RDC. Sécurité et économie au centre des échanges entre le Chef de l’État et le Président de l’Assemblée nationale

Après son retour à Kinshasa, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a accordé une première audience au Président de la Chambre basse du parlement Vital Kamerhe, ce mercredi à la Cité de l’Union africaine. Des questions sécuritaires et économiques étaient au menu de leurs discussions. Sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays, ils se sont convenus de faire une évaluation régulière de la situation sur le terrain. « Le Chef de l’État n’a pas lésiné sur les moyens. Il a recruté des hommes, les a formés et dotés d’équipements pour faire face à cette guerre », a dit Vital Kamerhe. Concernant la gestion des moyens fournis à l’armée congolaise, le Président de l’Assemblée nationale rappelle que le Chef de l’État veut la transparence totale dans la chaîne de livraison de la nourriture afin d’éviter les plaintes incessantes des soldats sur le terrain. Par ailleurs, la dépréciation du franc congolais par rapport aux devises étrangères a été abordée. « Il est temps que le programme de transformation et de diversification de notre économie nationale soit mis en exécution et qu’il y ait un suivi permanent », a relevé M. Kamerhe. « Le Président de la République met en garde tous les grossistes qui pratiquent des prix fantaisistes. Le contrôle dans ce secteur sera régulier et rigoureux », a poursuivi Vital Kamerhe. Une autre réunion est prévue à ce sujet avec la participation de la Première ministre et de quelques membres de son gouvernement parmi lesquels le vice-Premier ministre, ministre l’Économie nationale. Avant de clore leurs échanges, le Chef de l’État et le Président de la Chambre basse du parlement ont survolé la question liée au fonctionnement de l’Assemblée nationale. L’entretien s’est terminé par le message de condoléances du Président de la République à la population du Sud-Kivu à la suite du décès du Mwami et Chef de la chefferie de Kabare, Désiré Kabare Rugemaninzi II.
Azian Business Forum 2024 : une plateforme propice aux échanges autour des enjeux futurs du secteur industriel

L’Association de la Zone Industrielle Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi (AZIAN) a organisé avec succès la 3e édition de l’AZIAN BUSINESS FORUM à Casablanca, sous le thème « Écosystème d’entreprises industrielles, locomotive de croissance et catalyseur de compétitivité ». Cet événement annuel continue de s’imposer comme une plateforme incontournable pour les échanges et la réflexion autour des enjeux futurs et des perspectives du secteur industriel. Rassemblant plus de 350 participants, cetteédition a vu la participation denombreuses personnalités,dont des institutionnels, des opérateurs économiques, des experts et figures politiques marocaines de premier plan. Parmi les intervenants de marque : M. Ryad MEZZOUR, Ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Younes SEKKOURI, Ministre de l’Inclusion Économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, M. Abdellatif MAAZOUZ, Président de la Région de Casablanca-Settat, ainsi queM. Chakib ALJ, Président de la CGEM. En organisant cette 3e édition, AZIAN réaffirme son rôle d’acteur majeur du développement économique de la plus ancienne zone industrielle du Maroc. Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette édition confirme l’importance du forum comme vecteur de partage des connaissances, et un espace de networking et de réseautage favorable à l’initiation des opportunités d’affaires et de business entre les parties prenantes. Depuis la célébration du centenaire de la Zone Industrielle en mai 2022 avec la première édition de l’AZIAN BUSINESS FORUM, cet événement s’est confirmé comme un rendez-vous annuel essentiel. La 2e édition en 2023 a renforcé cette dynamique, permettant de continuer à explorer les défis et les opportunités du développement industriel. Cette année, La table ronde a réuni des experts et des industriels tels que Mme Mounia BOUCETTA, M. Cédric TOURNEBIZE, M. Philippe RAMOS, M. Mounir ELBARI et M. Abdelilah FAROUK. Les keynotesprésentées par M. Ahmed Reda CHAMI et M. Mourad TAOUFIKI ont été riches en informations et en best practices. Mohammed FIKRAT, Président de l’AZIAN, a déclaré : « Nous continuons, en tant qu’association, à œuvrer pour renforcer les liens entre les opérateurs d’AZIAN et créer un environnement propice à l’épanouissement et à la prospérité de tous ses membres, au service du développement, de la création de valeur, et de l’amélioration de la compétitivité. » Ryad MEZZOUR, Ministre de l’Industrie et du Commerce, a souligné : « Les associations industrielles sont des partenaires incontournables qui jouent un rôle important dans la réussite des initiatives publiques. » Younes SEKKOURI, Ministre de l’Inclusion Économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, a ajouté : « Les écosystèmes industriels sont importants pour notre pays parce qu’ils créent des effets de synergie fondamentaux et sont force de proposition pour le gouvernement et les autorités par rapport à des problématiques et à des enjeux communs. » M. Maâzouz, Président du Conseil de la Région Casablanca-Settat a confirmé : « Dans le cadre de nos attributions, nous accordons une importance particulière au foncier industriel en tant que facteur déterminant de réalisation des investissements et de création d’emplois. Ainsi, et Parmi nos réalisations notables, nous venons d’achever la réalisation d’une nouvelle zone industrielle les travaux de proximité à AhlLoghlam, préfecture de Sidi Bernoussi. Sur 10 ha, et avec un investissement de plus de 200 millions, elle doit accueillir près de 100 entreprises et quelques 4000 emplois. Nous avons également réalisé la mise à niveau des zones industrielles des préfectures des arrondissements Ain Sebaâ-Hay Mohammadi, et Sidi Bernoussi avec un budget de 125 millions de dirhams. Ces travaux incluent la création de nouvelles voies, la requalification de l’infrastructure routière, le renforcement du réseau d’assainissement, et l’amélioration de l’éclairage public. La région investit également dans la mobilisation de plus de 400 ha destinés à de nouvelles zones industrielles et autant pour le développement des activités de logistique et de services, pour accélérer l’investissement privé nécessaire au développement de notre pays et la création de milliers d’emplois dont nos jeunes ont particulièrement besoin ». Chakib Alj, Président de la CGEM a mis en exergue : « Le modèle d’écosystème d’entreprises industrielles est devenu un pilier majeur du paysage économique et technologique de notre pays. Le développement exceptionnel de nos secteurs de l’automobile, de l’aéronautique ou encore de l’offshoring en seulement dix ans est un parfait exemple de l’efficience de ce modèle, où la PME joue un rôle moteur.Notre pays se fixe des objectifs ambitieux, visant une intégration industrielle de 80% d’ici 2030 et la fabrication d’un million de voitures d’ici l’année prochaine. Je suis convaincu que nous pouvons atteindre ces objectifs et même les dépasser si nous continuons à agir sur plusieurs leviers essentiels : la promotion du Made in Morocco à travers la préférence nationale, l’innovation et la recherche et développement (R&D), le développement des compétences, et l’amélioration de la compétitivité des facteurs de production tels que le foncier et l’énergie ». Ahmed Réda CHAMI, Président du CESE, a affirmé : « Le Maroc a fait un énorme progrès sur le plan industriel. 15% du PIB marocain provient du secteur industriel et 85% des exportations de marchandise en 2022 étaient des produits manufacturés. L’entrepreneur doit y croire et investir dans les ressources humaines, les équipements, les technologies et la compétitivité de son entreprise. »
Yves Ekué Amaïzo: les sanctions occidentales vont renforcer les échanges entre la Russie et l’Afrique

Les sanctions occidentales auront des répercussions sur l’Afrique, a prévenu le Directeur du groupe de réflexion Afrocentricity, Yves Ekue Amaïzo, affirmant toutefois qu’elles pourraient être aussi positives. Selon l’économiste togolais dont les propos sont rapportés par la Deutsche Welle (DW), le service international de diffusion de l’Allemagne, les sanctions prises par les pays occidentaux vont renforcer les échanges entre la Russie et le continent africain qui vont d’abord augmenter dans les secteurs de la défense et de la sécurité. Yves Ekue Amaïzo est persuadé que les sanctions occidentales pourraient induire une augmentation des échanges commerciaux entre la Russie et l’Afrique dans la finance, l’approvisionnement en biens, le secteur de l’énergie ou l’alimentation. Adrien Thyg
A propos de technologie et d’échanges : Défis et opportunités en Afrique
Webb Fontaine, l’un des principaux fournisseurs au monde pour les solutions destinées aux Etats dans les domaines douaniers et commerciaux, réunira le 12 juillet à 12 :00, HEC, un panel d’experts du secteur pour envisager les Défis et les Opportunités que représentent la Technologie et les Echanges en Afrique. Cette discussion entre experts se penchera sur les idées profondément innovantes ainsi que les perspectives nouvelles que présentent les échanges internationaux en Afrique, l’impact de l’Accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), ainsi que les responsabilités des nations africaines dans la réalisation de l’intégration économique au niveau du continent. Ce webinaire, destiné aux professionnels des secteurs publics et privés, avec pour thèmes essentiels les échanges et la technologie en Afrique, examinera de manière approfondie les défis que présentent les développements géopolitiques, la mise en place de zones de libre-échange, et leurs effets cumulatifs sur les politiques commerciales au niveau du continent. Avec les effets de la pandémie globale du Covid19 qui a été le perturbateur majeur de l’économie, les discussions porteront également sur les conséquences que de telles turbulences ont pu avoir sur les chaines d’approvisionnement africaines. Le panel d’experts comprend des experts du secteur de haut niveau avec des formations aussi diverses que Fridah Kimani, spécialiste de la facilitation des échanges auprès de l’Office des Recettes du Kenya (Kenya Revenue Authority), Agnes Katsonga Phiri, Directeur Executif des services d’Etat Major de l’Office des Recettes du Malawi (Malawi Revenue Authority). Entre eux, ils analyseront la performance du commerce africain, l’effet des diverses politiques et accords dans le développement socio-économique du continent, ainsi que les facteurs-clé qui détermineront une stratégie efficace pour l’ensemble des milieux d’affaires ainsi que du paysage commercial en Afrique. Ce webinaire servira également de plateforme permettant aux experts de débattre sur les avantages et inconvénients de l’Accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), son influence sur l’intégration économique au niveau du continent, ainsi que les échéances et les défis que représentent sa mise en place. Les experts évalueront également les différents facteurs qui affectent le modèle actuel des exportations en Afrique et sa croissance potentielle. Anticipant sur le webinaire, Alioune Ciss – Chief Executive Officer de Webb Fontaine – fait remarquer que “Le commerce et la technologie avancent la main dans la main ; au fur et à mesure que la technologie se développe, elle affecte le paysage commercial dans son ensemble, depuis les chaines logistiques jusqu’aux systèmes commerciaux globaux. Alors que la pandémie du COVID-19 a donné un coup d’accélérateur jamais vu au changement et à l’innovation, c’est maintenant le moment d’envisager et d’évaluer les facteurs-clé, les défis et opportunités, et les possibilités futures de l’ensemble du spectre commercial et technologique pour l’Afrique. Chez Webb Fontaine, nous nous essayons sans cesse d’anticiper sur les nouvelles tendances, et ce webinaire témoigne ainsi de nos efforts pour réunir les experts du secteur dans un débat qui pourra déboucher sur de nouvelles idées et activités.” Le webinaire sur la technologie et le commerce en Afrique sera diffusé à 14h00, heure de Dubaï. Vous pouvez participer en cliquant sur le lien Zoom ici () Ce webinaire est d’une durée d’une heure. Ces webinaires sont destinés à susciter une discussion ; ils font partie d’un projet élargi de série de groupes de réflexion, dont l’objectif sera de proposer une approche dynamique permettant aux acteurs et aux consommateurs d’échanger et de mettre au point des stratégies d’affaires concrètes.
Centrafrique: le médiateur de la République ouvre une série d’échanges avec les forces vives de la Nation

Pendant que le pays traverse une crise politico-sécuritaire, le médiateur de la République appelle les centrafricains à cultiver le dialogue. C’est sur cet élan que El Hadj Moussa Laurent Ngon Baba a amorcé, ce 28 juin 2021 à Bangui, les discussions avec les Forces vives de la Nation. Une occasion pour le Conseil national de la Jeunesse de porter à la connaissance du médiateur ses lassitudes. Alors que le pays s’apprête à affronter une concertation nationale dit dialogue républicain, l’appel du médiateur se veut préventif pour faire l’économie des conflits. Selon le médiateur de la République, cette initiative vise à cultiver et vulgariser l’idée du dialogue et de la concertation dans tout règlement de différends. « C’est une démarche spécifiquement au niveau du Conseil national de la médiation. A ne pas comparer aux audiences accordées par le chef de l’Etat dans le cadre de la consultation sur le dialogue. Nous ne parlons pas que du dialogue républicain. Cependant, j’ai saisi l’occasion pour lancer un appel aux centrafricains afin que nous épousions l’idée du dialogue et de concertation. En le faisons, nous prévenons en même temps la crise » a fait savoir El Hadji Moussa Laurent Ngon Baba, médiateur de la République. Pour le Conseil national de la jeunesse, présent à ces échanges, dialoguer pour prévenir la crise est une bonne démarche. Cependant selon les responsables, il y a des sujets qui fâchent. Notamment, l’omission de certaines couches sociales et la présence des représentants de groupes armés dans le nouveau gouvernement. « On a pris en compte des groupes armés. On a pris en compte certaines entités. On a encore omis la jeunesse centrafricaine. Nous pensons que cela n’est pas juste. Pour nous, ce sont des choses qui conduisent à des frustrations et entrainent dans ce que nous connaissons tous » a fustigé Pamela Derom, présidente du Conseil national de la jeunesse centrafricaine. Ces échanges avec les Forces vives se poursuivent avec représentants des partis politiques de la majorité présidentielle ainsi que ceux de l’opposition. Les centrales syndicales sont également attendues afin d’exprimer leurs attentes au panel des médiateurs nationaux réunis pour la circonstance.