Congo/CFCO : Attente de huit nouvelles locomotives

Congo/CFCO : Attente de huit nouvelles locomotives

Selon un accord signé récemment avec l’Agence belge d’assurance et de crédit pour les entreprises d’export (Credendo), le Chemin de fer Congo océan (CFCO) devrait bénéficier, en décembre prochain, de huit nouvelles locomotives. Un accord de rééchelonnement de la dette de 140 millions d’euros, soit environ 92 milliards de francs CFA, a été signé à Paris entre le ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Rigobert Roger Andely, et le directeur juridique de Credendo, Thibaut De Haene. Le rééchelonnement de la dette de deux crédits bancaires qui avait servi au financement des travaux de dragage du Port autonome de Pointe-Noire, selon les deux parties, devra permettre au CFCO de bénéficier de huit nouvelles locomotives dès la fin de l’année. Le CFCO ne dispose aujourd’hui que d’une rotation hebdomadaire assurée, du fait de la faiblesse tant en nombre de machines que d’unités de traction. Seulement onze machines soit 36% sont aptes à circuler sur un parc de vingt-cinq machines voyageurs desservant Mbinda et Brazzaville. De même, seulement quatorze engins peuvent circuler sur un total de quarante-trois locomotives. La mission de Credendo consistera à promouvoir les relations commerciales internationales en proposant une couverture d’assurance-crédit à moyen et long-termes. Construit de 1921 à 1934 (512 km), le chemin de fer Congo-Océan (CFCO) est un établissement public qui exploite un réseau de chemin de fer de 885 km. On distingue trois tronçons, la ligne du Congo-Océan, qui relie le port de Pointe-Noire, au bord de l’océan Atlantique, à Brazzaville, le tronçon de Mont-Bello à Mbinda, construit de 1959 à 1962 (285 km) et le tracé de Bilinga à Dolisie, réalignement construit de 1976 à 1985 (91 km). Florent Sogni Zaou