Aurélien Bouithy: « BTIC accompagne les entreprises dans l’élaboration et l’exécution de leurs stratégies »

CONGO. Les secteurs de la microfinance, de l’immobilier, de la logistique, de l’éducation, de la santé et de la transformation industrielle constituent le cœur d’activité de BBT integral consulting (BTIC). Grâce à un large réseau de partenaires qu’il possède à l’international, le cabinet conseil « offre un support efficace aux petites et moyennes entreprises et industries désireuses de se développer, dans la recherche des financements sous la forme de prise de participations minoritaires ou de prêts », affirme son directeur gérant, M. Aurélien Bouithy. « Nous leur donnons des conseils avisés sur les meilleures options possibles en matière d’investissement », déclare-t-il dans un entretien accordé au journal Présence économique – Décembre 2023 précisant toutefois que les critères d’éligibilité du cabinet « nous exigent de travailler avec des entreprises qui totalisent un minimum de cinq ans d’existence et qui justifient d’une bonne tenue de leurs comptes financiers ». Concrètement, explique M. Aurélien Bouithy, « notre cabinet accompagne les entreprises dans l’élaboration et l’exécution de leurs stratégies, afin d’améliorer leurs performances organisationnelles. Nous mettons notre expertise à leur disposition afin de les aider à organiser et à implémenter leurs stratégies par la mise en place d’outils d’aide à la décision tels que les tableaux de bord prospectifs ». Le cabinet BTIC fait de telle sorte que les outils qu’il propose « à chaque entreprise soient adaptés aux spécificités de son activité. Ce qui est une satisfaction sur mesure de son besoin », conclut-il. Martin Kam BON A SAVOIR. Le Cabinet BTIC est spécialisé dans le management stratégique des entreprises, les projets, le conseil financier et la mobilisation des ressources pour les petites et moyennes entreprises (PME).

Afrique : L’API de Paiement de Yellow Card permet aux entreprises d’accéder instantanément aux marchés africains

Yellow Card, la plus grande plateforme panafricaine d’échange de crypto-monnaies, a annoncé le lancement de sa nouvelle API de paiement. Ce nouveau produit permettra aux entreprises et à leurs clients d’accéder instantanément aux marchés africains à travers les rampes de crypto-monnaies de Yellow Card. Étant la plus grande plateforme d’échange de crypto-monnaies sur le continent africain, Yellow Card permet aux entreprises d’accéder instantanément à ses ramps de collecte et de décaissement dans 16 pays africains ainsi que d’offrir à leurs clients des méthodes de paiement locales via Mobile Money et des transferts bancaires locaux. L’API de paiement permet aux entreprises de recevoir et d’envoyer des devises locales à travers le service Mobile Money et des transferts bancaires, tandis que Yellow Card s’occupe de la gestion de la trésorerie et de la conversion desdits devises à partir des Stablecoins tels que USDT et USDC. La conversion automatisée en Stablecoins protège votre entreprise de la volatilité des monnaies africaines. Ce produit est parfait pour les entreprises de crypto-monnaie et autres entreprises qui cherchent à conquérir le marché africain, les entreprises de transfert d’argent qui cherchent à bénéficier des flux de crypto-monnaie, et les FinTechs qui ont besoin d’aide pour la gestion de leur trésorerie. Le PDG de Yellow Card, Chris Maurice, a déclaré : « Notre API de paiement change la donne pour les entreprises qui cherchent à se développer en Afrique. Avec une seule API, vous pouvez desormais externaliser la gestion de trésorerie, les encaissements et les décaissements dans 16 pays africains. De ce fait, nous sommes impatients de voir l’impact que ce produit aura sur les entreprises qui cherchent à étendre leur portée à divers marchés africains ». Conscient de l’importance de la tarification sur les marchés africains, Yellow Card offre les taux de change les plus compétitifs dans tous les pays par le biais de ladite API, ainsi que les frais les plus bas pour l’utilisation de ses rampes. De plus, la conformité de Yellow Card avec les réglementations pertinentes permet à d’autres entreprises de se développer de manière transparente dans d’autres pays africains, de renforcer la confiance de leurs clients et de consolider leur réputation globale. Avec le lancement de cette solution de paiement, les entreprises ont  la possibilité d’accéder à un marché africain en pleine croissance. Pour des startups ou des entreprises solidement établies, ce produit de paiement est une solution complète pour tous besoins d’affaires.

Maroc. Ahmed Rahhou : «On est là pour appuyer les entreprises et répondre à leurs sollicitations et leurs besoins juridiques»

Maroc. Ahmed Rahhou : «On est là pour appuyer les entreprises et répondre à leurs sollicitations et leurs besoins juridiques»

ENTREPRISE. «Les opérations de concentrations économiques constituent des sources potentielles de création de situation monopolistique ou d’abus de position dominante », a déclaré le président du Conseil de la concurrence, Ahmed Rahhou. La loi 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence, qui régule donc les prix, la concurrence et par conséquent les concentrations, n’étant  pas très bien connue, le Conseil de la concurrence a été «amené à lancer une opération de pédagogie au profit des entreprises pour respecter les orientations en matière de concurrence et de liberté des prix mais aussi les opérations de concentrations», a-t-il indiqué dans un entretien accordé à la MAP. Opération de régularisation à l’amiable des concentrations économiques non notifiées Dans un esprit de conciliation et de pédagogie, «nous avons ouvert la voie de la régularisation à l’amiable sans atteindre le maximum des pénalités prévues par la loi avec un arrangement qui permet à tout un chacun d’être conforme à la loi », a expliqué Ahmed Rahhou. L’objectif du Conseil de la concurrence n’est pas de sanctionner mais d’encourager les entreprises à la respecter, d’autant plus que bien de concentrations ont été faites sans son aval, a-t-il fait savoir affirmant que cette possibilité de régulation importante est ouverte dans «un sens vraiment amiable». Pour rappel, la loi 104-12 prévoit un contrôle a priori lorsque deux entreprises différentes créent une société commune. Ainsi que l’a relevé le président du Conseil de la concurrence,  «conformément à cette loi, qui s’applique à tous, il faut avoir l’accord préalable du Conseil de la concurrence». Concrètement, la procédure consiste à analyser d’emblée si l’opération de concentration annoncée peut avoir un effet de nuisance sur le marché ou pas. Puis, «à chaque opération qui nous est notifiée, nous publions un communiqué pour informer toutes les parties prenantes et leur demander si cette opération peut créer des nuisances sur un marché, dans le sens de la loi et des règles de la concurrence, car il ne s’agit pas de défendre les intérêts d’une partie ou d’une autre», a expliqué Ahmed Rahhou. Par la suite, les parties prenantes ont en général 10 jours après la publication du communiqué pour informer le Conseil de la concurrence de leurs doléances et de leurs remarques. Suite à quoi, l’organisme public va écouter «tout le monde, ensuite nous décidons si cette concentration peut avoir lieu ou pas». Mais comme l’a relevé le président du Conseil de la concurrence dans cet entretien, l’institution dont il a la charge «peut soit refuser ou accepter l’opération en question». Dans tous les cas, le Conseil mènera une enquête approfondie qui aboutira soit à « une décision positive ou négative, soit il donne son accord mais avec des conditions ». Pour rappel, le Conseil de la concurrence a apporté récemment des modifications à la procédure de régularisation concernant certaines concentrations économiques, non notifiées auprès du Conseil afin d’éviter toute dérive et recadrer ces opérations. C’est ainsi qu’il a été rendu publique la décision n°104/D/2022, qui modifie et complète les décisions n°68/D/2022 du 24 dou al kaâda 1443 (24 juin 2022) et n°90/D/2022 du 3 safar 1444 (31 août 2022). Comme l’explique Ahmed Rahhou, la loi prévoit 5% du chiffre d’affaires, en cas de concentrations économiques non notifiées. «Dans le cadre de cette opération de régularisation amiable, nous avons mis 1% plafonné, c’est-à-dire que ça ne dépasse pas un certain montant même lorsqu’une entreprise ou un groupe a plusieurs opérations». Aussi, dans le cas d’une création d’entreprises communes, sans réalisation de chiffre d’affaires, «la pénalité n’est pas calculée sur le CA des deux entreprises mais sur un plafond de 500.000DH pour régulariser la situation», a-t-il ajouté. Par ailleurs, «nous avons créé les plafonds pour sécuriser les opérateurs. Pour un groupe qui a un grand nombre d’opérations le montant total des pénalités peut être relativement important, donc nous avons mis un plafond de 4 millions de dirhams (MDH) pour une opération unique et de 10 MDH quel que soit le nombre d’opérations», a conclu le président du Conseil de la concurrence. Alain Bouithy

Maroc. Le climat des affaires reste défavorable pour plus d’un tiers des entreprises

Maroc. Le climat des affaires reste défavorable pour plus d’un tiers des entreprises

En dépit d’un léger mieux observé au deuxième trimestre 2022 par un peu plus de la moitié des entreprises, le climat des affaires demeure défavorable pour plus d’un tiers des industriels sondés dans le cadre de l’enquête trimestrielle de conjoncture de Bank Al-Maghrib (BAM).  Ladite enquête précise que la proportion des entreprises peu satisfaites par le climat des affaires varie de 23% dans l’«agroalimentaire» à près de la moitié dans le «textile et cuir» et la «mécanique et métallurgie». Selon la Banque centrale, 54% des industriels sondés estiment que les conditions d’approvisionnement auraient été «difficiles» au deuxième trimestre dernier. En revanche, 42%  soutiennent qu’elles ont été « normales ». Par branche d’activité, les résultats de l’enquête montrent que 84% des entreprises auraient indiqué des conditions d’approvisionnement «difficiles» dans l’«électrique et lectronique» et dans la « mécanique et métallurgie», 45% dans la «chimie et parachimie», 43% dans l’«agroalimentaire» et 28% dans le « textile et cuir ». Bank Al-Maghrib rapporte également que «le stock des matières premières et demi-produits aurait été à un niveau normal dans l’ensemble des branches d’activité». Commentant l’évolution des effectifs employés durant les trois derniers mois, les industriels confient qu’ils auraient connu une stagnation par rapport au premier trimestre 2022, particulièrement dans l’« agroalimentaire ». Il est à noter que plus de la moitié (57%) des industriels de la «mécanique et métallurgie» font état d’une baisse des effectifs et 43% une stagnation ; tandis que dans l’«électrique et électronique », 65% des entreprises déclarent une hausse et 26% une stagnation. BAM rapporte, par ailleurs, que ces proportions sont respectivement de 47% et 48% dans le « textile et cuir » et de 20% et 80% dans la « chimie et parachimie ». Dans ces conditions, les industriels déclarent s’attendre à une stagnation des effectifs employés au cours des trois prochains mois. Selon les résultats de l’enquête, la hausse des effectifs devrait concerner  les industriels de l’«électrique et électronique» et du «textile et cuir» alors que la stagnation devrait toucher ceux de la «chimie et parachimie» et de l’«agro-alimentaire». Si 74% des entreprises anticipent une stagnation dans la «mécanique et métallurgie», 24% des industriels sont persuadés que cette branche accusera une baisse des effectifs. A noter que 66% des industriels pensent que les coûts unitaires de production auraient augmenté au deuxième trimestre alors que 34% soutiennent qu’ils auraient stagné au cours de cette période. Selon Bank Al-Maghrib, par branche, la proportion des industriels déclarant une hausse de ces coûts s’est située à 90% dans l’«électrique et électronique », à 74% dans l’«agroalimentaire», à 70% dans la «chimie et parachimie», à 56% dans le «textile et cuir» et à 43% dans «mécanique et métallurgie», peut-on lire dans un communiqué. En ce qui concerne l’évolution de la situation de la trésorerie durant la même période, 55% des industriels estiment qu’elle aurait été « normale » alors que 25% d’entre eux pensent, au contraire, qu’elle aurait été « difficile ». La répartition par branche montre que ces proportions sont respectivement de 83% et de 17% dans le « textile et cuir », de 58% et de 33% dans l’«agroalimentaire», de 56% et de 23% dans la «chimie et parachimie» et de 90% et 3% dans l’«électrique et électronique ». Selon la Banque centrale, 44% des entreprises de la «mécanique et métallurgie» décrivent, en revanche, une situation de trésorerie «aisée» et 28% «normale». L’autre enseignement à tirer de ce rapport, c’est que l’accès au financement bancaire aurait été qualifié de «normal» par 82% des entreprises et de « aisé » par 11% d’entre elles. Bank Al-Maghrib précise que ces parts sont respectivement de 78% et de 18% dans la «chimie et parachimie » et de 73% et de 16% dans l’«agroalimentaire ». L’institution publique note, en revanche, qu’il aurait été jugé «normal » selon 68% des industriels du «textile et cuir» et « difficile » selon 32% d’entre eux ; tandis que dans la «mécanique et métallurgie» et l’«électrique et électronique», l’accès au financement bancaire aurait été qualifié de «normal» par toutes les entreprises. BAM rapporte, par ailleurs, que « le coût du crédit aurait été en stagnation, selon la majorité des industriels, et ce, dans toutes les branches d’activité à l’exception du «textile et cuir» où la moitié des entreprises indiquent une hausse». L’organisme rapporte enfin que les dépenses d’investissement auraient stagné, d’un trimestre à l’autre, selon 69% des industriels et augmenté selon 19%. Selon la même source, par branche, 64% des entreprises de la «chimie et parachimie» indiquent une stagnation et 32% une hausse. Dans l’ «agroalimentaire», elles auraient stagné selon 86% des patrons et baissé selon 11%. D’après les résultats de l’enquête, ces parts sont respectivement de 82% et 16% dans la «mécanique et métallurgie» et de 58% et 28% dans le «textile et cuir». Inversement, la Banque centrale note que les entreprises de l’«électrique et électronique» indiquent une hausse des dépenses d’investissement. Le rapport conclut que, pour le prochain trimestre, «64% des industriels anticipent une stagnation des dépenses d’investissement et 33% une hausse». Alain Bouithy

Les entreprises appellent à moderniser l’Accord d’Association Maroc-UE

Les entreprises appellent à moderniser l’Accord d’Association Maroc-UE

La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et BusinessEurope ont organisé conjointement aujourd’hui une rencontre sur le thème “la modernisation de l’Accord d’Association Maroc-UE : pour une intégration plus forte des marchés européens et africains”.  Tenue en marge de la 7ème édition de l’UE-Africa Business Summit (EABF), cet événement a connu la participation de MM. Chakib ALJ et Pierre GATTAZ, respectivement Présidents de la CGEM et de BusinessEurope, et de représentants d’entreprises marocaines et européennes opérant sur les deux continents.  Lors de son intervention à l’ouverture de ce webinaire, M. Chakib ALJ a affirmé “la nécessité de donner un nouveau souffle à l’accord commercial et d’investissement Maroc-UE, adopté en 1996, afin qu’il puisse refléter la nouvelle réalité”. Il a également souligné le rôle joué par le Maroc et ses entreprises dans le renforcement de la relation UE-Afrique. “De par sa stabilité politique et ses avantages géographique, financier et économique, entre autres, le Royaume est aujourd’hui une destination d’investissement fiable et à forte valeur ajoutée et un hub reconnu pour l’Afrique” a t-il déclaré.  Le Président de la CGEM a aussi rappelé que “les entreprises et les sociétés marocaines et européennes partagent les mêmes défis, notamment ceux liés à l’immigration, au changement climatique et à l’instabilité des chaînes d’approvisionnement. Elles partagent également la même vision des solutions et des opportunités à saisir à savoir plus de commerce, plus d’emplois, pour les jeunes et les femmes en particulier et plus d’attention aux PME, épine dorsale de nos économies respectives”. Et pour conclure, “la modernisation de l’Accord d’Association Maroc-UE offre un énorme potentiel et peut être un modèle pour une relation UE-Afrique plus forte. Le temps est à l’action!”.  Pour sa part, M. Pierre GATTAZ a souligné que «le monde a changé depuis l’entrée en vigueur de l’Accord d’Association UE-Maroc et il faut l’adapter aux réalités commerciales du 21ème siècle et aux besoins des entreprises dans des domaines importants comme l’économie digitale. Pour favoriser l’intégration de nos chaînes de valeur, nous devons combler les barrières non-tarifaires et faciliter les investissements étrangers et le commerce de services notamment. Cela sera encore plus important dans un contexte où beaucoup d’entreprises européennes cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement.» Lors de leurs interventions, les panélistes ont présenté les avantages qu’offrerait la modernisation de l’Accord d’Association Maroc-UE pour les entreprises des deux continents, notamment en termes d’intégration des chaînes de valeur, particulièrement à la lumière de l’entrée en vigueur de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (Zlecaf). Cette dernière donnera accès à un marché de 1,2 milliard de consommateurs et permettra de stimuler l’investissement et de créer de la valeur ajoutée et de l’emploi vers une croissance socio-économique durable du continent africain.  Pour rappel, la CGEM et BusinessEurope avaient adopté, le 21 septembre 2021, une déclaration conjointe, qui prône une modernisation du cadre des relations commerciales et d’investissement Maroc-UE, attendue depuis longtemps par les deux communautés des affaires. Cette modernisation devra libérer le potentiel économique inexploité du partenariat précité afin de soutenir une reprise économique post-pandémique effective et durable et de saisir les opportunités liées, notamment aux chaînes d’approvisionnement, à la durabilité ou encore au numérique. 

Maroc. Près de 40% des entreprises ont réduit leurs effectifs en 2021

Maroc. Près de 40% des entreprises ont réduit leurs effectifs en 2021

2021 n’a pas été une année facile pour bon nombre d’entreprises confrontées aux effets socioéconomiques souvent dévastateurs et catastrophiques de la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus (Covid-19). L’impact du Covid -19 a été tel que près d’un tiers d’entre elles ont dû arrêter leur activité, pour une durée moyenne de 143 jours en 2021, relève le Haut-commissariat au plan (HCP) qui vient de dévoiler les principaux résultats de sa 4ème enquête qualitative sur les effets du Covid-19 sur l’activité des entreprises. « La reprise d’activité en 2021 a été un peu difficile pour 28% des entreprises qui ont suspendu leur activité pour une durée moyenne de 143 jours durant cette année », a en effet noté le Haut-commissariat dont l’enquête vise à établir un état des lieux des effets de la pandémie sur l’évolution de l’activité des entreprises durant l’année 2021 et à la comparer à ce qu’elle était avant la crise. «Cette suspension a été légèrement plus longue pour 30% des TPE, avec une période moyenne de 158 jours d’arrêt, contre 116 jours pour 27% des PME et 107 jours pour 14% des GE», a fait savoir l’institution publique notant toutefois que les entreprises de l’enseignement et santé humaine (94%), de l’énergie (84%) et du commerce (83%) ont exercé continuellement leur activité sans arrêt en 2021. Au cours de cette même année, «les entreprises des secteurs de l’hébergement (52%), des arts, spectacles et activités récréatives (49%) et de la construction (37%) ont arrêté leur activité pour une période moyenne de 250, 186 et 169 jours respectivement », a poursuivi le Haut-commissariat. Réalisée auprès d’un échantillon de 2300 entreprises organisées, représentant l’ensemble des unités opérant dans les secteurs de l’industrie manufacturière, de la construction, de l’énergie, des mines, de la pêche, du commerce et des services marchands non financiers, l’enquête du HCP révèle par ailleurs que « près de 43 % des entreprises ont subi une baisse d’activité supérieure à 50% ou plus durant l’année 2021 par rapport à la période avant Covid, 27% ont déclaré une baisse entre 10% et 50% et 10% une baisse de moins de 10% ».Précisons que plus de la moitié des TPE ont subi une baisse d’activité de 50% ou plus en 2021 contre 31% pour les PME et 13% pour les GE, selon la note. Ainsi que le révèlent les résultats de cet important travail, décliné selon les catégories d’entreprises et les secteurs de la nomenclature marocaine des activités, « dans le secteur de l’hébergement, la quasi-totalité des entreprises ont rapporté une diminution d’activité et 86% ont déclaré une baisse de 50% ou plus durant l’année 2021 par rapport à la période avant Covid ». Et de préciser que les baisses d’activité supérieures à 50% restent également importantes dans les secteurs de la restauration (65%) et des arts, spectacles et loisirs (75%). Il apparaît que « l’année 2021 a marqué une croissance relative de l’activité pour 7% des entreprises, par rapport à la période précédant la crise » et que, par catégorie, une grande entreprise sur cinq a connu une augmentation de son activité, contre 7% pour les PME, selon le HCP. Il ressort par ailleurs que plus de la moitié des entreprises ont subi une baisse de leur liquidité, la proportion étant de 54% pour les TPE, 51% pour les PME et 43% pour les GE.«La détérioration du niveau de liquidité a été observée dans la quasi-totalité (98%) des entreprises du secteur de l’hébergement et dans 88% de celles de la restauration et des arts, spectacles et loisirs». Tandis que les secteurs de l’énergie et de l’enseignement et santé humaine ont montré plus de résilience face à cette crise, avec respectivement 43% et 48% des entreprises qui ont pu maintenir leur niveau de liquidité.  Sur le volet emploi, il ressort qu’en 2021, 39% des entreprises ont connu une baisse de leurs effectifs employés par rapport à la période précédant la pandémie, 5% ont rapporté une augmentation et 56% ont maintenu leurs effectifs durant cette période. Par catégorie, 24% des GE ont déclaré une réduction de leurs effectifs contre 34% des PME et 43% des TPE. Selon le HCP, « les entreprises ayant réduit leurs effectifs de la moitié ou plus représentent 21% en 2021, par rapport à la période précédant la crise sanitaire. Cette proportion atteint 28% pour les TPE, 10% pour les PME et 5% pour les GE. Précisons que les entreprises de l’hébergement et de la construction ayant réduit leurs effectifs de plus de la moitié représentent respectivement 47% et 30% ». Autre enseignement : près de 24% des entreprises ont réduit le niveau de rémunération de leurs salariés durant l’année 2021. Par catégorie, cette proportion atteint 27% pour les TPE, 20% pour les PME et 10% pour les GE. En revanche, 69% d’entre elles ont pu maintenir le niveau de rémunération de leurs employés et près de 8% l’ont même augmenté par rapport au niveau précédant la pandémie. Précisons que « plus de huit entreprises sur dix opérant dans le secteur de l’hébergement (82%) ont baissé le niveau de salaire de ces employés, 60% de ces entreprises l’ont baissé de 10% ou plus et 22% de moins de 10% ». Selon toujours l’enquête,  12% des salariés étaient en télétravail (17% des entreprises) en 2021, 3% étaient en chômage partiel et 83% travaillaient en présentiel. Le télétravail est particulièrement fréquent dans les secteurs de l’information et communication (39% des salariés) et des activités immobilières (23%). Enfin, «près de 41% des entreprises ont enregistré des absences dues à des contaminations covid au sein de leur personnel, 35% d’entre elles ont signalé plus de 30% d’absences», a fait savoir le HCP précisant que la pandémie a touché 72% des GE, 57% des PME et 31% des TPE. Notons que cette enquête, menée via la collecte assistée par tablette et par téléphone du 17 au 20 janvier 2022, vise également à saisir les perceptions des chefs d’entreprise concernant leurs perspectives en matière d’investissement et de recrutement durant l’année 2022. Elle révèle ainsi que près de 29% des entreprises prévoient de réaliser des projets

Maroc : Le HCP appelle les entreprises à souscrire à la plateforme digitale d’échange d’informations

Maroc : Le HCP appelle les entreprises à souscrire à la plateforme digitale d’échange d’informations

Le Haut-commissariat au plan (HCP) annonce qu’il a mis en place, au troisième trimestre 2021, une plateforme de collecte de données statistiques à distance pour les enquêtes de conjoncture auprès des entreprises. Ce nouveau mode de collecte, mis en place dans le cadre de son programme de transformation digitale, utilisera le canal « internet » et mettra à la disposition des entreprises des formulaires en ligne qui remplaceront ainsi les anciens questionnaires « papier », indique l’institution publique. Selon le Haut-commissariat, « ce nouveau dispositif permettra un gain de temps, une interactivité continue avec les entreprises et répondra par la même occasion aux contraintes de distanciations sanitaires ». Dans un communiqué, l’instance signale en outre que « la plateforme mise en place est dotée de mécanismes de sécurité efficaces afin de garantir la confidentialité des données recueillies ». Lancée en juillet dernier et limitée jusqu’alors à un périmètre restreint, l’opération de collecte via ce mode est maintenant élargie à l’ensemble de l’échantillon d’entreprises industrielles, objet des enquêtes trimestrielles de conjoncture. La même source ajoute qu’il sera étendue dans un second temps aux entreprises des secteurs des services, du commerce et de la construction échantillonnées dans le cadre de cette enquête. Dans son communiqué, le Haut-commissariat précise que la généralisation de ce dispositif à l’ensemble des enquêtes entreprises, prévue par le programme de digitalisation du HCP, dépendra du rythme d’adhésion des entreprises à ce nouveau mode. Soulignons qu’une capsule vidéo expliquant toutes les modalités de cette opération est mise en ligne sur le site officiel du HCP afin de les guider à l’utilisation de cette nouvelle plateforme et leur faciliter le basculement vers ce nouveau mode de collecte. Martin Kam