MAROC. Pression persistante sur la balance commerciale à fin avril : Nouvelle envolée du déficit commercial

Le déséquilibre de la balance commerciale continue d’empirer. Selon les chiffres publiés par l’Office des changes, le déficit commercial s’est de nouveau creusé à fin avril 2026. Après un début d’année relativement modéré, il s’est élevé à plus de 127,04 milliards de dirhams (MMDH) au terme des quatre premiers mois de 2026 contre 107,28 MMDH un an auparavant. Comparé à la même période un an auparavant, il a bondi de 18,4%. Après analyse des données enregistrées depuis le début de l’année, on constate que le déficit commercial est passé de -25,5 MMDH en janvier (5,1%), à -51,6 MMDH en février (1,7%), puis à -87,4 MMDH en mars (23,9%), pour atteindre -127,0 MMDH en avril (18,4%). Il s’est ainsi établi à un niveau près de cinq fois supérieur à celui enregistré en janvier 2026. Cette forte aggravation du déficit commercial s’explique par une hausse continue et soutenue des importations de biens plus importantes que celle des exportations dont le rythme de croissance demeure modeste. En progression de 18,4% sur un an, le déficit commercial a atteint plus de 127 milliards de dirhams à fin avril. Les données publiées par l’Office montrent que les importations ont progressé de +12,7% (+33,30 MMDH) pour atteindre 295,90 MMDH à fin avril 2026 contre 262,59 MMDH une année auparavant. Bien qu’en hausse également, les exportations sont moins dynamiques. Elles ont augmenté de +8,7% (+13.542MDH) pour s’établir à 168,85 MMDH contre 155,31 MMDH à fin avril 2025. Dépendance accrue aux achats extérieurs Ainsi, à fin avril dernier, le rythme de progression des importations est nettement supérieur à celui des exportations, soit une croissance environ 1,5 fois plus rapide. Le schéma global traduit une dépendance accrue aux importations face à une capacité exportatrice insuffisamment dynamique. En forte accélération depuis le début de l’année, les importations passent de +0,4% en janvier à +1,9% en février, puis à +11,1% en mars, avant d’atteindre +12,7% en avril. Dans le détail, les achats des produits finis d’équipement ont progressé de +21,8% (+13,01 MMDH), en raison principalement de la hausse des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+3,11 MMDH), des voitures utilitaires (+1,76 MMDH) et des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+1,55 MMDH). La hausse de +15,2% (+9,60 MMDH) des produits finis de consommation s’explique, de son côté, par l’accroissement des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+32,2% ou +3,46 MMDH), des voitures de tourisme (+25,6% ou +2,68 MMDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+16,6% ou +665MDH). Les produits bruts ont bondi de +48,8% (+6,30 MMDH), suite à la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+6,68 MMDH), des ferraille, déchets et autres minerais (+398MDH), explique l’Office des changes, indiquant en revanche une baisse de -396MDH des achats de l’huile d’olive brute ou raffinée. L’évolution de la facture énergétique (+12% ou +4,48 MMDH) « fait suite essentiellement à la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de +23,5% (+4,14 MMDH), et ceux des huiles de pétrole et lubrifiants de +37,4% (+1,43 MMDH) », a justifié l’institution. Quant aux achats des demi-produits, ils ont progressé de +2,7% (+1,51 MMDH) suite à la progression des achats de fils, barres et profilés en cuivre (+1,38 MMDH) et des accessoires de tuyauterie et constructions métalliques (+720MDH). En revanche, ceux des demi-produits en fer ou en aciers non alliés ont connu une baisse de -963MDH. Enfin, les importations de produits alimentaires ont accusé un recul de -5,9% (-1,96 MMDH), après la baisse de celles du sucre brut ou raffiné (-1,49 MMDH) et des animaux vivants (-848MDH). Par contre, les approvisionnements en tourteaux et en blé ont augmenté respectivement de +502MDH et +150MDH. Malgré une amélioration progressive, le rythme de croissance des exportations reste nettement inférieur à celui des importations : -2,7% en janvier, puis +2% en février, +3,3% en mars avant de s’élever à +8,7% en avril. Dans le détail, les ventes dans l’automobile ont bondi de +18,6% (+9,12 MMDH), en raison principalement de l’augmentation des ventes du segment de la construction (+5,99 MMDH) et du segment du câblage (+3,05 MMDH). Les ventes du secteur aéronautique ont de leur côté progressé de +15,9% (+1,51 MMDH), suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +1,28 MMDH et des exportations du segment EWIS de +227MDH. En légère augmentation de +0,8% (+285MDH), les ventes dans le secteur de l’agriculture et de l’agro-alimentaire ont bénéficié essentiellement de la hausse des exportations de l’industrie alimentaire (+1,27 MMDH) et de l’industrie du tabac (+74MDH). Quant aux exportations de l’agriculture, de la sylviculture et de la chasse, elles ont dégringolé de -1,06 MMDH. En régression de 3,5% (-199MDH), l’évolution des exportations dans l’électronique et l’électricité est due à la baisse des ventes des composants électroniques (-260MDH) et des appareils électriques pour la téléphonie ou la télégraphie par fil (-176MDH), selon l’Office qui précise que les achats des fils et câbles ont par contre augmenté de +163MDH. A souligner également le recul des phosphates et dérivés de 1,5%, correspondant à une baisse en valeur de 415MDH due au recul des ventes des engrais naturels et chimiques (-788MDH) et des phosphates (-87MDH). Les exportations de l’acide phosphorique ont, quant à elles, bondi de +460MDH. Enfin, le secteur du textile et du cuir accuse une baisse des ventes de 6,7% (-995MDH) consécutive à celle des exportations des vêtements confectionnés (-597MDH) et des articles de bonneterie (-283MDH). Au final, le Maroc connaît une dépendance accrue aux importations face à une capacité exportatrice insuffisamment dynamique. Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial s’alourdit

Le commerce extérieur sous pression à fin mars 2026 Selon les données du commerce extérieur établies sur la base des déclarations douanières, le déficit commercial s’est aggravé de 23,9% à fin mars 2026 pour atteindre 87,37 milliards de dirhams (MMDH) contre 70,54 MMDH un an auparavant, a indiqué l’Office des changes. Dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’institution publique explique ce déficit par une hausse des importations de biens de +11,1% (+20,71 MMDH), plus marquée que celle des exportations, qui ont progressé de +3,3% (+3,88 MMDH). Une progression modérée des exportations face à une forte hausse des achats à l’étranger Dans le détail, les importations se sont chiffrées à 208,11 MMDH à fin mars 2026 au lieu de 187,40 MMDH une année auparavant, tirées notamment par la hausse de plusieurs produits. D’après l’Office, les importations de produits finis d’équipement ont bondi de +24,7%, soit +10,24 MMDH, principalement suite à l’augmentation des achats d’avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+2,31 MMDH), des voitures utilitaires (+1,69 MMDH) et des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+1,17 MMDH). L’accroissement des importations de produits finis de consommation de +14,6% (+6,59 MMDH) est justifié par la hausse des achats de parties et pièces pour voitures de tourisme (+38,1%, soit +2,90 MMDH), des voitures de tourisme (+40,9%, soit +2.706MDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+16,2%, soit +485MDH). La hausse des importations de produits bruts (+42,2%, soit +3,87 MMDH) est attribuée à l’augmentation de celles des soufres bruts et non raffinés (+4,32 MMDH), de la ferraille, des déchets et autres minerais (+348MDH), a fait savoir l’institution soulignant en revanche une baisse des importations d’huile d’olive brute ou raffinée de 277MDH. S’agissant de l’évolution des demi-produits (+2,1%, soit +809MDH), les données montrent que cet accroissement fait suite à la hausse des achats des fils, barres et profilés en cuivre (+1,01 MMDH) et des engrais naturels et chimiques (+626MDH). En revanche, les importations des achats de demi-produits en fer ou en aciers non alliés ont baissé de 737MDH au cours de la même période. En hausse de +1,1% (+312MDH), l’évolution de la facture énergétique a été soutenue par la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de +14,7% (+1,96 MMDH), a indiqué l’Office précisant que la hausse de la facture énergétique s’établit à +40% (+3,61 MMDH) en glissement mensuel. Enfin, les produits alimentaires ont accusé un recul de 6% (-1,42 MMDH), suite, essentiellement, à la baisse des importations de sucre brut ou raffiné (-1,00 MMDH) et des animaux vivants (-982MDH). A l’inverse, les approvisionnements en blé ont augmenté de +748MDH. A noter que les exportations ont dans l’ensemble atteint 120,74 MMDH à fin mars 2026 au lieu de 116,86 MMDH une année auparavant (+3,3%, soit +3,88 MMDH). Durant cette période, les ventes du secteur automobile à l’étranger se sont accrues de +12,1% pour s’élever à +4,51 MMDH, suite « principalement à la hausse des ventes du segment de la construction (+3,23 MMDH) et du segment du câblage (+1,57 MMDH), atténuée par la baisse des exportations du segment powertrain (-550MDH) », a expliqué l’Office. La hausse enregistrée dans l’aéronautique de +12,6% correspondant à +886MDH, fait suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +846MDH et des exportations du segment EWIS de +39MDH, a-t-il fait savoir. A l’inverse, les exportations du secteur de l’électronique et de l’électricité ont reculé de 4,7% (-199MDH), pénalisées essentiellement par la baisse des exportations des appareils électriques pour la téléphonie ou la télégraphie par fil (-123MDH) et des composants électroniques (-112MDH). Même tendance du côté de l’agriculture et de l’agro-alimentaire où les exportations ont affiché une baisse de 2,3% (-621MDH), notamment suite à celle des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (-1,03 MMDH) et de la pêche et de l’aquaculture (-45MDH). Idem pour le secteur des phosphates et dérivés en baisse de 7,4% (-1,51 MMDH), suite au recul des ventes des engrais naturels et chimiques (-1.661MDH) et des phosphates (-75MDH). Les exportations de l’acide phosphorique, quant à elles ont augmenté de +224MDH. Quant à la baisse des exportations du textile et cuir de 14,1% (-1,604MDH) elle est consécutive à celle des exportations des vêtements confectionnés (-1,16 MMDH), des articles de bonneterie (-315MDH) et des exportations des chaussures (-54MDH). Alain Bouithy
Maroc. La performance du secteur automobile amortit le recul des exportations en début d’année

Aggravation du déficit commercial de 5,1% à fin janvier 2026 Les échanges commerciaux ont enregistré des évolutions contrastées en début d’année 2026, selon les chiffres publiés par l’Office des changes qui font état d’une aggravation du déficit commercial de 5,1%. En effet, sous l’effet combiné de la stabilité des importations et du repli global des exportations, il a atteint près de 25,52 milliards de dirhams (MMDH) à fin janvier 2026, contre 24,28 MMDH un an auparavant, indique l’Office dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, précisant que le taux de couverture a perdu 1,9 points à 57,5%. En légère progression de 0,4% (+265 MDH), les importations de biens se sont établies à 60,02 MMDH à fin janvier 2026, contre 59,75 MMDH à la même période en 2025. En baisse de 2,7%, soit -969 MDH, les exportations se sont élevées à 34,50 MMDH contre 35,47 MMDH à fin janvier 2025. Dans le détail, les importations de produits finis de consommation ont bondi de +17,1% (soit +2,26 MMDH), atteignant 15,51 MMDH, suite à l’accroissement des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+28,2% ou +697 MDH), des voitures de tourisme (+34,1% ou +691 MDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+7,7% ou +57 MDH). En hausse de +12,9% (+1,76 MMDH), les importations de produits finis d’équipement se sont chiffrées, pour leur part, à 15,39 MMDH, en raison principalement de l’augmentation des achats d’avions (+847 MDH), des voitures utilitaires (+508 MDH) et parties et pièces pour turboréacteurs (+180 MDH). Quant aux importations de produits bruts, elles ont progressé de +38,4% (+1,13 MMDH) pour s’établir à 4,10 MMDH, après une hausse des importations de soufre brut et non raffiné (+1,14 MMDH), de ferraille, déchets et autres minerais (+273 MDH) ; alors que les achats de l’huile de soja brute ou raffinée ont baissé de 100 MDH. A l’inverse, l’Office annonce que les importations de produits alimentaires ont accusé une baisse de 15,4% (-1,26 MMDH) à 6,984 MMDH, due, essentiellement, au recul des importations de sucre brut ou raffiné (-895 MDH), des animaux vivants (-186 MDH) et des pommes de terre (-149 MDH), précisant toutefois que les approvisionnements en blé ont augmenté de 12%, soit +139 MDH. Autre baisse, celle de la facture énergétique qui a atteint 6,85 MMDH à fin janvier dernier. Les données relatives à ce secteur font état d’un recul de 19,5% (-1,66 MMDH), en raison essentiellement de la baisse des approvisionnements en gaz de pétrole et autres hydrocarbures de 31,4% sous l’effet de prix en recul de 38,6%, et ce malgré la hausse des quantités importées de +11,9%. Quant aux demi-produits, ils enregistrent un recul de 16,1% (-2,10 MMDH) et s’établissent à 10,94 MMDH, en raison de la baisse des achats des produits chimiques (-520 MDH), des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (-442 MDH) et des demi-produits en fer ou en acier non alliés (-442 MDH). En ce qui concerne les exportations, les chiffres de l’Office montrent un recul du secteur « Phosphates et dérivés » de 43,4% (-2,41 MMDH) qui a atteint 3,15 MMDH, dû à la baisse des ventes des engrais naturels et chimiques (-2,19 MMDH) et de l’acide phosphorique (-286 MDH). Egalement en recul, les exportations de l’«Agriculture et agro-alimentaire » ont dégringolé de 9,5% (-904 MDH) pour se situer à 8,57 MMDH, suite au recul des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (-675 MDH) et de l’industrie alimentaire (-203 MDH). Au niveau du « Textile et cuir », il a été constaté une baisse de 5,9% (-209 MDH) à 1,37 MMDH, selon l’Office qui justifie cette évolution essentiellement, par la diminution des exportations des vêtements confectionnés (-156 MDH). Les données suggèrent en revanche une quasi-stabilité du secteur « Electronique et électricité » à 1,37 MMDH justifiée par la baisse des exportations des composants électroniques (-68 MDH) et des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (-31 MDH), atténuée par la hausse des exportations des fils et câbles (+48 MDH). La hausse de 8,7% des exportations dans l’« Aéronautique » à 2,43 MMDH s’explique par l’accroissement des ventes du segment de l’Assemblage de +244 MDH, atténué légèrement par la baisse des exportations du segment EWIS (Electrical Wiring InterConnect System) de -48 MDH. Enfin, le secteur « Automobile » dont la performance a permis d’amortir partiellement le recul global des exportations, a vu ses exportations bondir de +19,1% (+1,96 MMDH) pour s’établir à 12,24 MMDH. Cette évolution s’explique principalement par la hausse des ventes du segment de la construction (+1,64 MMDH) et du segment du câblage (+436 MDH). Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial se creuse à près de 353,15 MMDH en 2025

En progression de 15,8% sur un an Le déficit commercial s’est aggravé en 2025. Selon les statistiques publiées récemment par l’Office des changes, il a grimpé de 15,8% comparativement à 2024 pour atteindre près de 353,15 milliards de dirhams (MMDH) à fin décembre 2025 contre 304,93 MMDH un an auparavant. En hausse de +8% (+60,95 MMDH), les importations de biens se sont chiffrées à 822,22 MMDH à fin décembre 2025 contre 761,27 MMDH une année auparavant. Elles dépassent ainsi les exportations qui n’ont augmenté que de +2,8% (+12,73 MMDH) pour atteindre 469,07 MMDH contre 456,34 MMDH à fin décembre 2024. Les importations ont contribué à la détérioration de la balance commerciale Dans le détail, les données du commerce extérieur montrent que les produits finis d’équipement ont progressé de +13,3% (+23,41 MMDH) en raison principalement de l’augmentation des achats des voitures utilitaires (+4,31 MMDH), des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+2,75 MMDH) et des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+2,29 MMDH). Il ressort des chiffres, élaborés sur la base des déclarations douanières, que les produits finis de consommation ont pour leur part bondi de +11,8% (+21,44 MMDH), indique l’Office dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Cette évolution est justifiée par la hausse des achats des voitures de tourisme (+37,7%, soit +10,80 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+16,5%, soit +1,78 MMDH) et des appareils récepteurs radio et télévision (+27,2%, soit +920MDH). En hausse de +31,5% (+10,47 MMDH), les importations de produits bruts ont fortement progressé après la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+5,97 MMDH), de l’huile de soja brute ou raffinée (+1,28 MMDH) et des déchets, ferraille et autres minerais (+1,23 MMDH). Autre progression enregistrée au cours de cette même période, celle des demi produits (+4,8%, soit +7,92 MMDH). L’Office des changes attribue cette augmentation « essentiellement, à la hausse des achats des produits chimiques (+1,55 MMDH), des fils, barres et profilés en cuivre (+1,40 MMDH) et des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+1,11 MMDH) ». Soulignons également la hausse de +3,3% (+3,01 MMDH) des produits alimentaires, après une augmentation des importations des animaux vivants (+1,39 MMDH) et du maïs (+1,21 MMDH), indique l’Office. A l’inverse, les approvisionnements en sucre brut ou raffiné et en blé ont connu une baisse respectivement de 1,79 MMDH et 1,02 MMDH. Egalement en baisse, la facture énergétique qui a reculé « de 5,5% (-6,26 MMDH), suite, essentiellement à la baisse des approvisionnements en gas-oil et fuel-oil de -9,7% sous l’effet prix en recul de -14,5%, et ce malgré la hausse des quantités importées de +5,6% », a précisé l’Office. S’agissant des exportations, les données montrent une progression des ventes de phosphates et dérivés de +14,6% (+12,72 MMDH) due à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+9,03 MMDH), de l’acide phosphorique (+2,20 MMDH) et des phosphates (+1,48 MMDH). Les ventes dans l’aéronautique ont pour leur part progressé de +10% (+2,64 MMDH), suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +1,89 MMDH et des exportations du segment EWIS de +758MDH, selon les explications contenues dans le bulletin. La même source relève, en revanche, une quasi-stabilité à 86,82 MMDH des ventes dans l’agriculture et agro-alimentaire, qui s’explique par la « baisse des exportations de l’industrie alimentaire (-1,46 MMDH) et de la pêche, aquaculture (-149MDH), contrebalancée par l’accroissement des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1,48 MMDH) », peut-on lire. Dans le registre des baisses, on retiendra celles enregistrées dans les branches électronique et électricité (-8,8% soit -1,60 MMDH), suite au recul des exportations des composants électroniques (-3,02 MMDH), atténué par la hausse des exportations des fils et câbles (+1,04 MMDH) et textile et cuir (-4,5%, soit -2,07 MMDH) en raison, essentiellement, de la baisse des exportations des vêtements confectionnés (-1,14 MMDH), combinée au recul des exportations des articles de bonneterie (-672MDH). Autre baisse, celle de la branche automobile (-2%, soit -3,10 MMDH), attribuée principalement à la baisse des ventes du segment de la construction (-9,65 MMDH), atténuée par la hausse des exportations du segment du câblage (+4,13 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+609MDH). Alain Bouithy
Maroc : creusement du déficit commercial sur fond de forte hausse des importations

Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), les perspectives du commerce extérieur de l’économie marocaine pour 2025 et 2026 s’annoncent contrastées dans un contexte marqué par des incertitudes géopolitiques persistantes et par une croissance modérée en Europe. Les secteurs automobile et textile devraient être confrontés à des défis structurels découlant de la transition énergétique et de la faiblesse de la demande européenne, au moment où les exportations de phosphates et de produits agricoles et agroalimentaires devraient poursuivre leur tendance favorable. En parallèle, les importations devraient continuer de progresser, soutenues par la vigueur des investissements. Les exportations de phosphates et dérivés devraient poursuivre une trajectoire haussière en 2026, répondant à une demande mondiale solide. Elles devraient bénéficier également des restrictions sur les exportations chinoises et du maintien des sanctions sur le phosphate russe, limitant ainsi l’offre mondiale. Les exportations des voitures de tourisme auraient, quant à elles, connu un recul marqué en 2025. Cette tendance s’inscrit dans le cadre de la transformation du marché automobile européen, principal débouché des exportations nationales, absorbant plus de 95 % des exportations des voitures de tourisme entre 2016 et 2024. En contraste, les exportations de véhicules utilitaires auraient maintenu une évolution positive en 2025, portées par une demande soutenue dans un segment moins impacté par la transition énergétique. Les perspectives d’évolution des exportations des voitures en 2026 devraient dépendre de la capacité d’adaptation pour répondre aux nouvelles exigences des marchés mondiaux. Cependant, les exportations du câblage et de l’aéronautique devraient maintenir leur bonne performance en 2025 et 2026, tirée par la vigueur de la demande mondiale. Pour leur part, les exportations du textile auraient marqué un recul en 2025, dans un contexte de demande internationale atone, émanant de l’Europe. En 2026, et malgré leur redressement prévu, les exportations de ce secteur devraient continuer de subir les répercussions de la forte concurrence internationale et du climat économique encore incertain. Par ailleurs, les exportations de produits agricoles et agroalimentaires auraient connu une amélioration modérée en 2025, et devraient se renforcer en 2026, soutenues par les effets favorables de la campagne agricole. Dans ce contexte, le volume total des exportations des biens devrait enregistrer un ralentissement en 2025 avant de se redresser en 2026 à 6,7 %. Cette évolution témoigne de la dynamique de l’offre exportable et de l’élargissement progressif de ses débouchés internationaux. En ce qui concerne les échanges de services, la performance du secteur touristique devrait continuer d’alimenter la croissance des exportations des services de voyage et de transport. Cette dynamique devrait se renforcer en 2026, à mesure que l’attractivité du Maroc en tant que destination touristique s’affirme davantage, occupant la 13ᵉ place dans le classement mondial de l’ONU Tourism en termes de croissance, et se positionnant au premier rang dans les régions d’Afrique et du Moyen-Orient. Ainsi, le volume des exportations de biens et services devrait évoluer à un rythme moins important, enregistrant 6,2 % en 2025 et 7,1 % en 2026. La transition mondiale vers les véhicules hybrides et électriques s’intensifie sous l’effet combiné des politiques climatiques, des incitations fiscales et des avancées technologiques. Cette évolution est particulièrement visible en France, premier marché des exportations automobiles marocaines avec une part de 34 %, où les immatriculations de véhicules diesel ont chuté de 88 % entre 2016 et 2024, tandis que les ventes de véhicules hybrides et électriques ont progressé à un rythme soutenu. Ainsi, cette tendance devrait peser sur l’expansion des exportations nationales de ce segment de produits. Pour sa part, le volume des importations des biens devrait maintenir sa tendance haussière suite à la vigueur de la demande intérieure. En effet, les importations de produits agricoleset agroalimentaires auraient connu une hausse modérée en 2025. Plus précisément, les importations de blé auraient enregistré une progression suite à l’insuffisance de la production céréalière nationale. De plus, les importations d’animaux vivants se seraient poursuivies afin de réduire la pression sur le cheptel national après plusieurs années de sécheresse. En 2026, l’évolution des importations des produits alimentaires devrait être atténuée en lien avec les retombées positives de l’amont agricole. Les importations de demi-produits et de produits d’équipements devraient maintenir leur tendance haussière en 2025 et 2026, soutenues par l’accélération des investissements dans les infrastructures et par la mise en œuvre de projets stratégiques. De leur part, les importations des produits énergétiques devraient maintenir leur évolution en 2025 et 2026. Ainsi, le volume des importations des biens et services devrait croître de 13,2 % en 2025 et 8,4 % en 2026. Par ailleurs, la tendance baissière des cours des matières premières au niveau mondial en 2025 et en 2026, particulièrement des produits énergétiques, devrait limiter la progression de la facture des importations. En parallèle, la valeur des exportations de biens devrait bénéficier du maintien des cours élevés pour les phosphates et dérivés. Dans ces conditions, le déficit commercial devrait connaître une aggravation pour atteindre 21,3 % du PIB en 2025 et 21,1 % en 2026, par rapport à 19,1 % du PIB en 2024, tandis que le déficit en ressources devrait s’établir à 11,8 % du PIB en 2025 et 11,2 % en 2026. Dans ce cadre, et compte tenu du rythme évolutif des transferts des MRE, le compte courant devrait atteindre 1,9 % du PIB en 2026, après 2,4 % du PIB en 2025.
Maroc. La hausse des importations impacte le déficit commercial

En aggravation de près de 20% à fin octobre 2025 Le déficit commercial s’est fortement aggravé au terme des dix premiers mois de l’année 2025. Selon les récents chiffres publiés par l’Office des changes, il s’est creusé de 19,6% atteignant 296,95 milliards de dirhams (MMDH) à fin octobre 2025 contre 248,19 MMDH un an auparavant. Cette évolution s’explique par la hausse des importations de biens de +9,4% (+58,57 MMDH) à 682,15 MMDH à fin octobre 2025 contre 623,58 MMDH une année auparavant qui ont plus progressé que les exportations (+2,6% ou +9,81 MMDH): 385,20 MMDH contre 375,38 MMDH à fin octobre 2024, a fait savoir l’institution publique dans son bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Dans le détail, les données du commerce extérieur – élaborées sur la base des déclarations douanières montrent que la progression des importations est imputable aux produits finis d’équipement qui ont bondi de +15,2% (+21,38 MMDH). Cette hausse s’explique rincipalement par « l’augmentation des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+3,79 MMDH) et des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+3,06 MMDH) », a indiqué l’Office des changes précisant que ces derniers sont constitués, essentiellement, des intrants du secteur aéronautique. La progression des importations s’explique aussi par l’accroissement des produits finis de consommation de +12,7% (+18,94 MMDH), en raison de la hausse des achats des voitures de tourisme (+37,2% ou +8,71 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+21% ou +1.857MDH) et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage (+18,3% ou +856MDH). Cette évolution trouve aussi son origine dans les produits bruts (+36,9%, +9,93 MMDH), suite à la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+5,69 MMDH), de l’huile de soja brute ou raffinée (+1,19 MMDH) et des fer railles, déchets et autres minerais (+903MDH). A noter également la hausse des demi-produits de +6,4% (+8,68 MMDH), attribuée à l’augmentation essentiellement des achats des produits chimiques (+1,81 MMDH), des ma tières plastiques et ouvrages divers en plastique (+1,17 MMDH), et des fils, barres et profilés en cuivre (+1,09 MMDH). A ces hausses, il faut ajouter celle des produits alimentaires (+3,8%, +2,88 MMDH) du fait de la « hausse des importations des animaux vivants (+1,71 MMDH), du maïs (+702MDH) et du café (+373MDH) », a indiqué l’Office relevant que les approvisionnements en blé ont, en revanche baissé de 478MDH. En ce qui concerne les exportations, l’institution rapporte qu’elles trouvent leur origine essentiellement dans les phosphates et dérivés qui ont bondi de +16,7% (+11,51 MMDH), en raison de l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+7,94 MMDH), des phosphates (+2,08 MMDH) et de l’acide phosphorique (+1,49 MMDH). Cette évolution est aussi justifiée par le bond de +8,3% (+1,81 MMDH) enregistré au niveau de l’aéronautique, suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +1,19 MMDH et des exportations du segment EWIS de +632MDH. Dans son bulletin, l’Office fait état également de la hausse des ventes de +1,1% (+785MDH) dans le secteur « Agriculture et agroalimentaire », consécutivement à la hausse des exportations de l’agriculture, sylviculture, chasse (+2,27 MMDH), atténuée par la baisse des exportations de l’industrie alimentaire (-1,33 MMDH). En revanche, il a été constaté une baisse de 8,6% (-1,31 MMDH) dans le secteur « Electronique et électricité », suite au recul des exportations des composants électroniques (-2,61 MMDH), contrebalancée par la hausse des exportations des fils et câbles (+926MDH). Même tendance du côté du « textile et cuir » qui a reculé de 3,9% (-1.52 MMDH), à causse essentiellement de la baisse des exportations des vêtements confection nés (-809MDH), combinée à celle des exportations des articles de bonneterie (528MDH). Egalement en baisse, le secteur de l’automobile a reculé de -3,1% (-4,06 MMDH), suite, principalement, à la baisse des ventes du segment de la construction (-8,72 MMDH), atténuée par la hausse des exportations du segment du câblage (+2,49 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+469MDH). Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial se creuse de nouveau à fin juillet

Le déficit commercial du Maroc s’est creusé de nouveau au terme des sept premiers mois de l’année 2025, atteignant près de 195 milliards de dirhams (MMDH). Selon l’Office des changes, comparativement à la même période un an auparavant, il s’est aggravé de 15,9% (-194,92 MMDH à fin juillet 2025 contre -168,20 MMDH un an auparavant). D’après les statistiques publiées par l’institution publique, cette évolution couvre une hausse de +8,8% (+37,8 MMDH) des importations de biens à 469,7 MMDH contre 431,8 MMDH une année auparavant et une augmentation des exportations de +4,2% (+11,13 MMDH) à 274,8 MMDH au lieu de 263,6 MMDH à fin juillet 2024. Dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’Office des changes justifie la hausse des importations de biens par celle des importations de produits bruts qui ont bondi de +28,8% (+5,45 MMDH) au cours des sept premiers mois, suite notamment à la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+2,6 MMDH), de l’huile de soja brute ou raffinée (+756MDH) et de ferraille, déchets et autres minerais (+697MDH). La hausse des importations est aussi attribuée à l’augmentation des produits finis d’équipement de +14,5% (+13,9 MMDH), due à l’augmentation des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+2,70 MMDH), des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+2,2 MMDH) et des machines et appareils divers (+1,05 MMDH). Elle est également justifiée par l’accroissement des produits finis de consommation de +13,7% (+13,9 MMDH), en raison de la hausse des achats des voitures de tourisme de +39,9% (+5,9 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques de +17,6% (+1,1 MMDH) et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage de +23,2% (+736MDH). A noter aussi la hausse des demi-produits de +6,8% (+6,4 MMDH), suite, essentiellement, à la hausse des achats des produits chimiques (+1,2 MMDH), des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+931MDH), et des fils, barres et profilés en cuivre (+762MDH) ainsi que celle des produits alimentaires de +2,7% (+1,4 MMDH) soutenue par la hausse des importations des animaux vivants (+1.048MDH), de maïs (+869MDH) et de café (+530MDH). En ce qui concerne les exportations, l’Office des changes explique qu’elles ont augmenté en raison principalement de la progression des ventes de phosphates et dérivés de +20,9% (+9,5 MMDH), suite à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+6,5 MMDH), des phosphates (+2,04 MMDH) et des ventes de l’acide phosphorique (+980MDH). L’évolution des exportations a été aussi soutenue par les expéditions dans les secteurs de l’aéronautique qui ont progressé de +8,9% (+1,3 MMDH), grâce à l’accroissement des ventes du segment de l’Assemblage de +895MDH et des exportations du segment EWIS de +488MDH. A noter également la hausse des exportations dans le secteur de l’agriculture et agro-alimentaire qui ont bondi de +3,4% (+1,7 MMDH), soutenues par la hausse des exportations de l’agriculture, sylviculture, chasse (+2,7 MMDH), atténuée par la baisse des exportations de l’industrie alimentaire (-808MDH). Hausse des exportations de services de 13,7 milliards de dirhams Enfin, les statistiques de l’Office des changes suggèrent par ailleurs un accroissement de l’excédent de la balance des services de 10,8% (+7,9 MMDH) à plus de 82,1 MMDH, contre +74,1 MMDH à fin juillet 2024. Cette évolution fait suite à l’augmentation des importations de +7% (+5,6 MMDH) à 86,7 MMDH et des exportations de +8,8% (+13,6 MMDH) à 168,9 MMDH. Alain Bouithy
Maroc. Progression de l’aéronautique et recul de l’automobile en janvier 2025

Le déficit commercial s’est aggravé de 13,3% en début d’année, selon l’Office des changes L’Office des changes rapporte une aggravation de 13,3% du déficit commercial à fin janvier 2025. Selon les chiffres publiés par l’institution publique, il a atteint 24,48 milliards de dirhams (MMDH) contre 21,60 MMDH à la même période de l’an dernier. Elaborées sur la base des déclarations douanières, les données du commerce extérieur révèlent une baisse des exportations de 2,4% (886 MDH) à 35,35 MMDH contre 36,24 MMDH à fin janvier 2024 et une hausse des importations de biens de +3,4% (1,99 MMDH) à 59,84 MMDH contre 57,85 MMDH une année auparavant. A titre de comparaison, le déficit commercial s’était creusé de 7,3% à fin décembre 2024. Il avait atteint 306,47 MMDH contre 285,54 MMDH un an auparavant. Cette évolution couvrait un accroissement des exportations de +5,8% (+24,76 MMDH) à 454,97 MMDH et une hausse des importations de biens de +6,4% (+45,69 MMDH) à 761,44 MMDH. A fin janvier 2025, les exportations ont été marquées par une contreperformance de la majorité des produits à l’instar de l’automobile dont les ventes ont accusé un recul de 10,9% (1,25 MMDH) avec une baisse des ventes du segment de la construction (1,54 MMDH), du segment de l’extérieur (51MDH). Cette contreperformance a cependant été atténuée par la hausse des ventes du segment du câblage (+121MDH). Les phosphates et dérivés ont enregistré une diminution de 10,7% (673MDH) due, principalement, à la baisse des ventes des phosphates (-249MDH), des engrais naturels et chimiques (-236MDH) et des ventes de l’acide phosphorique (-188MDH). Le segment agriculture et agro-alimentaire a pour sa part accusé un recul de 2,3% (201MDH) suite à la baisse des ventes du segment de l’industrie alimentaire de -310MDH, atténuée par la hausse des exportations du segment agriculture, sylviculture, chasse de +118MDH. Tandis que l’électronique et électricité reculait de 9,1% (143MDH) avec une baisse des exportations des composants électroniques (-308MDH). Selon l’Office des changes, « cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations de fils, câbles et autres conducteurs isolés pour l’électricité (+106MDH) ». A noter la performance de l’aéronautique qui a progressé de +14,2% à près de 2,23 MMDH, avec une hausse des exportations du segment de l’assemblage (+198MDH) et du segment de l’EWIS (+82MDH). Le textile et cuir a bondi de +5% à 3,75 MMDH, suite, essentiellement, à la hausse des exportations des vêtements confectionnés (+184MDH). En parallèle, les « autres extractions minières » ont progressé de +21,2% à 408 millions de dirhams. Du côté des importations, les données montrent une progression de la majorité des produits, à l’exception de la facture énergétique qui a baissé de 11,6% (1,12 MMDH) suite, essentiellement, à la baisse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de 26,1% sous l’effet prix en recul de 8,3%, conjugué à une baisse des quantités importées de 19,4%. Pour le reste, l’Office fait état de l’augmentation des produits finis d’équipement de +10,8% (1,38 MMDH) en raison de la hausse des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (250MDH), des centrifugeuses et appareils pour filtration des liquides ou des gaz (240MDH) et des machines pour le travail du caoutchouc ou des plastiques (129MDH). De son côté, la hausse des produits finis de consommation de +6,4% (+767MDH) est justifiée par l’augmentation des achats des tissus et fils de fibres synthétiques et artificielles (165MDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (82MDH) et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage (68MDH). La progression de 17,8% (447MDH) des produits bruts est attribuée, essentiellement, à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés (+219MDH), de l’huile de palme ou palmiste brute ou raffinée (+86MDH) et de l’huile d’olive brute ou raffinée (+79MDH). Quant aux produits alimentaires, ils ont bondi de 3,1% (250MDH) suite à l’augmentation des importations de maïs (+333MDH), des animaux vivants (+325MDH), et des tourteaux (+157MDH). Enfin, le segment demi-produit a progressé de +1,7% (+222MDH) avec une hausse des importations des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+178MDH), des accessoires de tuyauterie et construction métallique (+165MDH) et de l’aluminium brut, déchets et poudres d’aluminium (+112MDH), atténuée par la baisse des achats de l’ammoniac (-323MDH). Alain Bouithy