Maroc: le secteur manufacturier connaît une évolution favorable au troisième trimestre trimestre

Au troisième trimestre 2023, le secteur manufacturier aurait affiché un accroissement de la production entre les mois d’août et juillet 2023, d’après les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib (BAM) auprès du secteur manufacturier. Cette progression aurait été tirée par une bonne tenue de la production des secteurs de l’« agro-alimentaire », de la « chimie et parachimie » et du « textile et cuir », selon la Banque centrale. Pour mieux apprécier cette évolution, et à titre de comparaison, BAM rapporte que la valeur ajoutée du secteur manufacturier a enregistré une baisse de 2,1% au deuxième trimestre 2023, après une amélioration de 1,8% au premier trimestre 2023. Ainsi, en moyenne, la valeur ajoutée du secteur a clôturé le premier semestre 2023 sur une quasi-stagnation (-0,2%), après un retrait de 0,5% un an auparavant. D’après toujours l’institution, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) aurait enregistré une bonne performance durant les deux premiers mois du troisième trimestre 2023, comparé à la même période de l’année dernière. Le TUC s’est, en effet, accru de 5,6 points, atteignant 75,6%, après une baisse de 1,3 point un an plus tôt. Dans le détail, cette amélioration a concerné l’ensemble des branches d’activité, notamment, le « textile et cuir» (+14 points), la « mécanique et métallurgie » (+10,5 points), l’« électrique et électronique » (+8 points), l’ « agro-alimentaire » (+4 points) et la « chimique et para-chimique » (+3 points), a indiqué BAM notant que le TUC se serait accru de 2,3 points à fin août 2023 pour se situer à 73,7%, après une baisse de 0,8% il y a une année, a-t-elle précisé. En parallèle, la valeur des exportations du secteur manufacturier a poursuivi sa progression notable au cours des deux premiers mois du T3-2023, particulièrement au niveau de l’industrie automobile (+40,2%), de l’électronique et électricité (+31,4%) et de l’industrie pharmaceutique (+33,2%). A fin août 2023, la valeur des ventes à l’étranger des produits manufacturiers s’est consolidée dansles secteurs de l’automobile (+35,6%), de l’électronique et électricité (+32,8%), du textile et cuir(+9,2%) et de l’industrie pharmaceutique (+23,4%). En revanche, elle s’est inscrite à la baisse auniveau de l’industrie alimentaire (-2,8%), de l’aéronautique (-3,7%) et des dérivés de phosphates(-37,7%), après des performances notables l’année dernière, soit respectivement +27,5%, +56,6%et +66,8%.Pour les mois de septembre, octobre et novembre 2023, les industriels ont anticipé un accroissement de la production et des ventes dans toutes les branches d’activité, à l’exception de l’« agro-alimentaire » et de la « mécanique et métallurgie », où ils s’attendent plutôt à une stagnation de la production. Martin Kam
Maroc: la valeur des débarquements de la pêche connaît une évolution favorable à fin septembre

Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), la valeur ajoutée du secteur de la pêche a quasiment stagné, lors des deux premiers trimestres 2023, avec une évolution de +0,3% au cours du premier trimestre et de +0,5% au cours du deuxième trimestre 2023. La DEPF, qui relève du ministère marocain de l’Economie et des Finances, estime ainsi que « la croissance moyenne est de 0,4% au terme du premier semestre 2023, après un recul de 5,6% il y a une année ». Dans sa note de conjoncture du mois d’octobre courant, la Direction note aussi que les indicateurs du segment de la pêche côtière et artisanale font état d’une hausse des débarquements en valeur à fin septembre 2023. « En effet, la valeur marchande des débarquements de la pêche côtière et artisanale s’est accrue de 5,5%, après une amélioration de 9,1% un an auparavant », a-t-elle constaté soulignant que cette évolution fait suite à une consolidation de 9,9% au troisième trimestre, de 7% au deuxième trimestre et de 0,4% au premier trimestre de cette année. Selon ses explications, « cette progression revient à la bonne dynamique de la valeur des débarquements de céphalopodes (+12,4%), de poissons blancs (+20,1%), des algues (+290,8%) et des crustacés (+19,1%), atténuée par un recul de celle de poissons pélagiques de 12,1% ». Après une croissance de 25,9% un an plus tôt, le volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale s’est quant à lui replié de 16,1% au terme des neuf premiers mois de 2023, a en outre fait savoir la DEPF estimant que cet amenuisement est en lien avec la baisse de 12% au troisième trimestre et de 30,8% au deuxième trimestre, modérée par une hausse de 8,6% au premier trimestre 2023. Pour la DEPF, « ce recul est attribuable, essentiellement, au retrait du volume des captures de poissons pélagiques de 23,5% et, dans une moindre mesure, de celui des céphalopodes de 3,9%, toutefois, allégé par la bonne tenue des captures des algues (+327,9%), de poissons blancs (+45,6%) et des crustacés (+20,5%) ». Martin Kam
Maroc: Le secteur du BTP poursuit son évolution favorable à fin janvier

Selon les données publiées par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), le secteur du BTP poursuit son évolution favorable au cours du premier mois de 2022, après avoir clôturé l’année 2021 sur une bonne performance. « Les ventes de ciment, indicateur phare de l’activité de ce secteur, ont enregistré une hausse de 8,8% à fin janvier 2022, après un accroissement de 14,8% à fin 2021, et une baisse de 12,3% à fin janvier 2021 », a en effet noté ce Département relevant du ministère de l’Economie et des Finances dans sa note de conjoncture du mois de février 2022. S’agissant du financement des opérations du secteur, la DEPF constate que les crédits à l’immobilier ont maintenu à fin 2021 le même taux de croissance que l’année précédente, soit +2,7% pour avoisiner les 292 milliards de dirhams. Selon ses explications, « cette évolution fait suite au renforcement des crédits à l’habitat (+4,9%, après +3,4% un an auparavant), atténué par le retrait des crédits à la promotion immobilière de 7%, après un léger repli de 0,7% un an plus tôt ». Martin Kam