RDC : ÇA SENT MAUVAIS…

INDISCRETION. Hier mardi 17 septembre 2024, le français Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations Unies, a reçu dans ses bureaux la délégation de l’opposition congolaise composée du secrétaire général du FCC, du président de Lamuka et des émissaires de l’Ensemble pour la République et du cabinet de Denis Mukwege. Ils ont discuté sur la politique et la sécurité en République Démocratique du Congo. Il se trame quelque chose de mauvais derrière tous ces va-et-vient diplomatiques entre Kinshasa et les capitales occidentales. Comme si les décisions sur le destin du peuple congolais sont en train d’être prises sans lui et bien entendu contre lui. À ce sujet, mon opinion est très claire. Dans le tourbillon géopolitique actuel, les puissances qui dictent la loi au bureau des Nations Unies sont elles-mêmes partie prenante de la crise congolaise. Elles ne peuvent guère produire une solution au conflit congolais parce qu’en réalité elles sont les premiers bénéficiaires du chaos organisé en RDC. Ceci dit, prétendre aller résoudre le problème congolais à Bruxelles ( JKK) ou à New York ( délégation de l’opposition) constitue une grave erreur d’appréciation de la part des opposants congolais. C’est comme si on allait demander au pyromane du secours pour éteindre l’incendie qui brûle la Maison Congo…Bref tout comme en mai 1997, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Par Germain Nzinga
Kinshasa : Jacky Ndala condamné à deux ans de prison ferme

Le tribunal de paix de Kinkole a condamné mardi 20 juillet, tard dans la soirée, Jacky Ndala à 24 mois de prison ferme et au paiement de la somme de 500.000 francs congolais (250 USD) d’amende, avec arrestation immédiate, pour incitation à la désobéissance civile. Le coordonnateur national de la jeunesse d’Ensemble pour la République était jugé en fragrance. Le ministère public avait requis 30 mois de servitude pénale. Ses avocats ont promis de faire appel de cette décision. Arrêté dimanche 18 juillet à son domicile, Jacky Ndala a été transféré de l’Agence nationale des renseignements (ANR) au parquet lundi 19 du même mois. Dans un communiqué publié le même dimanche à Kinshasa, le parti Ensemble pour la République avait qualifié cette prise d’enlèvement et d’arrestation arbitraire. Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général qui a signé ce communiqué, demandait la libération sans conditions du coordonnateur national de la Jeunesse de son parti, tout en soulignant que le mieux en cas de reproche à Jacky Ndala, serait de le déférer devant la justice et non l’enlever. L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) avait, pour sa part, dénoncé la »violation » de l’article 17 de la Constitution concernant sa détention à l’ANR avant d’exiger son transfert au parquet ou sa libération.