Énergie : le Congo franchit un cap historique avec l’inauguration du FLNG « Nguya »

Énergie : le Congo franchit un cap historique avec l’inauguration du FLNG « Nguya »

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso a donné, le 07 février 2026, le coup d’envoi du chargement de la première cargaison de gaz naturel liquéfié à Pointe-Noire. L’événement a donné lieu à une cérémonie placée sous l’autorité du président de la République Denis Sassou-N’Guesso. La ville économique du Congo, Pointe-Noire a vibré au rythme de mise en service de la deuxième unité flottante de liquéfaction de gaz naturel (FLNG), baptisée « Nguya ». Le projet Congo GNL a franchi ainsi une étape décisive. La cérémonie consacrée à cet événement majeur pour l’avenir économique du pays, a été meublée de trois discours avant l’acte de lancement posé par le président de la République.Le ministre des hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, l’un des orateurs à la tribune a rappelé avec force que « l’inauguration du FLNG Nguya n’est pas un heureux hasard, mais l’aboutissement d’une vision portée avec constance depuis 2007 ». Le décret interdisant le torchage du gaz avait, à l’époque posé les jalons d’une politique pionnière. Aujourd’hui, le gaz n’est plus un « résidu » brûlé à l’air libre, mais le nouveau moteur de la croissance congolaise, a-t-il souligné. Avec cette nouvelle unité, qui rejoint le FLNG « Tango », la République du Congo double sa mise, parce que la capacité totale du projet atteint désormais 3 millions de tonnes de gaz par an, soit 4,5 milliards de mètres cubes, a affirmé Bruno Jean Richard Itoua. Pour lui, un « véritable ballet de méthaniers se prépare au large de Pointe-Noire », avec une rotation prévue d’un navire tous les dix jours. Au-delà des chiffres, … Le gaz naturel devient un pilier de la diversification économique, permettant au pays de ne plus dépendre uniquement du pétrole liquide. D’ici 2030, la production commercialisée devrait atteindre l’équivalent de 190 000 barils équivalent pétrole par jour. L’impact sera visible au niveau des emplois avec la création de postes directs et indirects dans l’ingénierie, la maintenance et la logistique. Ce qui contribue au renforcement de l’indépendance énergétique nationale et permet le transfert de savoir-faire technologique au profit des cadres et techniciens congolais. Un engagement environnemental tenu Dans un contexte mondial de transition énergétique, Bruno Jean Richard Itoua a insisté sur la dimension « responsable » du projet. Pour lui, en valorisant le gaz plutôt qu’en le torchant, le Congo réduit son empreinte carbone et respecte ses engagements climatiques. « Concilier développement économique et protection de l’environnement est possible », a-t-il affirmé, saluant, au passage, le partenariat exemplaire entre le groupe italien ENI, opérateur du permis Marine 12, la SNPC et Lukoil. Concluant son discours, Bruno Jean Richard Itoua a salué le succès industriel et rendu un hommage vibrant au leadership du président de la République dont la présente inauguration marque le point d’orgue du quinquennat actuel. L’entrée du Congo dans l’élite mondiale du gaz naturel liquéfié est une preuve supplémentaire de la « grandeur » du pays, portée par la force et l’énergie, a martelé le ministre des hydrocarbures.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso à Pointe-Noire pour une visite de travail dense en activités

Congo : Denis Sassou-N’Guesso à Pointe-Noire pour une visite de travail dense en activités

Les départements de Pointe-Noire et du Kouilou sont honorés par la visite de travail de plusieurs jours que le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, effectue à compter de ce 26 février 2024, pour une série d’activités à caractères socio-économiques. En compagnie de son épouse, Antoinette, le Chef de l’Etat a foulé le sol de la capitale économique par l’aéroport international Agostinho Neto en milieu de la journée où il a été accueilli par des honneurs militaires, des autorités départementales et quelques membres du gouvernement venus le saluer sur le tarmac de l’aéroport. Le séjour de travail du président Denis Sassou-N’Guesso à Pointe-Noire et au Kouilou prévoit le démarrage du projet gaz naturel liquéfié (GNL) du groupe ENI, dont la première pierre des travaux de construction des installations servant à la mise en valeur du gaz a eu lieu en avril 2023. La cérémonie y relative aura lieu le 27 février. Le 28 février, Denis Sassou-N’Guesso procèdera à l’inauguration du siège de l’agence départementale et du Data center de l’Autorité de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE). Cet événement sera suivi de la mise en service du nouveau câble sous-marin du consortium 2 Africa de Facebook au Congo. Il s’agit de doter le Congo d’autres instruments qui renforcent sa souveraineté en tant qu’Etat et d’assurer la résilience nationale en internet. Ce même 28 février, dans l’après-midi, le chef de l’Etat congolais donnera dans l’après-midi, le coup de pelle pour la construction et réhabilitation des voiries urbaines de la ville océane et de la route nationale n°5. Le séjour présidentiel au bord de l’océan sera bouclé le 29 février par la pose de la première pour la construction de l’université de Loango. Un établissement d’enseignements supérieurs qui permettra au Congo de s’ouvrir vers la formation d’une élite aux métiers de la mer, de la logistique et transit, ainsi que de relever les nombreux défis du millénaire. A l’évidence, la visite de Denis Sassou-N’Guesso à Pointe-Noire et au Kouilou revêt un grand d’intérêt. Elle permet au pays de se positionner comme un hub dans la sous-région dans l’économie numérique et renforcer la dynamique de diversification de l’économie nationale. Wilfrid Lawilla D.

Liban : QatarEnergy se joint à TotalEnergies et Eni sur deux blocs d’exploration

TotalEnergies et Eni ont finalisé le transfert à QatarEnergy d’une participation de 30 % dans les blocs d’exploration 4 et 9 au large des côtes du Liban. Les accords ont été entérinés le 29 janvier à Beyrouth, à l’occasion d’une cérémonie en présence de Son Excellence le Dr. Walid Fayad, ministre de l’Énergie et de l’Eau du Liban, de Son Excellence M. Saad Sherida Al-Kaabi, ministre d’État aux Affaires énergétiques du Qatar et Président‑directeur général de QatarEnergy, de M. Patrick Pouyanné, Président-directeur général de TotalEnergies, et de M. Claudio Descalzi, Président-directeur général d’Eni. En vertu de ces accords, TotalEnergies (opérateur) et Eni conserveront chacun une participation de 35 %, et QatarEnergy détiendra les 30 % restants. « Nous nous réjouissons d’accueillir QatarEnergy sur notre domaine d’exploration au Liban. La récente délimitation de la frontière maritime du Liban avec Israël donne un nouvel élan à l’exploration du potentiel d’hydrocarbures dans le pays. Nos partenaires et nous-mêmes sommes résolus à réaliser, dès que possible en 2023, le forage d’un puits d’exploration sur le bloc 9, et nos équipes sont pleinement mobilisées pour conduire ces opérations », a déclaré Patrick Pouyanné, Président-directeur général de TotalEnergies. Ce nouveau partenariat élargit la collaboration entre TotalEnergies et QatarEnergy dans le domaine de l’exploration et porte à neuf le nombre de pays dans lesquels les deux entreprises sont partenaires.

Accords Congo-Rwanda. On en sait davantage mieux

Accords Congo-Rwanda. On en sait davantage mieux

OPINION. Selon une bonne source proche du dossier, il s’agit d’un contrat de bail amphitéotique ou emphytéose(bail d’un immobilier généralement compris entre 18 et 99 voire 999 ans). Et, pour l’instant, il s’agit d’un protocole d’accord, c’est-à-dire une expression des intentions ou de volontés entre les deux parties. Par mesure de prudence, les autorités congolaises tablent sur un contrat de bail compris entre 20 et 25 ans. Le holding rwandais Crystal ventures, partenaire financier et technique du projet de production de bio carburants au Congo par Eni, le mastodonte pétrolier italien,vient de créer, à Brazzaville, sa filiale congolaise, AG Congo, une sas( société par actions simplifiées). Une filiale, appelée, conformément au protocole d’accord, à s’attacher exclusivement les services des congolais de Brazzaville. AG Congo pourrait s’y investir dans la plantation du ricin dont les graines seront utilisées pour la production des bio carburants sur une superficie de 150 mille hectares prévus. À ce jour, confie notre source, seuls 78.920 hectares sont disponibles. À l’évidence, Le major Eni, qui voudrait produire des bio carburants au Congo, s’est adressé à l’Etat congolais, lequel, faute de moyens financiers et d’expertise, a décidé de louer ses terres, pour une période n’excédant pas 25 ans, à des partenaires, en contrepartie d’un montant du loyer qu’il percevra. Pourquoi n’avoir pas opté pour la procédure d’appel à manifestation d’intérêt ou appel d’offre pour aboutir à l’offre la mieux disante selon le jargon usuel? « Les partenaires dans ce domaine ne courent pas les rues, et le besoin en plantes de ricin est important. Voyez-vous, le Congo n’en a pas jugé l’intérêt, d’autant plus que d’autres partenaires sont toujours les bienvenus », relativise notre source. En effet, à ce jour, 78.290 ha sont confiés à Crystal Ventures sur 150.000ha retenus dans la convention avec ENI. « C’est dire qu’il y a encore au moins 72.000 ha disponibles que pourraient solliciter d’autres partenaires nationaux ou etrangers », renchérit-elle Et pourquoi cette espèce d’omerta sur ce contrat? Sans doute, n’a-t-on pas pensé qu’il y aurait une telle levée de boucliers s’agissant d’un protocole d’accord qui n’avait pas vocation à etre publié au journal officiel. Quel que q soit l’intérêt d’un tel protocole d’accord, le gouvernement devra comprendre, faute de communication, la réaction d’un peuple qui ne veut plus subir la gestion hasardeuse de ses ressources naturelles et de son patrimoine, surtout lorsqu’il s’agit d’un partenaire nommé Rwanda dont le nom reste tant cité dans l’instabilité à l’Est de la RDC. Par Alphonse Ndongo Journaliste économique et financier.

Côte d’Ivoire: Importante découverte de Pétrole brut et de gaz naturel

Côte d’Ivoire: Importante découverte de Pétrole brut et de gaz naturel

HYDROCARBURES. Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie a annoncé, mercredi 1er septembre, une découverte majeure de pétrole dans le bassin sédimentaire de la Côte d’Ivoire. Dans un communiqué, le ministre Thomas Camara indique que la découverte a été faite par la société italienne ENI dans le bloc CI-101 en eaux profondes, opéré en consortium avec la société nationale Petroci Holding. La même source précise que « les réserves découvertes concernent du pétrole brut et du gaz naturel associé. Selon le ministre de tutelle, « le potentiel peut-être estimé de manière préliminaire à environ 1,5 à2 milliards de barils de pétrole brut d’une part et d’autre part à environ 1800 à 2400 milliards de pieds cube de gaz associé ». Pour Thomas Camara, « c’est donc une découverte importante qui viendrait ainsi fortement accroitre les réserves prouvées de la Côte d’ivoire ainsi que sa production pétrolière et gazière dans les années à venir ». Martin Kam

Plans de sauvetage du FMI et affaires de corruption à Brazzaville: ENI, Total et un ancien représentant du FMI en partenariat avec un intermédiaire au cœur d’un scandale de corruption

Plans de sauvetage du FMI et affaires de corruption à Brazzaville: ENI, Total et un ancien représentant du FMI en partenariat avec un intermédiaire au cœur d’un scandale de corruption

TRIBUNE. D’après notre dernière enquête, deux grandes compagnies pétrolières européennes et un ancien représentant du FMI ont entretenu des relations d’affaires avec un intermédiaire se trouvant au cœur d’une enquête portugaise pour corruption. José Veiga, présumé homme de main du président de la République du Congo et visé par une enquête pour corruption, a autrefois détenu une participation dans une compagnie pétrolière ayant des liens à la fois avec le géant pétrolier français Total et la compagnie pétrolière nationale italienne Eni. Son associé au sein de cette société était l’ancien représentant du FMI au Congo, Yaya Moussa. Le FMI a accordé au Congo un allègement de la dette de près de 2 milliards de dollars en 2010. Moussa, le représentant résident qui a participé à la négociation du plan de renflouement, a quitté son poste peu de temps avant que les fonds de sauvetage ne soient accordés et a créé la même année une compagnie pétrolière basée au Delaware et dénommée Kontinent. Moussa a depuis lors obtenu des parts de licences d’exploitation de champs offshore riches en pétrole, détenues par sa société Kontinent Congo, dont il est le copropriétaire avec Veiga. Dès 2015, Veiga détenait 49 pour cent de Kontinent Congo. La nouvelle arrive au moment où le FMI envisage un second sauvetage en huit ans pour le Congo, dont les réserves publiques ont été vidées par une combinaison de facteurs toxiques tels que la baisse du cours du pétrole et le fait que la famille du président soit soupçonnée de corruption, blanchiment d’argent et détournement de fonds. Le « magicien portugais » du président congolais Veiga, ancien directeur du club de football Benfica qui porterait le surnom de « magicien portugais » du président congolais Denis Sassou Nguesso, a été arrêté début 2016 dans le cadre d’une enquête portugaise portant sur le blanchiment d’argent, la fraude fiscale, le trafic d’influence et la corruption internationale au Congo. Selon les enquêteurs, Veiga aurait reçu d’importants versements de la part de sociétés cherchant à investir au Congo, qu’il aurait ensuite partagés avec des membres des autorités congolaises par le biais d’une structure offshore complexe et opaque. Veiga a passé trois mois en prison et deux mois en résidence surveillée, mais a été depuis remis en liberté. L’enquête est en cours. Total et Eni en affaires avec un intermédiaire douteux Total et Eni détenaient toutes les deux des licences d’exploitation de champs pétroliers dont une part a été concédée à Kontinent Congo dans le cadre d’un processus de renouvellement à la mi-2015. Ces licences devaient être ratifiées par le parlement congolais après le renouvellement et l’ajout de Kontinent Congo comme partenaire. Cependant, les deux sociétés ont renoncé aux licences en question à la fin de l’année 2016, avant l’approbation parlementaire et 10 mois après l’arrestation de Veiga. La volonté apparente de Total et d’Eni de faire des affaires avec Veiga jette un doute considérable sur la qualité de leurs processus de vérification préalable et de leurs stratégies de réduction des risques. Elles auraient déjà dû être informées des informations négatives parues dans la presse à son sujet : depuis 2014, les médias portugais ont signalé les liens suspects de Veiga avec la famille du président congolais. Total a admis auprès de Global Witness que la situation de Veiga et Moussa, propriétaires de Kontinent Congo, avait été identifiée par la société comme susceptible de soulever d’éventuels problèmes de conformité. La compagnie a déclaré que, pour y remédier, elle avait prévu de mettre en place « des dispositions visant à atténuer le risque que toute personne en relation avec des fonctionnaires publics soit en mesure d’influencer indûment les opérations réalisées dans le cadre de la Convention d’exploitation conjointe ». Total était donc consciente des risques potentiels liés à un accord de partenariat avec Veiga et Moussa, mais a toutefois estimé que cela ne posait pas de problème. La société a également fait remarquer qu’elle exerçait ses activités en vertu d’un accord de poursuite différée conclu avec le ministère de la Justice des États-Unis au cours de cette période. Total a indiqué que le ministère en question avait exprimé ses préoccupations quant à l’offre de participation faite par certains partenaires locaux. Bien que la société n’ait nommé aucune entreprise, Global Witness estime que ces préoccupations devaient vraisemblablement inclure Kontinent Congo et ses propriétaires à l’époque. « Il est clair qu’il n’y pas que Global Witness qui s’inquiète de la suspicion pesant sur Veiga et Moussa ; Total, proposée comme partenaire dans cette affaire, a également identifié des problèmes avec ces deux hommes », a déclaré Mariana Abreu, Chargée de Campagne de l’ONG Global Witness. « Le fait que le ministère de la justice des États-Unis ait également exprimé des inquiétudes montre à quel point Kontinent Congo s’annonçait comme un partenaire à risque, mais il semblerait que Total et Eni étaient toutes les deux disposées à conclure un marché avec la société en 2015. La direction de ces grandes compagnies pétrolières devrait examiner avec minutie le processus de prise de décision concernant ces licences. » Total et Eni ont peut-être renoncé à certaines licences détenues avec Kontinent, mais toujours est-il qu’Eni est encore propriétaire d’un champ pétrolifère, Loango II, dans lequel Kontinent détient 5 pour cent des parts. Eni est actuellement en instance de procès dans l’une des affaires de corruption les plus importantes de l’histoire pour un accord pétrolier distinct au Nigeria, et ses bureaux ont été perquisitionnés en avril de cette année dans le cadre d’une enquête sur ses activités au Congo. Contrairement à Total, Eni a déclaré lors de son AGA 2017 qu’elle avait effectué une vérification préalable approfondie concernant ses partenaires et n’avait trouvé aucun élément susceptible d’éveiller des craintes au sujet de Moussa ou Veiga, ajoutant que les rumeurs selon lesquelles ils agissaient en tant que représentants de la famille du président congolais étaient « sans fondement ». « C’est tout simplement le dernier exemple en date des risques considérables qu’Eni a toujours pris en affaires », a déclaré Abreu. «

Pétrole : Eni démarre la production sur le champ pétrolier Nené Marine

Pétrole : Eni démarre la production sur le champ pétrolier Nené Marine

Eni a démarré la production de pétrole du champ Nené Marine. Le groupe pétrolier italien l’a annoncé récemment dans un communiqué repris par l’Agence Ecofin. « Le groupe italien Eni a annoncé, le 5 janvier, avoir démarré la production sur le champ pétrolier Nené Marine, dans l’offshore du Congo, juste huit mois après l’obtention du permis de production et seize mois après la découverte du gisement de ce champ aux ressources de 1,5 milliard de barils équivalent pétrole », rapporte Ecofin. Selon le major pétro-gazier italien, qui détient à 65% le bloc Marine XII avec les partenaires de joint-venture New Age (25%) et la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) à 10%, le niveau de production de la première phase est à 7500 boe par jour sur le champ pétrolier Nené Marine, à une profondeur d’eau de 28 m, sur le bloc Marine XII situé à 17 km des côtes du Congo, poursuit Ecofin. Cependant, précise-t-on, la mise en valeur complète du champ se fera à plusieurs étapes et comprendra l’installation des plateformes de production et le forage de plus de 30 puits avec un plateau de plus de 140 000 boe par jour, apprend-on du major pétro-gazier italien. Patricia Engali