L’Algérie serait derrière l’enlèvement d’un ressortissant espagnol en complicité avec les terroristes du FLA

Selon des sources concordantes et fiables, les services de renseignement algériens seraient impliqués dans une mise en scène d’enlèvement visant à financer des groupes terroristes. L’affaire concerne « l’enlèvement » d’un ressortissant espagnol près de Tamanrasset, en Algérie. Le caractère rocambolesque de cette supercherie saute aux yeux : l’otage, à peine capturé, a été libéré dans des délais défiant toute logique. Un scénario si peu crédible qu’il soulève de graves interrogations sur les véritables intentions des scénaristes. D’ordinaire, la libération d’un otage est le fruit de négociations complexes, de tractations souvent longues et délicates. Ici, la rapidité de la résolution interpelle et dénonce une mise en scène cousue de fil blanc. Les faits, tels que rapportés par nos sources, révèlent une opération minutieusement orchestrée. L’Espagnol, accompagné de son chauffeur et de son interprète-guide, aurait été enlevé puis conduit à la frontière entre l’Algérie et le Mali, dans la zone de Tinzaouatène. Le chauffeur et l’interprète auraient ensuite été libérés, tandis que les « ravisseurs », en réalité des complices, auraient emmené l’otage au Mali afin de maquiller leur forfait. L’objectif de cette machination ? Obtenir une rançon substantielle pour financer les activités de groupes terroristes, notamment le FLA (Front de Libération de l’Azawad), impliqué dans la déstabilisation du Mali. Nos sources indiquent que les services de renseignement algériens auraient versé une importante somme d’argent aux faux ravisseurs, par l’intermédiaire d’un membre influent du FLA, Mohamed Ag Attaye, un proche parent de Hassan Ag Fagaga. L’ex-otage espagnol aurait été remis à ce dernier, qui devait ensuite le restituer aux commanditaires de l’opération, les services de renseignement algériens. Cette affaire met en lumière les accusations portées par le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, concernant le rôle trouble de l’Algérie dans la région. Au-delà de l’« hospitalité » offerte à des terroristes et des renégats, avec _« de succulents plats de chekchouka et de Chorba »_ , l’Algérie est désormais ouvertement accusée de financer le terrorisme par le biais de montages frauduleux. L’image d’un État soutenant activement la déstabilisation de ses voisins se précise, jetant une lumière crue sur les agissements du régime algérien. Affaire à suivre… Aboubacar Ouedraogo
Mali: libération d’un prêtre allemand enlevé il y a un an à Bamako
Au Mali, Ha-Yo est libre. Hans Joachim Lohre, surnommé Père Ha-Yo, le diminutif de son prénom, par la communauté chrétienne de Bamako, avait été enlevé le 20 novembre 2022, à Bamako. Il était retenu en otage par le Jnim, le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans, lié à al-Qaïda. Après un an et six jours de détention, il a donc été libéré, dans la matinée de ce dimanche 26 novembre. Aucun détail n’a encore filtré sur les circonstances de sa libération au sujet de laquelle ni Berlin ni Bamako n’ont communiqué officiellement à ce stade. Retrouvez cet article RFI
Centrafrique : les trois agents onusiens enlevés par les rebelles sont libérés
Les trois agents du Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), enlevés en novembre dernier par les rebelles dans la préfecture de la Vakaga, dans le nord-est de la Centrafrique, ont été libérés mercredi par leurs ravisseurs, ont confirmé les autorités locales. Les trois agents, Augustin Lilombi, ingénieur principal à l’UNOPS, Anicet Karam, technicien-chef de chantier et Jean Claude Ngahounou, chef des pistes rurales, avaient été enlevés le 11 novembre dernier à Diffa (Vakaga), alors qu’ils partaient pour une mission de sélection des pistes rurales permettant de réhabiliter les artères dans la préfecture. Après quatre mois de captivité, ces otages ont été libérés dans la matinée de ce mercredi, d’après des sources autoritaires locales dont Malick Adoum, le sous-préfet de Sam-Ouandja, une localité près de Diffa. « Ils ont été conduits directement par une délégation dans un hélicoptère à destination de Bria afin d’être pris dans un avion pour Bangui », a indiqué à Xinhua au téléphone M. Adoum qui a ignoré si les rebelles les ont libérés contre une rançon.