Égypte : la Banque africaine de développement, British International Investment et la BERD soutiennent un projet pionnier dans l’énergie solaire et le stockage par batterie avec un prêt de 479,1 millions de dollars

La Banque africaine de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et British International Investment (BII), l’institution de financement du développement et investisseur d’impact du Royaume-Uni, accordent un financement de 479,1 millions de dollars à Obelisk Solar Power SAE, un véhicule ad hoc enregistré en Égypte et détenu par Scatec ASA. Ce financement soutiendra le développement d’une centrale solaire photovoltaïque (PV) d’un gigawatt (GW) équipée d’un système de stockage d’énergie par batterie (BESS) de 200 MWh dans la région de Nagaa Hammadi, en Égypte. Le financement du Groupe de la Banque africaine de développement, d’un montant de 184,1 millions de dollars, comprend 125,5 millions de dollars de prêts commerciaux, ainsi qu’un financement concessionnel provenant de deux fonds spéciaux gérés par le Groupe de la Banque, le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) à hauteur de 20 millions de dollars, et le Fonds climatique Canada-Banque africaine de développement, un partenariat entre la Banque africaine de développement et le gouvernement du Canada, à hauteur de 18,6 millions de dollars. Un montant supplémentaire de 20 millions de dollars sera canalisé par le Fonds pour les technologies propres des Fonds d’investissement climatiques, par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement. Le Conseil d’administration de la Banque a approuvé le financement le 11 juin 2025. La BERD fournira un financement pouvant atteindre 173,5 millions de dollars, dont 101,9 millions de dollars bénéficieront d’une garantie de couverture des premières pertes du Fonds européen pour le développement durable (FEDD+) pendant les 18 premières années, en plus d’un don de 6,5 millions de dollars provenant du Fonds spécial des actionnaires de la BERD. Le financement de la BII comprend un prêt concessionnel de 100 millions de dollars et un don remboursable de 15 millions de dollars qui contribue à réduire le coût global du volet BESS du projet, le rendant ainsi plus viable et abordable financièrement, tout en attirant la participation du secteur privé et en créant des modèles pour de futurs investissements. Le financement de la BII est soumis à des conditions de décaissement. Le financement mixte du projet, d’un montant de 475,6 millions de dollars, correspond à environ 80 % du total des dépenses d’investissement estimées à 590 millions de dollars. La centrale électrique intégrée sera développée par Scatec, fournisseur leader de solutions d’énergie renouvelable, et construite en deux phases. La première phase, d’une capacité de 561 MW d’énergie solaire et de 100 MW/200 MWh de stockage par batterie, devrait être opérationnelle au premier semestre 2026. La seconde phase, d’une capacité de 564 MW d’énergie solaire, devrait être opérationnelle au second semestre 2026. L’énergie sera vendue dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité (CAE) de 25 ans, libellé en dollars américains, avec la Compagnie égyptienne de transport d’électricité, assorti d’une garantie souveraine. Une fois achevé, ce projet sera le premier projet intégré d’énergie solaire photovoltaïque et de stockage par batterie de cette envergure en Égypte, ce qui représente une étape importante dans la transition énergétique du pays. L’Égypte vise à atteindre 42 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030. La centrale solaire devrait produire environ 3 000 GWh par an d’électricité renouvelable supplémentaire, ce qui améliorera la stabilité du réseau et permettra de gérer les pics de demande. Elle permettra également de réduire jusqu’à 1,4 million de tonnes par an les émissions de dioxyde de carbone. Cette installation favorisera la diversification du mix énergétique de l’Égypte et accroîtra la part des énergies renouvelables, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la réalisation des objectifs de décarbonisation du pays. Pour la ministre égyptienne de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, Mme Rania A. Al-Mashat, « le projet Obelisk Solar Power marque une étape importante dans la transition de l’Égypte vers une énergie propre, non seulement en tant que première installation intégrée d’énergie solaire et de stockage par batterie, mais aussi en tant que modèle de financement innovant grâce à des partenariats multilatéraux efficaces. Il reflète nos efforts continus pour développer les énergies renouvelables, renforcer la résilience du réseau et faire progresser la mise en œuvre de la plateforme nationale égyptienne Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie (NWFE), faisant ainsi progresser nos ambitions climatiques et créant de nouvelles opportunités pour l’engagement du secteur privé et le développement durable. » « Ce projet illustre l’ampleur du potentiel des énergies renouvelables en Afrique et démontre comment des partenariats solides et des solutions innovantes peuvent faire progresser la transition énergétique et favoriser un développement économique durable », a souligné Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement. « Il présente un fort potentiel de démonstration et de reproduction pour des initiatives similaires à travers le continent. » Selon Iain Macaulay, directeur à la BII et responsable du financement de projets en Afrique et au Pakistan, « cet accord souligne l’engagement de la BII en faveur de solutions énergétiques innovantes et durables. L’intégration du stockage par batterie à l’énergie solaire photovoltaïque change la donne pour le secteur énergétique égyptien, en fournissant une énergie renouvelable fiable et répartissable, tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles. Ce projet répond non seulement aux besoins énergétiques actuels de l’Égypte, mais il crée également un précédent pour de futurs projets d’énergie renouvelable hybride répartissable dans la région. » « Nous sommes ravis de travailler avec nos partenaires de longue date, SCATEC, la Banque africaine de développement et la BII, pour soutenir ce projet transformateur, qui fait passer la transition énergétique de l’Égypte à un niveau supérieur en exploitant l’énergie solaire non seulement pendant la journée, mais aussi pendant la nuit, grâce à la combinaison de l’énergie solaire et du stockage par batterie. Il répond à la demande croissante d’électricité et réduit la nécessité d’importer des combustibles fossiles coûteux. Le projet contribue aux objectifs du programme phare égyptien “Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie”, lancé lors de la COP27 à Charm el Cheikh, et pour lequel la BERD est le principal partenaire
ATIDI s’associe à AMEA Power pour la réalisation du Projet d’énergie solaire de 20 MW d’Ituka West Nile Uganda Limited

OUGANDA. ATIDI, l’assureur multilatéral panafricain, a annoncé la couverture du projet d’énergie solaire Ituka West Nile Uganda Ltd., d’une capacité de 20 MW, développé par AMEA Power, un producteur d’électricité indépendant (IPP) basé à Dubaï. ATIDI soutient le Projet à travers sa Facilité régionale de soutien à la liquidité (RLSF) en fournissant des garanties de paiement au profit du projet pour le compte de la Compagnie nationale d’électricité ougandaise, Uganda Electricity Transmission Company Limited (UETCL). Ce partenariat a été annoncé lors d’une cérémonie de signature en marge de la 28e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28) à Dubaï. Il met exergue l’engagement d’ATIDI en faveur de l’atténuation des risques et de la résilience des projets dans le secteur dynamique des énergies durables. La police de la RLSF, qui sera en place pour une durée initiale de 15 ans, couvrira jusqu’à six mois de revenus pour l’IPP. L’électricité produite par la centrale sera vendue à l’UETCL dans le cadre d’un accord d’achat d’électricité (AAE) d’une durée de 20 ans. Une fois réalisé, le projet sera raccordé au réseau national par une nouvelle ligne à haute tension gérée par l’UETCL. La RLSF est une facilité de liquidité qu’ATIDI fournit aux IPP d’énergie renouvelable qui vendent l’électricité produite par leurs projets à des compagnies d’électricité publiques d’États membres de l’organisation et qui ont signé le Protocole d’accord de la RLSF. Il protège, notamment, les projets d’énergie renouvelable de petite et moyenne envergure contre le risque de retard de paiement des acheteurs publics. Initiative conjointe d’ATIDI, de la KfW Development Bank et de l’Agence norvégienne de coopération au développement (Norad), la RLSF a été créée pour contribuer à la lutte contre le changement climatique et attirer les investissements en soutenant les projets d’énergie renouvelable dans les États membres d’ATIDI. Le projet d’énergie solaire Ituka West Nile Uganda Ltd. est le premier projet considéré pour une couverture via la RLSF dans le cadre de la phase 2 de l’Initiative. La phase 1, qui a impliqué l’émission d’une lettre de crédit standby par une banque commerciale dans le cadre de la structure du produit, a été couronnée de succès. Elle a, en effet, permis l’aboutissement de cinq projets d’énergie renouvelable au Burundi, au Malawi et en Ouganda. Le projet sur fleuve de Nyamwamba II, d’une capacité de 7,8 MW, seul projet opérationnel ayant bénéficié du soutien de la RLSF en Ouganda, fonctionne toujours bien, ne connaissant aucun retard de paiement de la part de l’UETCL. L’Ouganda a réalisé des progrès dans l’accroissement du taux d’accès à l’électricité, avec des augmentations annuelles de 3 % entre 2010 et 2020. Ce taux se situe actuellement à 42 %, une amélioration notable par rapport à 2010, lorsqu’il n’était que de 12 %. La capacité nationale installée s’élève à 1 346 MW dont la majeure partie provient de projets hydroélectriques, un facteur qui rend le pays vulnérable aux effets négatifs du changement climatique en cas de sécheresse prolongée et marquée par une faible production d’électricité. Manuel Moses, Directeur général d’ATIDI: « Je remercie AMEA Power de jouer un rôle de catalyseur pour l’indépendance énergétique de l’Ouganda. Chez ATIDI, nous sommes convaincus de la nécessité de favoriser le développement durable et l’une des voies essentielles pour y parvenir consiste à soutenir les producteurs indépendants d’électricité qui favorisent la diversification du mix énergétique de l’Afrique. Ces dernières années, l’Ouganda a accompli des progrès remarquables dans son secteur énergétique et nous sommes fiers de jouer un rôle dans cette évolution. Notre récente collaboration avec les producteurs indépendants d’électricité en Ouganda ne se limite pas simplement à la production d’électricité, elle vise à autonomiser les communautés, à stimuler la croissance économique et à promouvoir un avenir durable ». Aqueel Bohra, Directeur principal – Développement de projets, AMEA Power: « L’investissement dans les énergies renouvelables en Ouganda s’inscrit dans le cadre de notre engagement à fournir une énergie durable à tous. Nous remercions ATIDI pour son soutien, qui est essentiel à la réussite du Projet. Notre projet solaire contribuera non seulement à fournir de l’énergie essentielle aux foyers et aux industries, mais aussi à stimuler la croissance économique, à créer des emplois et à préserver l’environnement ».
La NBA Africa et ADS Group dévoilent un terrain de basketball rénové et alimenté par l’énergie solaire en République démocratique du Congo

La NBA Africa et le Groupe Africa Development Solutions (ADS), une entreprise multinationale qui conçoit et met en œuvre des solutions créatives et innovantes pour les entreprises africaines, ont dévoilé aujourd’hui un terrain de basketball rénové et alimenté par l’énergie solaire à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Le terrain, situé à Limete 7eme à Kinshasa, est équipé d’un système d’éclairage alimenté par l’énergie solaire de Solektra d’ADS, ce qui permettra à des milliers de joueurs de Kinshasa et des communautés environnantes de jouer jusqu’au bout de la nuit. Didier Mbenga, champion de la NBA à deux reprises et natif de Kinshasa, participe à la cérémonie de lancement Le terrain a été dévoilé lors d’une cérémonie en présence du ministre congolais de la Jeunesse et des Sports, François Kabulo Mwana Kabulo ; du PDG de la NBA Africa, Victor Williams ; du fondateur et PDG de ADS, Samba Bathily ; de la maire de Limete, Nathalie Alamba Liwoza Feza ; et de Didier Mbenga, champion de la NBA à deux reprises (RDC). Pour célébrer le nouveau terrain, la NBA Africa et ADS ont organisé un tournoi Jr. NBA pour plus de 200 jeunes sur le terrain le dimanche 2 juillet et le lundi 3 juillet. « Kinshasa est une ville qui possède une riche tradition de basketball, car certains des plus grands joueurs de la NBA originaires d’Afrique, dont Dikembe Mutombo, Didier Mbenga, Serge Ibaka et Bismack Biyombo, ont commencé leur parcours de basketball ici même à Limete 7eme », a déclaré Williams.« ADS partage notre vision de rendre ce jeu plus accessible à travers l’Afrique, et la rénovation de ce terrain, alimenté par l’énergie solaire, dans un lieu emblématique, offrira aux jeunes des communautés environnantes un espace sécurisé pour jouer à n’importe quel moment de la journée. » « La collaboration du Groupe ADS avec la NBA Africa est un témoignage de notre engagement de longue date envers le développement de la jeunesse et du sport sur le continent, après plusieurs autres initiatives en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale », a déclaré Bathily. « Notre dévouement à l’autonomisation des communautés africaines et à la promotion du changement positif fait partie intégrante de notre mission depuis la création de ADS. Nous croyons fermement qu’investir dans la jeunesse de la RDC, c’est investir dans un avenir meilleur pour le pays. En dévoilant ce terrain de basketball alimenté par l’énergie solaire à Kinshasa, nous visons à offrir un espace sûr et inclusif aux jeunes pour qu’ils puissent poursuivre leur passion pour le basketball, développer leurs compétences et libérer leur plein potentiel. » « C’est ici que tout a commencé pour moi, et je suis ravi que ce terrain rénové offre plus d’opportunités aux jeunes Congolais d’apprendre et de jouer au jeu comme je l’ai fait », a déclaré Mbenga. « J’espère qu’ils profiteront pleinement de ce nouvel espace magnifique et continueront à se développer en tant que joueurs et leaders dans leurs communautés. » Le Groupe ADS reste dédié à l’utilisation de solutions innovantes pour stimuler le développement durable dans les nations africaines, et sa collaboration avec la NBA Africa souligne son engagement à autonomiser la jeunesse, à promouvoir l’esprit sportif et à encourager le talent en RDC. Mbenga est un champion de la NBA à deux reprises avec les Los Angeles Lakers (2009-2010). Originaire de Kinshasa, il a joué pour les Dallas Mavericks (2004-07), les Golden State Warriors (2007-08), les Lakers (2008-10) et les New Orleans Pelicans (2010-11) au cours de sa carrière NBA de sept ans. La Jr. NBA est le programme mondial de basketball de la ligue pour les garçons et les filles, qui enseigne les compétences fondamentales et les valeurs essentielles du jeu : le travail d’équipe, le respect, la détermination et la communauté. La Jr. NBA se concentre sur l’amélioration de l’expérience du basketball des jeunes au niveau de la base, pour les joueurs, les entraîneurs et les parents. Au cours de la saison 2021-22, la Jr. NBA a touché 41,4 millions de jeunes dans 160 pays grâce à un réseau d’organisations de basketball affiliées, ainsi qu’à des événements et des cliniques en personne et en ligne. Les programmes de la Jr. NBA ont directement touché des dizaines de milliers de garçons et de filles dans 16 pays africains. 35°Nord
Le Programme Task (Corée-Maroc) offre un accompagnement technique crucial pour les entreprises marocaines de l’énergie solaire

Le Maroc dispose de conditions géographiques optimales pour l’implémentation de projets à base d’énergie renouvelable, en particulier dans le solaire photovoltaïque. Le royaume oriente également ses préoccupations dans le développement des technologies propres pour répondre à de nombreux défis, tels la mise en œuvre de la politique du mix énergétique en augmentant la capacité renouvelable pour atteindre 52% du total d’ici 2030, la production d’un kilowattheure vert compétitif et surtout l’accompagnement des industriels et exportateurs marocains suite à la mise en place d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. L’innovation est un vecteur clé pour la réponse à ces défis. Dans ce contexte, le programme TASK Corée-Maroc (Technology Advice and Solutions from Korea), pour le secteur de l’énergie solaire constitue une grande opportunité pour l’industrie du photovoltaïque dans notre pays. Un MoU a été signé en ce sens en 2018 entre l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN), le Korean Testing Certification Institute (KTC) et le Korea Electronics Technology Institute (KETI). Ce partenariat vise à partager les connaissances et les expériences et à favoriser la coopération en matière de R&D et innovation entre ces institutions. Il s’articule autour d’un programme d’assistance technique fourni par des experts coréens pour l’amélioration technique et opérationnelle des acteurs marocains dans le domaine du solaire photovoltaïque (PV). Ce programme d’accompagnement a qualifié une vingtaine de sociétés agissant dans le secteur du PV et souhaitant innover dans ce domaine. Dans la continuité du programme TASK, une délégation de seize représentants d’institutions et d’entreprises du secteur solaire marocain s’est récemment rendue en Corée dans le cadre du « KOREA-MOROCCO Solar Energy Industrial Tour ». L’objectif de cette initiative était de renforcer les liens entre les deux pays, tout en explorant les dernières technologies en matière d’énergie renouvelable, créant ainsi des liens entre les écosystèmes d’innovation verts dans les deux pays. Pendant six jours, les représentants des Ministères de la Transition Énergétique et du Développement Durable ; de l’Industrie et du Commerce ; de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation ; de l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN); Green Energy Park ; Gi3 ; Jet Energy ; Almaden Genomics ; AMEA Power ; Energy Handle ; YOMAR ; Voltalia ; GPM Investments ont visité des entreprises et des institutions clés du secteur solaire coréen. La délégation a notamment eu l’occasion de visiter le « Korea Testing Certification Institute » et a ainsi assisté à des séminaires et conférences sur les dernières technologies en matière de R&D et d’innovation dans le domaine des énergies solaire et technologies propres. Ces échanges et rencontres permettent de créer des liens entre les écosystèmes d’innovation coréen et marocain, pour déboucher sur des opportunités de collaboration. Les représentants ont eu également l’opportunité de participer à l’International Green Energy Expo & Conference 2023 à Daegu, offrant ainsi une occasion unique de rencontrer des experts de l’industrie solaire du monde entier, de découvrir les dernières innovations et tendances en matière d’énergie renouvelable, et d’explorer des opportunités de partenariat potentielles. Au cours de cette visite, la délégation a eu l’honneur d’être reçue par Son Excellence l’Ambassadeur du Royaume du Maroc en Corée, M. Chafik RACHADI. Durant cette réception, l’ensemble des participants ont salué le positionnement avant-gardiste du Maroc pour la protection du climat grâce à la vision éclairée de de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, et ont notamment mis en avant l’engagement et le développement des énergies renouvelables et des technologies propres ainsi que le soutien de l’innovation dans ce secteur. Cette initiative a permis de renforcer les liens entre le Maroc et la République de Corée, deux pays engagés dans la transition énergétique et le développement durable, mais aussi de favoriser la coopération et l’échange de connaissances dans le domaine de l’énergie renouvelable et du développement durable, dans le cadre d’un partenariat stratégique entre les deux pays. Cette coopération bilatérale est un pas de plus vers la réalisation d’une transition énergétique mondiale basée sur des sources d’énergie renouvelables et durables et des écosystèmes d’innovation forts.
Rapport: Le secteur de l’énergie solaire hors réseau représente un marché annuel de 1,75 milliard de dollars

Les systèmes solaires hors réseau, qui fournissent de l’électricité et d’autres services énergétiques à 420 millions d’usagers, représentent désormais un marché annuel de 1,75 milliard de dollars engagé, selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale et de l’Association mondiale du secteur de l’énergie hors réseau (GOGLA), dans une trajectoire de croissance durable. Intitulé 2020 Off-Grid Solar Market Trends, ce rapport rend compte des énormes progrès du secteur au cours de la dernière décennie. Depuis 2017, les recettes sont en hausse constante, progressant de 30 % par an. À ce jour, plus de 180 millions de systèmes solaires hors réseau ont été vendus dans le monde, sachant que les investissements ont progressé de 1,5 milliard de dollars depuis 2012. Alors que 840 millions d’individus dans le monde restent privés d’accès à l’électricité, l’essor de cette filière est un enjeu vital pour la réalisation du septième objectif de développement durable, qui prévoit de garantir d’ici 2030 l’accès de tous à des services énergétiques fiables, modernes et à un coût abordable. « Le secteur de l’énergie solaire hors réseau joue un rôle clé dans l’universalisation de l’accès à l’électricité », souligne Riccardo Puliti, directeur principal du pôle Énergie et industries extractives et directeur Infrastructures de la région Afrique à la Banque mondiale. « Nous intensifions notre aide à nos pays clients pour les aider à exploiter ce potentiel à travers des solutions novatrices et financièrement tenables », ajoute-t-il. Le rapport estime le besoin supplémentaire de financement à 11 milliards de dollars et insiste en particulier sur l’accélération nécessaire du rythme de croissance, à 13 % par an, avec en parallèle la mobilisation de 7,7 milliards de dollars d’investissements extérieurs en faveur des entreprises et jusqu’à 3,4 milliards de dollars de fonds publics afin d’améliorer l’accessibilité de ces dispositifs. « La seule solution efficace pour atteindre l’objectif d’un accès universel à l’horizon 2030 consiste à solliciter en masse des financements commerciaux », insiste Paulo de Bolle, directeur principal du Global Financial Institutions Group de la Société financière internationale (IFC). « Nous avons hâte de travailler avec nos banques partenaires locales sur les marchés hors réseau plus matures, où des emprunts commerciaux pourront tirer la croissance de la filière. » Avec la saturation croissante des marchés matures, les entreprises tendent à s’aventurer sur de nouveaux segments encore mal desservis. Et les consommateurs étant toujours plus friands d’appareils ménagers et de systèmes de sauvegarde, ces acteurs misent également sur la commercialisation de systèmes solaires domestiques, qui offrent des marges supérieures. « Le rapport confirme à nouveau l’impact du solaire hors réseau et met en évidence les incroyables opportunités qui s’offrent à nous », se réjouit Koen Peters, directeur exécutif de la GOGLA. « Il fait un point détaillé sur la situation actuelle et sur la trajectoire que nous devons emprunter. » Le résumé de ce rapport phare biennal a été dévoilé aujourd’hui lors du forum et de l’exposition consacrés aux énergies solaires hors réseau, le Global Off-Grid Solar Forum and Expo. La version complète sera disponible en mars 2020. BM
Togo: six pays africains se mobilisent pour plus d’investissements en énergie solaire

Le Bénin, le Burkina Faso, le Gabon, le Mali, le Niger et le Togo viennent de lancer à Lomé, une initiative mondiale afin de mobiliser des investissements pour le compte de l’Alliance Solaire Internationale (ASI). Directement portée par les chefs d’Etat, l’initiative « qui prend la forme d’un protocole international », selon le président togolais Faure Gnassingbé, est « ouverte à tous les pays membres de l’ASI qui le souhaitent », rapportent jeudi des médias locaux. L’initiative entre dans le cadre de l’ »Affordable Finance at Scale », un programme qui a pour objectif de faciliter les investissements dans le solaire. Elle se veut également une réponse directe aux priorités fixées lors du sommet de New Delhi en 2018. Selon un communiqué officiel, l’initiative qu’ont lancé ces 6 pays, a été finalisée lors d’une réunion dans la capitale togolaise les 23 et 24 août entre les conseillers des Chefs d’Etat. « Nous avons initié la mise en place, pour les projets de valorisation de l’énergie solaire, d’un cadre réglementaire et contractuel collectif optimal », a indiqué le Chef de l’Etat togolais. « C’est le levier indispensable si nous voulons agréger à grande échelle, la demande de financement pour les projets dont nos populations ont besoin, obtenir la mise en place d’outils de garantie adaptés et une diminution massive des coûts de financements », a-t-il souligné. Les pays partenaires se retrouveront pour une deuxième session de travail en fin septembre. L’Alliance Solaire Internationale a été lancée à l’occasion de la COP 21 par l’Inde et la France. Elle a pour objectif de rassembler les 121 pays de la zone intertropicale, forts de leur potentiel solaire, afin d’impacter massivement le déploiement de l’énergie solaire. MAP