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Le commerce mondial, un levier essentiel pour placer la planète sur une trajectoire durable

Le commerce international et le renforcement de la coopération peuvent amplifier l’action menée à l’échelle mondiale pour faire face au changement climatique et mettre la planète sur une trajectoire durable, affirme l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Dans son Rapport sur le commerce mondial-Edition 2022, rendu public en début de semaine – en marge de la 27ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP27), tenue à Charm el-Cheikh (Égypte), l’Organisation internationale estime que le commerce mondial doit être une pierre angulaire de l’action climatique. La publication phare de l’OMC, qui explore les différentes facettes de la relation entre le commerce international et le changement climatique, souligne l’OMC, « soutient que le commerce est une force positive pour le climat et une partie de la solution pour parvenir à une transition à faible émission de carbone, résiliente et juste », souligne la Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala. « Il examine comment le commerce international est susceptible d’exacerber le changement climatique, comment les conséquences du changement climatique pourraient modifier la structure des échanges et les relations commerciales, et comment le commerce pourrait servir de catalyseur à la réponse mondiale à la crise climatique », explique l’Organisation internationale. S’il considère le commerce comme étant un levier essentiel pour transformer l’économie mondiale et placer la planète sur une trajectoire durable, le Rapport sur le commerce mondial s’articule autour de quatre messages principaux. Le premier message rappelle que le changement climatique est une menace majeure pour la croissance et la prospérité futures en raison des pertes de productivité potentielles, des pénuries de production, des infrastructures de transport endommagées et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Il soutient, en outre, que « sans réductions significatives des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), de nombreux pays verront probablement leurs avantages comparatifs changer, l’agriculture, le tourisme et certains secteurs manufacturiers étant particulièrement vulnérables aux impacts climatiques ». Le deuxième message sous-tend que le commerce est un multiplicateur de force pour les efforts d’adaptation des pays face aux perturbations climatiques, réduisant les coûts des technologies et des biens et services essentiels. L’OMC est certaine qu’ « à plus long terme, des marchés internationaux ouverts aideraient les pays à réaliser les ajustements économiques et la réaffectation des ressources nécessaires », notamment pour les économies les plus vulnérables – les pays les moins avancés, les petits États insulaires en développement et les pays en développement sans littoral. Le troisième message soutient que le commerce peut réduire le coût de l’atténuation du changement climatique – en soutenant la réduction ou la prévention des émissions de GES – et accélérer la transition vers une économie à faible émission de carbone et la création d’emplois verts. En effet, comme l’explique l’Organisation dans un communiqué, « les simulations de l’OMC présentées dans le rapport suggèrent que l’élimination des droits de douane et la réduction des mesures non tarifaires sur un sous-ensemble de biens environnementaux liés à l’énergie pourraient stimuler les exportations de 5 % d’ici 2030, tandis que les augmentations de l’efficacité énergétique et de l’adoption des énergies renouvelables qui en résulteraient réduiraient les émissions mondiales de 0,6% ». A retenir également, le quatrième message qui soutient que la coopération internationale sur les aspects commerciaux de la politique climatique est essentielle pour rendre les actions climatiques plus efficaces et la transition bas carbone plus juste, en minimisant les frictions commerciales et l’incertitude des investisseurs. Les auteurs du rapport sont persuadés que le monde n’atteindra pas l’objectif de l’Accord de Paris de limiter la hausse de la température mondiale bien en dessous de 2 degrés Celsius sans coopération mondiale autour de politiques climatiques ambitieuses. Alain Bouithy
AIM for Climate cherche à doubler les investissements dans l’agriculture intelligente et l’innovation des systèmes alimentaires d’ici à la COP27
La Mission d’innovation agricole pour le climat (AIM for Climate), une initiative mondiale dirigée par les Émirats arabes unis (EAU) et les États-Unis (USA) avec le soutien de plus de 140 partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, a annoncé un nouvel objectif visant à faire passer les engagements d’investissement de 4 milliards de dollars, promis lors de son lancement en 2021, à 8 milliards de dollars d’ici la 27e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27) à Sharm El-Sheikh, en Égypte. L’objectif d’investissement ambitieux a été annoncé lors de la première réunion ministérielle d’AIM for Climate, qui s’est tenue à l’Expo 2020 de Dubaï, où les partenaires gouvernementaux ont discuté des priorités de l’initiative et des plans pour la COP27. Lors de cette réunion, AIM for Climate a accueilli le Chili, le Costa Rica, l’Égypte, la Commission européenne, la Guyane, le Mozambique et la Turquie au sein de sa coalition, a annoncé AIM for Climate Ideations, une nouvelle opportunité de coopération pour les partenaires pour 2022, ainsi que des domaines d’intervention pour les sprints d’innovation qui seront lancés lors de la COP27. Son Excellence Mariam bint Mohammed Almheiri, ministre du changement climatique et de l’environnement des EAU, a déclaré : « L’agriculture et les systèmes alimentaires offrent d’immenses opportunités pour l’action climatique mondiale. En catalysant l’innovation dans l’agriculture intelligente face au climat, nous pouvons réduire les émissions nocives et capturer le carbone dans le secteur, augmenter durablement la productivité pour nourrir une population mondiale croissante, et soutenir les agriculteurs en première ligne pour renforcer la résilience et s’adapter aux impacts du changement climatique. Si l’initiative AIM for Climate a connu un début remarquable lors de la COP26, nous plaçons la barre plus haut pour mobiliser des investissements encore plus importants et un soutien coordonné afin de conduire la transformation des systèmes alimentaires mondiaux. En travaillant ensemble et en nous appuyant sur les diverses connaissances et expériences des pays et des acteurs de la chaîne de valeur, nous pouvons permettre un bond en avant de l’innovation agricole et relever nos défis climatiques communs. » Le secrétaire américain à l’agriculture Tom Vilsack a ajouté : « Les partenaires gouvernementaux de AIM for Climate ont démontré aujourd’hui leur ferme engagement à travailler ensemble pour combler le déficit d’investissement dans l’agriculture intelligente face au climat et dans l’innovation des systèmes alimentaires, nécessaires pour relever le double défi de la faim dans le monde et de la crise climatique. Nous sommes fiers du large éventail de partenaires de l’initiative AIM for Climate qui s’efforcent de fournir des solutions efficaces pour tous les peuples. AIM for Climate cherche à étendre son réseau encore plus loin avec de nouveaux participants du monde entier. Les États-Unis se réjouissent d’accueillir tous les partenaires AIM for Climate à Washington, au printemps 2023, pour le sommet AIM for Climate, afin d’examiner nos progrès et de tracer les importants travaux à venir. » Lors de la réunion ministérielle, les codirecteurs de AIM for Climate, les Émirats arabes unis et les États-Unis, ont lancé des AIM for Climate Ideations pour offrir aux partenaires des possibilités d’accueillir des événements et des activités tout au long de l’année afin de soutenir l’avancement des objectifs de l’initiative. Cette « conceptualisation d’idées » tournera autour du partage d’idées, de la collaboration en matière d’innovation, du renforcement des capacités institutionnelles, de la coordination ou de la démonstration et du déploiement. Les partenaires gouvernementaux de AIM for Climate fournissent la base cruciale de l’initiative grâce à une vague de nouveaux investissements publics dans l’agriculture intelligente face au climat et l’innovation des systèmes alimentaires. Mais d’autres secteurs, y compris les entreprises, la philanthropie et d’autres partenaires non gouvernementaux, sont invités à s’appuyer sur cette fondation avec des sprints d’innovation : des investissements dans des efforts spécifiques, impactants et accélérés, ou en fournissant des connaissances essentielles pour identifier les lacunes d’investissement, les défis et les opportunités de collaboration. Représentant 200 millions de dollars d’investissements accrus de la part des partenaires non gouvernementaux, AIM for Climate comporte neuf sprints d’innovation, avec l’ajout le plus récent de l’accélérateur de durabilité IBM (IBM Sustainability Accelerator). AIM for Climate encourage toute personne intéressée à prendre contact avec les points de contact des sprints d’innovation disponibles sur le site Web. AIM for Climate accepte actuellement les propositions de sprints d’innovation pour 2022 et a identifié quatre domaines focaux pour les sprints d’innovation qui seront lancés lors de la COP27 : les petits exploitants agricoles dans les pays à revenu faible et intermédiaire, la réduction du méthane, les technologies émergentes et la recherche agroécologique. Lancé lors de la 26e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26), AIM for Climate galvanise le soutien et les investissements en faveur de l’agriculture intelligente face au climat et de l’innovation dans les systèmes alimentaires pour permettre des solutions à l’intersection de la faim dans le monde et de la crise climatique.