Maroc. Le déficit commercial continue de se creuser

Le déficit commercial s’est creusé à fin août 2022. Selon l’Office des changes, qui vient de rendre public les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, il a augmenté de 56,1% (77.179MDH) au cours du mois dernier. Les récents indicateurs montrent que les importations ont atteint 491.572MDH au titre des huit premiers mois de l’année 2022, contre 339.564MDH à fin août 2021. Ce qui correspond à une hausse de 44,8% équivalant à +152.008MDH. En parallèle, les exportations se sont accrues de 37% (+74.829MDH) pour se situer à 276.807MDH à fin août 2022 contre 201.978MDH une année auparavant, a relevé l’Office des changes indiquant que le taux de couverture perd 3,2 points (56,3% contre 59,5%). La hausse des importations de la majorité des groupes de produits est à la base de l’augmentation des achats de marchandises, a expliqué l’Office des changes soulignant que la facture énergétique a atteint 103.058MDH à fin août 2022 contre seulement 45.160MDH à fin août 2021. Des indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’aout dernier, il ressort que « cette évolution est tributaire de l’élévation des achats du gas-oils et fuel-oils (+27.967MDH) due à la hausse des prix qui ont plus que doublé (10.101DH/T contre 4.900DH/T) », selon les précisions de l’Office qui constate, en parallèle, une augmentation de 11,5% des quantités importées. A noter que les importations des demi-produits ont augmenté de 53,1%, en raison de la forte croissance des achats de l’ammoniac qui ont atteint 13.585MDH contre 4.044MDH un an auparavant. Selon toujours l’Office, l’accroissement des achats des produits alimentaires, qui ont bondi de 51,6% (+20.749MDH) s’explique par la hausse des achats qui ont plus que doublé sous l’effet des prix en augmentation de 54,7% tandis que les quantités importées ont progressé de 32,3% au cours de la même période. Il ressort en outre que les importations de l’orge ont connu également une augmentation importante de +2.577MDH (3.170MDH à fin août 2022 contre 593MDH une année auparavant), tandis que les importations des produits bruts ont augmenté de 69,5%. L’Office des changes attribue cette augmentation «à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont plus que doublé (+9.255MDH)». En ce qui concerne les exportations de marchandises, les données montrent qu’elles se sont établies à276.807MDH contre 201.978MDH un an auparavant, soit une hausse de 37% ou +74.829MDH.). L’Office précise que «cet accroissement concerne la totalité des secteurs, tête, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile, celui de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir ». Autres chiffres à retenir, ceux relatifs aux ventes des phosphates et dérivés qui ont progressé de 67,7% pour s’établir à 77.892MDH à fin août 2022 contre 46.446MDH à fin août 2021. Pour l’Office, «cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+23.488MDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (8.793DH/T à fin août 2022contre 4.162DH/T à fin août 2021). En revanche, les quantités exportées baissent de 15,5% ». Au cours de cette même période, les ventes du secteur automobile se sont élevées à 66.705MDH affichant un accroissement de 29,3% (+15.121MDH) au titre des huit premiers mois de l’année 2022. Selon l’Office, ces exportations ont atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années et cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+47,3%) et celles du segment du câblage (+16,7%). Alors que les exportations du segment de l’intérieur véhicules et sièges ont accusé une baisse de 2,5%. Il est à noter que les exportations du secteur agriculture et agroalimentaire se sont pour leur part établi à 55.830MDH à fin août 2022contre 44.983MDH au titre de la même période de l’année précédente, soit une augmentation de 24,1% ou +10.847MDH. Ce, en raison de «la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+27,7% ou +6.392MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+19,8% ou +4.139MDH)». Enfin, au titre des huit premiers mois de l’année 2022, il apparait que les exportations du textile et cuire ont progressé de 28,8% ou +6.573MDH, suite principalement, «à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+31,2%ou +4.442MDH), des articles de bonneterie (+22,8% ou+1.061MDH) et des chaussures (+30,3% ou +514MDH)». Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial continue de s’aggraver

Le déficit commercial s’est à nouveau creusé, en dépit des bonnes performances des exportations observées au terme du mois de juillet 2022. En effet, selon les chiffres publiés par l’Office des changes, il a augmenté de 53,5% (63.969MDH) au septième mois de l’année, tandis que le taux de couverture a perdu 2,1 points (57,3% contre 59,4%). D’après ces données, rendues publiques récemment, les importations ont atteint 429.550MDH à fin juillet 2022 contre 294.454MDH à la même période de l’année écoulée. Ce qui correspond à une hausse de 45,9%, équivalant à +135.096MDH. En hausse de 40,7%, soit +71.127MDH, les exportations se sont situées pour leur part à 246.081MDH au terme de la même période contre 174.954MDH une année auparavant. Dans le détail, il ressort des analyses de l’Office des changes que la hausse des importations de biens a touché la majorité des groupes de produits au cours des sept premiers mois de l’année 2022. Selon l’organisme public, la facture énergétique a plus que doublé s’élevant à 88.114MDH à fin juillet 2022, en raison de la hausse des achats des principaux produits énergétiques, notamment, ceux du gas-oil et du fuel-oil (+23.733MDH) due à l’élévation des prix qui ont plus que doublé (9.990DH/T contre 4.826DH/T). De ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de juillet qu’il vient de publier, il ressort en outre que les quantités importées ont parallèlement augmenté de 9,4%. Les données recueillies montrent que les importations des demi-produits ont connu une augmentation de 55,6%, suite à la forte croissance des achats de l’ammoniac (12.224MDH contre seulement 3.468MDH), a fait savoir l’Office des changes. Concernant les importations des produits alimentaires, il ressort des mêmes données qu’elles ont affiché une hausse de 52,8% ou +18.791MDH «tributaire, essentiellement, de l’accroissement des achats du blé de 99% dû à l’effet prix en augmentation de 55,3% », a-t-il expliqué soulignant que les quantités importées ont affiché une hausse de 28,1% au cours de la même période. Les mêmes indicateurs montrent que les importations de l’orge ont connu également une augmentation importante de +2.770MDH (3.170MDH à fin juillet 2022 contre 400MDH une année auparavant), a poursuivi l’Office des changes. Selon la même source, les importations des produits bruts se sont accrues de 80,3%, suite à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont presque triplé (+8.841MDH). Analysant cette fois-ci l’évolution des exportations de marchandises, l’Office des changes a indiqué que celles-ci se sont établies à 246.081MDH contre 174.954MDH un an auparavant. Ce qui correspond à un accroissement de 40,7% équivalant à +71.127MDH. Comme l’a relevé l’organisme public dans son rapport, cet accroissement a concerné la totalité des secteurs, à leur tête les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile, celui de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir. Ainsi, à fin juillet 2022, les ventes des phosphates et dérivés ont progressé de 81,1% pour atteindre 68.773MDH contre 37.974MDH à fin juillet 2021. L’Office attribue cette évolution « principalement à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+22.793MDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (8.823DH/T à fin juillet 2022 contre seulement 3.897 DH/T à fin juillet 2021) ». Il faut toutefois noter que les quantités exportées ont accusé une baisse de 14,3% au cours de cette période. En s’élevant à 59.657MDH, les ventes du secteur automobile ont affiché un accroissement de 31,6%, équivalant à +14.320MDH au titre des sept premiers mois de l’année 2022 contre 45.337MDH une année auparavant. Et l’Office des changes de constater que ces exportations ont atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Il est à préciser que cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+56,7%) et celles du segment du câblage (+14,6) et que les exportations du segment de l’intérieur véhicules et sièges sont ressorties en baisse de 2,2%. Du côté des exportations du secteur agriculture et agroalimentaire, les indicateurs des échanges extérieurs suggèrent qu’elles se sont établies à 50.016MDH à fin juillet 2022 contre 40.567MDH au titre de la même période de l’année précédente. Autrement dit, elles ont progressé de 23,3% (+9.449MDH). A en croire l’Office des changes, « cette évolution s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+27,8% ou +5.529MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+18,5% ou +3.677MDH) » Quant aux exportations du textile et cuir, les données montrent qu’elles ont crû de 28,8% (+5.731MDH) au titre des sept premiers mois de l’année 2022, à la suite de « la hausse des ventes des principaux segments de ce secteur, en l’occurrence des vêtements confectionnés (+31,2% ou +3.845MDH), des articles de bonneterie (+23,6% ou +959MDH) et des chaussures (+28,1% ou +422MDH) ». Alain Bouithy
Maroc. Les ventes des phosphates et dérivés ont presque doublé à fin mai

Le déficit commercial s’est creusé. En hausse de 36,9%, soit +31.498MDH, il s’est établi à 116.814MDH au titre des cinq premier mois de l’année 2022 contre 85.316MDH à la même période de l’année précédente. Selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, en mai, les exportations ont progressé de +40,7% (51.061MDH) pour se situer à 176.424MDH. Au cours de cette même période, les importations ont pour leur part affiché une augmentation de +39,2%, correspondant à +82.559MDH ; tandis que le taux de couverture s’est situé à 60,2%. Dans le détail, l’Office des changes indique que la hausse des importations de biens a concerné la quasi-totalité des groupes de produits. Ainsi, d’après les données recueillies, la facture énergétique a plus que doublé s’élevant à 54.646MDH à fin mai 2022 ; suite, essentiellement, à la hausse des approvisionnements en gasoils et fuel-oils (+14.023MDH) due à l’élévation des prix qui ont presque doublé (9.110 DH/T contre 4.597 DH/T), a noté l’Office soulignant que les quantités importées ont en parallèle enregistré une hausse de 8,6%. En raison de la forte croissance des achats de l’ammoniac (8.674MDH à fin mai 2022 contre 2.263MDH à fin mai 2021), les importations des demi-produits ont de leur côté augmenté de 53,9% ou +24.559MDH, a également relevé l’Office des changes dans sa note sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs-mai 2022. Des mêmes chiffres de l’organisme public, il ressort également que les importations des produits alimentaires ont affiché une hausse de 31,8% ou +8.959MDH. Soulignons que « cette évolution est tributaire, essentiellement, de la hausse importante des achats d’orge (2.993MDH à fin mai 2022 contre seulement 325MDH à fin mai 2021) », selon les explications de l’Office qui annonce, en outre, une hausse de 14,8% des approvisionnements en blé au cours de la même période. A fin mai 2022, il ressort par ailleurs que les importations des produits bruts ont crû de 76% (+8.084MDH), suite, principalement, à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont presque triplé (+5.421MDH). En ce qui concerne les exportations de marchandises, les données recueillies montrent qu’elles se sont établies à 176.424MDH contre 125.363MDH un an auparavant, soit une hausse de 40,7% (+51.061MDH). D’après l’Office, «cet accroissement concerne les exportations de la totalité des secteurs, essentiellement, celles des phosphates et dérivés, du secteur de l’automobile et celles de l’agriculture et agroalimentaire ». Un point important à relever dans cette rubrique est que les ventes des phosphates et dérivés ont presque doublé pour atteindre 47.627MDH à fin mai 2022 contre 24.270MDH à fin mai 2021. Pour l’Office des changes, « cette évolution fait suite, principalement, à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+17.966MDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (8.354DH/T à fin mai 2022 contre seulement 3.431 DH/T à fin mai 2021) ». L’organisme public a toutefois noté une baisse de 10,2% des quantités exportées. De l’évolution des ventes du secteur de l’automobile, il ressort que celles-ci ont affiché un accroissement de 24,4% (+8.125MDH) s’élevant à 41.359MDH à fin mai 2022 contre 33.234MDH une année auparavant. Comme l’a fait remarquer l’Office des changes dans sa note, « ce niveau dépasse ceux enregistrés durant la même période entre 2018 et 2021 », quand bien même la part de ces ventes dans le total des exportations a perdu 3,1 points (23,4% à fin mai 2022 contre 26,5% à fin mai 2021). Du côté des exportations du secteur agricole et agroalimentaire, les chiffres montrent qu’elles ont attient 40.256MDH à fin mai 2022 contre 32.472MDH durant la même période de l’année précédente. Ce qui correspond à une hausse de 24% équivalant à +7.784MDH. L’évolution des exportations de ce secteur est attribuée à la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+28,9% ou +4.209MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+19,6% ou +3.407MDH), a expliqué l’Office des changes dans sa note. A noter que la hausse, de 32,6% (+4.393MDH), des exportations du textile et cuir au titre des cinq premiers mois de l’année 2022, fait suite à celle « des ventes des principaux segments de ce secteur, en l’occurrence des vêtements confectionnés (+36,9% ou +3.078MDH), des articles de bonneterie (+27,7% ou +761MDH) et des chaussures (+27,7% ou +280MDH) », a expliqué l’Office de même source. Et de déduire que ces exportations ont au final atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Soulignons enfin que la balance des échanges de services a affiché un excédent en hausse de 78,3% (+13.450MDH) atteignant +30.630MDH à fin mai 2022 contre +17.180MDH un an auparavant. « Cette évolution s’explique par une hausse des exportations (67.731MDH contre 46.787MDH, soit +44,8% ou +20.944MDH) plus importante que celle des importations (+25,3% ou +7.494MDH) », a expliqué l’Office. Quant aux voyages, principale composante des échanges de services, ils ont affiché un solde excédentaire en hausse de 10.820MDH, en raison principalement de la hausse des recettes voyages de 12.889MDH, se situant à 20.336MDH à fin mai 2022 contre 7.447MDH une année auparavant ; alors que les dépenses ont atteint 5.360MDH, soit un niveau en dessous de celui des années avant crise sanitaire (7.948MDH en 2019). Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial s’est creusé à 91,04 milliards de dirhams

En augmentation de 43,6% par rapport à fin avril 2021 (27,641 MDH), le déficit commercial du Maroc s’est accentué durant le mois d’avril 2022. Selon les chiffres publiés par l’Office des changes, il s’est établi à près de 91,04 milliards de dirhams (MMDH) ; alors que le taux de couverture a perdu 1,6 point passant de 62% à 60,4%. Ainsi, au titre des quatre premiers mois de l’année 2022, les importations ont progressé de 37,8% (+63,06 MMDH) pour atteindre 230,05MMDH contre 167,00 MMDH à fin avril 2021 ; tandis que les exportations se sont accrues de 34,2% (+35,42 MMDH) pour se situer à 139,01 MMDH à fin avril 2022 contre 103.60MMDH une année auparavant. Dans le détail, la hausse des importations de biens a concerné la quasi-totalité des groupes de produits. Ainsi, dans son dernier bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’Office des changes indique que la facture énergétique a plus que doublé s’élevant à 43,79 MMDH à fin avril 2022. Après analyse des données, il apparaît que cette évolution s’explique essentiellement par la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (+12,14 MMDH) due à l’élévation des prix qui ont presque doublé (8.833 DH/T contre 4.490 DH/T)», a fait savoir l’Office des changes constatant que les quantités importées ont en parallèle enregistré une hausse de 15,8%. S’agissant des importations des demi-produits, il ressort des mêmes données qu’elles ont affiché une hausse de 53% (+19,09 MMDH, suite à la forte croissance des achats de l’ammoniac (7,45 MMDH à fin avril 2022 contre 1,60 MMDH à fin avril 2021). En ce qui concerne les importations des produits bruts, l’Office indique qu’elles ont bondi de 72,6% (+5,84 MMDH) du fait principalement de la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés dont les coûts ont presque triplé pour atteindre +3,97 MMDH. Quant aux importations des produits alimentaires, elles ont enregistré une hausse de 25,4% équivalant à +5,83 MMDH, en raison essentiellement de la hausse importante des achats d’orge (2,27 MMDH à fin avril 2022 contre seulement 263 MDH à fin avril 2021). Notons que les approvisionnements en blé ont de leur côté affiché une hausse de 16% due à l’effet prix en accroissement de 38,8% ; tandis que les quantités ont accusé une baisse de 16,4%. Dans son bulletin, l’Office des changes rapporte que l’accroissement des exportations de marchandises a concerné la majorité des secteurs, citant notamment celui des phosphates et dérivés, de l’agriculture et agroalimentaire, du textile et cuir et de l’automobile. Dans le détail, les ventes des phosphates et dérivés ont presque doublé pour atteindre 36,14 MMDH à fin avril 2022 contre 18,20 MMDH à fin avril 2021, principalement suite à «l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+13,75 MMDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (7.541DH/T à fin avril 2022 contre seulement 3.241 DH/T à fin avril 2021)», a expliqué l’Office relevant en revanche que les quantités exportées se sont inscrites en baisse de 5,1%. Selon l’Office, au terme du mois d’avril dernier, les exportations du secteur agricole et agroalimentaire ont connu une augmentation de 15,4% (+4,40 MMDH) pour s’établir à 32,84 MMDH contre 28,45 MMDH au cours de la même période de l’année précédente. Parallèlement, les exportations du textile et cuir se sont accrues de 33,6% (+3,66 MMDH) au titre des quatre premiers mois de l’année 2022, atteignant ainsi leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Quant aux ventes du secteur de l’automobile, il ressort des chiffres rendus publics par l’Office des changes qu’elles ont enregistré un accroissement de 12,9% (+3,65 MMDH) atteignant 32 MMDH à fin avril 2022 contre 28,34MMDH une année auparavant. Comme le fait observer l’Office dans son bulletin, «ce niveau dépasse ceux enregistrés durant la même période entre 2018 et 2021», quand bien même la part de ces ventes dans le total des exportations a reculé de 4,3 points (23% à fin avril 2022 contre 27,3% à fin avril 2021). Alain Bouithy
Maroc. Le textile et le cuir retrouvent des couleurs à l’ export

Le déficit commercial continue de se creuser. Selon les chiffres de l’Office des changes, il s’est aggravé de 42,9% au titre du premier trimestre de l’année 2022, en glissement annuel, pour s’établir à -65,57 milliards de dirhams (MMDH) ; tandis que le taux de couverture a perdu 2,4 points (60,4% contre 62,8%). Les données recueillies par l’Office montrent en effet que les importations ont atteint 165,55 MMDH au premier trimestre 2022, contre 123,42 MMDH à fin mars 2021, correspondant à une hausse de 34,1% (+42,13 MMDH). Durant la même période, les exportations se sont pour leur part accrues de 29% (+22,45MMDH) pour se situer à 99.981MDH à fin mars 2022 contre 77.526MDH une année auparavant. Dans le détail, il ressort des données publiées par l’Office des changes que la hausse des importations de biens a concerné la quasi-totalité des groupes de produits. Ainsi qu’il le relève dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de mars, les importations des demi produits ont réalisé une hausse de 52,4% (+13.893MDH), suite à la forte augmentation des achats de l’ammoniac qui ont plus que quadruplé passant de 1,03 MMDH à 5,42 MMDH. La facture énergétique a de son côté augmenté de 87,3% (+13,05 MMDH) en raison principalement de la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (+6,18 MMDH) due à l’élévation des prix de 77,4% (7.884 DH/T contre 4.444 DH/T), a expliqué l’Office des changes précisant que les quantités importées ont enregistré une hausse de 5,3% : 1.689mT à fin mars 2022 contre 1.604mT à fin mars 2021. Suite, principalement, à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont plus que triplé (+3,22 MMDH), les importations des produits bruts ont bondi de 78,3% à fin mars 2022 pour s’établir à +4,62 MMDH. Les importations des produits alimentaires ont connu une hausse de 24,3% correspondant à +3.970MDH, suite essentiellement à une hausse importante des achats d’orge qui ont atteint 1,37 MMDH à fin mars 2022 contre seulement 248MDH à fin mars 2021, a fait savoir l’Office des changes soulignant que les approvisionnements en tourteaux et en blé ont grimpé (respectivement de 43,7% et 11,4%). En ce qui concerne les exportations de marchandises, les données relatives à cette même période montrent qu’elles ont progressé de 29%, soit +22,45 MMDH pour s’établir à 99,98 MMDH contre 77,52 MMDH un an auparavant. D’après l’Office des changes, cet accroissement a concerné la majorité des secteurs, essentiellement, le secteur de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir ainsi que les phosphates et dérivés dont les ventes ont presque doublé pour atteindre 24,54 MMDH à fin mars 2022 contre 13,43 MMDH à fin mars 2021. Précisons que la hausse des ventes de ces derniers est intervenue, principalement, après « l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+7,75 MMDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (7.319 DH/T à fin mars 2022 contre seulement 3.116 DH/T à fin mars 2021) », comme l’a expliqué l’Office qui a en revanche fait état de la baisse de 17,8% des quantités exportées. S’agissant des exportations du secteur agriculture et agroalimentaire, l’analyse des données révèle qu’elles se sont établies à 24,37 MMDH à fin mars 2022 contre 21,20 MMDH durant la même période de l’année précédente. Ce qui correspond à une augmentation de 14,9% équivalant à +3.165MDH. Pour l’Office, « cette évolution s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+27,4% ou +2,41 MMDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+5,7% ou +694MDH). Il est à noter que la hausse des exportations du textile et cuir de 32,3% (+2,53 MMDH) s’explique, de son côté, par la hausse des ventes des principaux segments de ce secteur. En l’occurrence, «des vêtements confectionnés (+35,5% ou +1,71 MMDH), des articles de bonneterie (+31,3% ou +485MDH) et des chaussures (+23,4% ou +157MDH) ». Comme l’a relevé l’Office dans sa note, ces exportations ont ainsi atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Au titre du premier trimestre de l’année 2022, les ventes du secteur de l’aéronautique ont pour leur part affiché un accroissement de 53% (+1,79 MMDH) s’élevant à 5,17 MMDH à fin mars 2022 contre 3,38 MMDH une année auparavant. Dans son analyse, l’Office a constaté que «ce niveau dépasse ceux enregistrés durant la même période entre 2018 et 2021», tandis que la part de ces ventes dans le total des exportations a progressé de 5,2% à fin mars 2022 contre 4,4% à fin mars 2021, après avoir gagné 0,8 point. Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial affiche un solde en hausse de 24,3% à fin 2021

Selon les chiffres définitifs du commerce extérieur à fin 2021, les échanges commerciaux de marchandises ont marqué un accroissement tant au niveau des importations qu’au niveau des exportations par rapport à l’année 2020. Après analyse des données recueillies par l’Office des changes au titre de l’année écoulée, il ressort que les importations ont enregistré une augmentation de 24,7% soit+104,6 milliards de DH pour atteindre une valeur de 527,4 milliards de DH en 2021 contre 422,9 milliards de DH une année auparavant. Au cours de la même période, les exportations se sont, de leur côté, améliorées de 25% soit +65,8 Milliards de DH passant de 263,1 milliards de DH en 2020 à 328,8 milliards de DH en 2021, indique un communiqué de l’Office des changes et du ministère de l’Economie et des Finances. Ainsi, le déficit commercial a affiché un solde en hausse de 24,3% équivalant à 38,8 milliards de DH se situant à 198,6 milliards de DH contre 159,8 milliards de DH, a indiqué l’Office des changes soulignant que le taux de couverture est, quant à lui, resté quasi-stable à 62,3%. Au niveau du compte courant, les chiffres se rapportant à ce volet montrent que « les résultats de la balance des paiements au titre de l’année 2021 font ressortir un déficit du compte des transactions courantes de 29,1 milliards de DH contre -13,4 Milliards de DH pour l’année 2020 soit une hausse de 15,7 Milliards de DH», a poursuivi l’organisme public Selon les explications de l’Office des changes, cette évolution est due d’une part, à l’accroissement des déficits enregistrés au titre des échanges de biens et du revenu primaire à concurrence de 31,4 Milliards de DH et 6,6 Milliards de DH respectivement et d’autre part, à la baisse de l’excédent de la rubrique des services passant de 63,6 Milliards de DH à 62,4 milliards de DH. L’Office des changes constate toutefois que « ces évolutions ont été partiellement contrebalancées par l’amélioration de l’excédent du revenu secondaire de 23,5 milliards de DH». Il est à noter qu’au cours de cette même période, le volume des transactions courantes s’est établi à 1.111,3 Milliards de DH en hausse de 21,6% ou 197,7 Milliards de DH sous l’effet combiné de l’augmentation des recettes courantes (+91 milliards de DH) et des dépenses courantes (+106,7 milliards de DH), a indiqué l’Office. Au niveau des investissements internationaux, il apparait qu’à fin décembre dernier, « la position extérieure globale, qui reflète la situation patrimoniale de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde, fait ressortir une situation nette débitrice de 771,3Millards de DH contre -765,2 Milliards de DH à fin septembre 2021 ». A en croire l’Office des changes, « cette situation résulte de la hausse simultanée des encours des engagements financiers (+15,9 milliards de DH) et des avoirs financiers (+9,8 milliards de DH) ». L’Office des changes note à ce propos que l’accroissement des engagements financiers a été conséquent durant cette période, principalement, de la progression de l’encours de la composante « autres investissements » de 9,6 Milliards de DH et de l’encours des investissements directs étrangers au Maroc de +6,6 milliards de DH. A en croire l’Organisme public, « la hausse de l’encours des avoirs financiers s’explique, essentiellement, par l’accroissement de 13 Milliards de DH des avoirs de réserve compensé, néanmoins, par la baisse de l’encours de la composante « autres investissements » de 5,3Millards de DH». Rappelons à toutes fins utiles que les statistiques du commerce extérieur et les comptes internationaux du Maroc, notamment, les comptes trimestriels de la balance des paiements et de la position extérieure globale, sont publiées selon les formes et l’agenda prévus par la Norme spéciale de diffusion des données (NSDD), dont le calendrier est diffusé à l’avance par l’Office des Changes sur son site Internet et auprès du Fonds monétaire international (FMI), comme cela a été relevé dans le communiqué. Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial s’accentue de 57,2% à fin février

Le déficit commercial est ressorti en hausse de 57,2% à fin février 2022 par rapport à la même période de l’année 2021. Selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, il s’est établi à -39,64 milliards de dirhams (MMDH). Selon les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de févier dernier, les importations ont connu une progression de 37,8%, soit +27.98MMDH. Elles ont ainsi atteint 102.124MDH au terme des deux premiers mois de 2022 contre 74.13MMDH à fin février de l’année écoulée. En hausse de 27,7% (+13.55MMDH), les exportations se sont pour leur part situées à 62.47MMDH à fin février 2022 contre 48.92MMDH une année auparavant, a poursuivi l’Office notant par ailleurs que le taux de couverture a perdu 4,8 points. Dans le détail, la hausse des importations de biens a concerné la majorité des groupes de produits. Ainsi, selon l’Office des changes, les importations des demi-produits ont réalisé une hausse de 51,7% (+8.29MMDH) due à l’accroissement des achats de l’ammoniac qui ont plus que quadruplé passant de 693MDH à 2.92MMDH. En parallèle, la facture énergétique a augmenté de 81,6% (+7.11MMDH), suite principalement à la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (+3.43MMDH) due à la hausse des prix de 64,2% (6.798 DH/T contre 4.141 DH/T), a indiqué l’Office ajoutant que les quantités importées ont enregistré une hausse de 16,1% (1.062mT à fin février 2022 contre 915mT à fin février 2021). Dans la même période, les importations de produits alimentaires ont bondi de 44,8% (+3.99MMDH), en raison principalement de la hausse des achats de blé (+96,8% ou +2.018MDH) qui ont atteint leur plus haut niveau durant les cinq dernières années. Selon les explications de l’Office des changes, « cette évolution est due à la hausse simultanée des prix (+21,4% : 3.342 DH/T à fin février 2022 contre 2.754 DH/T à fin février 2021) et des quantités (1.227 mT à fin février 2022 contre 757 mT à fin février 2021) ». S’agissant des exportations de marchandises, l’organisme public précise que l’accroissement observé durant cette période a concerné la totalité des secteurs, essentiellement les phosphates et dérivés, le secteur de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir.Selon les chiffres relatifs au secteur, les ventes des phosphates et dérivés ont doublé pour atteindre 14.21MMDH à fin février 2022 contre 7.25MMDH à fin février 2021. L’Office des changes attribue cette évolution à « l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+4.48MMDH) due à l’effet prix qui a presque triplé (7.214 DH/T à fin février 2022 contre seulement 2.996 DH/T à fin février 2021) ». Mais il note tout de même que les quantités exportées ont accusé en revanche une baisse de 16,4% au cours de la même période. Il est à signaler que les exportations du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire ont affiché une augmentation de 13,8% (+1.87MMDH) pour se situer à 15.44MMDH à fin février 2022 contre 13.57MMDH durant la même période de l’année précédente. Des chiffres publiés par l’Office des changes, il ressort aussi que les exportations du textile et cuir se sont accrues de 26,1% (+1.32MMDH) au titre des deux premiers mois de l’année 2022. « Cette évolution est attribuable à la hausse des ventes des principaux segments de ce secteur, en l’occurrence des vêtements confectionnés (+30,3% ou +928MDH), des articles de bonneterie (+18,3% ou +195MDH) et des chaussures (+18,3% ou +81MDH) », selon l’Office qui affirme, ainsi, que ces exportations ont atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Il est à souligner également que les ventes du secteur de l’aéronautique ont affiché un accroissement de 52,9% (+1.20MMDH) s’élevant à 3.47MMDH à fin février 2022 contre 2.27MMDH une année auparavant. A en croire l’Office des changes, « ce niveau dépasse ceux enregistrés durant la même période entre 2018 et 2021 ». Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial se creuse à près de 200 milliards de DH

Faut-il s’en inquiéter ? Selon les chiffres publiés par l’Office des changes, le déficit commercial du Maroc a frôlé les 200 milliards de dirhams (précisément 199,74 MMDH) à fin décembre 2021. Il a ainsi bondi de 25% par rapport à l’année 2020. Selon les mêmes données, le taux de couverture s’est stabilisé à 62,1% à fin décembre dernier. En comparaison, en novembre 2021, le déficit commercial s’était établi à 181,01 MMDH en hausse de 26,4%. Il s’était affiché à 164,17 MMDH en progression de 26,6% en octobre dernier après avoir bondi à 151,84 MMDH (25,5%) en septembre de la même année. Il est à noter que les exportations se sont situées à 326.902MDH au titre de l’année 2021 en hausse +24,3% (63,81 MMDH) par rapport à fin 2020, comme l’a relevé l’Office des changes dans son bulletin mensuel des indicateurs des échanges extérieurs du mois de décembre 2021. Comparativement à fin 2019 (période avant la crise liée au Covid19), les chiffres couvrant cette période montrent que les ventes ont progressé de +14,9%. Ainsi que les importations qui ont atteint 526,64 MMDH correspondant à une augmentation de 24,5% (39.97 MMDH) par rapport à fin 2020 et de 7,3% par rapport à fin 2019. Dans le détail, l’accroissement des importations de marchandises (+24,5%) est attribué à « l’augmentation des achats de l’intégralité des groupes de produits, principalement, des produits finis de consommation (+28,19 MMDH), des produits énergétiques (+25,76 MMDH), des demi produits (+22,10 MMDH) et des biens d’équipement (+13,75 MMDH) ». Selon l’Office des changes, la hausse des importations des produits finis de consommation (+29,7%) s’explique en grande partie par l’augmentation des achats de voitures de tourisme (+46,5%, soit +5,86 MMDH) et ceux des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+68,4% ou +5,23 MMDH) attribuable à l’acquisition de vaccins anti-Covid19. Il est à souligner que la part des achats de produits finis de consommation dans le total des importations s’est située à 23,4%, d’après le bulletin mensuel de l’Office. La même source indique que la facture énergétique a de son côté augmenté de 51,6%. Ce, suite à « la hausse des approvisionnements en gas-oils et fueloils (+12,65 MMDH) tributaire de l’accroissement des prix de 38,5%, conjugué à l’élévation des quantités importées de 11,4%. Qu’à cela ne tienne, à fin décembre 2021, il ressort des données recueillies que « les importations de ce produit demeurent inférieures à celles affichées à fin 2018 et à fin 2019 », a noté l’Office des changes. S’agissant des exportations de marchandises, il ressort des mêmes données qu’à fin décembre 2021 celles-ci ont atteint 326,90 MMDH contre 263,08 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 24,3% (+63,81 MMDH). Selon le bulletin mensuel de l’Office, « Cet accroissement concerne, essentiellement, les exportations des phosphates et dérivés ainsi que l’ensemble des autres secteurs ». Avec une hausse de 57,1% (+29,02 MMDH) par rapport à l’année précédente les ventes des phosphates et dérivés se sont établies à 79,89 MMDH à fin décembre 2021, suite à l’augmentation de celles des engrais naturels et chimiques (+19,05 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 71,4%. Alors que les quantités exportées de ce produit ont accusé une baisse de 7,1%. En se situant à 83.783MDH à fin décembre 2021, les exportations du secteur automobile ont, pour leur part, progressé de 15,9% (+11,50 MMDH) en raison de la hausse des ventes du segment de la construction (+35,2%). S’il apparait que les ventes du segment du câblage ont accusé une légère baisse de 1,9%, soit -489MDH, on retiendra aussi que le nombre de voitures de tourisme exportées a affiché une hausse de 18,6% (358.745 voitures à fin décembre 2021 contre 302.426 à fin décembre 2020). A noter que l’accroissement des ventes du secteur «Agriculture et agroalimentaire » de 9,2% (+5,77 MMDH), s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire de 3,59 MMDH et celles de «Agriculture, sylviculture, chasse» de 1,97 MMDH. Il faut toutefois souligner le fait que la part des ventes de ce secteur dans le total des exportations a perdu 2,9 points, puisqu’elle est passée de 23,8% à fin décembre 2020 à 20,9% à fin décembre 2021, selon le document. Quant à l’évolution des exportations du textile et cuir (21,6%, soit +6,46 MMDH), elle s’explique par la hausse des ventes des vêtements confectionnés de 24,8% (+4,49 MMDH) et celles des articles de bonneterie de 29,5% (+1.71 MMDH). L’Office des changes note néanmoins que «ces exportations restent en deçà de celles réalisées durant l’année 2019, soit -1,5%». Alain Bouithy