RDC : le Fonds africain de développement contribue à l’aménagement du tronçon routier Lovua-Tshikapa et améliore les conditions de vie des populations

Débutés en 2016, les travaux du tronçon routier Lovua-Tshikapa (en République démocratique du Congo), long de 56 kilomètres sont quasiment achevés. La distance, parcourue par le passé en huit heures, l’est désormais en une heure, indique un rapport de la Banque africaine de développement, publié le 19 janvier La route Lovua-Tshikapa est une section du Projet d’aménagement de la route Batshamba-Tshikapa. Pour les travaux d’aménagements de la route et la réhabilitation/construction des infrastructures connexes, elle a bénéficié d’un don de 68,82 millions de dollars américains et d’un prêt de 660 000 dollars du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel pour des prêts à taux préférentiel du Groupe de la Banque. « Les travaux de l’axe principal entre Lovua et Tshikapa sont exécutés à 100%. Les nouveaux ponts sur les rivières Kasaï et Tshikapa ainsi que le Bac à treille mis en service par l’Office des routes sont opérationnels. La réception technique de la route, ainsi que celle du pont de Kasaï et son essai de chargement sont intervenus en mars 2022 », note le rapport. Aussi des infrastructures connexes, telles que le linéaire de 100 kilomètres des pistes rurales, les cinq écoles primaires et un institut, le marché rural de Katanga, les équipements de la station fixe de pesage et les deux pèses-essieux sont achevés. Reste désormais la réhabilitation du marché moderne du Dibumba, la station fixe de pesage de Menkao en vue d’évaluer la charge à l’essieu sur la route nationale 1 ainsi que les équipements et matériels destinés aux centres de santé des sections Loange-Pont Lovua (64,4 km), Lovua-Tshikapa (56 km) et de l’hôpital général de référence de Tshikapa. Les travaux y sont réalisés à environ 70 %. Par ailleurs, les travaux de réhabilitation de cinq centres de santé et de pavillons de chirurgie et de maternité de l’hôpital général de référence de Tshikapa ainsi que les 18 forages au niveau de 14 villages, sont en phase d’être relancés, après un léger coup d’arrêt. Avec la fin des travaux de l’axe principal, outre l’amélioration du temps de parcours sur le trajet Lovua-Tshikapa, le coût d’exploitation des véhicules par kilomètre a baissé de 0,82 dollar à 0,36 dollar. Quelque 2 000 emplois, dont 500 pour les femmes, ont été créés au cours des travaux d’aménagement de la section Lovua-Tshikapa. L’achèvement définitif du projet est prévu à la fin de l’année 2023.
Sénégal : De hauts responsables de la Banque africaine de développement saluent les programmes d’entrepreneuriat des jeunes et des femmes qui transforment les conditions de vie

Deux vice-présidents du Groupe de la Banque africaine de développement, Beth Dunford (Agriculture, Développement humain et social) et Solomon Quaynor (Secteur privé, Infrastructure et Industrialisation) saluent les programmes d’entrepreneuriat des jeunes et des femmes qui augmentent les revenus et renforcent la sécurité sociale des femmes et des jeunes au Sénégal. Beth Dunford et Solomon Quaynor accompagnés de Martha Phiri, directrice du Département du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences et Mohamed Cherif, responsable pays de la Banque au Sénégal, ont exprimé leur satisfaction après avoir visité le 19 mars 2022 des projets financés par la Banque africaine de développement au Sénégal. A la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, le ministre délégué général sortant, Pape Amadou Sarr et son équipe ont présenté le Projet d’appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes phase I (PAVIE) financé par la Banque à hauteur de 70 millions de dollars. Ce projet, mis en œuvre par la Délégation générale à l’entreprenariat des femmes et des jeunes, facilite l’accès rapide et à des conditions souples aux financements de projets portés par des femmes et des jeunes. Le projet assure également un accompagnement technique des bénéficiaires aussi bien dans leurs métiers cibles que dans la gestion de leur entreprise. Selon les responsables du projet, plus de 12 713 jeunes et femmes porteurs d’initiatives entrepreneuriales, ont bénéficié d’un appui technique et financier du projet, ce qui a abouti à la création de 65 860 emplois (34 990 emplois directs et 30 870 emplois indirects). La visite du marché central aux poissons de Pikine, dans la banlieue dakaroise, a été une occasion d’échanger avec des femmes mareyeuses qui bénéficient de financements du projet, à travers un système de nanocrédit. Le marché a été aménagé par le projet, et les bénéficiaires ont été dotés d’une fabrique de glaces et de camions frigorifiques. Le projet a également assuré la formation des mareyeuses regroupées au sein d’une fédération de 1 700 personnes. « Nous avons pendant longtemps vécu la tyrannie des intermédiaires du secteur qui abusaient de notre vulnérabilité. Ils nous prêtaient de l’argent à des taux trop élevés, relève Mme Adjia Fatou Touré, présidente de la fédération des femmes bénéficiaires du projet. Mais depuis la mise en place de ce bureau de nanocrédit en 2020 par la Délégation générale à l’entreprenariat des femmes et des jeunes, notre situation a positivement changé. Le projet nous donne accès à des financements compris entre 15 dollars et 500 dollars avec des conditionnalités de remboursement assez souples. Il nous a permis de développer nos activités en conservant et en commercialisant nos produits partout au Sénégal ainsi que dans certains pays voisins tels que la Gambie ». Les hauts responsables de la Banque ont également visité la société « Mburu », une entreprise novatrice composée d’une plateforme de fabrication de pain et de pâtisserie Beth Dunford et Solomon Quaynor et leur délégation ont également visité une start-up de design et de textile financée par le projet pour un montant de 65 000 dollars. Cette entreprise sert de pôle de formation pour les jeunes et les femmes dans les métiers du textile. Elle aide les bénéficiaires à exporter des produits finis de qualité en Afrique et ailleurs dans le monde. Ils se sont rendus également dans une fabrique de produits cosmétiques bio, qui doit prochainement bénéficier d’un appui du programme « Action affirmative pour le financement de l’entreprenariat féminin en Afrique » (AFAWA, sigle en anglais) de la Banque. « Les jeunes et les femmes ont un esprit d’initiative et la volonté de développer des activités porteuses de croissance ; mais ils font face à des obstacles pour accéder aux financements, au renforcement de leurs capacités techniques et managériales, a déclaré à l’issue de la visite, Beth Dunford. L’exemple du Projet d’appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes est à suivre pour leur permettre de démarrer et développer leurs projets d’entreprise. » S’adressant à l’équipe de la Délégation générale à l’entreprenariat des femmes et des jeunes, le vice-président Solomon Quaynor a déclaré : « Vous ne pouviez imaginer qu’en développant ce modèle pour le Sénégal vous l’avez aussi fait pour l’Afrique. Nous vous en remercions et nous allons en tirer des leçons. » Le responsable pays de la Banque au Sénégal Mohamed Cherif a assuré que la Délégation générale à l’entreprenariat des femmes et des jeunes est très importante pour aider à la création d’emplois pour les femmes et les jeunes. « Nous sommes heureux d’être ici et nous continuerons à travailler avec vous », a-t-il affirmé.