Maroc. Hausse de l’offre et de la demande sur les appartements neufs et anciens

Les prix dans l’immobilier ont enregistré une légère baisse au titre du quatrième trimestre 2021, a indiqué Mubawab dans la dernière édition de son guide de l’immobilier soulignant que le prix moyen du m² des appartements au Maroc oscillait autour de 10.100 Dhs. « La hausse des prix de l’ancien et du neuf constatée dans la dernière édition du Guide Mubawab de l’immobilier en glissement trimestriel a changé de tendance au quatrième trimestre », a, en effet, souligné la plateforme immobilière. Selon les données recueillies par Mubawab, les prix des villas anciennes ont accusé une baisse de 4% tandis que ceux des appartements anciens ont reculé de 6% entre le troisième et le quatrième trimestres de l’année écoulée. «En glissement annuel, le prix global de l’ancien s’est apprécié de 6% avec des hausses de 10% pour les villas et de 1% pour les appartements », a poursuivi le site spécialisé. Dans son dernier guide de l’année écoulée, qui propose également une rétrospective de 2021, la plateforme a en outre constaté que le prix du neuf s’est aligné sur les mêmes tendances que celui de l’ancien. Ainsi, a-t-elle relevé, au dernier trimestre de l’année 2021, «le prix global du neuf s’est déprécié de 5%, avec une baisse de 10% pour les villas et une hausse de 2% pour les appartements». Après analyse des données recueillies, il ressort qu’en glissement annuel, le prix global du neuf a connu, en moyenne, un bond de 9%, 1% pour les villas et 10% pour les appartements, a fait savoir la plateforme. Il est à souligner que le quatrième trimestre 2021 s’est clôturé avec une hausse de l’Indice Mubawab des prix qui enregistre une prise de valeur de 4,49% par rapport à novembre 2021. Comme le relève Mubawab dans un communiqué qu’il vient de publier, « actuellement, nous sommes au même niveau de prix qu’en juin 2019, avec une hausse en valeur de 1,47% par rapport à la même période de l’année précédente, soit le gain de 1 point de l’IPM». Selon le site de référence dans le secteur immobilier, les villes d’Agadir, de Kénitra et de Tanger comptent parmi celles qui ont connu les prix les plus stables pour les appartements. A en croire Mubawab, ces cités ont enregistré des évolutions de prix minimes comprises entre -1% et +1%. Pour ce qui est des villas, la plateforme indique que «ce sont les villes de Casablanca, de Dar Bouazza et d’Agadir qui font preuve d’une certaine stabilité dans les prix pour ce dernier trimestre de l’année 2021». En ce qui concerne le volet « Rétrospective », la plateforme immobilière rappelle que l’année écoulée a été marquée par la persistance de la pandémie et « l’impact que cela a pu avoir sur le secteur de l’immobilier que ce soit au niveau des prix, de l’offre, de la demande ou encore des superficies ». Des données analysées, il ressort que les prix au m² les plus hauts ont été enregistrés pendant les mois de février, septembre et janvier 2021, avec respectivement 11.900, 11.850 et 11.800 DH/m². Ces mêmes données montrent que les prix les plus bas ont été enregistrés en avril et octobre avec respectivement 10.900 et 11.000 DH/m², a fait savoir Mubawab. S’agissant des superficies, le constat relevé par le site spécialisé est que « le confinement en 2020 a eu comme effet secondaire le recours à des superficies plus grandes, à des espaces plus ouverts, comprenant un jardin, balcon ou terrasse». La plateforme a, en revanche, constaté que ce scénario s’est inversé en 2021 avec un repli des superficies offertes, qui sont passées de 104 m² à 100 m² en moyenne. Ce qui correspond à un recul de -3,8%. Commentant la rétrospective de l’année 2021, Kevin Gormand, CEO et co-fondateur du Groupe Mubawab, a constaté que « l’effet confinement aura été de courte durée et qu’après une année 2020 caractérisée par l’impact de la crise sanitaire de Covid-19 sur le secteur de l’immobilier, 2021 a marqué un nouveau changement dans les habitudes ». Alain Bouithy
Le Covid-19 fait chuter la demande et les prix de l’huile à l’échelle mondiale

Baisse sans grande surprise des principaux cours mondiaux des produits alimentaires à travers le monde. Selon les chiffres publiés par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les prix mondiaux des produits alimentaires ont connu une forte chute au cours du mois de mars dernier. Il s’agit de la deuxième baisse mensuelle consécutive de la valeur de l’Indice synthétisant l’évolution mensuelle des principaux groupes de produits alimentaires. Lequel indice a affiché une moyenne de 172,2 points pendant le mois de mars, soit une baisse de 4,3% depuis février, a annoncé la FAO. A en croire l’agence onusienne, « ce fort recul est essentiellement imputable à une contraction de la demande liée à l’épidémie du coronavirus (Covid-19) », a-t-elle expliqué. Soulignons que le recul des cours observé le mois dernier était plus prononcé s’agissant des prix des huiles végétales et du sucre, a souligné la FAO dans un communiqué rendu public récemment précisant que la baisse la plus marquante a été celle du sucre. Comme le relève le communiqué, « l’Indice FAO du prix du sucre a enregistré la chute la plus importante avec une baisse de 19,1% par rapport au mois précédent ». Il s’est ainsi établi en moyenne à 169,6 points en mars, en baisse de 40,1 points par rapport au mois de février. Selon la FAO, le recul du cours s’explique par « une baisse de la consommation hors domicile liée aux mesures de quarantaine imposées par plusieurs pays et une baisse de la demande en provenance des producteurs d’éthanol en raison de la forte chute des prix du pétrole brut ». Egalement en forte chute, l’Indice FAO du prix des huiles végétales est ressorti en baisse de 12% en un mois, affichant une valeur moyenne de 139,1 points au cours du mois dernier, soit une chute de 19 points en un mois. Il a atteint ainsi son niveau le plus bas depuis octobre 2019. Soulignons que ce recul est attribué essentiellement à « la chute des prix de l’huile de palme, elle-même due à la forte baisse des prix des huiles brutes et minérales » et aux « préoccupations concernant les impacts de la pandémie sur les marchés d’huile végétale à travers le monde ». Il est à noter que les prix des huiles de soja et de colza ont suivi la même tendance au cours du même mois. En effet, « les cours de l’huile de soja ont ressenti les effets d’un niveau de broyage plus élevé que prévu aux Etats-Unis d’Amérique ; (tandis que) ceux de l’huile de colza ont pâti d’une érosion de la demande en agrocarburant dans l’Union européenne », a indiqué la FAO. Après quatre mois consécutifs de hausse, l’Indice FAO des produits laitiers a enregistré un léger recul de 3%, s’établissant ainsi, en moyenne, à 203,5 points en mars, soit une baisse de 6,4 points par rapport au mois de février. Ce recul est dû à la baisse des cotations et de la demande mondiale d’importations pour la poudre de lait écrémé et la poudre de lait entier causée principalement par des perturbations enregistrées au niveau de la chaîne d’approvisionnement des produits laitiers, a fait savoir la FAO dans son communiqué. Et de préciser que cette situation fait suite aux mesures du confinement adoptées par de nombreux pays en vue de lutter contre la propagation du Covid-19. Concernant l’Indice FAO du prix des céréales, il ressort des données statistiques qu’il a baissé de 1,9% depuis février. Ce qui correspond, en moyenne, à 164,6 points en mars (baisse de 3,2 points par rapport au mois de février) et se situe à un niveau proche de celui enregistré en mars de l’année précédente. Toujours à propos des céréales, il est aussi indiqué que les prix mondiaux du blé et du maïs ont baissé au cours de ce même mois de mars, alors que ceux du riz ont, en revanche, augmenté pour le troisième mois consécutif. Avec une valeur moyenne de 176,0 points en mars, en baisse de 1 point, l’Indice FAO des prix de la viande a reculé de 0,6% « en raison de la baisse des cotations internationales pour les viandes ovines et bovines dont les disponibilités à l’exportation sont importantes mais dont les capacités commerciales ont été entravées par des obstacles logistiques », a expliqué la FAO. Alain Bouithy