Du 8 mars 1914 au 8 mars 2022: Quid de l’évolution du combat de la femme pour l’égalité sociale?

Du 8 mars 1914 au 8 mars 2022: Quid de l’évolution du combat de la femme pour l’égalité sociale?

TRIBUNE. Le très laborieux combat de la gente féminine pour la reconnaissance de ses droits civiques tire symboliquement ses origines au XIX ème siècle aux Etats Unis quand une certaine Susan Anthony entreprit de briser les conventions sociales en allant voter avant de se retrouver en prison. Ensuite, il y eut une certaine Simone de Beauvoir qui, en publiant son livre au titre très éloquent de « Deuxième Sexe », n’éveilla pas moins l’attention des élites féminines occidentales sur leur devoir moral de se défaire des liens du conformisme social en œuvrant pour l’émancipation de la femme avant de se faire emboîter par la suite par Margaret Thatcher et la chanteuse Madonna qui eurent à s’impliquer respectivement au plan politique et artistique pour la reconnaissance par les hommes du droit de la femme à l’égalité sociale. La dynamique d’émancipation de la femme en Occident tirait ses origines dans une Révolution industrielle qui, en induisant une très forte demande en main-d’oeuvre, amena les femmes à envahir massivement les usines à côté des hommes que par la Deuxième Guerre Mondiale qui fit que des femmes puissent combler dans le monde du travail le vide laissé par les hommes partis au front. Voilà comment la femme occidentale avait réussi à poser les jalons de l’actuel mouvement du « gender ». Pour ce qui est de l’émancipation de la femme zaïroise, le palme revient à un certain Président Mobutu qui accusa une réelle volonté politique de voir la « maman zaïroise » évoluer sans complexe à côté de l’homme comme ministre, magistrat, parachutiste, chauffeur de taxi etc. C’est cette vision mobutiste de l’émancipation de la femme zaïroise qui fonde le projet des Nationalistes Réformateurs Néomobutistes de réhabiliter le Centre Féminin Maman Mobutu qui avait vocation d’assurer la préparation professionnelle de nos jeunes filles. Bonne réflexion. A suivre! Par Faustin Bosenge