Portefeuille : Alexandre Tshikala, nouveau Directeur général de la compagnie d’aviation « Congo Airways »

M. Alexandre Tshikala Mukendi est le nouveau Directeur général de la Compagnie d’aviation Congo Airways nommé jeudi par le Président de la République démocratique du Congo, aux termes d’une série d’ Ordonnances présidentielles, lues à la télévision nationale. Dans la même Ordonnance présidentielle, Mme Mamitsho Pontshia est nommée Directrice générale adjointe de cette compagnie nationale d’aviation. Ces deux nouvelles autorités viennent remplacer l’actuel comité de gestion suspendu depuis octobre dernier par le ministre du Portefeuille, à cause de malversations financières dont il a été accusé. Le Chef de l’État a aussi nommé Serge Bokana Ekakomba comme nouveau Directeur général de la société African explosifs (Afridex) tandis qu’à la Société nationale d’électricité (SNEL), Bienvenue Monyango à été nommé Directeur général adjoint. Ce dernier vient donc combler le vide laissé par Teddy Mwamba qui exercice depuis plusieurs mois, les fonctions de ministre de Ressources hydrologiques. ACP/C.L.
RDC/Francine MUYUMBA: « L’achat des avions pour Congo Airways ne semble pas être une priorité pour le gouvernement congolais »

Bien que parfaitement réalisable, » l’achat des avions pour Congo Airways ne semble pas être une priorité pour le gouvernement congolais », a déploré récemment la sénatrice Francine MUYUMBA NKANGA et ancienne Présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse dans la tribune ci-dessous: « Crise du transport aérien en RDC Nous exprimons notre préoccupation concernant la situation du transport aérien en République Démocratique du Congo, qui nécessite des solutions urgentes de la part des dirigeants congolais. Nous demandons instamment au gouvernement congolais de débloquer rapidement une somme de 33 millions de dollars pour soutenir la compagnie nationale aérienne Congo Airways. Cette allocation est cruciale pour résoudre le problème pressant des déplacements des Congolais, contraints actuellement d’emprunter des itinéraires passant par Addis-Abeba, Brazzaville, le Rwanda, et d’autres destinations pour relier Kinshasa et les provinces. Les provinces dépourvues de connexions aériennes internationales sont pratiquement isolées de la capitale, du continent et du reste du monde. Les 33 millions de dollars serviront à l’acquisition de deux avions Airbus A320 en leasing, à l’achat de quatre moteurs pour nos deux Airbus, à savoir “Lumumba” et “Laurent-Désiré Kabila”, ainsi qu’à l’entretien général de Kimpa Vita et au paiement du personnel. Au total, cela représente cinq avions, dont quatre Airbus et un Fokker “Kimpa Vita”. La compagnie CAA qui détient actuellement le monopole des opérations aériennes ne parvient pas à répondre efficacement à la forte demande en raison de sa flotte insuffisante et la muplication des rotations qui nécessitent une certaine vigilance en terme d’entretien. En plus de ces solutions temporaires, le gouvernement doit renégocier le contrat d’achat des avions Embraer, dont le contrat avait été signé avec une société brésilienne et pour lequel une avance financière avait été versée. Selon nos informations, le coût d’achat de ces avions s’élève à environ 100 millions de dollars, une somme que le gouvernement pourrait aisément trouver dans le budget de 16 milliards de dollars, dont la propagande fait état. L’achat des avions pour Congo Airways, bien que parfaitement réalisable, ne semble pas être une priorité pour le gouvernement congolais. Les Congolais sont contraints de voyager en prenant des risques évitables, ce qui reflète avant tout un problème de gouvernance, un manque de vision et de volonté politique. Il est impératif que les Congolais soient gouvernés de manière différente, avec une planification adéquate pour résoudre ces problèmes. Par Francine MUYUMBA NKANGA
Congo Airways ramènera la dépouille de Lumumba

61 ans après son assassinat, la disparition de Patrice Emery Lumumba ne cessera jamais de susciter des interrogations. Face à des questions sans réponse, sa famille pourrait néanmoins être soulagée par le dénouement d’une action judiciaire en Belgique qui a eu comme conséquence, le rapatriement des restes du 1er Premier ministre du Congo indépendant, Patrice Emery Lumumba. En prélude à ce rapatriement, une conférence de presse s’est tenue le jeudi 17 juin à l’ambassade de la RDC en Belgique avec comme intervenant principal Roland Lumumba, un des fils de l’illustre disparu qui assure en même temps la présidence de la Fondation Lumumba. Dans la salle de réunion de la représentation de la RDC au Belux, Rolland Lumumba était plutôt très équilibré dans ses propos en parlant de la responsabilité de la Belgique coloniale dans l’assassinat de son père. » on n’oublie pas, mais il faut ouvrir une nouvelle page et se tourner vers l’avenir, car nos deux pays doivent désormais œuvrer pour le développement dans un partenariat d’égal à égal. Répondant à une question au sujet d’éventuelles réparations au profit de sa famille, Rolland Lumumba est resté fidèle à sa philosophie. Si les réparations viennent, on ne le refusera pas, a-t-il dit. Mais pour l’instant, ce n’est pas notre préoccupation. Nous travaillons au retour de notre père sur la terre de ses ancetres, afin qu’il repose en paix et que son pays puisse lui offrir des funérailles dignes. Rolland Lumumba est aussi revenu sur l’implication du Président de la République dans ce processus, en insistant sur son accompagnement sans lequel le processus de rapatriement des restes du héros national n’aurait pas été à la hauteur des honneurs qui seront rendus. Pour la circonstance, la République a mis à disposition un appareil de Congo airways baptisé + son acquisition Patrixe Emery Lumumba, afin de transporter la dépouille ainsi que certains membres de sa famille qui seront présents à Bruxelles. À noter que le Président de la République se fera représenter par le Premier ministre Sama Lukonde lors de la cérémonie de remise officielle des restes de Patrice Emery Lumumba qui aura lieu au palais d’Egmont, bâtiment qui abrite le ministère belge des affaires étrangères.