Congo: Message du Président Denis Sassou Nguesso sur l’Etat de la nation en 2021

Congo: Message du Président Denis Sassou Nguesso sur l’Etat de la nation en 2021

Monsieur le Président du Congrès ; Monsieur le Président du Sénat ; Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement ; Mesdames et messieurs les membres du gouvernement ; Mesdames et messieurs les parlementaires ; Mesdames et messieurs les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques ; Mes chers compatriotes ; Rendre régulièrement compte au Peuple de l’état de la Nation, une fois par an suivant la Constitution du 25 octobre 2015, tel est l’objet du présent Message adressé au Parlement réuni en Congrès. En m’acquittant de ce devoir ce jour, Je voudrais saluer, de nouveau, la mémoire de l’Honorable Justin KOUMBA, ancien Président de l’Assemblée nationale et de l’ancien Premier ministre Clément MOUAMBA, qui nous ont quittés alors que le Congo avait encore besoin de leur expérience dans la gestion des affaires d’Etat. La Nation rendra hommage, le moment venu, à l’ancien Premier ministre Clément MOUAMBA qui a consenti, durant 5 ans, des efforts appréciables à la tête du gouvernement. De même, Je ne saurais rester insensible aux épisodes de deuil qui ont affecté, cette année, certains de nos compatriotes à travers la perte des êtres chers, illustres ou peu connus, parmi lesquels figurent plusieurs dirigeants politiques et cadres administratifs de notre pays. M’inclinant devant la mémoire des autres compatriotes disparus, J’exprime, à chacun de nos concitoyens endeuillés, toute ma compassion et ma solidarité, face à ces épreuves ultimes, combien affligeantes. Spécifiquement à la Force publique, pour les officiers supérieurs, les officiers subalternes, les sous-officiers et les hommes de troupe qui ont tiré leur révérence en 2021, en services commandés ou en toutes autres circonstances, mes pensées les plus profondes et la Patrie toujours reconnaissante. Mes chers compatriotes ; Notre pays est confronté à plusieurs défis sur la voie du développement, marquée par des réelles avancées encourageantes, mais aussi des rigueurs à surmonter. Ainsi que nous le savons tous, la pandémie de COVID-19 sévit, comme partout ailleurs, sans répit au Congo depuis l’année dernière. A intervalles réguliers de 20 jours, singulièrement à l’issue de chaque session de la Coordination nationale de riposte, le gouvernement s’emploie, sans se lasser, à informer le Peuple sur l’évolution de ce péril, tant au plan national que mondial. Comme sous d’autres cieux, les mesures salvatrices édictées ne permettent pas, certes pour l’heure, d’éradiquer ce fléau. En dépit des actions menées et sous la menace d’une troisième vague plutôt redoutable du fait de nouveaux variants plus contagieux, le risque d’aggravation de la crise sanitaire a conduit le Congo à renforcer le dispositif de lutte mis en place. Face à cette situation préoccupante, une « opération coup de poing », réalisée du 18 octobre au 8 décembre 2021, a suscité, auprès des populations, un net regain d’intérêt en faveur de la prévention et de la lutte contre la pandémie. Le Peuple observe, avec résilience, les mesures retenues à ce propos, même s’il subsiste encore des comportements et des agissements individuels qui appellent des corrections vigoureuses. Ainsi, la couverture vaccinale espérée pour la fin de cette année, à au moins 30% de la population totale du Congo, ne pourra pas être atteinte. C’est pourquoi, l’effort d’information, d’éducation et de communication devra s’intensifier le plus largement possible et s’approfondir pour vaincre les poches de résistance sur la vaccination contre le CORONAVIRUS. Notre salut est dans le vaccin. L’immunité active et collective en constitue le point d’orgue. La mise en œuvre d’une riposte adéquate, principalement à travers l’adhésion massive des populations à la campagne de vaccination et le respect rigoureux des gestes barrières, par tous, placera progressivement notre pays à l’abri de l’incidence meurtrière de la pandémie de COVID-19. Pour ma part, une fois de plus devant la Nation toute entière, Je réitère mon engagement à conduire, avec plus de détermination, le combat contre cette pandémie. Mes chers compatriotes ; L’année, qui s’achève dans quelques jours, a été aussi marquée par l’organisation réussie de l’élection présidentielle du 21 mars 2021. Tout en notant le plébiscite réservé pendant ledit scrutin à notre Projet politique « Ensemble, poursuivons la marche », Je souligne avec force que le Peuple demeure le principal vainqueur de cette échéance électorale. Le contexte ainsi institué nous incite à plus d’engagement en vue de mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation des initiatives de développement préconisées. A cet effet, Nous renouvelons notre appel à nos partenaires techniques et financiers pour un accompagnement plus efficace à notre pays. Dès lors, loin de faire un bilan exhaustif de l’action gouvernementale, il sied d’édifier le Peuple sur les performances réalisées en 2021, en lien avec notre Projet de société, suivant les 3 pôles de gouvernance qui le structurent, à savoir : la gouvernance institutionnelle et systémique ; la gouvernance économique et financière attractive ; la gouvernance sociale et S’agissant de la gouvernance institutionnelle et systémique, la structure gouvernementale comporte désormais, de manière plus marquée, deux nouvelles balises en charge, l’une, du contrôle d’Etat et, l’autre, de la coopération internationale. Pour son efficacité, l’action inhérente au contrôle d’Etat, à la qualité du service public et à la lutte contre les antivaleurs dans l’administration publique a révélé la nécessité d’instituer un instrument politique et technique plus opérationnel, dédié à l’approfondissement du processus d’assainissement des finances publiques et de l’environnement sous-jacent. Pour combattre les antivaleurs, le Congo dispose : du Conseil supérieur de la magistrature ; du ministère du contrôle d’Etat, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs dans l’administration publique ; de la Haute cour de justice ; de la Haute autorité de lutte contre la corruption ; de la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques ; de la Cour des comptes et de discipline budgétaire ; de l’Inspection générale d’Etat. Cette énumération montre, sans équivoque, que la République du Congo a bel et bien mis en place un arsenal adéquat de veille et d’impulsion de la bonne gouvernance. L’amélioration du climat des affaires et la consolidation du socle juridique et judiciaire du secteur productif, créateur de richesses, devraient s’accélérer

Congo. Denis Sassou N’Guesso face à la nation, ce mercredi

Congo. Denis Sassou N’Guesso face à la nation, ce mercredi

L’Assemblée nationale et le Sénat recevront, le mercredi 23 décembre 2020, au Palais des congrès, le président de la République qui délivrera son message sur l’état de la nation. Le président de la république, Denis Sassou Nguesso, a ainsi signé le décret convoquant le Parlement, fera le bilan de l’année qui s’achève et qui marque également la fin de son quinquennat. Il pourrait s’agir des questions liées au Covid 19, des problèmes économiques avec un lien à la crise qui rend le versement des pensions et des salaires très difficiles. 

Congo: Message du Président Denis Sassou Nguesso sur l’Etat de la nation en 2018

Congo: Message du Président Denis Sassou Nguesso sur l’Etat de la nation en 2018

Ci-dessous, l’intégralité du message du Président Sassou Nguesso sur l’Etat de la nation devant le parlement réuni au Palais des congrès de Brazzaville« Monsieur le Président du Congrès ; Monsieur le Président du Sénat ; Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement ; Mesdames et messieurs les membres du gouvernement ; Mesdames et messieurs les parlementaires ; Mesdames et messieurs les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques; Mes chers compatriotes ; La Constitution du 25 octobre 2015 prescrit au Président de la République d’adresser, une fois par an, un message sur l’état de la Nation au Parlement réuni en Congrès. En m’acquittant de ce devoir, Je voudrais au préalable m’incliner devant la mémoire des êtres chers qui nous ont quittés durant cette année. A l’endroit des familles endeuillées, Je formule l’expression de toute ma compassion. Qu’il me soit donc permis de réitérer l’hommage posthume de la Nation au Vénérable André OBAMI ITOU, ancien président du Sénat, homme de grandeur et de devoir, à la loyauté exemplaire. Mes chers compatriotes ; Notre pays s’emploie à soutenir le fonctionnement régulier et harmonieux de ses institutions. Ici, au Parlement, s’écrivent des belles pages de notre démocratie, en termes de représentation de la Nation et d’armature législative. A ce titre, le Peuple évalue quotidiennement la disponibilité des parlementaires. Nos concitoyens apprécieront davantage les initiatives des sénateurs et des députés si celles-ci pouvaient s’articuler autour de la mobilisation des populations dans des activités agricoles, piscicoles ou d’élevage. Depuis quelques années, le Parlement multiplie les rencontres avec des institutions analogues d’autres pays et des partenaires au développement. Ces contacts accroissent la notoriété du Sénat et de l’Assemblée nationale. En soutien à ces initiatives et sans enfreindre l’intangibilité du principe de la séparation des pouvoirs, J’émets le vœu d’une concertation permanente entre les deux Chambres du Parlement. Des synergies sont également nécessaires entre les pouvoirs législatif et exécutif. De son côté, le Gouvernement met en oeuvre le Plan national de développement 2018 – 2022. L’action gouvernementale requiert rigueur et abnégation, surtout dans l’exécution des politiques publiques et la gestion des proximités avec nos concitoyens. Cet environnement conforte la nécessité d’instaurer une expression plus étendue et mieux régulée de l’Etat de droit. Par rapport à cette question, Je m’étais engagé, dans mon Message du 30 décembre 2017 sur l’état de la Nation, à assurer la mise en place de toutes les institutions constitutionnelles. Cet engagement a été tenu. Le dispositif institutionnel prévu par la Constitution a été intégralement installé. En 2018, notre pays s’est doté : – du Conseil national du dialogue ; – du Conseil consultatif des sages et des notabilités traditionnelles ; -du Conseil consultatif de la société civile et des organisations non gouvernementales ; – du Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap ; – du Conseil consultatif de la Jeunesse ; – du Conseil consultatif de la Femme. Par son originalité, notre expérience confère une assise plus large, diversifiée et sans discrimination, à la dimension participative de notre démocratie. Je salue particulièrement l’élévation, au sein du secrétariat permanent du Conseil consultatif de la Femme, d’une compatriote autochtone, universitaire engagée sur les questions de Genre. Dans cette même optique, la Cour constitutionnelle et la Commission nationale des droits de l’Homme ont été renouvelées, pour plus de dynamisme dans l’exécution de leurs missions. Enfin, les membres de la Haute cour de justice ont pris leurs fonctions. Cette juridiction, en charge de la répression des délits commis par les dirigeants et les hauts dignitaires de la République, est dorénavant installée dans ses attributions. Je demande que les textes réglementaires sous-jacents soient rapidement préparés pour un fonctionnement cohérent et diligent de cette instance. Je pense spécifiquement à l’exercice des poursuites qui doit être l’œuvre exclusive, sans intermédiaire, du représentant du ministère public auprès de cette juridiction. C’est le gage de l’indépendance de la Haute cour de justice. En leur adressant toutes mes félicitations, J’exhorte les membres des différentes institutions constitutionnelles à assumer leurs responsabilités avec efficacité. D’ores et déjà, le Parlement et le Gouvernement s’attèlent à instituer la législation garantissant la déclaration de leur patrimoine, par les dirigeants et les cadres de haut niveau, à l’entrée et à la cessation des fonctions exercées. Enfin, la Haute Autorité de lutte contre la corruption est en cours de création. Désormais, à tous les échelons de l’Etat, chaque acteur est exposé à la rigueur de la loi. Alors, il n’y a plus de place pour les jérémiades. Il n’y a de la place que pour l’action, partout et à tous les niveaux. Qui peut donc dire qu’avec un tel décor judiciaire notre pays n’est pas entrain de réaliser des avancées salutaires dans l’instauration et le fonctionnement des instruments de veille et de promotion de la bonne gouvernance ? La dernière session du Conseil supérieur de la magistrature a pris des décisions qui augurent d’une justice véritablement au service du droit, soucieuse de rehausser le seuil de confiance auprès des populations et de rassurer les milieux d’affaires. Dès lors, continuons à renforcer la gouvernance judiciaire pour mieux rapprocher la justice du justiciable ! Dans cette optique, l’essentiel demeure la mobilisation et l’implication des Forces vives de la Nation. La désignation du Chef de l’Opposition participe de la volonté du Peuple d’instituer une République de partage et de solidarité. En tout état de cause, l’expression démocratique se déploie en toute liberté au Congo. Nul n’y est inquiété et ne le sera pour ses opinions. Le brillant passage de notre pays à l’Examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, en novembre 2018 à Genève, traduit la portée de nos efforts dans ce domaine. Pour la troisième fois consécutive depuis 2009, toujours animé par la volonté de mieux faire en matière de protection et de promotion des droits de l’homme, le Congo vient de se soumettre magistralement à l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Nations Unies, à ce sujet. Déjà, en octobre 2018, notre pays avait soumis, avec brio, son 7ème rapport au Comité des Nations