RDC. Ce jeu de poker derrière les élections congolaises…

RDC. Ce jeu de poker derrière les élections congolaises…

TRIBUNE. Si l’on scrute avec intelligence l’évolution de la campagne électorale en Rd Congo, dans sa dynamique des alliances qui se font et se défont, semaines après semaines, l’on peut aisément saisir que le véritable vainqueur du scrutin du 20 décembre prochain ne figure point parmi les 26 candidats annoncés par la liste de la CENI. Le vainqueur sera celui qui est en train de réussir à manipuler le jeu politique congolais en plaçant ses pions les plus fidèles dans les deux camps, celui du pouvoir et celui de l’opposition. Par combinaison machiavélique des cartes en présence, il se rassure de recomposer progressivement le tableau politique dans son format d’avant 2019. Par ses fidèles collaborateurs interposés, il est en voie de contrôler à distance l’impérium de la future présidence, la composition de la future primature et d’autres postes régaliens. Face à ses concurrents qui ont choisi de l’ignorer et restent aveuglément accrochés à l’immédiateté du pouvoir-os, lui par contre avance masqué, avec une grande maîtrise de la psychologie du jeu et de ses adversaires politiques jusqu’au point de leur imposer son tempo sans avoir émis aucune déclaration dans les médias publics, ni avoir prononcé un seul meeting de campagne. Ainsi donc, les élections congolaises – si du moins elles arrivaient à avoir réellement lieu-, elles accoucheront des rêves brisés. En lieu et place de conquérir les nouveaux espaces de sa souveraineté, le peuple congolais se surprendra désagréablement de s’être jeté dans la gueule du loup et de se retrouver de nouveau soumis, en servitude volontaire, aux ordres du bourreau et de son système cynique et oppresseur qu’il a cru avoir vaincu hier. Par Germain Nzinga

Joseph Kabila: « Les élections seront entièrement financées par l’Etat congolais »

Joseph Kabila: « Les élections seront entièrement financées par l’Etat congolais »

« Nous avons tenu à affranchir notre processus électoral de financement extérieur et par conséquent de chantage de tous genres [] afin de conférer la meilleure légitimité à ceux qui sortiront vainqueur de ces consultations. Les élections seront entièrement financées par l’Etat congolais », a déclaré le président Joseph Kabila. Le chef de l’Etat congolais s’est ainsi exprimé dans son discours sur l’Etat de la nation prononcé le jeudi 19 devant le Parlement réuni en congrès. Le président Kabila dont le second mandat est arrivé à terme en décembre 2016 a affirmé que « loin de relever de la suffisance encore moins de l’arrogance, il s’agit d’une option politique qui donne un sens à notre indépendance et notre dignité nationale », rapporte nos confrères de Radio Okapi. Soulignons qu’à quelques jours de l’ouverture de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle et aux législatives nationales, le président congolais n’a pas permis d’éclaire l’opinion sur son éventuelle candidature à la prochaine élection présidentielle. En effet, il s’est contenté d’affirmer que « [son] engagement à respecter la constitution restait non-équivoque », a constaté la chaîne. Ce qui irrite de plus bel une partie de l’opposition qui le soupçonne de vouloir briguer un troisième mandat présidentiel en violation de la constitution. Adrien Thyg

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise met en garde la CENI contre l’organisation des élections mauvaises et injustes sans la diaspora

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise met en garde la CENI contre l’organisation des élections mauvaises et injustes sans la diaspora

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) met en garde la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) contre l’organisation volontaire et piégée des élections mauvaises et injustes en République Démocratique du Congo sans la diaspora. Le Bureau du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) a tenu ce mardi 20 mars 2018 une réunion sur le processus électoral injuste, piégé et navigant dans tous les sens en République Démocratique du Congo face à une certaine pression nationale et internationale. Il est clair que la crise politique, sociale, sécuritaire, économique et environnementale actuelle dans notre pays empêche l’organisation des élections crédibles, libres, sécurisées, transparentes et justes en décembre 2018. N’en déplaisent aux uns et aux autres, c’est une réalité irréfutable et indiscutable. Et en plus, des élections sans la vraie participation de la diaspora, qui représente 10% de la population, seront considérées désormais comme nulles. Un homme averti en vaut deux. La diaspora congolaise, premier bailleur des fonds du peuple congolais, est désormais dans le droit d’utiliser tous les moyens possibles de contestation en son pouvoir pour toute élection où elle sera exclue. Un Président de la République Démocratique du Congo élu sans la diaspora ne sera jamais reconnu. Toutes les institutions mises en place en excluant la diaspora ne seront pas reconnues. Urgence d’une transition juste pour l’organisation par la suite des bonnes élections Face à la situation grave voulue pour la non organisation des élections dans notre pays depuis 2016, il est d’abord urgent de résoudre la crise qui empêche l’organisation des vraies élections justes et acceptables. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) s’interdit de croire à l’organisation des élections en décembre 2018. Si ces élections sont organisées, elles seront pires que celles de novembre 2011. Et risqueraient d’être les pires des élections de l’histoire de la démocratie dans le monde. La question qu’il faut se poser est celle-ci : A qui pourraient profiter de mauvaises élections bâclées, piégées, criminelles et précipitées en décembre 2018 ? Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) réaffirme son soutien total à sa vision d’une transition juste en République Démocratique du Congo. Il faut d’abord résoudre la grave crise congolaise avant d’organiser des élections acceptables par tous où la diaspora congolaise sera partie prenante. Une transition qui appuiera le principe de l’irrévocabilité et de l’inaliénabilité de la nationalité congolaise d’origine. La CENI doit dire la vérité et éviter le piège de préparer une guerre civile en décembre 2018 pour finaliser le chaos Les responsables de la CENI doivent mesurer d’urgence les dangers qu’ils prennent pour le peuple congolais et pour eux-mêmes. Si la CENI continue de fonctionner comme un bureau privé du pouvoir illégitime en place, qu’elle sache qu’elle est donc en train de préparer une guerre civile pour le mois de décembre 2018. D’où il faut une transition juste pour libérer le pays et le mettre sur les rails des Etats de droit modernes. La transition permettra de repenser totalement le fonctionnement et la composition de la CENI pour organiser de bonnes élections par la suite. La CENI actuelle n’est pas crédible et ne le sera jamais, si des réformes importantes ne sont pas opérées. Le fichier électoral de cette CENI n’est pas convaincant et risque de fausser toutes les élections futures. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) dit non au vote électronique dans le contexte actuel de la crise. Les machines que présente la CENI ne sont pas fiables et sont importées dans le seul dessein de faciliter la falsification totale des résultats des élections futures en faveur de cadres de la majorité illégitime au pouvoir et de ses associés. Ces machines sont en fait voulues pour organiser une méchante comédie des élections où les gagnants sont connus longtemps d’avance. Ce sont des machines pour la nomination des élus par le pouvoir illégitime en place. Le CMDC met en garde les leaders politiques congolais qui accepteraient déjà d’aller aux élections hypothétiques de décembre 2018 comme des aveugles et des moutons qu’on amène à la boucherie. Tout ce qui est fait pour nous sans nous est fait contre nous. La CENI doit s’interdire des actions clandestines avec nos Ambassades et certaines associations du pouvoir dans la diaspora Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) demande à la CENI de s’interdire d’organiser clandestinement, au nom de la grande diaspora congolaise, des actions avec nos ambassades et certaines associations de la diaspora proches du pouvoir illégitime. Tout devra se faire dans la transparence totale avec toutes les forces vives de la diaspora. La CENI doit aussi éviter le piège qui est préparé de faire voter des millions d’étrangers de pays voisins, notamment à l’est de notre pays, au nom de la diaspora congolaise. Déjà dans le fichier national de la CENI, il y a beaucoup de ressortissants de pays voisins de l’est qui profitent de la grave crise congolaise. Il faut donc une vraie campagne d’identification avant d’organiser des élections. La CENI est prévenue qu’elle ne pourra plus éviter la grande diaspora congolaise, premier bailleur des fonds du peuple congolais. Fait à Paris, le 20 mars 2018 Pour le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise Le Rapporteur de la réunion du CMDC Jerry IZOUELE DJAMBA Président du Cercle des Intellectuels Congolais (CIC).