travail de fond se fait en vue de sécuriser le pays et protéger la population. De son côté, le ministre de la défense, Claude Rameaux Biro, dénonce «des attaques lâches et terroristes contre des populations civiles». Ce regain de violences survient alors que le gouvernement annonce avoir le contrôle presque total du territoire national.

Centrafrique : le poste de la douane de Béloko détruit dans une attaque d’hommes armés

Centrafrique : le poste de la douane de Béloko détruit dans une attaque d’hommes armés

Le poste de la douane de Béloko (Nord-ouest) a été complètement ravagé, ce samedi 21 janvier 2023,  par  un incendie à la suite d’une attaque menée par des hommes armés. L’assaut, qui visait au départ la position des Forces armées centrafricaines (Faca) et leurs alliés russes, a été repoussé.   Les rumeurs de la présence des hommes armés de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) aux alentours de Béloko ont été confirmées, ce samedi 21 janvier 2023. En effet, aux environs de 5H45 du matin, des crépitements d’armes ont éclaté  dans la ville, mettant en alerte toute la population. Selon les premières informations, l’assaut a visé les positions de l’armée nationale et ses alliés russes. Cependant, les échanges de tirs, qui ont duré plusieurs minutes, ont entrainé des dégâts matériels impressionnants dans la ville. Le poste douanier de Béloko a été touché. Un incendie provoqué par les affrontements a presque entièrement détruit le bâtiment. Un bilan lourd «Le bilan est lourd. Les dégâts sont impressionnants. Deux civils, dont un apprenti de taxi brousse, ont perdu la vie. Du côté des Faca, aucune perte en vie humaine n’a été déplorée. C’est seulement un officier des Faca qui a eu une légère blessure. Par ailleurs, le bâtiment, qui abrite les différents bureaux de la douane, est parti entièrement en fumée. Une vingtaine de véhicules sont incendiés parmi lesquels, des véhicules transportant plusieurs fûts de carburant », a témoigné le correspondant local de Radio Ndeke Luka. Malgré la riposte réussie des Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes, permettant de repousser les rebelles, la population reste dominée par la psychose, vu l’ampleur des dégâts causés par cette attaque. Dans l’après-midi, le calme est revenu dans la ville et les activités ont repris timidement. Les Forces de défense et de sécurité ainsi que leurs alliés font des patrouilles pour rassurer la population. Pendant ce temps, les activités se déroulent normalement à Cantonnier, une autre localité proche de Béloko, frontalière avec la ville camerounaise de Garoua-Boulaï. « Pour l’instant à Béloko, la ville est calme malgré la psychose qui règne encore au sein de la population. La ville est sous le contrôle des Faca et des forces de sécurité. A Cantonnier, il y a une libre circulation. Cependant,  les véhicules qui devaient venir de Bouar et Baboua à destination de la frontière ont suspendu leurs mouvements par mesure de prudence », a constaté le correspondant de Radio Ndeke Luka. Bangui temporise Face à cette énième attaque ayant porté un coup dur à l’économie centrafricaine, les autorités de Bangui n’ont pas encore officiellement réagi. Cependant, des sources militaires ont indiqué à Radio Ndeke Luka que la situation est en train d’être évaluée et qu’une réponse adéquate sera donnée. Depuis mi-décembre dernier, les mouvements d’hommes armés de la CPC sont signalés dans plusieurs localités de la préfecture de la Nana Mambéré. Ces hommes armés s’en sont déjà pris à maintes reprises aux positions ou encore aux convois des Forces de défense et de sécurité nationales sur l’axe Bouar-Béloko. Entre décembre 2022 et janvier 2023, au moins 5 soldats centrafricains ont été tués sur ce principal cordon de ravitaillement de la capitale centrafricaine à partir du Cameroun.

Centrafrique : les autorités annoncent la reprise de la ville de Nzako par l’armée et ses alliés

Centrafrique : les autorités annoncent la reprise de la ville de Nzako par l’armée et ses alliés

La ville de Nzako, dans le Mbomou, serait repassée sous le contrôle des Forces armées centrafricaines (Faca) et leurs alliés, ce mardi 24 mai 2022, à en croire les autorités préfectorales du Mbomou. Ceci, après l’attaque des positions des Forces armées centrafricaines par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), le samedi 21 mai. Attaque au cours de laquelle au moins huit (8) militaires dont le commandant de zone ont été tués.  L’occupation de la ville de Nzako (Centre-est), par les rebelles de la CPC, n’aura duré que 72 heures. Après l’attaque meurtrière du samedi 21 mai contre la base des Faca, des renforts ont été déployés dans la zone en vue de mener des contre-offensives. Selon Pierre Benguéré, Préfète du Mbomou, des renforts de l’armée sont arrivés, mardi 24 mai, dans la ville de Nzako. A en croire l’autorité préfectorale, la ville est repassée sous le contrôle des forces régulières et leurs alliés russes.     « La ville de Nzako est contrôlée par les FACA et leurs partenaires russes et les rebelles sont en débandade dans la brousse. Les activités ont repris dans la localité. Les militaires qui sont morts, l’ont été, parce qu’ils sont engagés pour défendre la patrie », fait savoir Pierre Benguéré. L’information est également confirmée par des sources locales contactées par Radio Ndeke Luka dans la ville de Bakouma, distante de 60 Km de Nzako. Renforcer le dispositif militaire pour mieux sécuriser la zone Les localités de Nzako et Bakouma sont régulièrement secouées par des affrontements entre l’armée nationale et les rebelles de la CPC. Cette région minière a été longtemps sous l’emprise des groupes armés qui y exerçaient des activités d’exploitation minière. Pour les autorités préfectorales et locales, il est indispensable de renforcer le dispositif militaire dans la zone afin de mieux sécuriser les populations civiles. « Nous demandons au gouvernement de mettre encore plus de moyens à disposition de nos troupes pour leur permettre de protéger les populations civiles. Car les rebelles sont encore très actifs dans la région et s’attaquent souvent aux positions des Forces armées centrafricaines », souhaite la préfète du Mbomou. Des casques bleus de la Minusca déployés à Nzako ? Au cours de sa conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi 25 mai, la Minusca a annoncé avoir déployé des casques bleus à Nzako pour appuyer les Forces armées centrafricaines. « Une patrouille de la force de la Minusca a quitté Bangassou et est en route pour Nzako, via Bakouma. En attendant son arrivée, deux missions aériennes ont été effectuées par les casques bleus au-dessus de la localité les 22 et 23 mai », affirme Lieutenant-colonel Abdelaziz Ouedraogo, porte-parole des forces de la Minusca. Le 21 mai dernier, la base des Forces armées centrafricaines de Nzako a été attaquée par des rebelles de la CPC. Après environ cinq (5) heures d’intense combat, les assaillants ont pris le contrôle de la ville et au moins huit militaires dont le commandant de zone ont été tués. Jusqu’à ce jour, aucun bilan officiel n’est disponible du côté des rebelles même si des sources concordantes évoquent des morts et des blessés.  Cette attaque meurtrière est intervenue après celle du 28 avril 2022 où, au moins cinq (5) éléments des Faca ont été tués et deux (2) autres blessés lors d’une attaque de leur base à Nzako.

RCA: le parquet général ouvre une enquête sur les « allégations » de violation des droits de l’Homme par l’armée et ses alliés

RCA: le parquet général ouvre une enquête sur les « allégations » de violation des droits de l’Homme par l’armée et ses alliés

Le gouvernement centrafricain exprime son étonnement et dit douter de la crédibilité du rapport du Groupe de travail de l’ONU accusant les Forces armées centrafricaines et leurs alliés d’avoir commis des infractions graves des droits humains en RCA. A cet effet, le ministre de la justice a ordonné au parquet général de Bangui d’ouvrir une enquête sur ces présumés exactions, considérées comme étant de « simples dénonciations». Selon les termes du rapport du groupe de travail de l’ONU, les Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais ont commis des violations graves des droits de l’Homme au cours de leurs offensives sur le territoire centrafricains. Et pour que lumière soit faite sur cette accusation qui risque de ternir l’image de l’armée nationale, le gouvernement centrafricain a instruit le parquet général de Bangui d’ouvrir une enquête sur cette affaire. Pour le parquet, des investigations seront menées afin de faire la lumière sur ces « accusations graves ».   « Un magistrat, qu’il soit du ministère public ou du parquet, est soumis à l’autorité de la loi. Il travaille avec son âme et conscience. En droit, on dit que les faits sont têtus. Si c’est avéré, nous allons conclure que dans tel cas, c’est avéré. Et si ce n’est pas avéré, nous conclurons que lors des accrochages, il y a eu des dégâts collatéraux. Comme ils ont limitativement énuméré ces incidents, point par point, nous mènerons des investigations » martèle Eric Didier Tambo, procureur général près la Cour d’Appel de Bangui. Pour la justice centrafricaine, l’équipe d’experts de l’ONU n’a pas respecté les procédures de l’enquête. Pour elle, l’absence des dénonciations de la part des victimes impacte la crédibilité du rapport. « Ce qui est curieux, est que nous n’avons pas encore reçu les dénonciations de la part des victimes. Cependant, il y a une enquête qui est ouverte contre tout ce qu’il s’était passé. Et donc, nous pensons pour notre part que la division de la Minusca a mis la charrue avant les bœufs. Aujourd’hui, nous sommes entrain de mener les enquêtes sur tout ce qui a été fait par la CPC » conclut Eric Didier Tambo.    Dans une réaction officielle ce 03 mai 2021, le gouvernement centrafricain s’étonne de l’enquête menée par les experts de l’ONU. Selon le communiqué du gouvernement, « la démarche entreprise ne correspond nullement aux usages établis ». Par ailleurs, il assure n’avoir été « informé à aucun moment que des enquêtes étaient menées sur son territoire et n’en connait ni l’initiateur, ni les méthodes et encore moins le calendrier ». Face au manquement relevé concernant cette enquête des experts de l’Onu, les autorités centrafricaines émettent des réserves. « Au regard de ce qui précède, le gouvernement considère, le Gouvernement considère ce document (ndlr rapport des experts de l’Onu) comme étant de simples dénonciations », assure Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain.

Centrafrique: la progression des Forces armées centrafricaines et leurs alliés pousse les rebelles de la CPC à se retirer de la ville de Bouar

Centrafrique: la progression des Forces armées centrafricaines et leurs alliés pousse les rebelles de la CPC à se retirer de la ville de Bouar

Les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont abandonné dans la nuit du 07 au 08 février 2021, les bases qu’ils occupaient après que des hélicoptères ont survolé la ville. Ce retrait provoqué par l’avancée fulgurante des Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés, a permis à quelques habitants de regagner leurs domiciles. Près de deux mois après l’invasion de la ville de Bouar par les éléments de la coalition des groupes armés, les habitants se sont réveillés ce lundi 08 février avec une cité désemplie d’hommes en armes. Plusieurs sources locales ont rapporté que la vie reprend peu à peu son cours normal après le départ volontaire de ces hommes armés des principaux points stratégiques de la ville. Ce retrait est dû non seulement à la reprise de plusieurs villes par l’armée nationale et ses alliés, mais aussi par l’arrivée des troupes loyalistes à Baoro, à une soixantaine de km de Bouar. Une situation qui a favorisé le retour progressif à la maison de certains habitants; même si quelques rebelles sont encore aperçus à certains endroits de la ville. Pour les habitants de Bouar, terrés depuis plus d’un mois chez-eux, ce départ est un soulagement énorme. « Nous sommes très contents de voir ce matin, à notre réveil que les éléments de la CPC ont quitté la ville de Bouar. Car depuis la prise de la ville par les assaillants, la population souffre. Partout, ils se baladent avec les armes. Ce qui ne permet pas aux habitants de vaquer librement à leurs occupations. Aujourd’hui, c’est un ouf de soulagement pour nous » s’est réjoui un habitant de Bouar. Cependant après le départ de ces éléments armés, plusieurs habitants déplorent des cas de vols. Ces forfaits, selon les habitants, sont imputés à une partie de la population. « Nous sommes vraiment soulagés après le départ de ces gens là. Sauf que certains habitants du quartier ont vidé nos maisons en notre absence. Ils ont pris tous nos effets. C’est pourquoi je leur demande de les ramener car nous continuerons toujours de vivre ensemble » a déploré une habitante. La ville de Bouar a été investie par les éléments de la CPC le 27 décembre 2020, le jour du premier tour des élections groupées. Depuis plusieurs jours, ces rebelles perdent du terrain face à la progression des Forces armées centrafricaines et leurs alliés. L’armée nationale poursuit donc la reconquête du territoire. L’une après l’autre, les localités occupées auparavant par les hommes de la CPC, sont reprises par les forces loyalistes et leurs alliés, en faisant leur entrée ce lundi 8 février 2021 à Baoro après Bossemptélé un jour plus tôt.