Les phosphates et dérivés contribuent pour près de la moitié à la hausse des exportations marocaines en 2021

Les phosphates et dérivés contribuent pour près de la moitié à la hausse des exportations marocaines en 2021

En 2021, les exportations de marchandises (exprimées FAB) ont affiché une croissance de 25% (+65,8Mds DH), a indiqué l’Office des changes dans son rapport annuel sur le commerce extérieur du Maroc qu’il vient de  rendre public. Après un recul de 7,5% en 2020, elles se sont établies à 328,8Mds DH au lieu de 263,1Mds DH un an auparavant, selon le rapport, qui relate les statistiques annuelles des importations et des exportations de marchandises au titre de l’année 2021. Les phosphates et dérivés dont les exportations ont progressé en 2020, malgré la crise, ont poursuivi leur hausse au cours de l’année écoulée pour atteindre 80,3Mds DH, souligne le document notant ainsi une contribution pour près de la moitié (+44,7%) à la hausse des exportations globales. Portées par les ventes d’engrais naturels et chimiques (+60,2%), de l’acide phosphorique (+74,1%) et des phosphates (+21,9%), les exportations de phosphates et dérivés ont enregistré une croissance de 57,8% (+29,4Mds DH) durant cette même année, a indiqué l’Office des changes dans son rapport. Bien que fortement touchées en 2020, les exportations      du secteur de l’automobile sont de leur côté reparties à la hausse et ont même dépassé leur niveau d’avant-crise, a fait savoir l’OC précisant qu’elles ont affiché une progression de 11,3Mds DH, soit +15,6%, par rapport à 2020 et maintenu la position du secteur en tant que premier exportateur. Ayant atteint plus de 10,1Mds DH correspondant à une croissance de +34,7%,  les exportations de l’écosystème construction ont été à l’origine de cette hausse, selon l’Office des changes. Pour leur part, et après avoir enregistré une stabilité en 2020, les exportations du secteur «agriculture et agro-alimentaire» ont évolué à la hausse au cours de la même année. Les données relatives à cette période montrent qu’elles ont connu une progression de 11,4% équivalant à 7,1Mds DH, suite principalement à la hausse des ventes de l’industrie alimentaire (11,6%) et de l’agriculture, sylviculture, chasse (11,1%). Egalement en hausse, le secteur électronique et électricité a vu ses exportations croître de 30,2% ou +3,1Mds DH au titre de l’année 2021 après avoir stagné en 2020. D’après l’Office des  changes, «cette évolution est liée essentiellement à la hausse des exportations de fils, câbles et autres conducteurs isolés de l’électricité (+1,3Md DH) et de composants électroniques (+1,3Md DH)». Quant aux exportations du secteur textile et cuir et celles du secteur aéronautique, elles se sont redressées en 2021, après avoir accusé des baisses l’année précédente. Selon l’OC, les exportations du secteur textile et cuir ont progressé de 6,5Mds DH ou +21,7% et se sont établies à 36,4Mds DH, niveau proche de celui de 2019 (36,9Mds DH). Ce, en raison de la hausse des ventes de vêtements confectionnés et d’articles de bonneterie, qui ont atteint respectivement +4,5Mds DH et +1,7Md DH l’année écoulée. Enfin, suivant la même tendance, les exportations du secteur aéronautique ont bondi de 3,1Mds DH, soit +24,5% au titre de l’année 2021 sans que le secteur ne retrouve cependant son niveau d’avant-crise. Il est important de noter que les exportations du Maroc au titre de l’année dernière ont été prédominées par sept produits qui ont participé à hauteur de 55,2% au total des exportations. Selon l’Office des changes, il ressort des données recueillies que les engrais naturels et chimiques se sont classés en tête des produits exportés en 2021 (15,7%) suivis des voitures de tourisme (11,4%) et des fils, câbles et autres conducteurs isolés pour l’électricité (8,7%). Les vêtements confectionnés (6,9%) viennent en quatrième position, a poursuivi l’OC ajoutant qu’ils sont suivis de l’acide phosphorique (6%), des crustacés, mollusques et coquillages (3,5%) et des parties d’avions et d’autres véhicules aériens ou spatiaux (3%). Alain Bouithy

La structure des exportations marocaines quasi intacte à fin novembre 2021

La structure des exportations marocaines quasi intacte à fin novembre 2021

Les phosphates et dérivés, l’automobile, l’agriculture et l’agroalimentaire ainsi que le textile et cuir demeurent au sommet des exportations marocaines à fin novembre 2021, selon les derniers chiffres de l’Office des changes. Une analyse rapide de la structure des exportations marocaines montre, en effet, que ces produits sont restés au sommet des exportations au terme des onze premiers mois de l’année qui vient de s’écouler. En hausse de 51,9% à fin novembre 2021, soit +23.64MMDH par rapport à la même période de l’année précédente, les ventes des phosphates et dérivés ont atteint 69.19MMDH au lieu de 45.55MMDH enregistrés au cours de la même période de l’année 2020. Dans son bulletin des indicateurs des échanges extérieurs du mois de novembre rendu public récemment, l’Office explique que «cette évolution fait suite à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+14.73 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 65,4% (4.595 DH/T à fin novembre 2021 contre 2.779 DH/T à fin novembre 2020)». Après analyse, il ressort que les quantités exportées de ce produit ont connu une baisse de 8,6% au onzième mois de l’année précédente. En se situant à 75.08MMDH à fin novembre 2021 contre 66.55 MMDH à la même période de l’année précédente, les exportations du secteur automobile ont, pour leur part, enregistré un accroissement de 12,8% correspondant à +8.52MMDH. Cette évolution est due à la hausse des ventes du segment de la construction qui ont progressé de +26,2% (+7.07MMDH), selon les explications de l’Office des changes qui fait état, en revanche, d’une légère baisse de 1,1% (-253MDH) des ventes du segment du câblage. Soulignons toutefois l’accroissement du nombre de voitures de tourisme exportées qui a bondi de 12,8% pour atteindre 317.068 voitures vendues à fin novembre 2021 contre 281.134 au terme de la même période de l’année 2020. Soutenues par une hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire de 3.36MMDH et celles de «Agriculture, sylviculture, chasse» de 2.27MMDH, les exportations du secteur «Agriculture et agroalimentaire» se sont, pour leur part, accrues de 10,2% (+5.83MMDH). Selon les données recueillies, elles ont attient 62.90MMDH à fin novembre 2021 contre 57.06MMDH un an auparavant. L’analyse des données montre toutefois que «la part des ventes de ce secteur dans le total des exportations perd 2,3 points se situant à 21,5% à fin novembre 2021 contre 23,8% à fin novembre 2020», a fait remarquer l’Office des changes dans son bulletin. Quatrième secteur exportateur à fin novembre 2021, les ventes du secteur textile et cuir se sont hissées à 33.49MMDH contre 27.74MMDH à fin novembre 2020. Ce qui représente un accroissement de +20,7% correspondant à +5.74MDH. La hausse des exportations des vêtements confectionnés (+4.08MMDH), des articles de bonneterie (+1.569MMDH) et dans une moindre mesure des chaussures (+181MMDH) explique cette évolution, selon l’Office des changes. Au terme du mois de novembre 2021, l’Office des changes note que les exportations de marchandises se sont situées dans leur ensemble à 293.15MMDH contre 239.37MMDH un an auparavant, soit une hausse de 22,5% (+53.77MMDH). Alain Bouithy

L’amélioration des exportations n’infléchit pas le déficit de la balance commerciale (Maroc)

L’amélioration des exportations n’infléchit pas le déficit de la balance commerciale (Maroc)

Le déficit commercial a poursuivi sa courbe ascendante au premier semestre 2019, a relevé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans sa note de conjoncture du mois d’août 2019 (n°270). « La hausse des exportations marocaines, notamment celles relevant des secteurs de l’agriculture et agroalimentaire, de l’aéronautique et de l’automobile, n’a pas pu infléchir le déficit de la balance commerciale », a constaté la DEPF. En effet, il ressort des données recueillies que la situation des échanges extérieurs au cours de cette période a été marquée par une hausse du déficit commercial de 4,9% qui s’est établi à 102,5 milliards de dirhams. Ces données confirment les observations de l’Office des changes publiées dernièrement dans sa note sur les indicateurs des échanges extérieurs du mois de juin. Laquelle note avait fait état d’un déficit commercial en progression de 4,9% au cours des six premiers mois de l’année. Soulignons que le creusement rapporté par la DEPF a été alimenté par l’orientation haussière des importations des biens d’équipement, de demi-produits et des biens finis de consommation, notant un accroissement des importations de 3,8% plus important que celui des exportations qui a évolué de 3,1%. Alors que le taux de couverture s’est établi à 59,1% au lieu de 59,5% un an auparavant. En détail, selon les statistiques de ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances, les exportations de biens ont affiché une progression de 3,1% à fin juin 2019, pour atteindre 148,1 milliards de dirhams. Cette évolution est due à la hausse des exportations de la majorité des secteurs, essentiellement celles de l’agriculture et agro-alimentaire, de l’aéronautique et de l’automobile contribuant pour près de 83,7% à la hausse totale des exportations. En effet, les exportations du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire ont atteint leur plus haut niveau sur les cinq dernières années, progressant de 6,7% à 34,4 milliards de dirhams, soit 23,2% des exportations totales. Du côté des nouveaux métiers mondiaux du Maroc, il apparaît que les exportations du secteur automobile se sont accrues de 1,7% pour s’établir à 40,4 milliards de dirhams tandis que l’aéronautique a enregistré une hausse favorable de ses exportations (+12% à 8 milliards de dirhams). Quant aux exportations de phosphates et dérivés, elles ont enregistré un accroissement de 1,1% sur une année totalisant 25,3 milliards de dirhams, enregistrant un accroissement de 1,1% sur une année. S’il a été relevé que les exportations du secteur de l’industrie pharmaceutique, se sont légèrement accrues de 0,5% à 643 millions de dirhams, il apparaît que celles du secteur du textile et cuir ont enregistré un repli de 1,2% pour atteindre 19,1 milliards de dirhams, soit 12,9% des exportations totales. Pour leur part, « les importations de biens ont avoisiné 250,6 milliards de dirhams à fin juin 2019, en hausse de 3,8% par rapport à la même période de l’année 2018 », tout en précisant que ce résultat est attribuable principalement à l’augmentation des achats de biens d’équipement, de demi-produits et de produits finis de consommation. A noter que les importations des biens d’équipement se sont accrues de 9,9% pour atteindre 65,4 milliards de dirhams à fin juin 2019, soit 26,1% des importations totales et représentant ainsi le premier poste d’importations marocaines. A en croire la DEPF, « cette évolution est en relation avec la hausse des achats des avions et autres véhicules aériens (+6,7 milliards de dirhams), des machines et appareils divers (+1 milliard) et des appareils électriques (+417 millions) ». Soulignons que les importations de demi-produits se sont parallèlement accrues de 5,7% à 53,9 milliards de dirhams. Tandis que les importations de produits finis de consommation ont porté sur 56,2 milliards de dirhams, en hausse de 3,2% sur une année. Analysant l’évolution des autres postes de produits, la Direction a noté que « les achats de produits énergétiques ont baissé de 0,7% à plus de 38,4 milliards de dirhams, en rapport avec le retrait de l’énergie électrique (-1,3 milliard de dirhams), du gas-oil et fuel-oils (-509 millions) et de l’essence de pétrole (-224 millions) ». Poursuivant ses observations, elle a de même relevé que les achats des produits bruts ont enregistré un retrait de 4,2% à 11,7 milliards de dirhams, recouvrant une baisse de l’huile d’olive brute ou raffinée (-237 millions de dirhams) et de minerai de cobalt (-214 millions). A noter également le repli des importations des produits alimentaires de 2,8% à 24,9 milliards de dirhams. Alain Bouithy

Le poids des contraintes étrangle les exportations marocaines

Le poids des contraintes étrangle les exportations marocaines

Le Maroc n’exporte pas suffisamment de produits et de services vers l’étranger, déplorent les opérateurs nationaux qui précisent que plusieurs contraintes entravent encore le développement des ventes marocaines sur les marchés extérieurs. Selon les résultats d’un sondage réalisé auprès de ces derniers au titre du premier trimestre 2019, par le Centre marocain de conjoncture (CMC), une large majorité d’entre eux (90%) estime que les ventes du pays sur les marchés extérieurs demeurent insuffisantes. En dépit des efforts déployés ces dernières années pour faire jouer aux exportations un rôle d’impulsion, les résultats obtenus restent en deçà des attentes, selon les conclusions de cette enquête consacrée au point de vue des opérateurs sur le poids des contraintes dans le développement des exportations marocaines. Les opérateurs nationaux sondés pointent du doigt plusieurs obstacles à la diversification de marchés d’exportation et à la compétitivité de leurs entreprises. En ce qui concerne la diversification du marché à l’exportation, les chefs d’entreprise marocains font état de nombreux obstacles, selon le CMC. En effet, plus d’un quart des opérateurs nationaux (27,3%) considère que les coûts liés au développement des marchés étrangers constituent l’un des principaux obstacles à cette diversification. Tout comme le manque d’information sur les différents marchés d’exportation potentiels qui, selon 23,9% d’entre eux, les empêche également d’être présents sur plusieurs marchés. Ce n’est pas tout. A en croire les patrons d’entreprises, d’autres contraintes constituent également des obstacles importants à une plus grande diversification des débouchés à l’international. En l’occurrence, la taille des entreprises marocaines (20,5%), la nécessité d’investir beaucoup en recherche et développement sur les produits ou services exportables (14,8%) et les difficultés légales et réglementaires à l’étranger (13,6%). A propos de la diversification des marchés à l’exportation, une large proportion des opérateurs (89,7%) affirment que les entreprises marocaines sont fortement dépendantes des échanges avec l’Union européenne du fait que les leurs produits sont destinés principalement à ce marché, selon l’enquête du CMC A noter que seuls 10,3% des sondés croient au contraire et soutiennent que d’autres marchés leur sont accessibles. Parmi les autres marchés qu’ils pourraient conquérir, plus d’un tiers des opérateurs nationaux (31,1%) mettent au premier rang le marché africain. « Les autres marchés potentiels cités par une proportion non négligeable des opérateurs sont le marché asiatique (17,6%) et le marché arabe (16,6%) », souligne le CMC, indiquant que les marchés américains et maghrébins ont été, également, reconnus comme espaces susceptibles d’être explorés par 14,3% des sondés. « Le marché européen semble être suffisamment exploré puisque seuls 5,9% des chefs d’entreprise pensent qu’il faut continuer à chercher à pénétrer d’autres marchés européens », rapporte-t-il également. Sur les obstacles qui pèsent sur la compétitivité des entreprises marocaines à l’international, l’enquête relève quatre facteurs dont le manque d’aide à la recherche et au développement, l’insuffisance des aides à l’exportation et le coût du transport que 16,7% des industriels marocains sondés considèrent comme importants. « Selon ces mêmes opérateurs le coût des composantes des produits (13%), les lois et les règlements à l’étranger (10,2%) et dans une moindre mesure les impôts et taxes au Maroc (8,3%) pèsent négativement sur la compétitivité à l’exportation de l’économie marocaine », souligne l’enquête. Parmi les autres facteurs qui influencent également la compétitivité des entreprises marocaines sur les marchés mondiaux, les opérateurs citent les barrières tarifaires à l’étranger (8,3%) et le coût de la main-d’œuvre locale (4,6%). « A ces différentes contraintes qui entravent le développement des ventes marocaines sur les marchés extérieurs viennent s’ajouter, selon ces mêmes enquêtés, les services publics de soutien au commerce international qui sont jugés inadéquats par 79,4% d’entre eux », note également le CMC. Afin de favoriser la compétitivité des entreprises marocaines, plus d’un tiers des opérateurs nationaux (37,7%) estime que des mesures de financement pour le développement des exportations sont nécessaires. « Les autres avis sont partagés entre des actions en faveur de programmes d’amélioration de la productivité (23,5%), des crédits fiscaux à la recherche et au développement (21,2%) et de l’appui au financement bancaire (17,6%) », conclut le CMC. Alain Bouithy

Maroc: Rebond des exportations sans réduction du déficit commercial

Maroc: Rebond des exportations sans réduction du déficit commercial

En dépit d’un contexte mouvementé, la résilience de l’économie marocaine n’a pas faibli au terme de l’année 2018, si l’on en croit la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) qui fait état d’une bonne tenue de l’activité économique nationale. Ainsi, selon ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances, 2018 a été marquée par des baromètres conjoncturels favorables, tant au niveau de l’offre que de la demande.  Dans sa note de conjoncture du mois de février 2019 (N°264), rendue publique récemment, la DEPF a relevé la bonne tenue des activités primaires, en relation, notamment, avec la consolidation de la valeur ajoutée agricole et la reprise du secteur de la pêche.  La Direction a, en outre, relevé l’excellente orientation des activités secondaires et tertiaires, expliquant que «la bonne posture des exportations marocaines reflète la dynamique positive des activités industrielles, faisant état d’une bonne orientation des activités secondaires, exception faite du secteur du BTP qui peine à renouer avec des rythmes de progression d’avant 2014».  Dans sa note, la DEPF a aussi souligné la vigueur des activités liées au tourisme, au transport et aux télécommunications qui «continue d’impulser le rythme de progression du secteur tertiaire qui contribue pour plus de la moitié à la valeur ajoutée totale », a-t-elle commenté.  La direction attribue cette dynamique sectorielle principalement à la bonne tenue des fondamentaux du marché intérieur. Ce, suite à la consolidation de l’investissement et au maintien du dynamisme de la consommation des ménages, a-t-elle expliqué.  A ce propos, on notera que la consommation des ménages a maintenu sa vigueur au terme de l’année écoulée. Ce, grâce notamment à l’évolution maîtrisée de l’inflation, à l’amélioration de la situation du marché du travail, au bon comportement des crédits à la consommation ainsi qu’aux impacts positifs de la bonne campagne agricole 2018 sur les revenus ruraux, relève la note.  Poursuivant son analyse, la DEPF a également relevé la consolidation de l’effort d’investissement qui a bénéficié du bon comportement de l’encours des crédits à l’équipement et des importations des biens d’équipement ainsi que du redressement des IDE.  En ce qui concerne les échanges extérieurs, il apparaît que «le rebond des exportations marocaines, notamment celles relevant des métiers mondiaux et des phosphates et dérivés a permis d’améliorer, certes, le taux de couverture des importations», a indiqué le département précisant toutefois que ce rebond n’a pas été suffisant pour réduire le déficit commercial, tiré particulièrement par le renchérissement de la facture énergétique.  Mis à part l’amélioration des réserves internationales nettes, qui permettent de couvrir 5 mois et 4 jours d’importations de biens et services contre 5 mois à fin novembre 2018, la DEPF a noté que les recettes de voyage et les transferts des MRE ont permis de couvrir plus de 67% du déficit commercial.  S’agissant de la situation des charges et ressources du Trésor à fin 2018, la DEPF fait état d’un déficit budgétaire de 3,7% du PIB. «Ce, malgré un faible taux d’exécution des prévisions initiales au titre des dons provenant du Conseil de coopération du Golfe (moins de 40%) et qui s’est traduit par une hausse modérée des recettes ordinaires (1,4%) comparativement au rythme d’évolution des dépenses globales (2,8%)», a-t-elle souligné.  Enfin, en matière de financement de l’économie, le département du ministère de l’Economie et des Finances a relevé la dynamique des crédits bancaires qui s’est consolidée à fin 2018. L’accroissement a été de 3,2% contre +3,1% un an plus tôt.  Après avoir clôturé l’année 2018 sur une baisse respectivement de 8,3% et 8,6%, il est apparu que les indicateurs boursiers MASI et MADEX ont achevé le mois de janvier 2019 en quasi-stagnation par rapport à fin décembre 2018, selon les données recueillies par la DEPF.  Alain Bouithy

Les sillons de la coopération maroco-russe: l’agriculture représente 77% des exportations marocaines vers la Russie

Les sillons de la coopération maroco-russe: l’agriculture représente 77% des exportations marocaines vers la Russie

L’agriculture représente l’essentiel des exportations marocaines vers la Fédération de Russie, indiquent des chiffres du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. A titre indicatif, les exportations agricoles vers la Russie ont représenté 77% des exportations marocaines globales au titre de l’année 2017, les agrumes arrivant en tête des exportations agricoles, suivis des fruits et légumes. Lors d’une rencontre tenue récemment à Rabat avec son homologue russe de l’Agriculture, Dmitry Patrushev, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, a précisé que les exportations ont atteint un montant de 1,5 milliard de dirhams et que celles-ci étaient composées à hauteur de 69% d’agrumes et à hauteur de 29% de tomates. Au cours de ladite rencontre, tenue en marge du Forum économique organisé par le Centre d’exportation russe en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) les 3 et 4 octobre à Rabat, le ministre a également indiqué que les importations agricoles en provenance de la Russie ont atteint la même année 1,1 Md Dh, composées à 68% de blé tendre et à 28% de pulpes sèches de betteraves. Dans son exposé, Aziz Akhannouch a également relevé que l’évolution des échanges commerciaux entre les deux pays est de l’ordre de 10% lors des quatre dernières années. Quant au ministre russe de l’Agriculture, son intervention était focalisée sur les axes de coopération économique à même de constituer une haute valeur ajoutée. Tout en soulignant les atouts économiques du Maroc et son ouverture exceptionnelle sur le continent africain, Dmitry Patrushev a dans ce sens fait référence à la création de joint-ventures en matière de production des fruits et légumes, des viandes rouges et de l’eau, entre autres. Au cours de son intervention, le ministre russe, qui est en visite de travail au Maroc, a fait part de l’intérêt des investisseurs russes à l’égard du partenariat avec le Royaume. « M. Patrushev s’est félicité, en outre, des discussions engagées à l’occasion de cette rencontre en faveur de la consolidation des relations économiques entre les deux pays, exprimant son engagement à œuvrer pour la concrétisation de la volonté commune de porter à un niveau supérieur la coopération économique bilatérale », a rapporté la MAP. En fin de compte, on retiendra que cette rencontre a été une excellente occasion de jauger et d’apprécier la volonté des deux parties à renforcer leur coopération dans le secteur agricole. Précisons que le Forum économique, qui faisait un focus particulier sur le secteur agricole, a été initié à l’occasion de la 7ème Commission intergouvernementale mixte maroco-russe pour le développement économique, scientifique et technique qui s’est tenue du 2 au 4 octobre dans la capitale. Par ailleurs, comme le rappelle le département d’Aziz Akhannouch dans un communiqué, cette rencontre entre les deux ministres de l’Agriculture s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre le Maroc et la Russie. Elle vise le développement des relations économiques et la coopération dans le domaine agricole entre les deux pays, précise la même source. Ainsi, tout en se félicitant des actions menées conjointement depuis plusieurs années dans le domaine agricole et qui se sont soldées par des réalisations concrètes et louables, «les deux parties ont également examiné plusieurs questions se rapportant au développement des échanges commerciaux des produits agricoles et réaffirmé leur volonté de renforcer ce partenariat vu le grand potentiel de coopération qui reste à explorer». Alain Bouithy