Charles Millon: » Le Drian est surtout médiocre et il n’a pas l’air de s’intéresser aux Africains et à l’Afrique »

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, « est surtout médiocre et il n’a pas l’air de s’intéresser aux Africains et à l’Afrique. Sans doute n’est-il pas facile de travailler avec un Emmanuel Macron qui veut toujours prendre la lumière », selon Charles Millon. Dans un entretien accordé à notre confrère Mondafrique.com, l’ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac a qualifié la politique étrangère du Président Emmanuel Macron et du chef de la diplomatie française d’ »illisible ». Car, s’est-il interrogé, « comment en même temps, selon l’expression consacrée du président français, dénoncer les coups d’état en Guinée ou au Mali et apporter un soutien total au fils du président Déby qui prend le pouvoir par la force après le décès brutal de son père ? » Ce que reproche Charles Millon « au Président français au Mali comme au Liban ou en Ukraine, c’est aussi « de faire une politique de coups, sans suivi, ni constance », a-t-il déploré. L’ancien ministre français est persuadé que « cette fâcheuse habitude est totalement contre productive ». Alors que « la diplomatie se joue dans la durée et dans des liens de confiance avec nos interlocuteurs étrangers. C’est long, très long », a-t-il conclu. Adrien Thyg
Algérie/France. 60ème anniversaire du 17 octobre 1961

TRIBUNE. Il y a soixante ans, le 17 octobre 1961, au moins 120 Algériens ont été tués par la police française lors d’une manifestation à Paris. A l’appel de la Fédération de France du Front de libération nationale (FLN), au moins 20 000 Algériens avaient défilé pour défendre pacifiquement une Algérie algérienne et dénoncer un couvre-feu imposé aux seuls Français musulmans d’Algérie. Alors que cet évènement récent de notre Histoire a longtemps été occulté par les autorités françaises, le Président Emmanuel Macron, a participé à un hommage inédit pour un Chef de l’État français, sur les berges de la Seine, à la hauteur du pont de Bezons, là où il y a soixante ans, des manifestants algériens qui arrivaient du bidonville voisin de Nanterre, souhaitaient avant tout se mobiliser pour leurs droits. En reconnaissant les crimes commis cette nuit-là sous l’autorité du Préfet de Police Maurice Papon (condamné par ailleurs à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l’humanité pour son rôle dans la déportation) ainsi que le caractère « inexcusable pour la République », le Président de la République s’inscrit une nouvelle fois dans une démarche de dépassement mémoriel. Je ne peux que souscrire à cette politique audacieuse qui doit transcender les relations entre les peuples de part et d’autre de la Méditerranée. Je souhaite pour ma part que l’on puisse encore aller bien au-delà en reconnaissant officiellement le « crime d’État » qu’a représenté cette répression puisque le Préfet Maurice Papon n’a pu agir que sous le couvert de sa hiérarchie tout en restant à ses fonctions jusqu’en 1966, son rôle dans ce dramatique épisode de notre histoire étant resté pendant longtemps sous silence. La longue séquence de commémorations des évènements liés à la Guerre d’Algérie qui s’étendront jusqu’à l’année 2022, avec les 60èmes anniversaires du 19 mars (cessez-le feu de la Guerre d’Algérie) ainsi que du 5 juillet (Indépendance de l’Algérie), doit nous amener à poursuivre nos réflexions sur cette période douloureuse de l’histoire de la France et de l’Algérie, dans la droite ligne du rapport de Benjamin Stora, tout en nous projetant vers l’avenir. C’est comme cela que nous construirons un nouveau destin commun entre nos peuples. Par M’jid Elguerrab Député des Français résidant au Maghreb et en Afrique de l’Ouest
Nouveau Sommet Afrique – France : J’y étais !

TRIBUNE. Il est temps de donner un coup de pied de l’âne à cette offensive agressive et délibérée des égéries de la Françafrique qui se sentent victimes de la nouvelle politique de la France en Afrique initiée depuis l’arrivée du Président Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée. Ces Cassandre du néo-panafricanisme opportuniste, blotties derrière une jeunesse agissante en quête légitime de nouvelles doctrines, doivent être combattus. Conscients que certains épisodes des relations entre la France et l’Afrique ont été chaotiques à bien des points de vue, il serait hasardeux de rayer d’un trait une histoire séculaire qui a souvent permis aux Africains de tirer leur épingle du jeu. Jeter le bébé avec l’eau du bain, c’est se lancer à corps perdu et de façon moutonnière sur des sentiers lugubres et sans lendemains. Parce que l’on ne joue pas avec la vie d’un continent et de sa population, notre devoir est donc de perpétuer ce qui a été positif et faire preuve d’ingéniosité pour écrire les nouvelles pages de notre Histoire commune. Si la France doit assumer son Africanité comme l’a affirmé le Président Emmanuel Macron, l’Afrique devrait aussi assumer sa Francité. Il nous revient donc de porter le flambeau de cette destruction constructive qui a pour noble objectif de contribuer à la prospérité de nos pays qui ne cessent d’être innovateurs en matière de corruption et d’impunité, et aussi d’apporter le bien-être à des populations africaines qui ont abandonné depuis longtemps tous leurs rêves. En ce qui nous concerne, nous ne ménagerons aucun effort pour faire en sorte que la flamme de l’espoir allumée à Montpellier ne s’éteigne jamais. Par Laurent DZABA Ingénieur Numérique et Innovation Président du Mouvement Panafricain et Citoyen Email : ldzaba@gmail.com
Vient de paraître : « Emmanuel Macron : Un président atypique apostrophé par les Gilets jaunes » d’Emmanuel Ngono

L’essai portant le titre Emmanuel Macron : Un président atypique apostrophé par les Gilets jaune d’Emmanuel Ngono vient tout récemment de paraitre aux Editions Cana, en France. Comme le titre l’indique d’emblée, il s’agit d’une esquisse de réflexion sur le pouvoir politique d’Emmanuel Macron, ses atouts et ses failles, ainsi que sur les causes des revendications des Gilets jaunes et la possibilité d’une sortie de crise efficace. Le livre compte au total cent (100) pages, reparties en sept chapitres, avec des problématiques bien claires et un recours abondant à la littérature existante pour rendre plus cohérente l’argumentation. Dans un premier temps, l’auteur essaie de peindre le contexte politique français en rappelant les traits de convergence et de divergence qui caractérisent justement les présidents de la Ve République en France. Pour cela, de sa part, bien qu’ayant un parcourt commun avec ses prédécesseurs, notamment sur le plan scolaire, universitaire et professionnel, Emmanuel Ngono montre quand même à quel point la présidence d’Emmanuel Macron est rendue beaucoup plus singulière grâce à une posture plus énigmatique et novatrice. Il semble se définir par son audace aussi bien la confiance en soi, présentant ainsi un parcours politique atypique. Comme l’écrit l’auteur : « De l’avis de ses anciens proches, Emmanuel Macron est un jeune homme à la fois téméraire et audacieux, décidé à briser les tabous ». Son anticonformisme peut par exemple se lire à travers sa relation avec Brigitte qui fut d’ailleurs son enseignante. Non seulement il est considéré comme le plus jeune président de la République française (élu à 39 ans), il reste quand même gagné par une volonté pluraliste de vouloir travailler avec toutes les couches, de considérer tout le monde à sa juste valeur. Ce n’est pas que l’auteur a tenté de brosser une biographie totale du président français, mais l’évocation de cette singularité du président français actuel, lui permet à juste titre de comprendre la problématique réelle de la grève des retraités dont il tente d’explorer les contours. L’explication des causes d’une telle grève générale et qui a largement fragilisé le pouvoir politique d’Emmanuel Macron a permis de rappeler les profonds problèmes de la France de façon générale, en montrant à quel point cette crise ne serait que la conséquence d’un disfonctionnement politique et social plus qu’alarmant. En fin de compte, il s’agit de l’inégalité ou de la discrimination de certaines classes sociales, ce qui donne lieu à une frustration généralisée de certains peuples se sentant défavorisés. L’auteur l’explique en ces termes : « On peut retenir que les pratiques de la classe dirigeante donnent à croire qu’elle a opté pour la marginalisation de l’intérêt général au profit de ses intérêts égoïstes. Elle a ainsi décidé de se constituer en minorité d’en haut, composée des Françaises et des Français qui ont fait de la fonction publique un métier comme les autres, au mépris du peuple grâce auquel ils existent et au nom duquel ils parlent et agissent » (p.31) En fait, l’auteur essaie de circonscrire cette problématique des retraités, en partant des causes à la fois lointaines et proches. C’est dire que le mouvement des Gilets jaunes serait l’expression d’un ras-le-bol collectif dont Emmanuel Macron ne serait autre qu’un bouc émissaire. Il serait intéressant de revoir un certain nombre de choses sur le plan économique, social et politique afin de s’ouvrir à d’autres perspectives de gestion adéquate de la retraite. Pour l’auteur, Emmanuel Macron propose certes une République exemplaire, celle qui implique à la fois une France unie et solidaire et une nouvelle gouvernance de la République, cependant il faut pour remédier à la grande crise des Gilets jaunes qui a largement secoué son pouvoir, il faut revoir le système de protection sociale ; la garantie et la flexibilité de l’emploi ; le traitement de l’emploi des femmes en assurant une égalité des salaires entre l’homme et la femme ; le regard sur les allocations de chômage ; la prise en compte de l’évolution de l’espérance de vie ; une attention particulière au système éducatif ainsi qu’une reforme consensuelle. Très limpide dans le style, ce livre d’Emmanuel Ngono est une contribution au réalisme politique d’une France réellement unie et solidaire. Il serait intéressant de le lire et de réfléchir tant soit peu sur les propositions que l’auteur essaie de proposer pour une sortie définitive de crise des Gilets jaunes. Toutefois, nous vous informons que l’on peut commander le livre en version papier auprès des Editions Cana : www.franckcana.com Rosin Loemba
Annulation de la dette africaine, Emmanuel Macron tente de mystifier les Africains

TRIBUNE. Le Président Macron est visiblement prêt à tout pour tenter de manipuler les Africains. Ainsi, lors de sa dernière allocution télévisée du 13 avril dernier à propos du coronavirus, il n’a pas hésité à promettre l’effacement massive de la dette des pays africains pour leur permettre de faire face au Covid-19. Problème, les pays africains, ceux de la zone franc CFA du moins, n’ont pas de dette vis-à-vis de la France. Au contraire, c’est la France qui doit de l’argent à l’Afrique. En effet, depuis les indépendances dans les années 60, les 15 pays de la zone franc CFA ont versé à la France jusqu’à 65% de leurs réserves de change sur un compte d’opérations détenu par le Trésor Public français. Grâce à notre mobilisation sans relâche, le 21 décembre 2019, le Présidents Alassane Ouattara au nom de ses pairs au sein de l’UEMOA et Emmanuel Macron avaient officiellement annoncé la fin factice du franc CFA et la fermeture définitive de ce compte d’opérations largement excédentaire en milliards d’euros. Tant que ces fonds ne sont pas restitués, la France en situation débitrice nette à l’égard des Etats africains qui utilisent cette monnaie coloniale, le franc CFA. Pour cette raison, les déclarations du Président français n’étaient que pure communication et ne reposaient sur rien. D’ailleurs, deux jours plus tard, dans une interview exclusive accordée à RFI, Emmanuel Macron a notablement modifié ses propos en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’annulation mais d’une demande de moratoire sur les dettes à l’égard de l’Afrique formulée par les pays du G20. Ensuite, le coup de grâce sera donné par le député de la 9ème circonscription des Français établis hors de France M’jid El Guerrab, finissant ainsi de discréditer totalement les paroles du Président Macron. L’histoire se déroule en direct sur les réseaux sociaux lors de l’audition filmée du Ministre français de l’Economie et des Finances Bruno le Maire. Interrogé par ce parlementaire sur les déclarations du Président français, le ministre a répondu qu’il n’est pas question d’annulation de dettes pour les pays. Et ce dernier de rajouter qu’il n’existe aucun projet spécifique d’annulation de dettes pour l’Afrique. Il s’agit en réalité d’une initiative de la communauté internationale pour un moratoire de 32 milliards de dollars pour les 76 pays les plus pauvres de la planète. Bien sûr, l’Afrique est un continent endetté jusqu’au cou. Au Sénégal par exemple, Macky SALL a considérablement endetté son pays pour financer ses projets jugés loufoques par la population comme la construction d’une ligne de TER illusoire. Devenue hors de contrôle, cette dette africaine est détenue par la Chine à hauteur de 40 % et par des capitaux privés. En effet, après avoir quasiment évincé la France en Afrique subsaharienne, la Chine, en fin stratège, a choisi l’option de l’endettement massive pour mieux tenir en laisse les Etats africains. En définitive, le Président Macron a fait ces déclarations uniquement pour donner le change : énième pirouette pour détourner en vain la colère des Français après s’être montré incapable de les protéger efficacement contre le Covid-19. fait à Paris le 20/04/2020 Makhoudia DIOUF Coordonnateur du Collectif sortir du franc CFA.
Expulsion de Nathalie Yam: Alassane Ouattara a agi sur instruction de Macron, selon Mamadou Koulibaly

TRIBUNE. Le candidat de LIDER à la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire, Mamadou Koulibaly, revient sur les circonstances et le flou qui a entouré l’expulsion de Nathalie Yam. L’occasion de dénoncer la violation flagrante des droits et libertés individuels et d’expression du pays que dirige le président Alassane Ouattara qui aurait, par ailleurs agit sur instruction du président français Macron.
Le bal des mendiants

TRIBUNE. Des AFRICAINS endimanchés ont répondu massivement à la CONVOCATION de leur maître. C’est l’occasion rêvée pour ces Nè…sans repère d’étaler toute leur misère MORALE. Ils sont tous tombés sous le charme d’un masque derrière lequel se cache un visage jovial, parfaite incarnation de l’IMPERIALISME. C’est le principal atout du jeune loup pour attirer les FAIBLES d’esprit dans sa tanière. La tendance en Leucodermie est d’élire de jeunes dirigeants pour donner l’impression aux AFRICAINS qu’ils seront plus aptes à prendre soin de la FAUNE (angloFAUNE, francoFAUNE,lusoFAUNE, GermanoFAUNE, ispanoFAUNE). Soyons très vigilants, le carnassier ne sera JAMAIS herbivore. La VERITE est que les fortes doses d’anesthésie (APE, PAS, NEPAD, etc) n’ont plus d’effet sur l’AFRIQUE dont le réveil inquiète toutes les chancelleries OXYdentales. Le Président EMMANUEL MACRON tente subtilement d’administrer un nouveau SEDATIF aux AFRICAINS. L’an dernier, il s’est rendu au SHRINE, le temple de l’Afrobeat au Nigéria, accompagné d’une brochette de stars avides de notoriété. Invitée à pousser la chanson lors du centenaire de la première guerre « mondiale » sous l’arc de triomphe, ANGELIQUE KIDJO n’a réussi à émouvoir que son ombre. La mayonnaise n’a pas pris. La jeunesse AFRICAINE est déterminée à se débarrasser des derniers vestiges coloniaux symbolisés par le franc C.F.A (Colonies Françaises d’Afrique, dénomination d’origine). Le Président MACRON s’est donc servi du Président ghanéen NANA AKUFO ADDO, en visite officielle en France, comme un appât. Ce dernier mène une offensive diplomatique dans la diaspora africaine (anglophone) pour lui signifier que l’heure de la REDEMPTION a sonné et qu’il était temps de retourner au bercail. Le PANAFRICANISME, véritable cauchemar des prédateurs, jugé pourtant utopique, semble se concrétiser. Le GHANA a décrété 2019 comme l’année du retour, celle marquant le CENTENAIRE de la création de la BLACK STARLINE, compagnie maritime de l’étoile noire de l’honorable MARCUS GARVEY. Des programmes de jumelage universitaire, de libre circulation, une véritable coopération médicale ont été mis en place par les autorités ghanéennes et celles des pays clefs du CARICOM. L’enthousiasme de cette coopération dépasse les zones linguistiques dans la diaspora HISTORIQUE. Il faut donc couper l’herbe sous le pied de NANA AKUFO ADDO en convoquant une pseudo élite intellectuelle africaine FAIBLE, COMPLEXEE et ILLEGITIME. La solution n’est pas d’aller consommer des petits fours, du caviar ou s’abreuver des boissons pétillantes à l’ELYSEE A bon entendeur… Par Nysymb Lascony
Commémorations du génocide: Emmanuel Macron ne se rendra pas au Rwanda

« Le Rwanda s’interroge sur la décision du président français de ne pas se rendre le 7 avril prochain à Kigali », a constaté la chaîne russe d’information RT France qui a recueilli les réactions de Pascal Bizmana Ruganintwali, commissaire général du Rwanda, et de George W. Kayonga, membre du bureau agricole du Rwanda.