Centrafrique : des crises liées d’électricité et d’eau à Bangui

Le ministre de l’Énergie a effectué une visite, le 17 mars, sur le site de pompage d’eau et celui de production d’électricité. Sa descente intervient au moment où la pénurie d’eau et les fréquentes coupures d’électricité frappent plusieurs quartiers de Bangui et ses environs depuis plusieurs jours. Accompagné de son équipe, le ministre Bertrand Arthur Piri a effectué cette descente sur le terrain afin de comprendre les causes de cette crise d’eau potable. La station de pompage, qui dépend en grande partie des pompes électriques pour alimenter les réservoirs d’eau de la ville, rencontre des difficultés majeures. Selon les premiers constats, les coupures régulières d’électricité perturbent l’approvisionnement en eau. Lorsque l’électricité est coupée, les pompes ne fonctionnent pas correctement, ce qui entraîne une réduction du débit d’eau, voire des pénuries dans plusieurs quartiers. « Notre principal problème réside dans la capacité à pomper l’eau de la rivière vers la station de pompage, en raison des coupures électriques. Tant que nous n’aurons pas trouvé une solution à ce problème, il nous sera difficile d’assurer un approvisionnement régulier pour les ménages », a déclaré Montassar Chebili, coordonnateur du Programme sectoriel eau et assainissement (PSEPA). Les pompes d’eau étant totalement dépendantes de l’électricité, les coupures fréquentes perturbent la distribution d’eau. De son côté, l’Energie centrafricaine (Enerca) indique que ses services techniques sont à pied d’œuvre pour apporter des solutions. « Bien que nous ayons réparé la panne à la station de Gobongo, il y a encore deux unités à l’arrêt pour des travaux de maintenance au niveau de la production à Boali. Nous allons remettre en service le groupe électrogène de Boali 2 cette semaine pour pallier le problème », a indiqué Thierry Patient Bendima, directeur général de l’Enerca. La crise de l’eau à Bangui est donc intimement liée aux coupures récurrentes d’électricité. En attendant qu’une solution durable soit trouvée, la population continue de souffrir, et la pression sur les autorités publiques ne cesse de croître. Radio Ndeke Lula
L’eau contribuera à endiguer la propagation du coronavirus (Maroc)

Le maintien des services d’eau et d’assainissement constitue une priorité dans la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) à l’échelle nationale et internationale, selon la Coalition marocaine pour l’eau (COALMA). « L’eau est un facteur de prévention contre le Covid-19. Elle contribue et contribuera à endiguer cette pandémie », a soutenu l’organisation à but non lucratif dirigée par le Pr Houria Tazi Sadeq. Convaincue que l’eau contribue à endiguer cette pandémie, déclarée en début d’année «urgence de santé publique de portée internationale» (USPPI) par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la plateforme appelle ainsi à assurer un accès pour tous à l’eau de manière ininterrompue et à veiller à mettre à la disposition des personnes en situation de précarité leurs besoins essentiels en eau. En plus de protéger l’eau, le sol et l’air de l’usage et des impacts des produits désinfectants, COALMA recommande d’«éviter les gaspillages en eau en veillant à sa rationalisation» et de «soutenir des actions régulières de sensibilisation et de prévention qui intègre la dimension eau et environnement ainsi que la gestion des déchets ». Tout en saluant d’une part la stratégie nationale et les mesures concrètes adoptées par les pouvoirs publics pour faire face à la pandémie et d’autre part les actions citoyennes spontanées, l’association souligne également « la nécessité de mettre à la disposition de tous, les moyens nécessaires pour se protéger efficacement et pour respecter les consignes et les règles d’hygiène », soulignant que l’eau demeure dans ce sens le moyen prioritaire. La coalition attire en outre l’attention sur le lien étroit entre les mesures d’hygiène, l’eau et l’assainissement. A savoir : se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, nettoyer fréquemment les surfaces et les objets que l’on touche, désinfecter les lieux publics, etc. Dans sa communication, la coalition insiste également sur la leçon apprise en ces temps de confinement faisant remarquer que « la terre se repose et reprend ses droits ». A ce propos, elle estime que « nous devrions repenser nos relations et nos pratiques qui portent atteinte à l’environnement et aux ressources naturelles – dont l’eau – bases de notre économie ». Outre l’importance de maintenir les services d’eau et d’assainissement, COALMA insiste sur « le rôle des professionnels de l’eau et de l’assainissement qui ne ménagent aucun effort pour maintenir la continuité du service tout en sensibilisant sur la maîtrise de la consommation et qui veillent à l’accessibilité à l’eau par les populations défavorisées ». Enfin, pour revenir à une vie normale, l’ONG conseille vivement de « conjuguer nos efforts ; rester confinés et respecter les consignes ; exprimer nos solidarités ; retenir les leçons apprises de cette crise, notamment au niveau social et écologique ». Par ailleurs, elle estime que la situation que nous vivons actuellement doit être mise à profit pour « réfléchir et construire une nouvelle culture en matière d’environnement, d’eau et de développement durable et de la mettre en œuvre ; construire un système de solidarité organisé, solide et pérenne ». Positionnée comme une force de proposition auprès des parties prenantes de l’eau et de l’énergie, COALMA contribue à pérenniser, à valoriser et à utiliser d’une manière responsable voire durable la ressource et à lutter contre le changement climatique, peut-on lire dans son communiqué. La plateforme, présidée par le Pr Houria Tazi Sadeq, œuvre à valoriser et à partager l’expertise marocaine en la matière. Elle compte au sein de son comité exécutif des dirigeants tels que Mohammed Fikrat, PDG de COSUMAR, Mohamed AlamouriI, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural, respectivement vice-président et 2ème vice-président de COALMA. Alain Bouithy
Innover en matière d’utilisation de l’eau pour faire face au changement climatique

Les menaces que fait peser le changement climatique sur la disponibilité en eau dans les pays arabes sont telles qu’il est essentiel d’innover en matière d’utilisation de l’eau afin de faire face à ce phénomène, a estimé l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). A ce propos, l’agence onusienne rappelle qu’au Proche-Orient et en Afrique du Nord, la disponibilité en ressources hydrauliques renouvelables par habitant s’élève à près de 600 m3 chaque année. Ce qui représente seulement 10% de la moyenne mondiale et dépasse à peine les 100 m3 pour certains pays. Face à cette menace, José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, a estimé que « les pays arabes doivent continuer à chercher des solutions innovantes afin de lutter contre les pénuries d’eau face au changement climatique». Pour le patron de l’organisation, «il est primordial de promouvoir des méthodes qui utiliseront moins d’eau, de manière plus efficace, dans l’agriculture et dans la production agricole en général ». S’exprimant lors d’un événement co-organisé par la Ligue des Etats arabes en marge de la 40ème session de la Conférence de la FAO, il a prévenu que la croissance démographique et les effets du changement climatique ajouteront une pression supplémentaire sur la disponibilité en eau dans un futur proche. Avant d’ajouter sur un ton grave : « Le changement climatique, en particulier, représente une menace sérieuse». Pour lutter plus efficacement contre les pénuries d’eau, José Graziano da Silva a estimé qu’il était urgent que les agriculteurs et les ménages ruraux soient au centre des stratégies mises en place. Dans ce cas, il ne s’agira pas seulement de les encourager à adopter des technologies agricoles plus efficaces, mais aussi à sécuriser l’accès à l’eau potable des ménages ruraux pauvres, a-t-il insisté. Car, « c’est un point essentiel afin de maintenir la sécurité alimentaire et d’améliorer la nutrition», a soutenu Graziano da Silva. Selon l’organisation, l’agriculture est à l’origine de plus de 80% des prélèvements d’eau douce dans la région, voire 90% dans certains pays dont le Yémen et la Syrie. Pour la FAO, c’est la preuve que « des pratiques de gestion de l’eau durables et efficaces dans le secteur agricole sont donc essentielles en vue d’atteindre l’Objectif de développement durable Faim Zéro ». En dépit des obstacles inhérents à la lutte contre les pénuries d’eau, Graziano da Silva salue les progrès réalisés par les pays de cette partie du monde. Des progrès qui se sont manifestés dans des domaines variés tels que le dessalement, la collecte des eaux, les systèmes d’irrigation goutte-à-goutte et le traitement des eaux usées, a-t-il souligné. De son côté, Ahmed Abul-Gheith, secrétaire général de la Ligue arabe, a affirmé que l’avenir de la région arabe est étroitement lié aux problèmes de pénuries d’eau. « Dans le monde arabe, il existe un immense fossé entre l’offre et la demande lorsqu’il s’agit non seulement d’eau mais aussi de nourriture. Ce fossé a entraîné de graves répercussions politiques, économiques et sécuritaires», a-t-il souligné avant d’appeler à une meilleure collaboration entre les pays qui abritent des rivières traversant la région. Et d’attirer l’attention des pays de la région sur le fait que le niveau d’eau des fleuves de l’Euphrate et du Nil baissait progressivement. A noter qu’en 2013, l’organisation onusienne a lancé un projet visant à lutter contre les pénuries d’eau au Proche-Orient. Une initiative régionale montée en collaboration avec la Ligue des Etats arabes et dont l’objectif est de renforcer les efforts de coordination d’une stratégie régionale collaborative. Pas plus tard que lors de la COP22 à Marrakech, la FAO a lancé un cadre d’action mondial (Faire face aux pénuries d’eau dans l’agriculture) visant à encourager la coopération entre les parties prenantes, aider à développer des technologies et contribuer à la promotion de la bonne gouvernance, en adoptant une démarche scientifique.
Soutenir l’économie locale afin de renforcer la croissance dans la région Mena

Soutenir l’économie locale afin de renforcer la croissance dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Telle est le leitmotiv de QNET, une entreprise de vente directe leader sur le marché asiatique offrant une large gamme de produits améliorant la qualité de la vie. L’entreprise, dont les produits sont proposés aux clients et aux distributeurs dans plus de 100 pays à travers sa plateforme de commerce électronique propriétaire, est sur une stratégie de croissance ambitieuse pour 2016 dans la région Mena où elle travaille avec des fabricants de produits de beauté et style de vie aux ÉAU, en Egypte, au Maroc et en Tunisie, en vue de s’approvisionner et de développer des produits exclusifs de la région et pouvoir soutenir les petites et moyennes entreprises locales, souligne-t-elle. « Notre objectif c’est d’être présents de manière opérationnelle dans la région en travaillant étroitement avec les entreprises locales et de donner une ampleur internationale à leurs produits à travers notre plateforme e-commerce. Nos produits santé et bien-être, à l’instar de la gamme LifeQode, sont des succès », explique le directeur général régional de QNET Mena, Khaled Diab. Et d’ajouter : « Nous éduquons activement aussi le marché à propos du modèle de la vente directe et afin que chacun, quel que soit son milieu, puisse gagner un revenu légitimement dès lors qu’il est prêt à travailler dur et à exceller pour devenir l’un des brillant entrepreneurs », a-t-il ajouté. Quoiqu’encore à ses débuts dans la région, l’industrie de la vente directe a de beaux jours. Elle devait même gagner du terrain dans les années à venir, selon QNET qui cite les conclusions du rapport annuel 2015 de la Fédération mondiale des associations de la vente directe (WFDSA). En effet, il ressort de ce rapport, publié récemment, que l’industrie a poursuivi sa courbe de croissance soutenue en 2014 et a vu des ventes sans précédent ainsi qu’un engagement avec une croissance de 6,4% générant $182.8 milliards. « Derrière la tendance de croissance positive de la vente directe, il existe des millions d’entrepreneurs commercialisant un éventail de produits et de services. En 2014, leur nombre a augmenté et a atteint les 99,7 millions », commente QNET. A propos, un récent rapport de Euromonitor International relève que la vente directe au Maroc a augmenté de 16% en termes de valeur actuelle en 2015, pour atteindre 1.6 milliards de DH. « Le principal facteur soutenant un tel taux de croissance élevé, c’est l’intégration croissante des femmes dans ce travail, car ceci augmente leurs revenus et leur pouvoir d’achat », explique QNET. QNET est membre de l’Association de vente directe de Malaisie, de Singapour, des Philippines et d’Indonésie. Elle fait également partie de l’Association des produits alimentaires de santé et de l’Association de l’industrie des compléments de santé de Singapour. Il est à souligner que cette entreprise s’est développée et a prospéré dans plusieurs pays en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique depuis sa fondation en 1998. Etablie à Hong-Kong depuis cette date, QNET est, par ailleurs, un sponsor sportif de premier plan dans le monde. Elle est présente dans les domaines du football, du badminton et d’autres sports, entre autres.