Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Union du Maghreb Arabe renforcent leur partenariat pour accélérer l’intégration régionale et l’emploi des jeunes

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Union du Maghreb Arabe renforcent leur partenariat pour accélérer l’intégration régionale et l’emploi des jeunes

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Union du Maghreb Arabe (UMA) ont tenu le 15 décembre 2025, à Tunis, la première réunion de leur Comité de pilotage conjoint afin de renforcer l’intégration régionale, stimuler l’emploi des jeunes et accroître l’impact des investissements au Maghreb. Cette réunion de haut niveau, marque une nouvelle étape dans le partenariat stratégique entre la Banque et l’Union, fondée sur une vision commune de l’intégration régionale comme levier essentiel de transformation économique, sociale et humaine dans les pays du Maghreb. Elle s’inscrit dans le cadre de l’accord de coopération signé en 2000 et renouvelé par une feuille de route triennale ambitieuse (2026–2029). Les échanges entre les différentes parties ont porté sur les réalités économiques régionales, les perspectives d’intégration dans un contexte mondial marqué par des chocs multiples, ainsi que sur les priorités opérationnelles à fort impact régional. Les participants ont également examiné le portefeuille régional de la Banque en Afrique du Nord, les enseignements tirés de la mise en œuvre du Document de stratégie d’intégration régionale (2020–2026) et les orientations du futur cadre stratégique. « L’intégration régionale est au cœur du mandat de la Banque africaine de développement depuis sa création. À travers ce partenariat avec l’UMA, nous renforçons notre engagement à soutenir des projets structurants capables de transformer durablement les économies du Maghreb de manière inclusive et au bénéfice des populations », a déclaré Malinne Blomberg, directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord du Groupe de la Banque. La directrice du Bureau de coordination de l’intégration régionale de la Banque, Joy Kategekwa, a rappelé : « La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) offre à l’Afrique du Nord une fenêtre d’opportunité pour s’intégrer davantage avec le reste du continent. Le dialogue renouvelé entre nos deux institutions et la coopération dynamique qui en découle permettront, avec l’appui actif du secteur privé qui a un rôle prépondérant à jouer, de faire progresser l’Agenda de l’intégration régionale du Maghreb comme jamais auparavant. » Au cours de la réunion, une attention particulière a également été accordée à l’insertion professionnelle et à l’emploi des jeunes et des femmes, considérés comme une priorité stratégique pour la stabilité et la prospérité de la région. Les discussions ont mis en lumière le potentiel encore largement inexploité du commerce intra-maghrébin, qui demeure parmi les plus faibles au monde, ainsi que le rôle central du secteur privé dans la création de chaînes de valeur régionales, la promotion de la ZLECAf et la diversification économique. Des pistes concrètes ont été identifiées dans les domaines des infrastructures régionales, de la connectivité énergétique et numérique, de la sécurité alimentaire et du développement des statistiques régionales. « Face aux défis économiques, climatiques et géopolitiques, le partenariat entre l’UMA et la Banque africaine de développement constitue un levier essentiel pour relancer la dynamique d’intégration régionale et renforcer la résilience de nos économies », a souligné Amina Selmane, directrice de l’Union du Maghreb Arabe. À travers cette initiative, la Banque africaine de développement réaffirme son engagement à accompagner l’UMA et ses États membres dans la construction d’un Maghreb plus intégré, plus inclusif et tourné vers une croissance durable, conformément à ses priorités stratégiques et aux objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.  À propos de l’UMA : L’Union du Maghreb Arabe (UMA) est une organisation économique et politique formée par les cinq pays du Maghreb — à savoir l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Tunisie, ainsi que la Mauritanie — et dont le siège du secrétariat général est situé au Maroc, à Rabat. Fondée en février 1989, son objectif est de créer des rapports de fraternité entre les états membres et faciliter la libre circulation des biens et des personnes. Banque africaine de développement

Politique de développement en Guinée : Quand le CNRD prend à bras-le-corps l’emploi des jeunes

Politique de développement en Guinée : Quand le CNRD prend à bras-le-corps l’emploi des jeunes

En faisant de l’emploi des jeunes son cheval de bataille, l’Agence guinéenne d’exécution des travaux d’intérêt public pour l’emploi (AGETIPE) s’inscrit dans la dynamique et la vision du Comité national du du rassemblement et du développement (CNRD). C’est dans ce cadre que l’Agence a lancé dernièrement une série de programmes de renforcement de capacité des PME. Ainsi, conformément à son plan d’action 2022, un projet d’accompagnement pour 450 PME est en cours d’exécution dans les régions de la Guinée, à savoir : Mamou-Kankan-Nzérékoré, Faranah, Labé, Kindia, Boké. La clôture est prévue à Conakry. Des jeunes porteurs de projets qui, à n’en pas douter, contribueront au développement du pays mais aussi serviront de modèle ou de référence pour les futurs cadres encore sur les bancs d’université ou dans des établissements de formation professionnelle. Parallèlement, l’Agence a entrepris l’aménagement d’espaces devant servir du renforcement des capacités des PME. Actuellement, l’AGETIPE travaille sur trois principaux programmes dont le premier est consacré au pavage des rues. Cela concerne 7 Espaces publics à aménager, soit 30.000 m2.  21 Communes sont bénéficiaires dans 7 Régions Administratives. Les travaux porteront sur 67 Rues à paver, soit 31,578 km. D’ailleurs, des contrats de travaux sont déjà signés pour la Commune de Kouroussa tandis que les DAO pour 5 Communes sont en cours d’approbation et pour 15 autres Communes sont en cours d’études Pour ce qui est du Programme d’appui à la promotion de l’emploi des jeunes, il est consacré au projet de sécurisation des écoles, la construction des latrines et adduction en eau. Au total, ce sont 4 Communes qui sont bénéficiaires dans 5 Régions Administratives. 31 écoles sont déjà identifiées et 14 Communes en cours d’études. Quant au Programme national de développement des incubateurs d’entreprises agro-sylvo-pastorales et halieutiques (pisciculture) en Guinée, il s’agit de la construction de 4 Incubateurs, soit 1 incubateur par Région Naturelle. Efficacité et proximité Selon les responsables de l’Agence, l’idée est de permettre aux entreprises de jeunes d’acquérir des notions sur l’application de haute intensité de main d’œuvre (HIMO) en vue de leur permettre de faire une utilisation rationnelle des matériaux dans la réalisation des travaux publics. Il ne pouvait en être autrement quand on sait que l’AGETIPE s’inscrit en droite ligne aux objectifs clés de la transition, notamment l’encadrement et l’insertion des jeunes et en harmonie avec l’objectif pour le développement durable (ODD). Sans oublier que l’Agence est un établissement public à caractère administratif placée sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports. Il faut rappeler que le CNRD multiplie les initiatives en faveur des jeunes depuis son accession au pouvoir en Guinée. D’ailleurs, les partenaires au développement de ce pays entendent accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Dans ce cette optique, le gouvernement guinéen a signé dernièrement un accord de financement d’une valeur de 26,5 millions d’euros (environ 233,3 milliards de francs guinéens) avec l’Union Européenne (UE). Ce financement permettra la formation des jeunes au cours des cinq prochaines années (2023-2028) dans les domaines de l’économie verte et bleue, l’agroécologie, l’énergie propre, l’assainissement, la santé, l’eau et le numérique. Les fonds seront mobilisés par l’UE auprès de l’Agence française de développement (AFD), l’Agence de développement belge (Enabel) et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), l’agence de coopération internationale allemande pour le développement. Wolondouka SIDIBE/Syndication l’Opinion

La Mauritanie et la Banque africaine de développement signent deux accords de don de plus de huit millions de dollars pour l’investissement, l’emploi des jeunes et la gouvernance

La Mauritanie et la Banque africaine de développement signent deux accords de don de plus de huit millions de dollars pour l’investissement, l’emploi des jeunes et la gouvernance

Le directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, et le ministre mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs, Ousmane Mamoudou Kane, ont signé, lundi à Nouakchott, deux accords de don de plus de huit millions de dollars américains pour promouvoir l’emploi des jeunes et la gouvernance. L’appui de la Banque africaine de développement va permettre de mettre en oeuvre le Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion socio-économique des jeunes vulnérables et le Projet d’appui à la gouvernance économique et à la gestion des investissements. Les deux accords de financement ont été signés au ministère des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs à Nouakchott, en présence de Malinne Blomberg, directrice générale adjointe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord et responsable-pays pour la Mauritanie. Le premier don de quatre millions de dollars américains permettra d’améliorer l’insertion professionnelle de plus de 5 000 jeunes grâce à de nombreux services de conseil et d’orientation. Il offrira à 850 autres des formations qualifiantes et placera 450 jeunes en apprentissage en garantissant une proportion de 30 à 50% de femmes dans le total des bénéficiaires. En outre, 700 jeunes entrepreneurs bénéficieront des opportunités générées par les chaînes de valeur dans differents secteurs économiques. Le projet facilitera enfin l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs par le biais de la microfinance. Le second don, de près de 4,3 millions de dollars, a pour objectif d’améliorer l’exécution et le suivi de l’investissement public et d’appuyer les organismes publics et parapublics chargés de la promotion des investissements privés en Mauritanie. Il accompagnera, dans le cadre d’une démarche intégrée, la réforme du code des marchés publics et contribuera à consolider les moyens de la justice transactionnelle. Il vise également à renforcer la sécurité juridique des opérateurs économiques et des particuliers par la délivrance d’un plus grand nombre de titres fonciers grâce à un appui à la direction générale des domaines et du patrimoine de l’État. La gouvernance fiscale sera aussi renforcée par un appui à l’amélioration des systèmes d’information de la direction générale des impôts. « Je voudrais louer le niveau de coopération qui lie notre pays au Groupe de la Banque africaine de développement. Ces deux signatures témoignent d’une coopération fructueuse et multiforme », a déclaré Ousmane Mamoudou Kane, le ministre mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs.  « Ces deux nouvelles opérations se complètent parfaitement pour renforcer la dynamique de l’investissement, créer de nouveaux emplois et offrir de nouvelles perspectives aux jeunes », a souligné Mohamed El Azizi. « Le premier projet permettra de doter en compétences les jeunes sans emploi, non scolarisés et sans formation tout en impulsant une nouvelle dynamique d’entreprenariat. Il est en parfaite synergie avec le second qui contribuera à améliorer le déploiement de l’investissement public, à promouvoir l’investissement privé et à consolider la gouvernance foncière et fiscale. Ces deux opérations renforcent l’excellent partenariat qui lie la Banque africaine de développement à la Mauritanie », a confirmé Malinne Blomberg. La Banque africaine de développement intervient en Mauritanie depuis plus de cinquante ans dans divers secteurs stratégiques de développement, dont l’agriculture, la gouvernance, l’eau et l’assainissement, le secteur minier, le secteur privé, les transports et le social.

L’emploi des jeunes dans l’agriculture à Kigali: les nouvelles technologies et l’entrepreneuriat à la rescousse de l’Afrique

L’emploi des jeunes dans l’agriculture à Kigali: les nouvelles technologies et l’entrepreneuriat à la rescousse de l’Afrique

L’agriculture est un moteur essentiel du développement économique, affirme l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce secteur offre de grandes possibilités pour les jeunes en Afrique, estime l’agence onusienne qui apportera son expertise sur ces sujets lors de la conférence continentale consacrée à l’emploi des jeunes dans l’agriculture prévue les 20 et 21 août courant à Kigali au Rwanda. Placée sous le thème « L’Emploi des jeunes dans l’agriculture comme solution solide pour mettre fin à la faim et à la pauvreté en Afrique: Mobiliser les jeunes grâce aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et à l‘entrepreneuriat », cette importante conférence est coorganisée par l’Union africaine (UA) et le ministère rwandais de l’Agriculture et des Ressources animales et réunira quelque 500 représentants issus de toute l’Afrique. « La conférence vise à favoriser les échanges entre les parties prenantes sur les connaissances et les meilleures pratiques au sujet des interfaces entre l’agriculture, l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat, les innovations dans le domaine des TIC, afin de prioriser les interventions pour aller de l’avant », souligne l’organisation dans un communiqué diffusé sur son site Internet. De par son thème, cette conférence revêt est une grande importance pour le continent dont le secteur agricole regorge d’immenses opportunités en matière d’emplois, notamment pour des millions de jeunes touchés par un chômage devenu endémique. A ce sujet, la FAO assure qu’« exploiter les opportunités offertes par l’entrepreneuriat et les innovations de l’agro-industrie, y compris les innovations dans le domaine des TIC, tout au long des chaînes de valeur, devrait contribuer à améliorer l’image du secteur, augmenter la productivité et les bénéfices produits par les investissements et offrir de nouvelles possibilités d’emploi et par là-même attirer davantage de jeunes ». La conférence de Kigali s’articulera autour de trois principaux axes : « Jeunesse et entrepreneuriat », « Des innovations numériques pour surmonter les contraintes associées aux filières agricoles » et « L’avenir du travail agricole ». En ce qui concerne le premier axe, il portera sur les solutions offertes par les nouvelles opportunités en matière d’entrepreneuriat des jeunes, le long des chaînes de valeur agricole. « Ce thème se penchera sur des exemples stratégiques et financiers de mesures incitatives visant à favoriser les services commerciaux dirigés par les jeunes ou axés sur les jeunes », explique la FAO. Quant au second axe, l’organisation précise qu’il se penchera sur les solutions technologiques qui appuient l’innovation et les technologies de production modernes dans le secteur agricole en lien avec les jeunes; les solutions favorisant la constitution de réseaux mis en place par les jeunes ou axés sur les jeunes, renseigne le communiqué de l’agence. S’agissant du troisième axe, la même source relève que la conférence s’achèvera par une discussion sur le cadre et la feuille de route qui transformera «le travail agricole pour la jeunesse en Afrique». C’est ainsi que la FAO souligne que « ce thème permettra de définir un cadre d’ensemble et un plan d’action pour orienter le cours des futures interventions ». Soulignons aussi que trois principaux évènements seront organisés en marge de la conférence. Décliné sous le signe « La voie de l’innovation numérique », la première action concernera des ateliers de formation qui vise à encourager les jeunes à innover, à améliorer les innovations et à adopter des approches axées sur les résultats. Dans le cadre de la seconde action, « Consultations virtuelles », la FAO indique qu’une consultation virtuelle sera mise en place par le biais d’une plate-forme de jeunes dans l’agriculture avant et pendant la conférence, dans le but de faire participer le plus de jeunes possible. « La consultation virtuelle permettra d’obtenir des idées et les points de vue des jeunes concernant les domaines thématiques et de les faire participer aux sessions interactives. Des vidéos seront également diffusées; des entretiens réalisés après la conférence ainsi que d’autres types de médias seront pris en considération », explique-t-elle. Enfin, la troisième action est une « exposition sur les produits et les services innovants ». Elle sera organisée sur les produits et les services innovants pour l’agriculture et le développement rural, proposés par des jeunes et des organisations dirigées par des jeunes de toute l’Afrique. Selon le programme concocté par les organisateurs, « il y aura également un espace visant à établir des contacts et à favoriser le réseautage entre les jeunes et les investisseurs potentiels ». A titre de rappel, l’Afrique compterait 1,2 milliard d’habitants dont plus de 60% ont moins de 25 ans. Mais à en croire l’organisation, il apparaît que « la création d’emplois est actuellement très limitée dans les zones rurales où habite la majorité de la population et il existe une incertitude croissante quant à la capacité du continent à exploiter cette ressource ». Qu’à cela ne tienne, la FAO pense que des dizaines de millions d’emplois devront être créés chaque année dans les régions rurales de l’Afrique pour tirer parti des dividendes de cette jeune population. Alain Bouithy

Appel de l’OIT en faveur de l’emploi des jeunes en Afrique du Nord

Appel de l’OIT en faveur de l’emploi des jeunes en Afrique du Nord

Les pays de l’Afrique du Nord doivent adopter une réponse globale plus concertée pour remédier à la crise de l’emploi des jeunes dans cette région, a estimé tout dernièrement l’Organisation internationale du travail (OIT). Selon des chiffrés avancés par l’agence onusienne, le taux de chômage des jeunes dans cette région a atteint 28,8%. Ce qui représente le double de la moyenne mondiale et confirme l’urgence d’une « réponse politique forte » afin d’inverser les tendances, a indiqué Deborah Greenfield, directrice générale adjointe de l’OIT pour les politiques. A en croire l’organisation, l’Afrique du Nord continue de souffrir de niveaux de chômage insupportables et d’une trop faible participation économique de sa jeunesse. Cette situation demeure ainsi préoccupante à bien des égards d’autant plus que, selon les données statistiques relatives à cette tranche de la société, seuls 16,6% des jeunes femmes et 46,8% des jeunes hommes sont économiquement actifs. C’est-à-dire, travaillent ou cherchent un emploi. L’autre préoccupation, c’est que « parmi ces actifs, 29,3% (24,1% des jeunes hommes et 44,4% des jeunes femmes) sont au chômage et on estime qu’environ 25% des jeunes travailleurs vivent dans la pauvreté», a noté l’OIT. Selon l’agence, les jeunes travailleurs ont trois fois plus de risque d’être au chômage que les adultes. En outre, l’Afrique du Nord se caractérise par l’un des plus grands déséquilibres entre hommes et femmes en matière de taux d’activité. Pour combler le déficit d’emploi pour les jeunes en Afrique du Nord, l’OIT a lancé un appel aux partenaires sociaux, aux gouvernements, aux organisations d’employeurs et de travailleurs, ainsi qu’aux partenaires du développement dans lequel il leur a été demandé de renouveler «leur engagement et leur action en faveur de l’emploi des jeunes». Un appel lancé lors de la conférence internationale organisée par l’OIT le mois dernier à Genève et qui visait à traiter des problèmes les plus urgents concernant les jeunes et le travail décent en Afrique du Nord. «La formulation et la mise en œuvre de réponses politiques globales et coordonnées, des mesures basées sur des données factuelles, le dialogue social et les partenariats mondiaux» devraient aboutir à une action internationale volontariste, a estimé Deborah Greenfield. L’objectif étant de répondre aux niveaux élevés de chômage et de sous-emploi chez les jeunes, à l’informalité grandissante, et à la faible croissance de la productivité», a-t-elle soutenu lors de cette rencontre de deux jours portée sur le thème «Amplifier les actions en faveur de l’emploi des jeunes». Pour l’OIT, il est urgent que les gouvernements, les organisations d’employeurs et de travailleurs, et d’autres acteurs de la région, ainsi que les partenaires au développement définissent, à partir de données empiriques, «une stratégie sur l’emploi des jeunes pour les cinq prochaines années». Dans un communiqué, l’OIT a affirmé que les ministres et ministres délégués d’Algérie, d’Egypte, du Maroc, du Soudan et de Tunisie ayant participé au panel de haut niveau sur les défis et les perspectives pour l’emploi des jeunes en Afrique du Nord ont réaffirmé que l’enjeu de l’emploi des jeunes exigeait une stratégie coordonnée. Egalement présent à cette conférence, le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, s’est fondu d’un rappel à l’adresse des participants : «Le plus grand défi pour le développement mondial au cours des prochaines décennies sera vraisemblablement d’intégrer des centaines de millions de jeunes gens sur le marché du travail», a précisé la même source.

Le Mundia Job Fair zoome sur les opportunités d’emploi des jeunes à l’international

Le Mundia Job Fair zoome sur les opportunités d’emploi des jeunes à l’international

REPORTAGE. Une journée riche et bien remplie pour les étudiants des grandes écoles et universités publiques et privées de Casablanca et de sa région venus prendre part au septième Forum de recrutement « Mundia Job Fair ». Organisé pour la septième année consécutive par l’Université Mundiapolis à Casablanca, ce rendez-vous dédié à l’emploi a été placé sous le thème « Le Grand développement de l’Afrique : quelles opportunités pour les carrières des jeunes à l’international ? ». Le Mundia Job Fair a pour objectif de « permettre aux étudiants de développer leur connaissance du marché de l’emploi et leur agilité culturelle dans le cadre de la coopération des pays du Sud », a indiqué le management de cette institution académique. Inscrite dans le cadre du programme d’accompagnement « Mundiatawjih », qui vise à améliorer l’employabilité des étudiants et leur insertion professionnelle, cette édition a réuni une trentaine d’entreprises marocaines publiques et privées évoluant dans divers secteurs d’activité. Et connu notamment la participation du président de la Commission parlementaire mixte Maroc-UE, Abderrahim Atmoun ; de la DG de Moroccan information technology Company (MITC), Lamiae Benmakhlouf ainsi que de la représentante du Fonds d’investissement britannique Actis, Emma Li. « Le grand projet de l’Université Mundiapolis, c’est de parfaire les standards internationaux dans l’accompagnement de l’étudiant et de le faire ensemble avec des partenaires locaux dans différents pays africains. Pour nous, c’est cela l’intelligence collaborative», a confié satisfait le président de l’Université Mundiapolis, Pr Amine Bensaid. « Nous le faisons aujourd’hui avec des partenaires africains, en Tunisie, très bientôt en Afrique du Sud et dans d’autres pays, en intelligence commune avec des investissements communs et des fonds d’investissement », a-t-il indiqué. Dressant le bilan des précédentes éditions, le patron de ce campus privé a rappelé que « cette année, nous avons un taux d’employabilité de 91%, c’est dire que nous sommes très satisfaits de ce que nous sommes en train de faire. En revanche, nous n’arriverons à la satisfaction totale que lors que nous aurons atteint un taux de 100% ». Le Mundia Job Fair est « un forum de recrutement à travers lequel on essaie de s’adapter à ce qui se passe autour de nous d’un point de vue actualité et des opportunités. On va aller chercher des opportunités là où elles se trouvent afin d’adapter l’offre avec le besoin du marché de l’emploi », a, pour sa part, indiqué Hanane El Jaffali, directrice du Centre d’accompagnement à la réussite des étudiants (CARE). Et la responsable du forum de préciser que « la première particularité du forum, c’est de cibler des entreprises que nous voulons faire rencontrer avec nos étudiants et d’aller chercher celles qui présentent le plus d’opportunités et recrutent plus facilement. Si nous ouvrons ce forum au public, c’est pour que les recruteurs puissent avoir un maximum de profils et constitué une CVthèque importante qui leur permettra de choisir les profils recherchés », a-t-elle expliqué. Intervenant à l’ouverture du forum, au nom des étudiants de l’université, Isaac Dianzinga Sonit a affirmé que l’employabilité demeurait la préoccupation première des étudiants et des universités. S’adressant aux recruteurs, il a déclaré que « dans un contexte mondial où le marché de l’emploi évolue assez vite et exige encore plus, ces genres d’événements viennent mettre les principaux acteurs que nous sommes au contact de la réalité que vous incarnez à travers vos structures respectives ». Dans son mot, le représentant des étudiants a aussi affirmé que les étudiants ont un potentiel au niveau des aptitudes personnelles, professionnelles et sont tout à fait capables de répondre aux attentes de nombreux patrons. «Nous sommes des demandeurs d’emploi motivés et dynamiques, l’idée de faire rencontrer l’offre et la demande était une volonté à laquelle nous tenions tous. En nous tendant la main, vous investissez pour notre avenir. Car, demain nous ferons vivre notre économie, ou pour certains, après avoir acquis l’expérience, le partageront dans leur pays d’origine dans l’optique d’un développement de l’Afrique », a-t-il déclaré. Avant d’assurer que « votre présence ici montre votre volonté de guider, d’épauler, d’accompagner et surtout de partager. » Comme stipulé dans le programme, les responsables de ressources humaines des entreprises participantes ont eu des entretiens avec des étudiants de différents établissements académiques dont ils jugeront « les profils globalement intéressants. Plusieurs répondaient à nos attentes », ont confié les recruteurs à l’issue de cette journée de l’emploi. Un satisfit partagé par les étudiants qui ont assuré avoir trouvé aussi leur compte. Pour Sawabogo Mady, président de l’Association des étudiants et stagiaires burkinabé au Maroc (AEBM-Casa), cette manifestation est une excellente opportunité pour les étudiants en particulier subsahariens qui peinent souvent à décrocher un stage. « Ce forum nous a permis de prendre contact avec des entreprises opérant dans différents secteurs qui vont nous aider à en trouver », s’est-il réjoui notant que certaines d’entre elles comme Technoparc vont prochainement s’implanter en Côte d’Ivoire. Ce qui est de bon augure pour les étudiants formés au Maroc. De son côté, son compatriote Abdoul Aziz Sirima, secrétaire général de l’AEBM-Casa, a estimé que ce forum « est une très bonne opportunité pour les étudiants de se mettre en relation avec l’entreprise d’autant plus que ce n’est pas toujours facile d’avoir des contacts. Aujourd’hui, à travers le forum, nous avons pu discuter avec plusieurs entreprises, connaître leurs attentes, nous situer et déposer des CV et souvent échanger sur bien de choses ». Anass Khoualed, étudiant marocain de 4ème année génie industriel à l’Université Mundiapolis a de son côté rappelé que le Mundia Job Fair est un forum d’entreprises consacré à l’emploi. « Plusieurs sociétés reconnues à l’échelle internationale participent à cette manifestation organisée, chaque année, par notre université. Ce qui est intéressant pour les étudiants d’autant plus qu’elles nous aident à trouver des stages et proposent d’embaucher aussi bien nos lauréats que ceux d’autres établissements », a-t-il confié. Etudiant comorien à la Faculté de médecine et secrétaire de Ngoshao-Maroc, Nassuf Abdourahamane a qualifié cette journée d’extraordinaire estimant que « ce n’est pas tous