Maroc: Les échanges de biens marqueraient une quasi-stagnation en 2023 avant une relative reprise en 2024

Maroc: Les échanges de biens marqueraient une quasi-stagnation en 2023 avant une relative reprise en 2024

PERSPECTIVES. « Après la forte dynamique des deux dernières années, les échanges de biens marqueraient une quasi-stagnation en 2023 avant une relative reprise en 2024 », selon Bank Al-Maghrib (BAM). Les exportations connaîtraient une quasi-stabilité cette année, avec notamment un repli sensible des ventes de phosphate et dérivés et une progression soutenue de celles du secteur automobile, a indiqué la Baque centrale au terme de la troisième session de l’année 2023 de son Conseil tenu le mardi 26 septembre. Selon BAM, elles se raffermiraient ensuite de 5,8% en 2024, reflétant essentiellement la reprise prévue des exportations de phosphate et dérivés qui atteindraient 84,6 milliards de dirhams et la poursuite de la bonne performance du secteur automobile dont les ventes s’élèveraient à 155 milliards. En parallèle, poursuit l’institution, les importations resteraient en 2023 au même niveau de 2022, avec des allègements de la facture énergétique à 149,1 milliards de dirhams et des acquisitions de demi-produits, ainsi qu’une augmentation des achats de biens de consommation et d’équipement. D’après le Conseil de Bank Al-Maghrib, ces importations enregistreraient un accroissement de 2,2% en 2024, tiré par des hausses des importations de demi-produits et des biens de consommation. Par ailleurs, tenant compte des importantes réalisations durant la période estivale et de l’effet attendu des manifestations internationales d’envergure que devrait accueillir notre pays durant les prochains mois, BAM annonce que les recettes voyages devraient s’accroître de 23,4% à 115,5 milliards de dirhams en 2023, avant d’afficher une baisse de 4,9% à 109,9 milliards en 2024. Quant aux transferts des MRE, ils devraient progresser de 2,5% en 2023 et de 3,6% en 2024 pour atteindre 117,5 milliards de dirhams. Dans ces conditions, poursuit BAM, le déficit du compte courant se situerait autour de 2% du PIB en 2023 et en 2024 après 3,5% en 2022; tandis que, en ce qui concerne les IDE, les recettes se maintiendraient à l’équivalent de 3% du PIB en 2023 et en 2024. Ainsi, et tenant compte notamment des financements extérieurs réalisés et prévus du Trésor, les avoirs officiels de réserve s’établiraient à 361,8 milliards de dirhams à fin 2023 puis à 363,8 milliards à fin 2024, soit une couverture autour de 5 mois et demi d’importations de biens et services, prédit-on. Martin KAM