Centrafrique : un militaire tué et deux autres blessés par les rebelles dans le nord du pays

Un élément des Forces armées centrafricaines (FACA) a été tué et deux autres blessés dans une embuscade tendue ce mardi par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le nord de la République centrafricaine (RCA), a-t-on appris auprès de source officielle. Des éléments des FACA qui patrouillaient pour sécuriser la population au marché hebdomadaire de Léré, un village situé à environ 30 km de Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham (nord), étaient tombés dans une embuscade de la CPC, a confirmé à Xinhua le préfet de l’Ouham Bruno Wilikon. Le bilan de cette attaque soudaine fait état d’un mort et deux blessés graves dans les rangs des FACA qui ont riposté en repoussant les assaillants hors du village, a indiqué M. Wilikon. Selon lui, le corps de cet élément des forces loyalistes est déjà en route pour la ville de Bangui, capitale centrafricaine et les deux blessés bénéficieraient des soins intensifs à l’hôpital de Bossangoa. La population de Léré a fui pendant cet affrontement pour se réfugier dans la brousse, ont rapporté des médias locaux. Cette attaque survient à quelques jours du retrait d’un grand nombre des alliés des FACA détachés dans cette région du pays. 

Centrafrique : Trois ressortissants chinois enlevés dans l’Ouest par des hommes armés

Centrafrique : Trois ressortissants chinois enlevés dans l’Ouest par des hommes armés

Trois ressortissants chinois ont été enlevés, ce 13 mars, par des hommes armés à 25 kilomètres de Abba dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Le rapt est attribué aux rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), actifs dans la région. L’on ignore encore les revendications de ces ravisseurs. Selon des sources locales jointes par Radio Ndeke Luka, le kidnapping s’est déroulé, lundi 13 mars, aux environs du village Gbembo, près de la rivière Mambéré. Les trois ressortissants chinois, de retour de leur base du village Ndiba-Mollet, étaient en pleine activités d’exploitation minières dans la zone. Selon les notables de la région, ces Chinois seraient tombés dans une embuscade des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), lesquels opèrent fréquemment dans la commune. Quant au véhicule des otages, il a été retrouvé au bord de la route, après leur transfèrement dans un endroit inconnu. Un nouveau mode opératoire ? Ces derniers temps, les groupes armés règnent en maîtres aux alentours des localités de Béloko, Cantonnier, Baboua et Abba, enfreignant ainsi la libre circulation des biens et des personnes. Ces hommes armés multiplient des rapts, exigeant des rançons avant la libération des otages. Selon plusieurs  observateurs, il s’agit d’un nouveau mode opératoire des groupes armés, visant à financer leurs activités après être chassés des mines d’or. Pour l’heure, les autorités locales voire le gouvernement n’ont pas encore réagi à cette nouvelle prise d’otage. Cette situation explique les défis sécuritaires auxquels fait face la population de la région. Pour rappel, en décembre dernier, un ressortissant chinois a été pris en otage par des éléments de la CPC dans la commune de Niem Yelewa. Il aurait été libéré après versement de rançon. Ce rapt intervient dans un contexte où vingt éléments des Forces armées centrafricaines sont toujours retenus en otage par des hommes de la CPC dans le Nord-est du pays.

Centrafrique : quatre tués et un blessé dans une attaque armée dans l’ouest du pays

Quatre personnes ont été tuées et une autre blessée samedi par des combattants rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans l’ouest de la République centrafricaine (RCA), ont confirmé plusieurs sources locales. L’attaque s’est produite très tôt ce samedi matin à Béloko, ville située à la frontière avec le Cameroun, dans laquelle le chauffeur d’un camion, son apprenti et deux membres des forces alliées ont perdu la vie, tandis qu’un capitaine des Forces armées centrafricaine (FACA) a été blessé à la main, selon plusieurs sources locales contactées par Xinhua. Une vingtaine de camions et le bureau des douanes de Béloko auraient pris feu, a indiqué un douanier centrafricain sous le couvert de l’anonymat, ajoutant que l’attaque avait été repoussée par l’armée centrafricaine et leurs alliés et que le calme s’était actuellement rétabli dans la ville. Le gouvernement centrafricain n’a pas encore communiqué sur cette attaque menée par la CPC. 

Centrafrique : au moins 6 civils tués par des hommes armés dans la région de l’Ouest

Centrafrique : au moins 6 civils tués par des hommes armés dans la région de l’Ouest

Les exactions des hommes armés sur des civils prennent de l’ampleur dans certaines régions du Nord et de l’Ouest de la République centrafricaine. A u moins six personnes, toutes des civiles, ont été tuées, début août, par des hommes armés, membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon des témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka dans la région, ces rebelles opèrent en mode coupeurs de route et agressent les usagers des routes.   Les 2 et 3 août dernier, la sous-préfecture de Baboua a été secouée par des violences perpétrées par des éléments du mouvement 3R affilié à la CPC. Selon des sources locales, ces hommes armés s’en prennent régulièrement aux populations civiles. Le 2 août, ils ont abattu deux personnes au village Lokoti-Bangui situé à environ 25 kilomètres de Baboua. Ce même jour, ces assaillants ont mis la main sur le président de la jeunesse de Cantonnier à une trentaine de 30 kilomètres de Baboua, sur l’axe Koundé. Celui-ci a été relâché par ses ravisseurs après le paiement d’une rançon.  « J’ai dû contacter ma famille«  « Un éleveur de la région m’a contacté pour aller acheter son bœuf. En cours de route, j’ai croisé des hommes armés qui m’ont pointé avec leurs armes. Ceux-ci m’ont d’abord fait asseoir et m’ont enchaîné. Ils m’ont ensuite demandé de leur remettre 1.500.000 francs CFA. Vu que je n’avais pas assez d’argent, j’ai dû contacter ma famille. Laquelle leur a remis 640.000 francs » a fait savoir, Abdoulaye Mathias, président de la jeunesse de Cantonnier. Ces hommes en armes opèrent désormais en mode coupeurs de route. A en croire d’autres sources locales contactées par Radio Ndeke Luka, ils ont abattu, le 03 août dernier, quatre (4) civils au village Ndiba à 15 kilomètres de Baboua. Dépassés par la situation et impuissants face aux violences, les habitants de la région lancent un appel à l’endroit du gouvernement. « Nous comptons vraiment sur le gouvernement«  « Nous en avons marre dans notre sous-préfecture. Les rebelles de la CPC tuent, pillent et prennent des gens en otage pour ensuite, les conduire dans la brousse. Nous comptons sur le gouvernement pour qu’il nous sécurise. Sans cela, nous ne savons comment mener nos activités sur ces axes » a imploré un habitant du village Ndiba. Ces derniers jours, la circulation des personnes et des biens est devenue risquée dans cette partie de la Nana-Mambéré. Chaque mois ou presque, ces hommes en armes font irruption sur les axes pour s’attaquer aux usagers.