Le prix Zayed pour le Développement Durable annonce les 33 finalistes qui font la cause du  développement durable à l’échelle mondiale

Le prix Zayed pour le Développement Durable annonce les 33 finalistes qui font la cause du  développement durable à l’échelle mondiale

Le Prix Zayed pour le Développement Durable, le prix pionnier des Émirats arabes unis en matière de développement durable et d’action humanitaire, a annoncé les finalistes de cette année à l’issue des délibérations de son éminent jury. Les lauréats seront annoncés lors de la cérémonie de remise des prix du Prix Zayed du Développement Durable, le 1er décembre, pendant la COP28 EAU, la 28e Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, qui se tiendra du 30 novembre au 12 décembre. Le jury du prix Zayed pour le Développement Durable a sélectionné les 33 finalistes parmi 5 213 candidatures reçues dans six catégories : Santé, Alimentation, Énergie, Eau, Action climatique, et Lycées du Monde – soit une augmentation de 15 % des candidatures par rapport à l’année dernière. La nouvelle catégorie Action climatique, introduite à l’occasion de l’Année des Émirats Arabes Unis pour le développement durable et de l’organisation de la COP28 aux Émirats Arabes Unis, a reçu 3 178 candidatures. Originaires du Brésil, de l’Indonésie, du Rwanda et de 27 autres pays, les finalistes représentent des petites et moyennes entreprises, des organisations à but non lucratif et des lycées, et reflètent le mandat croissant du prix, qui consiste à récompenser les innovations qui transcendent les frontières et s’attaquent à des défis mondiaux urgents. S.E. Dr. Sultan Ahmed Al Jaber, Ministre de l’Industrie et des Nouvelles Technologies des Émirats Arabes Unis, Directeur Général du Prix Zayed pour le Développement Durable et Pésident-désigné de la COP28, a déclaré que les finalistes illustrent l’ingéniosité remarquable et l’engagement inébranlable dont ils font preuve pour façonner un avenir plus durable et plus résilient pour notre planète. « Le Prix Zayed pour le Développement Durable perpétue l’héritage du leader visionnaire des Émirats Arabes Unis, Cheikh Zayed, dont l’engagement en faveur du développement durable et de l’action humanitaire continue de nous inspirer. Cet héritage reste la lumière qui guide les aspirations de notre nation, nous propulsant dans notre mission d’améliorer la vie des communautés à travers le monde. Au cours des 15 dernières années, le Prix a été une puissante force de changement positif, transformant la vie de plus de 378 millions de personnes dans 151 pays. Nous avons encouragé des solutions qui favorisent le progrès climatique et économique dans certaines des régions les plus vulnérables du monde. Pour ce cycle, nous avons reçu un nombre impressionnant de candidatures provenant de tous les continents. Les innovations proposées par les finalistes témoignent d’un engagement profond en faveur de l’inclusion et d’une volonté inébranlable de combler les lacunes majeures. Ces solutions s’alignent parfaitement sur les quatre piliers du programme de la COP28 aux Émirats Arabes Unis: accélérer une transition énergétique juste et équitable, régler le problème de la finance climatique, se concentrer sur les personnes, les vies et les moyens de subsistance, et et en renforçant l’ensemble par une inclusion totale. Le travail de ces pionniers du développement durable apportera des solutions pratiques pour le progrès climatique qui permettront de protéger la planète, d’améliorer les moyens de subsistance et de sauver des vies ». Grâce aux 106 lauréats du prix à ce jour, 11 millions de personnes ont eu accès à de l’eau potable, 54 millions de foyers ont eu accès à une énergie fiable, 3,5 millions de personnes ont eu accès à des alimentations plus saines et plus de 728 000 personnes ont eu la possibilité d’accéder à des soins de santé à un prix abordable. S.E. Ólafur Ragnar Grímsson, Président du jury du prix, a déclaré : « Alors que les défis mondiaux ne cessent de s’accumuler, notre nouveau groupe de finalistes révèle les efforts extraordinaires déployés dans le monde entier pour répondre aux besoins du moment avec détermination et innovation, inspirant l’espoir d’un avenir plus radieux. Qu’il s’agisse de restaurer la nature sauvage des océans, d’utiliser la technologie pour garantir des rendements agricoles meilleurs et plus durables, ou de faire évoluer la situation des personnes qui n’ont pas accès à des soins de santé abordables, ces innovateurs transforment notre monde ». Les finalistes de la catégorie “Santé” sont: Les finalistes de la catégorie “Alimentation” sont: Les finalistes de la catégorie “Energie” sont: Les finalistes de la catégorie “Eau” sont: Les finalistes de la catégorie “Action climatique” sont: Les finalistes des lycées du monde ont présenté des solutions de développement durable basées sur des projets et dirigées par des étudiants. Les finalistes sont répartis en six régions. Les finalistes régionaux sont les suivants Les Amériques : Colegio De Alto Rendimiento La Libertad (Pérou) ; Liceo Baldomero Lillo Figueroa (Chili) ; et New Horizons School (Argentine). Europe et Asie centrale : Northfleet Technology College (Royaume-Uni) ; Presidential School in Tashkent (Ouzbékistan) ; et Split International School (Croatie). Moyen-Orient et Afrique du Nord : International School (Maroc) ; JSS International School (Émirats Arabes Unis) ; et Obour STEM School (Égypte). Afrique Subsaharienne : Gwani Ibrahim Dan Hajja Academy (Nigeria) ; Lighthouse Primary and Secondary School (Maurice) ; et USAP Community School (Zimbabwe). Asie du Sud : India International Public School (Inde) ; KORT Education Complex (Pakistan) ; et Obhizatrik School (Bangladesh). Asie de l’Est et Pacifique : Beijing No. 35 High School (Chine) ; Swami Vivekananda College (Fidji) ; et South Hill School, Inc. (Philippines). Dans les catégories Santé, Alimentation, Énergie, Eau et Action pour le climat, chaque lauréat reçoit 600 000 dollars. Chacune des six écoles secondaires mondiales lauréates reçoit jusqu’à 100 000 dollars.

Envolée alarmante des dépenses d’importations alimentaires à l’échelle mondiale

Envolée alarmante des dépenses d’importations alimentaires à l’échelle mondiale

Les dépenses d’importations alimentaires connaissent une évolution alarmante à l’échelle mondiale, s’inquiète l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un nouveau rapport sur les Perspectives de l’alimentation. Selon les experts de l’agence onusienne, elles devraient atteindre près de 2 000 milliards d’USD en 2022, soit un niveau supérieur à celui attendu. «Il s’agirait d’un pic historique et d’une augmentation de 10% par rapport au niveau record atteint en 2021», a indiqué la FAO qui justifie cette évolution par la hausse des coûts. Mais à en croire l’organisation, «le rythme de cette augmentation devrait ralentir face à la hausse des prix des denrées alimentaires et à la dépréciation des monnaies par rapport au dollar des Etats-Unis», selon ses nouvelles prévisions présentées dans ce document rendu public récemment. Comme l’a relevé la FAO dans son rapport, qui présente les évolutions du commerce des denrées alimentaires par groupes d’aliments, ces deux facteurs pèsent sur le pouvoir d’achat des pays importateurs et donc sur les volumes de produits alimentaires importés. Précisons que «l’augmentation de la facture tient en majeure partie aux pays à revenu élevé, principalement en raison de prix mondiaux plus importants, et les volumes devraient également croître», d’après les explications de l’agence. Selon elle, les groupes de pays vulnérables sur le plan économique ressentent davantage les effets de la hausse des prix. Par exemple, la facture totale des importations alimentaires des pays à faible revenu devrait rester presque inchangée alors que les volumes importés devraient reculer de 10%, signe que l’accessibilité devient de plus en plus un enjeu pour ces pays», a expliqué la FAO. Pour l’organisation, il y a de quoi s’inquiéter, d’autant plus que «ce sont des signes alarmants du point de vue de la sécurité alimentaire, car ils indiquent que les importateurs ont du mal à financer ces coûts internationaux toujours plus élevés, ce qui annonce peut-être la fin de leur résilience face à la hausse des prix internationaux», comme cela a été précisé dans le rapport de la Division des marchés et du commerce de la FAO. Il faut dire que les différences déjà constatées risquent de s’accentuer, étant donné que les pays à revenu élevé continuent d’importer des produits alimentaires de toutes sortes, alors que les régions en développement privilégient de plus en plus les aliments de base, préviennent les auteurs dudit rapport. Fort heureusement, le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la création d’un guichet «chocs alimentaires», qui s’inspire largement de la proposition de la FAO en faveur d’un mécanisme de financement des importations alimentaires, s’est réjouie l’agence onusienne. Cette «mesure importante permettra d’alléger le fardeau que l’envolée du coût des importations alimentaires fait peser sur les pays à faible revenu», a-t-elle expliqué. Des prévisions contenues dans les Perspectives de l’alimentation, il ressort également que la facture mondiale des importations d’intrants devrait augmenter pour s’établir à 424 milliards d’USD en 2022, en raison de la hausse des coûts des importations d’énergie et d’engrais. Ce qui correspond à une progression de 48% par rapport à 2021 et de 112% par rapport à 2020. A propos de ces deux intrants, la FAO précise qu’ils représentent une part particulièrement importante de la facture des importations et exercent une pression sur les comptes courants des pays à revenu faible et des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Ainsi, pour la FAO, «certains pays pourraient devoir réduire l’utilisation d’intrants, ce qui entraînerait presque inévitablement un repli de la productivité agricole et des disponibilités alimentaires nationales». Car, assure-t-elle les retombées négatives sur la production agricole et la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale devraient continuer de se faire sentir en 2023. Alain Bouithy

La reprise du tourisme poursuit son embellie à l’échelle mondiale

La reprise du tourisme poursuit son embellie à l’échelle mondiale

Le tourisme international consolide sa forte reprise en dépit de défis économiques et géopolitiques toujours plus grands, a affirmé l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) dans un récent rapport. « La reprise du tourisme s’est accélérée dans de nombreuses régions du monde, surmontant les obstacles sur son chemin », a déclaré le secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili. Avec près de 250 millions d’arrivées internationales, le tourisme international a connu un fort rebond durant les cinq premiers mois de l’année 2022, ont relevé les experts de l’institution spécialisée des Nations unies dans le dernier Baromètre du tourisme mondial de l’OMT. « Ce chiffre correspond aux 77 millions d’arrivées enregistrées de janvier à mai 2021 et montre que le secteur a récupéré près de la moitié (46 %) des niveaux d’avant la pandémie de 2019 », a souligné dans son rapport l’organisation destinée à promouvoir et à développer le tourisme dans le monde. En tête de la reprise, avec l’Amérique, l’Europe a accueilli plus de quatre fois plus d’arrivées internationales qu’au cours des cinq premiers mois de 2021 (+350 %). Des arrivées « stimulées par une forte demande intrarégionale et la levée de toutes les restrictions de voyage dans un nombre croissant de pays », a expliqué l’organisation précisant que la région a enregistré des performances très fortes en avril (+458 %), avec une période de Pâques chargée. Du côté des Amériques, les données montrent que le nombre des arrivées a plus que doublé (+112%). L’organisation internationale tient toutefois à préciser que « ce rebond important se mesure à la faiblesse des résultats de 2021 et les arrivées restent globalement inférieures de 36 % et 40 % aux niveaux de 2019 dans les deux régions, respectivement » et que le même schéma s’observe dans les autres régions du monde. A propos des autres régions, le constat est que la forte croissance au Moyen-Orient (+157 %) et en Afrique (+156 %) est restée respectivement de 54 % et 50 % inférieure aux niveaux de 2019. S’agissant de l’Asie et du Pacifique, il ressort que ces deux régions « ont presque doublé les arrivées (+94 %), bien que les chiffres aient été à 90 % inférieurs à ceux de 2019, certaines frontières étant restées fermées aux voyages non essentiels », selon les observations de l’OMT notant, là aussi, que l’assouplissement récent des restrictions se traduit par une amélioration des résultats pour avril et mai. Dans son rapport, l’organisation mondiale du tourisme a en outre noté que plusieurs sous-régions ont récupéré entre 70 % et 80 % de leurs niveaux d’avant la pandémie, avec en tête les Caraïbes et l’Amérique centrale, suivies de la Méditerranée du Sud, de l’Europe de l’Ouest et du Nord. Mieux, « certaines destinations ont dépassé les niveaux de 2019, notamment les îles Vierges américaines, St. Maarten, la République de Moldavie, l’Albanie, le Honduras et Porto Rico », a-t-elle affirmé. Commentant l’évolution des dépenses touristiques au cours de cette même période, l’OMT a constaté que la hausse des dépenses touristiques en provenance des principaux marchés sources va de pair avec la reprise observée. Et qu’en termes de recettes touristiques internationales gagnées dans les destinations, un nombre croissant de pays ont entièrement récupéré leur niveau d’avant la pandémie. Abordant le point sur les défis croissant que doit relever le secteur, l’OMT a indiqué que la forte demande pendant la saison estivale de l’hémisphère nord devrait consolider ces résultats positifs, notamment parce que des destinations toujours plus nombreuses assouplissent ou lèvent les restrictions de voyage. Comme le relève l’organisation dans un communiqué, « au 22 juillet, 62 destinations (dont 39 en Europe) n’avaient pas de restrictions liées au COVID-19  et un nombre croissant de destinations en Asie ont commencé à assouplir leurs restrictions ». Par ailleurs, et selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), la réduction globale de la capacité aérienne internationale en 2022 sera limitée à 20 % – 25 % des sièges offerts par les compagnies aériennes par rapport à 2019. Soulignons en outre qu’« une demande plus forte que prévu a cependant créé d’importants défis d’exploitation et de main-d’œuvre, tandis que la guerre en Ukraine, la hausse de l’inflation et des taux d’intérêt, ainsi que les craintes d’un ralentissement économique constituent une menace pour la reprise ». Par ailleurs, le Fonds monétaire international prévoit un ralentissement de l’économie mondiale, qui passerait de 3,2 % en 2022 à 2,9 % en 2023 ; tandis que l’OMT en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) continueront de surveiller la pandémie, les nouvelles urgences de santé publique et leur impact potentiel sur les voyages. Quoiqu’il advienne, et face aux « vents économiques contraires et aux défis géopolitiques susceptibles d’impacter le secteur d’ici à 2022 et au-delà », Zurab Pololikashvili a tout de même préconisé la prudence. Alain Bouithy