Accroître la collaboration régionale pour renforcer les systèmes de santé en Afrique centrale

Accroître la collaboration régionale pour renforcer les systèmes de santé en Afrique centrale

Libérer les opportunités d’emploi grâce à des investissements régionaux qui renforcent la sécurité sanitaire et favorisent une création d’emplois inclusive La Banque mondiale a approuvé l’élargissement à l’Afrique centrale d’une initiative régionale à fort impact, contribuant à renforcer la préparation et la réponse aux urgences sanitaires dans quatre pays. La troisième phase du Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre (HeSP, de son acronyme anglais), bénéficie de 280 millions de dollars de dons et de crédits de l’IDA, complété par un don supplémentaire de 10 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF). Le projet apportera un soutien ciblé au Cameroun, à la République centrafricaine, à la République du Congo, au Tchad ainsi qu’à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) afin de soutenir la coordination régionale. Le programme vise à accroître la collaboration régionale et à renforcer les capacités des systèmes de santé en matière de prévention, de détection et de réponse aux urgences sanitaires, notamment pour les épidémies, les chocs sanitaires liés au climat et les maladies zoonotiques. Il s’appuie sur les enseignements tirés de crises passées telles qu’Ebola et la pandémie de COVID-19, et s’aligne sur les stratégies nationales de santé et les engagements mondiaux, notamment l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable. Le financement supplémentaire du GFF complétera le programme en aidant le Cameroun dans la prévention des interruptions des services essentiels de santé pour les femmes, les enfants et les adolescents, et en renforçant la résilience des soins de santé primaires face aux chocs. « La région est confrontée à une convergence de défis, notamment la fragilité, les déplacements, la porosité des frontières et l’évolution des conditions météorologiques qui augmentent les risques d’urgence sanitaire et mettent à rude épreuve des systèmes de santé déjà fragiles », explique Trina Haque, directrice régionale pour le développement humain à la Banque mondiale. « Le programme HeSP répond à ces besoins urgents en investissant dans la surveillance, les réseaux de laboratoires et les agents de santé de première ligne, tout en promouvant une prestation de services inclusive et résiliente. Il aidera les pays à passer d’une riposte réactive aux crises à une préparation proactive. » En outre, le programme appuiera l’élaboration de plans d’urgence nationaux et régionaux, renforcera les systèmes de laboratoires et de surveillance, et développera la formation des professionnels de santé, notamment des femmes, en épidémiologie et en sciences vétérinaires. Il financera également des infrastructures de santé vertes et résilientes et promouvra des approches « Une seule santé » qui intègrent la santé humaine, animale et environnementale. « Le HeSP est plus qu’une initiative sanitaire : ce programme constitue un moteur pour le développement régional », souligne Marina Wes, directrice par intérim de la Banque mondiale pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest et du Centre. « En favorisant la collaboration transfrontalière et l’harmonisation des systèmes de santé, le programme aura des retombées positives en matière de commerce, de mobilité et de cohésion sociale. Il créera des milliers d’emplois dans les secteurs de la santé, de la logistique et des infrastructures, en particulier pour les jeunes et les femmes dans les zones mal desservies. » S’appuyant sur cette vision, le programme renforcera les capacités nationales et régionales en investissant dans un personnel de santé diversifié, en développant les systèmes de laboratoires et de surveillance, et en modernisant les infrastructures essentielles. L’accent mis sur l’inclusion des femmes et l’engagement local garantira que les opportunités d’emploi bénéficient pleinement aux travailleurs de première ligne ainsi qu’aux communautés les plus vulnérables, tout en renforçant la résilience institutionnelle et en protégeant les emplois existants dans la région. Le programme HeSP s’inscrit dans une approche programmatique à phases multiples, dotée d’une enveloppe de financement totale de 688 millions de dollars, couvrant huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Un nouveau projet de productivité des terres et de résilience climatique soutient la création d’emplois au Burundi

Un nouveau projet de productivité des terres et de résilience climatique soutient la création d’emplois au Burundi

Un nouveau projet transformateur vise à augmenter la productivité des terres, à améliorer la résilience climatique pour 1,3 million de personnes et à soutenir la création de 42 000 emplois indirects. S’appuyant sur les réalisations du Projet de Restauration et de Résilience des Paysages au Burundi, qui a fait de grands progrès dans la restauration de 22 collines dégradées, le Projet de Résilience Climatique des Collines du Burundi, localement appelé « NAGURA », vise à augmenter la productivité des terres et la résilience climatique des communautés fragiles dans 80 collines à travers 87 bassins versants ciblés. Le projet adopte une approche globale qui cherche à pallier l’absence de politique intégrée et de réponse institutionnelle coordonnée, la fragmentation et la dégradation des bassins versants, ainsi que la participation limitée des communautés aux actions climatiques et leur accès restreint au financement. Le projet améliorera l’environnement propice à la résilience climatique en soutenant des réformes politiques et réglementaires clés. De plus, le projet développera des plans de gestion intégrée des bassins versants, renforcera la préparation aux chocs climatiques, restaurera les zones de terres dégradées grâce aux efforts communautaires, impliquera les communautés des collines dans des associations d’usagers de l’eau, diversifiera les droits d’utilisation des terres et favorisera des investissements sensibles au genre. « Ce projet est une étape importante dans nos efforts pour lutter contre le changement climatique et améliorer les moyens de subsistance des communautés », a déclaré Hawa Cisse Wagué, Représentante Résidente de la Banque mondiale pour le Burundi. « En abordant les problèmes critiques de la dégradation des terres et de la résilience climatique, nous ouvrons la voie à un avenir plus durable et prospère pour le Burundi. » Le projet bénéficiera à une population plus large grâce à des réformes systémiques visant à une meilleure coordination de l’action climatique et de la gestion des paysages. Parmi les personnes comptant comme des bénéficiaires directs figurent213 320 ménages, y compris des femmes et des individus vulnérables, qui bénéficieront de pratiques de gestion durable des bassins versants. Le projet devrait contribuer à la création de 42 000 emplois indirects. Le projet devrait aussi générer des revenus supplémentaires significatifs et des opportunités d’emploi, en particulier pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) bénéficiant de facteurs ou de conditions de production améliorés. De plus, 309 680 résidents bénéficieront de la création d’emplois, dont 40 % de jeunes et 51 % de femmes. En outre, 10 000 micro-entrepreneurs et coopératives/associations engagés dans des activités rentables et résilientes au climat, ainsi que des institutions gouvernementales, des organisations du secteur privé, des universités et des institutions de recherche, recevront des investissements pour renforcer leurs capacités. Financé à hauteur de 88,3 millions de dollars (dont 70 millions de dollars provenant de l’Association Internationale de Développement (IDA), et un cofinancement équivalent à 18,3 millions de dollars du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM)), ce projet représente une avancée significative dans la lutte contre les défis du changement climatique, de la fragilité et de la dégradation des terres au Burundi. La Banque mondiale vise à construire un avenir plus résilient et productif pour le Burundi, en favorisant des réponses politiques intégrées, en améliorant la gestion des bassins versants et en autonomisant les communautés. BM.

Le nouveau cadre de partenariat avec le Cameroun met l’accent sur la création d’emplois et la prestation de services efficaces pour tous (Banque mondial)

Le nouveau cadre de partenariat avec le Cameroun met l’accent sur la création d’emplois et la prestation de services efficaces pour tous (Banque mondial)

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé l’adoption d’un nouveau cadre de partenariat avec le Cameroun, qui s’articule autour de deux objectifs de haut niveau — des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, et des institutions de prestation de services plus efficaces et plus inclusives —, tout en accordant une attention particulière aux enjeux du climat et de la fragilité. Ce nouveau CPF couvre les exercices 2025 à 2029. Il vise à soutenir la réalisation de la Vision 2035 portée par le Cameroun, qui ambitionne de devenir « un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité », et pose les bases d’une transformation économique qui profite à tous les citoyens. « Nous reconnaissons le rôle de premier plan joué par le Cameroun en tant que promoteur de la stabilité et moteur économique de la région. L’un des axes principaux de notre collaboration est de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les jeunes, permettant ainsi d’améliorer les conditions de vie de la population camerounaise dans son ensemble et de préserver la cohésion sociale », explique Cheick F. Kanté, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun. Ce cadre de partenariat témoigne de la collaboration solide et croissante entre le Cameroun et les institutions du Groupe de la Banque mondiale : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, la Société financière internationale et l’Agence multilatérale de garantie des investissements. Le Groupe de la Banque mondiale prévoit d’apporter plus de 2 milliards de dollars de financements au cours de la période couverte par le CPF, qui viendront s’ajouter aux 4,2 milliards d’engagements en cours. « Le secteur privé est appelé à jouer un rôle clé dans l’expansion des solutions d’énergie renouvelable, l’amélioration de la productivité agricole, la réduction du déficit d’infrastructures et l’augmentation des financements pour les micro, petites et moyennes entreprises au Cameroun, ajoute Dahlia Khalifa, directrice régionale d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest anglophone et centrale. Aujourd’hui plus que jamais, IFC est déterminée à aider le secteur privé camerounais à réaliser pleinement son potentiel et à tirer ainsi la croissance économique du pays. » Le CPF souligne la nécessité de renforcer la résilience climatique du Cameroun et d’intensifier les efforts contre les causes de la fragilité. Il vise à améliorer la connectivité des principaux corridors de transport, qui jouent un rôle crucial pour accroître la productivité et améliorer la prestation des services publics. Tous les objectifs du CPF mettront également l’accent sur la promotion de l’égalité des sexes. « Au cours de la période couverte par le CPF, le Groupe de la Banque mondiale s’appuiera sur son expérience dans la mobilisation de financements privés et d’investissements directs étrangers dans divers secteurs, afin de soutenir un développement inclusif et résilient au Cameroun. Ces efforts seront consolidés par une collaboration soutenue entre la Banque mondiale, IFC et la MIGA dans le développement conjoint des activités, notamment dans le cadre du déploiement de la plateforme de garanties du Groupe de la Banque mondiale, placée sous l’égide de la MIGA », déclare Şebnem Erol Madan, directrice Analyses économiques et durabilité de la MIGA. Le nouveau CPF est en phase avec l’approche stratégique du Groupe de la Banque mondiale visant à obtenir un impact et des résultats à grande échelle, à relever les défis mondiaux et à mobiliser des capitaux privés. Sa préparation a donné lieu à des consultations avec les principales parties prenantes : pouvoirs publics, secteur privé, société civile, groupes de réflexion, universités et autres partenaires de développement.

Le nouveau cadre de partenariat avec le Cameroun met l’accent sur la création d’emplois et la prestation de services efficaces pour tous

Le nouveau cadre de partenariat avec le Cameroun met l’accent sur la création d’emplois et la prestation de services efficaces pour tous

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé l’adoption d’un nouveau cadre de partenariat avec le Cameroun, qui s’articule autour de deux objectifs de haut niveau — des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, et des institutions de prestation de services plus efficaces et plus inclusives —, tout en accordant une attention particulière aux enjeux du climat et de la fragilité. Ce nouveau CPF couvre les exercices 2025 à 2029. Il vise à soutenir la réalisation de la Vision 2035 portée par le Cameroun, qui ambitionne de devenir « un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité », et pose les bases d’une transformation économique qui profite à tous les citoyens. « Nous reconnaissons le rôle de premier plan joué par le Cameroun en tant que promoteur de la stabilité et moteur économique de la région. L’un des axes principaux de notre collaboration est de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les jeunes, permettant ainsi d’améliorer les conditions de vie de la population camerounaise dans son ensemble et de préserver la cohésion sociale », explique Cheick F. Kanté, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun. Ce cadre de partenariat témoigne de la collaboration solide et croissante entre le Cameroun et les institutions du Groupe de la Banque mondiale : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, la Société financière internationale et l’Agence multilatérale de garantie des investissements. Le Groupe de la Banque mondiale prévoit d’apporter plus de 2 milliards de dollars de financements au cours de la période couverte par le CPF, qui viendront s’ajouter aux 4,2 milliards d’engagements en cours. « Le secteur privé est appelé à jouer un rôle clé dans l’expansion des solutions d’énergie renouvelable, l’amélioration de la productivité agricole, la réduction du déficit d’infrastructures et l’augmentation des financements pour les micro, petites et moyennes entreprises au Cameroun, ajoute Dahlia Khalifa, directrice régionale d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest anglophone et centrale. Aujourd’hui plus que jamais, IFC est déterminée à aider le secteur privé camerounais à réaliser pleinement son potentiel et à tirer ainsi la croissance économique du pays. » Le CPF souligne la nécessité de renforcer la résilience climatique du Cameroun et d’intensifier les efforts contre les causes de la fragilité. Il vise à améliorer la connectivité des principaux corridors de transport, qui jouent un rôle crucial pour accroître la productivité et améliorer la prestation des services publics. Tous les objectifs du CPF mettront également l’accent sur la promotion de l’égalité des sexes. « Au cours de la période couverte par le CPF, le Groupe de la Banque mondiale s’appuiera sur son expérience dans la mobilisation de financements privés et d’investissements directs étrangers dans divers secteurs, afin de soutenir un développement inclusif et résilient au Cameroun. Ces efforts seront consolidés par une collaboration soutenue entre la Banque mondiale, IFC et la MIGA dans le développement conjoint des activités, notamment dans le cadre du déploiement de la plateforme de garanties du Groupe de la Banque mondiale, placée sous l’égide de la MIGA », déclare Şebnem Erol Madan, directrice Analyses économiques et durabilité de la MIGA. Le nouveau CPF est en phase avec l’approche stratégique du Groupe de la Banque mondiale visant à obtenir un impact et des résultats à grande échelle, à relever les défis mondiaux et à mobiliser des capitaux privés. Sa préparation a donné lieu à des consultations avec les principales parties prenantes : pouvoirs publics, secteur privé, société civile, groupes de réflexion, universités et autres partenaires de développement.

Côte d’Ivoire : la Banque africaine de développement approuve 165 millions d’euros pour accélérer la diversification industrielle, renforcer la compétitivité et la création d’emplois

Côte d’Ivoire : la Banque africaine de développement approuve 165 millions d’euros pour accélérer la diversification industrielle, renforcer la compétitivité et la création d’emplois

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé le 6 décembre 2023 à Abidjan, l’octroi d’un prêt de 120 millions d’euros à la Côte d’Ivoire et d’un autre prêt de 45 millions d’euros du fonds Africa Growing Together Fund – un fonds de cofinancement créé par la Banque et la Banque populaire de Chine. Le financement est destiné à mettre en œuvre le Programme diversification, accélération industrielle, compétitivité et emploi (DAICE) élaboré dans le cadre du Plan national de développement 2021-2025 de la Côte d’Ivoire. Le programme DAICE vise à renforcer les efforts du gouvernement en faveur de la diversification économique, de la transition verte et du développement industriel. Plus spécifiquement, il entend soutenir les réformes et les investissements dans les biens publics nécessaires pour développer le secteur privé, dé-risquer le financement des PME et des start-ups innovantes. DAICE vise aussi à développer de nouveaux secteurs, promouvoir la transition verte dans le secteur industriel, soutenir la compétitivité des entreprises et leurs exportations, et créer des emplois. Le programme est structuré autour de trois composantes : d’abord le renforcement de la compétitivité des filières d’activités (clusters) prioritaires du Plan national de développement ; ensuite l’amélioration de l’accès au financement des PME ; enfin le soutien à la diversification et à la promotion des investissements privés. Les activités contribueront à renforcer la compétitivité des clusters, à renforcer l’accès aux financements des entreprises, à augmenter l’investissement industriel et à créer des emplois. Le DAICE est aligné sur le Document de stratégie pays 2023-2028 de la Banque pour la Côte d’Ivoire et la Vision 2030 du pays. Il est aussi aligné sur le Plan national de développement 2021-2025 qui l’opérationnalise, et intègre les engagements de transition énergétique et de développement sobre en carbone contenus dans la Contribution déterminée au niveau national (CDN).

Afrique – Prix Anzisha 2021 : les candidatures sont ouvertes en raison de la rareté des besoins en matière de création d’emplois pendant la pandémie

Le Prix Anzisha a procédé au lancement de l’appel 2021 pour la plus grande récompense d’Afrique pour les jeunes entrepreneurs âgés de 15 à 22 ans. Les candidatures sont désormais ouvertes pour la dernière cohorte et les entrepreneurs qui y parviendront ont une chance de gagner un prix commun de 100 000 USD et rejoindre le prestigieux programme de bourses du Prix Anzisha. Bien que la pandémie de COVID-19 soit en train de perturber le monde, les jeunes entrepreneurs créent des opportunités d’emploi pour leurs communautés et pairs. L’année dernière, le Prix Anzisha, un partenariat entre l’African Leadership Academy et Mastercard Foundation, a célébré 10 ans de soutien aux plus jeunes entrepreneurs africains. À ce jour, les 142 propriétaires d’entreprises participant au programme ont créé plus de 2 500 emplois. L’emploi des jeunes demeure un défi majeur dans de nombreux pays et le taux de chômage élevé en Afrique constitue l’un des principaux obstacles à la prospérité de la croissance sur le continent. Les jeunes entrepreneurs sont une indication que la population jeune pourrait constituer un atout nécessaire pour la transformation du climat de l’emploi sur le continent. « Le monde de l’emploi a radicalement changé alors que nous sommes confrontés à une pandémie. Les jeunes entrepreneurs sont restés inébranlables et ont aidé leur communauté à surmonter les difficultés. Nous sommes ravis de célébrer les 20 prochains jeunes chefs d’entreprise qui sont, sans aucun doute, essentiels à la création d’emplois sur le continent », a déclaré Melissa Mbazo-Ekpenyong, Directrice adjointe du Prix Anzisha. Les jeunes entrepreneurs sont parmi les plus touchés par la crise de la COVID-19. Une étude internationale de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indique que près de 90 % des jeunes entrepreneurs signalent un impact négatif sur leur entreprise, notamment une réduction de la demande de la clientèle, des ruptures dans la chaîne d’approvisionnement et perturbations dans la distribution. Malgré cela, nombreux d’entre eux continuent de créer des opportunités et emplois pour leurs communautés. L’Égyptienne Alaa Moatamed, 21 ans, lauréate du Prix Anzisha l’année dernière et co-fondatrice de Presto – un système de livraison automatisé mettant en relation les vendeurs et la clientèle ainsi que les fournisseurs – a pu accroître les recettes de l’entreprise en fournissant des services de livraison aux petites entreprises pour faire face à la demande pendant la pandémie de COVID-19. Elle emploie actuellement 11 personnes de moins de 25 ans et prévoit d’accroître ce nombre. Bien que certains entrepreneurs aient été contraints de modifier leur modèle d’entreprise, cette pandémie a mis en évidence la nécessité d’accroître certains services. La Malgache Matina Razafimahefa, 22 ans, qui a reçu 15 000 USD en tant que première finaliste 2020, est la fondatrice de Sayna – une école d’entreprise, Edtech, à basée Madagascar. Cette entreprise recherche, forme et produit de jeunes Africains hautement qualifiés dans le domaine des compétences numériques spécifiques à l’industrie. Malgré une certaine perte de revenus due à la COVID-19, l’entreprise a pu s’orienter vers les plateformes d’apprentissage en ligne qui ont soutenu sa croissance. À ce jour, Sayna a formé et placé plus de 2 000 personnes dans des emplois à travers plusieurs pays africains. « Pour stimuler la reprise économique sur le continent, nous devons exploiter toutes les ressources disponibles. Cela inclut les jeunes entrepreneurs, notamment les jeunes entrepreneures. Il faut pour cela faire preuve d’intentionnalité. L’engagement des Prix Anzisha à l’identification et soutien des très jeunes entrepreneurs n’a fait que gagner en importance à la suite de la pandémie. De ce fait, la créativité, l’agilité et l’ingéniosité des jeunes n’en sont que plus précieuses », a déclaré Daniel Hailu, responsable régional de Mastercard Foundation pour l’Afrique orientale et australe. Le déclenchement de la pandémie de COVID-19 a démontré que les entreprises dirigées par des femmes sur le continent sont plus susceptibles de fermer que celles dirigées par des hommes. Pour le renforcement du soutien aux entrepreneures, ce programme encourage les jeunes femmes à faire acte de candidature pour accéder aux différentes offres de la bourse et devenir des modèles pour d’autres jeunes femmes qui veulent se lancer dans l’entreprenariat. Bien que l’avenir de l’emploi ait été altéré par une pandémie, la création d’emplois par de jeunes entrepreneurs demeure une solution importante au chômage des jeunes. Soutenir et investir dans les jeunes entrepreneurs est une entreprise intelligente pour un avenir économiquement fort. Il est conseillé aux entrepreneurs de télécharger le guide de candidature ou de postuler pour le prix sur www.anzishaprize.org/postuler. Pour plus d’informations sur le Prix Anzisha, pour postuler et désigner un(e) entrepreneur(e), veuillez consulter le site web du prix Anzisha : Site web : www.anzishaprize.org/postuler Site web : www.anzishaprize.org/désigner Facebook : www.facebook.com/anzishaprize Par APO

Un rapport de la Banque mondiale éclaire les liens entre entreprises à forte croissance et création d’emplois

Un rapport de la Banque mondiale éclaire les liens entre entreprises à forte croissance et création d’emplois

Dans les pays émergents, les entreprises à forte croissance constituent moins de 20 % des entreprises manufacturières et de services, mais elles représentent plus de 50 % des créations d’emplois et du chiffre d’affaires total. Ces entreprises ont un effet domino sur les autres, qui s’exerce par le biais d’une demande accrue ou d’un meilleur accès aux facteurs de production. Un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale intitulé High-Growth Firms: Facts, Fiction, and Policy Options for Emerging Economies rend compte de l’intérêt que suscitent les capacités remarquables des entreprises à forte croissance auprès de responsables politiques soucieux d’encourager la multiplication de ces firmes en vue de doper les performances de leur économie. Le rapport s’appuyant sur une analyse approfondie de la dynamique des entreprises en Afrique du Sud, au Brésil, en Côte d’Ivoire, en Éthiopie, en Hongrie, en Inde, en Indonésie, au Mexique, en Thaïlande, en Tunisie et en Turquie. L’analyse montre que la corrélation entre productivité et forte croissance est souvent faible car la croissance des entreprises peut résulter de divers facteurs au-delà de l’efficience technique. Selon les auteurs, les politiques destinées à renforcer le dynamisme des entreprises et soutenir les créations d’emplois ne devraient pas se focaliser de manière sélective sur les gagnants potentiels. Elles doivent au contraire venir appuyer ce que le rapport appelle « l’ABC de l’entrepreneuriat de croissance » : a) améliorer l’efficacité de l’allocation des ressources ; b) encourager les effets externes B2B et c) renforcer les capacités des entreprises. « Dans de nombreux pays, les modèles de croissance qui peuvent avoir porté des fruits par le passé doivent s’adapter aux nouveaux défis et soutenir la création d’emplois, explique Ceyla Pazarbasioglu, vice-présidente de la Banque mondiale pour la croissance équitable, la finance et les institutions. Nous travaillons avec nos pays clients pour soutenir des interventions publiques adaptées aux défis et aux capacités des entreprises et des entrepreneurs. Pour de nombreuses institutions du secteur public, la mise en œuvre de ces politiques dépend de leur capacité à faciliter l’innovation, la productivité et la croissance des entreprises tout en suivant et en adoptant les bonnes pratiques mondiales. » Le rapport constate que la plupart des entreprises à forte croissance des pays en développement sont actives dans des secteurs et des régions diversifiés et que la majorité d’entre elles étaient déjà des entreprises de taille moyenne, voire de grandes entreprises. C’est pourquoi il recommande que les critères de sélection des interventions publiques visant à faciliter le dynamisme et la croissance des entreprises n’accordent pas une importance excessive à la taille, au secteur d’activité, au contenu technologique ou au lieu d’implantation. Il recommande en outre d’améliorer la qualité et l’accessibilité des données sur les entreprises, de développer l’évaluation des politiques publiques et sa portée tout en renforçant les capacités institutionnelles de soutien à l’entrepreneuriat. Soit autant de priorités clés pour une mise en œuvre efficace des politiques de forte croissance. « Maintenir une forte croissance est un défi pour la plupart des entreprises. L’un des principaux constats du rapport réside dans l’importance que revêtent l’innovation, l’ouverture au monde, les réseaux, les bonnes pratiques managériales et l’accès au financement, souligne Najy Benhassine, directeur des finances, de la compétitivité et de l’innovation à la Banque mondiale. Ce rapport brise le mythe du lien entre une forte croissance et des secteurs d’activité particuliers ou le fait d’être une entreprise high-tech ou une start-up. Une plus grande importance portée aux politiques fondées sur des données probantes sera sûrement plus payante pour la productivité et la croissance des entreprises que la recherche souvent vaine de ”la prochaine licorne”. »

La création d’emplois décents dans l’agriculture réduirait la migration des jeunes

KIGALI. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a affirmé récemment que les entreprises agricoles peuvent contribuer à enrayer la vague migratoire qui touche le continent africain. De nombreuses opportunités existent pour les jeunes Africains tout au long de la chaîne de valeur agricole, a soutenu l’agence onusienne lors de la conférence consacrée à l’emploi des jeunes dans l’agriculture qui s’est tenue les 20 et 21 août courant à Kigali au Rwanda. Ainsi que l’a relevé le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, «créer des opportunités d’emplois décents pour les jeunes Africains dans le secteur de l’agriculture peut contribuer à réduire de manière importante la migration des jeunes». Le patron de l’organisation croit fermement que «si les jeunes sont en mesure d’accéder à ces opportunités, ils ne quitteront pas le continent à la recherche d’autres». S’exprimant à l’occasion de cet important rendez-vous continental, co-organisé par l’Union africaine (UA), le gouvernement rwandais et la FAO, José Graziano da Silva a, par ailleurs, assuré que «nous possédons les moyens de fournir ces opportunités ici où vous pouvez voir et contribuer à bâtir l’avenir de vos pays et de votre continent». Comme l’a rappelé la FAO dans un communiqué au lendemain de ladite conférence, près de 65 à 75% des migrants originaires d’Afrique sont des jeunes et la plupart d’entre eux partent à la recherche d’opportunités d’emplois. Selon les estimations de l’organisation, quelque dix millions d’emplois devront être créés chaque année en Afrique alors que la population du continent est en constante augmentation. A en croire la FAO, «le secteur agricole – et notamment les systèmes alimentaires et les chaînes de valeur qui y sont associés – peuvent offrir des débouchés entrepreneuriaux non négligeables pour les jeunes». D’où l’intérêt de cette conférence à laquelle ont pris part des délégués issus de 58 pays, des membres de plus de 30 organisations régionales et internationales, du secteur privé, des partenaires en développement ainsi que des représentants de gouvernements et des associations de jeunes. Une conférence qui s’est penchée sur les principales questions touchant à la thématique retenue et qui a souligné les nombreux défis auxquels les jeunes sont confrontés. Les participants ont donc eu l’occasion de mettre l’accent sur « les facteurs de production tels que la terre qui représente l’un des obstacles les plus importants pour les jeunes désireux de commencer ou de développer leurs entreprises agricoles », rapporte la FAO sans oublier d’ajouter l’accès limité aux mécanismes de crédit, entre autres défis. Comme l’avait indiqué la FAO avant son ouverture, la conférence de Kigali visait à favoriser les échanges entre les parties prenantes sur les connaissances et les meilleures pratiques au sujet des interfaces entre l’agriculture, l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat, les innovations dans le domaine des TIC, afin de prioriser les interventions pour aller de l’avant. Soulignons qu’à l’issue de cette manifestation, la délégation de jeunes a ainsi relevé sa part de recommandations à prendre d’urgence dans un communiqué décliné en 8 points. Selon ce document, il est question de «faire de la conférence des jeunes un évènement biannuel, renforcer les capacités, créer un environnement favorable aux jeunes, garantir aux zones rurales l’accès aux services essentiels afin de pratiquer une agriculture moderne et de soutenir les agro-entreprises et la chaîne de valeur». Autres mesures exposées : changer l’image négative associée à l’agriculture et soutenir les plateformes nationales de jeunes dédiées au partage de connaissances et aux meilleures pratiques, a relevé la même source. A propos de la perception négative des jeunes de l’agriculture, l’organisation a estimé que « les rendre fiers d’être agriculteurs nécessite de changer l’image mais aussi les conversations portant sur l’agriculture en les orientant davantage vers des discussions axées sur les opportunités et les profits qui peuvent être accumulés tout au long de la chaîne agroalimentaire ». S’agissant de la résolution des problèmes auxquels ils sont confrontés dans ce secteur, la « FAO a appelé à créer un établissement dédié aux jeunes dont la tâche serait de les aider à relever certains des défis qu’ils rencontrent lorsqu’il s’agit de mettre en place et de développer leurs entreprises agricoles », peut-on lire sur le site de l’agence onusienne, précisant que la structure serait tout d’abord lancée au Rwanda puis reproduite dans les autres pays africains. Alain Bouithy