L’OMD organise son premier atelier d’accréditation sur le commerce électronique

L’OMD organise son premier atelier d’accréditation sur le commerce électronique

Un atelier d’accréditation en ligne mondial, consacré au commerce électronique et s’adressant aux experts anglophones, s’est tenu du 31 août au 7 septembre 2020 via la plateforme CLiKC! de l’Organisation mondiale des douanes (OMD). En raison des besoins croissants des Membres de l’OMD en matière de soutien au renforcement des capacités pour une mise en œuvre harmonisée et efficace du Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique transfrontalier et d’autres outils de soutien, le Secrétariat a organisé ce premier atelier d’accréditation dans le domaine du commerce électronique en tant qu’initiative pilote d’accréditation virtuelle, souligne l’organisation dans un communiqué. De même source, elle indique que l’événement a été organisé dans le but de constituer une réserve de conseillers techniques et opérationnels anglophones capables de mener de manière indépendante, au nom de l’OMD pour ses Membres, des missions de renforcement des capacités dans le domaine du commerce électronique transfrontalier. Douze candidats sélectionnés, représentant cinq des régions de l’OMD, ont participé à l’atelier. M. Mike Leahy de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), ancien coprésident du Groupe de travail de l’OMD sur le commerce électronique, a rejoint l’atelier afin de le copiloter. Les participants venus d’Australie, de Belgique, du Brésil, du Canada, de Chine, d’Irlande, du Japon, de Maurice, des Pays-Bas, du Nigeria, du Pakistan et du Royaume-Uni ont travaillé intensivement et ont démontré leurs connaissances et leurs compétences pour mener des activités de renforcement des capacités dans le domaine du commerce électronique transfrontalier. En outre, l’atelier a servi de forum pour le partage des connaissances et des expériences, ainsi que pour les échanges de vues sur les défis et les solutions. Les participants qui ont réussi l’atelier d’accréditation seront invités à la prochaine étape du processus d’accréditation des experts de l’OMD, une mission sur le terrain en compagnie d’un expert qualifié de l’OMD dans le domaine du commerce électronique. Les experts pleinement accrédités devront mener les futures activités de renforcement des capacités de l’OMD.

Le commerce électronique, un tremplin pour les femmes entrepreneurs de Djibouti

Le commerce électronique, un tremplin pour les femmes entrepreneurs de Djibouti

Plusieurs obstacles entravent l’entreprenariat féminin et l’accès des femmes aux marchés, allant des normes sociales aux obligations familiales en passant par les problèmes de transport. Les femmes se retrouvent souvent dans l’impossibilité de se rendre physiquement sur les marchés pour vendre leurs produits ou de participer à des foires commerciales internationales. Observez les gens dans les cafés, les bus, les salles d’attente des centres médicaux ou sur les campus universitaires, vous les verrez, tête baissée, plongés dans leurs écrans. De plus en plus utilisent leurs appareils électroniques pour faire leurs achats. Les ventes au détail via le commerce électronique devraient tripler (a) entre 2004 et 2021. Bien qu’il existe d’importantes disparités hommes-femmes (a) en ce qui concerne l’utilisation d’Internet et que les ventes en ligne sont dominées (a) par des géants américains de la technologie, cette hausse du commerce électronique offre une opportunité intéressante pour les petites entreprises, et plus particulièrement pour les femmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), une région où l’autonomisation économique des femmes reste un défi de taille. Dans les pays de la région qui n’appartiennent pas à la catégorie des économies à revenu élevé, le taux de participation des femmes au marché du travail plafonne à 19 %, le pourcentage d’entreprises détenues par des femmes est de 23 % seulement et à peine 5 % des entreprises ont des dirigeantes féminines. Autant dire que la marge de progression est conséquente en ce qui concerne la participation des femmes à l’activité économique et à l’emploi. L’accès aux financements reste lui aussi problématique : selon une enquête (a) publiée en 2013, 53 % des petites et moyennes entreprises (PME) féminines n’ont pas accès au crédit et 70 % des femmes entrepreneurs de la région MENA interrogées déplorent que les conditions d’octroi des prêts dans leur pays soient trop restrictives et ne leur permettent pas d’obtenir les financements nécessaires pour faire prospérer leur entreprise. Plusieurs obstacles entravent l’entreprenariat féminin et l’accès des femmes aux marchés, allant des normes sociales aux obligations familiales en passant par les problèmes de transport. Les femmes se retrouvent souvent dans l’impossibilité de se rendre physiquement sur les marchés pour vendre leurs produits ou de participer à des foires commerciales internationales.  Le commerce électronique peut apporter une solution à ces problèmes, en donnant aux femmes la possibilité de contourner ces obstacles et de vendre leurs produits en ligne. Encore faut-il qu’elles disposent de plateformes numériques pour entrer en relation avec des clients dans le monde entier, d’une logistique performante et financièrement abordable et de systèmes de paiement fiables. Il est indispensable de mettre en place cet écosystème pour que les femmes entrepreneurs puissent accéder aux marchés et faire prospérer leur entreprise, et de ce fait, embaucher davantage de femmes. En effet, comme en attestent les données (a), les entreprises dirigées par des femmes ont davantage tendance à employer des femmes. À Djibouti aussi les femmes se heurtent à ces obstacles. Les inégalités entre hommes et femmes sur le marché du travail restent marquées : moins d’un tiers des femmes de 15 à 64 ans exercent une activité rémunérée. Si le chômage est élevé pour les deux sexes, il atteint 34 % pour les hommes mais s’élève à près de 50 % pour les femmes.  Les Djiboutiennes sont en outre pénalisées par un plus faible niveau d’études et de compétences pour accéder aux opportunités économiques. Les petites entreprises qu’elles dirigent sont le plus souvent informelles, opèrent dans un secteur à faible valeur ajoutée et sont peu attractives aux yeux des créanciers, qui rechignent à leur accorder des prêts. Les femmes entrepreneurs peinent donc à accéder aux financements et à régulariser leur activité. Des solutions existent toutefois pour aider les femmes à acquérir leur autonomie économique. À Djibouti, plus de 57 % des femmes inactives déclarent ne pas pouvoir travailler en raison de leurs obligations familiales et des tâches domestiques. Elles indiquent néanmoins qu’en règle générale, les hommes de leur famille ni ne les découragent ni ne les empêchent d’accéder à des formations ou à des opportunités d’emploi, et qu’il n’existe pas d’obstacles juridiques à l’entrepreneuriat féminin.  Or, on sait que lorsque les femmes gagnent leur vie, tout le monde en profite : la recherche montre que les femmes ont en effet tendance à consacrer une plus grande partie de leurs revenus au bien-être de leurs enfants, aux frais de scolarité, aux soins de santé et à l’achat de nourriture pour leur famille. L’autonomisation des femmes est donc essentielle pour mettre fin à la pauvreté. Il est vital de permettre aux femmes de participer pleinement à l’économie de Djibouti. Le développement de l’entrepreneuriat permettra à ce pays de bénéficier des compétences, de l’énergie et des idées que les femmes apportent au marché du travail.  Pour concrétiser cette ambition, le 13 novembre 2018, la Banque mondiale a lancé un projet régional de 3,82 millions de dollars visant à mettre « le commerce électronique au service des PME féminines ». Ce projet cible les petites et moyennes entreprises détenues ou dirigées par des femmes qui produisent des biens commercialisables en ligne. Ce projet se situe à la croisée de l’entrepreneuriat féminin et de l’économie numérique, qui constituent deux leviers essentiels de la transformation économique de la région. Aussi ne pouvait-on rêver meilleure occasion pour lancer cette initiative que la conférence sur l’économie numérique qui s’est tenue à Djibouti.  L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs ministres (de la Femme et de la Famille, de l’Économie et de la Communication), de la responsable de l’Association des femmes chefs d’entreprises ainsi que de nombreuses femmes entrepreneurs. Le projet s’attachera à développer l’entrepreneuriat féminin, le commerce électronique et l’activité économique à Djibouti et au-delà. Il aidera les PME féminines à évoluer sur le marché intérieur et les marchés d’exportation en facilitant leur accès aux plateformes de commerce en ligne. Il s’appuiera sur la formation de consultants dans ce domaine qui dispenseront, à leur tour, des formations et aideront les entrepreneuses à accéder aux plateformes d’e-commerce.    En mettant les