Maroc. Progression du crédit au secteur non financier au troisième trimestre 2023

Maroc. Progression du crédit au secteur non financier au troisième trimestre 2023

Au troisième trimestre 2023, le crédit bancaire destiné au secteur non financier s’est accru de 2,7% en glissement annuel au lieu d’une hausse de 5% un trimestre auparavant, a indiqué récemment Bank Al-Maghrib (BAM). Dans son récent rapport sur la politique monétaire –Décembre 2023, la Banque centrale justifie cette évolution par le «repli des prêts accordés aux entreprises privées de 0,4% après une progression de 3,6% et le ralentissement du rythme de progression de ceux octroyés aux ménages de 3,1% à 2,4%. Pour l’institution d’émission, l’évolution du crédit aux sociétés non financières privées reflète notamment un repli de la croissance des facilités de trésorerie de 9,4%. Toujours selon BAM, l’accroissement des prêts aux particuliers « est revenu de 2,8% à 2,5%, avec des ralentissements de 2,6% à 2,3% pour les crédits à l’habitat et de 2,3% à 1% pour ceux à la consommation». Au titre du même trimestre, les chiffres montrent que les crédits aux entrepreneurs individuels ont vu pour leur part leur rythme de progression passer de 6,1% à 2%, a fait savoir l’organisme public dans son rapport. Cette variation reflète «en particulier la décélération de la croissance des facilités de trésorerie de 10,8% à 6,8% et le repli de celle des prêts immobiliers de 6,6% après une hausse de 8,9%», a-t-il indiqué notant que le rythme de progression des prêts aux entreprises publiques a de même décéléré passant de 35% un trimestre auparavant à 32,4% au trimestre suivant. Par branche d’activité, les données relatives au troisième trimestre 2023 font ressortir une progression des encours des crédits à destination des «industries extractives» de 60,2%, à la branche «électricité, eau et gaz» de 19,1% et aux « industries chimiques et para-chimiques» de 4,9%. Bank Al-Maghrib révèle en revanche  une baisse des encours des crédits à destination des entreprises des «industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques» et du «commerce, réparations automobiles et d’articles domestiques » qui ont accusé des replis de 12,7% et 4,2% respectivement. Par ailleurs, analysant cette fois-ci l’évolution des créances en souffrance au cours du troisième trimestre dernier, l’institution a constaté que celles-ci ont augmenté de 6,6% et leur ratio à l’encours du crédit bancaire est resté stable à 8,8%. Précisons qu’« elles se sont accrues de 8,6% pour les entreprises non financières privées et de 4,2% pour les ménages avec des ratios aux encours de 12,6% et 10% respectivement », comme l’a souligné la Banque centrale dans son rapport. Quant aux prêts octroyés par les sociétés financières autres que les banques au secteur non financier, les données laissent apparaître qu’ils ont progressé de 8,3% au troisième trimestre 2023. Cette progression est le résultat notamment des accroissements de 6,9% des crédits accordés par les sociétés de financement, de 39,9% de ceux distribués par les banques off-shores et de 3,1% des prêts consentis par les associations de microcrédit, d’après les explications de BAM. Soulignons enfin, en ce qui concerne les agrégats de placements liquides, que ceux-ci sont ressortis en hausse de 0,5% après un repli de 10,1% observé un trimestre auparavant. Ceci, suite aux atténuations des baisses des titres des OPCVM obligataires de 20% à 3,5% et des titres des OPCVM actions et diversifiés de 13,9% à 4,8% ainsi qu’une hausse des bons du Trésor de 4,3% après un recul de 2,5%. Alain Bouithy

Maroc. Le crédit au secteur non financier ressort en hausse de 6,7% au quatrième trimestre 2022

Maroc. Le crédit au secteur non financier ressort en hausse de 6,7% au quatrième trimestre 2022

Le crédit au secteur non financier s’est accru de 6,7% au titre du quatrième trimestre 2022 au lieu de 5% un trimestre auparavant. C’est ce que révèle Bank Al-Maghrib dans son rapport trimestriel sur la politique monétaire (RPM, N°66/2023). Dans ce document, qui présente l’ensemble des analyses sous-tendant les décisions de la Banque centrale, l’organisme public justifie cet accroissement par « des accélérations des rythmes de progression des prêts accordés aux entreprises privées de 8,7% à 9,8%, et aux ménages de 3,4% à 3,6%, ainsi qu’une augmentation de 6,3% des prêts aux entreprises publiques contre une baisse de 10,9% au troisième trimestre ». Selon le rapport, qui donne en outre un aperçu général synthétisant les évolutions économiques, monétaires et financières récentes ainsi que les projections macroéconomiques, « l’évolution du crédit aux entreprises privées reflète notamment une hausse de 4% des prêts à l’équipement après 3,2% et une consolidation du rythme de progression des facilités de trésorerie à 14,7% ». S’agissant des concours accordés aux entreprises publiques, la même source fait remarquer que les facilités de trésorerie se sont accrues de 166,1% après 54,9% au troisième trimestre et la baisse des prêts à l’équipement s’est atténuée de 16,9% à 5,9%. Reflétant en particulier la progression des facilités de trésorerie de 11,9% après 9,2%, le rythme d’accroissement des crédits aux entrepreneurs individuels est passé de 7,5% à 7,8%, toujours selon le rapport sur la politique monétaire. Dans le même temps, « les prêts aux particuliers ont augmenté de 3,3% après 3% un trimestre auparavant, résultat d’une hausse des crédits à l’habitat de 3,2% après 2,9% et des crédits à la consommation de 4% après 3,5% », a fait savoir Bank Al-Maghrib. A noter que, par branche d’activité, les données relatives au quatrième trimestre de l’année écoulée font état des progressions annuelles de 39,9% des crédits accordés aux entreprises du secteur de l’«électricité, gaz et eau», de 10,1% pour les «industries alimentaires et tabac», de 7,5% pour l’«agriculture et pêche» et de 12,5% pour les «industries extractives». D’après le document de BAM, il ressort des mêmes données que les concours aux entreprises des «transports et communications» et des «bâtiments et travaux publics» ont à l’inverse accusé un recul respectivement de 5,7% et 1%. Quant aux créances en souffrance, Bank Al-Maghrib constate qu’« elles ont augmenté de 5,2% et leur ratio à l’encours du crédit bancaire est revenu de 8,7% au troisième trimestre à 8,6%». Et de préciser qu’elles se sont accrues de 9,2% pour les entreprises non financières privées et de 1,2% pour les ménages avec des ratios aux encours de 11,7% et 9,8% respectivement. En ce qui concerne les prêts octroyés au secteur non financier par les sociétés financières autres que les banques, il a été observé une progression de 6,5% au cours du dernier trimestre de 2022. Selon les explications de BAM, « cette évolution traduit notamment des améliorations de 6,4% des crédits accordés par les sociétés de financement, de 17,5% de ceux distribués par les banques off-shores et de 4,4% des prêts consentis par les associations de microcrédit». En comparaison annuelle, il ressort des données publiées que la croissance du crédit bancaire au secteur non financier s’est accélérée, passant de 2,9% en 2021 à 7,8% en 2022. D’après le rapport, cette évolution reflète «un accroissement du rythme de progression des crédits aux entreprises privées de 4,1% à 10,5%, une hausse des prêts aux entreprises publiques de 22,6%, après une baisse de 14,9%, et une décélération de la progression des crédits destinés aux ménages de 4,1% à 3,5%». Soulignons enfin que les dernières données disponibles relatives au mois de janvier font état d’une croissance annuelle du crédit bancaire de 7,1%. Pour la Banque centrale, cela traduit « des accélérations du rythme d’accroissement des prêts accordés aux autres sociétés financières à 9,2% et de ceux destinés au secteur non financier à 6,8% », a-t-elle conclu. Alain Bouithy

Le crédit au secteur non financier augmente de 6,8% en janvier après 7,8% un mois auparavant

Le crédit au secteur non financier augmente de 6,8% en janvier après 7,8% un mois auparavant

Les créances nettes sur l’Administration centrale ont connu une stabilisation de leur croissance annuelle autour de 22%, selon les chiffres publiés par Bank Al-Maghrib (BAM). D’après la Banque centrale, le crédit bancaire au secteur non financier (SNF) a connu une progression de 6,8% après 7,8% ; tandis que les avoirs officiels de réserve ont bondi de 0,5% après 1,9% enregistré un mois auparavant, a-t-elle souligné dans son bulletin sur les statistiques monétaires du mois de janvier 2023. Et d’estimer, dans ces conditions, que la masse monétaire a progressé de 9,4% après 8% le mois dernier. Il est à noter que « la décélération du crédit bancaire au secteur non financier est attribuable au ralentissement de la croissance des prêts aux sociétés privées de 10,5% en décembre 2022 à 8,4% en janvier 2023 », selon les explications de l’organisme public. Poursuivant son analyse des statistiques monétaires du mois de janvier 2023, la même source indique, que les rythmes de progression des crédits aux sociétés non financières publiques et celui des prêts aux ménages sont restés, quasiment stables à 22,5% et à 3,5% respectivement. Par objet économique, il ressort du bulletin sur les statistiques monétaires du mois de janvier que l’évolution du crédit bancaire au secteur non financier reflète la décélération de la croissance de l’ensemble de ses composantes. En effet, comme le souligne la Banque centrale dans ce document rendu public récemment, « les facilités de trésorerie ont augmenté de 15,4% après 18,2%, les crédits immobiliers de 2,2% après 2,4% et les crédits à la consommation de 3,3% après 4%». En outre, poursuit-on de même source, «la progression des crédits à l’équipement s’est établie à 5,6% après 6,2%, avec un ralentissement de la croissance des prêts aux sociétés privées de 5,8% à 5% et l’accélération des prêts aux sociétés publiques de 11% à 11,5%». Selon les données contenues dans ce document, les créances en souffrance (CES) se sont accrues de 6,6% après 4,9% le mois dernier. Dans ces conditions, Bank Al-Maghrib estime que le taux des créances en souffrance s’est établi à 8,7% contre 8,4%  en décembre 2022. Dans son bulletin sur les statistiques monétaires du mois de janvier 2023, BAM fait état, par ailleurs, de l’accélération de la croissance annuelle de l’agrégat M3 reflétant principalement une progression à 11,2% après 10,8% de la circulation fiduciaire et à 33% après 14,9% des détentions en titres d’OPCVM monétaires ; une quasi-stagnation du rythme de progression des dépôts à vue auprès des banques à 8,8% et un ralentissement de la baisse de 5% à 4,6% des dépôts à terme. Selon toujours ce document, par secteur institutionnel, la progression des actifs monétaires des ménages, outre leurs détentions en monnaie fiduciaire, est passée de 7,3% à 7,9%, reflétant une quasi-stagnation de la croissance de leurs dépôts à vue à 9,5% et une atténuation de la baisse de leurs comptes à terme de 4,1% à 2,8%. Pour sa part, précise la Banque centrale, « la croissance des actifs monétaires des sociétés non financières privées a connu une accélération de 7,7% à 11,1%, avec une progression de leurs comptes à terme passant de 16,1% à 19,1% et une augmentation de leurs dépôts à vue de 9,2% après 9,3% le mois précédent ». Alain Bouithy