Niger : Le général Abdourahamane Tiani s’engage à mettre en œuvre les recommandations et résolutions issues des assises nationales

Niger :  Le général Abdourahamane Tiani s’engage à mettre en œuvre les recommandations et résolutions issues des assises nationales

Le président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), chef de l’Etat, le général de Brigade Abdourahamane Tiani, en clôturant les travaux des assises nationales, ce jeudi 20 février 2025, s’est engagé à concrétiser toutes les recommandations et résolutions formulées à l’occasion. Dans son intervention, le chef de l’Etat Nigérien a rappelé que les assises qui s’achèvent aujourd’hui ont permis de passer en revue tous les sujets d’intérêt national, qu’ils s’agissent de l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol ; de l’environnement ; des maux qui minent la société et la cohésion sociale ; des défis sécuritaires, de la gouvernance du pays ; de la santé de la population, de l’éducation et de la relation avec les autres Etats de la communauté internationale. Général Tiani de souligner également que ces assises ont permis d’élaborer un projet de charte de la transition et de dégager les principes fondamentaux qui devront désormais régir la gouvernance de notre pays, l’exploitation de nos ressources et notre conduite dans les relations internationales entre autres. « Vous avez aussi échangé de tous les sujets sans restriction et sans ingérence aucune du pouvoir public de la transition et fait des propositions pour la refondation de notre Etat », a-t-il relevé tout en mentionnant que « les résultats auxquels vous êtes parvenus sont donc le fruit d’un travail effectué en toute liberté avec la claire conscience de vos responsabilités devant Dieu, devant le peuple nigérien et devant l’histoire ». Aussi, le chef de l’Etat d’ajouter que ces résultats sont aussi le fruit d’un travail collectif de l’ensemble des forces vives de la nation. « Donc nous avons toutes les raisons de penser qu’ils ont acquis l’adhésion de notre peuple souverain et ont exprimé sa volonté et ses attentes à travers les différents niveaux de consultations » ; a mentionné le général Tiani. Après avoir noté que ces résultats peuvent encore être enrichis car des analyses complémentaires viendront, le chef de l’Etat d’appeler tous les nigériens qui n’ont pas pu apporter leurs contributions durant ces assises de ne pas hésiter à le faire dans les semaines à venir. Le chef de l’Etat Nigérien de constater qu’il s’agit d’un procédé inédit porteur d’un espoir raisonnable pour un nouveau départ qui s’offre à notre pays. « Je m’engage solennellement à concrétiser cet espoir dans le bonheur nigérien en prenant toutes les mesures pour le faire, cela dans l’intérêt supérieur de notre pays », a-t-il annoncé. Rappelons que ces assises Nationales de refondation ont regroupé du 15 au 20 février 2025 quelque 700 participants. ANP

An1 CNSP/Diplomatie : Le Niger reprend progressivement sa place dans le concert des Nations

An1 CNSP/Diplomatie : Le Niger reprend progressivement sa place dans le concert des Nations

La gouvernance diplomatique du CNSP a été marquée par la normalisation des relations du Niger avec ses partenaires et l’affirmation de la souveraineté nationale. Ainsi, la grande majorité des pays et institutions ont repris leur coopération suspendue au lendemain du coup d’Etat du 26 juillet 2023. Dans le sillage de la levée des sanctions de la CEDEAO et de l’UMOA, des institutions financières telles que la Banque mondiale, le FMI, la Banque africaine du développement ont annoncé le financement d’importants programmes en faveur du Niger. Les nouvelles autorités nigériennes dans la droite ligne de l’affirmation de la souveraineté avaient donné 72 heures à la Coordinatrice de l’ONU, Louise Aubin pour quitter le territoire national. Cela parce que, expliquaient-elles, des entraves sont mises en place par le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres en vue de contrarier la participation du Niger à la 78ème Assemblée Générale de l’organisation qui a eu lieu en septembre à New York. « Le gouvernement décide d’ordonner à l’Ambassadeur, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, son excellence madame Louise Aubin de prendre toutes les dispositions utiles pour quitter Niamey sous soixante-douze heures », avait écrit le Ministère des Affaires étrangères dans un communiqué en date du 11 octobre 2023. Cette décision avait été prise alors que la France avait entamé, fin septembre 2023, le retrait de ses bases militaires du sol nigérien après près de deux mois de bras de fer avec les nouvelles Autorités nigériennes. Il s’en est également suivi le retrait des militaires américains. Niamey avait dénoncé des accords militaires jugés illégaux ou contraires aux intérêts du pays. En même temps, les Autorités du CNSP multipliaient les initiatives pour faire revenir le pays sur la scène internationale sur la base d’une coopération de confiance et de respect mutuel. Et c’est très vite que les nouvelles Autorités sont admises dans les rencontres et autres foras internationaux. Dès novembre 2023, le Niger signait son retour sur la scène internationale au 1er Sommet Arabie Saoudite – Afrique qui avait lieu le 10 à Riyad, en présence effective du Premier Ministre de la Transition nigérienne Ali Mahamane Lamine Zeine. Il était aux côtés de plusieurs Chefs d’État et de Gouvernement africains qui ont fait le déplacement pour participer à cette rencontre placée sous le thème « Développement et prospérité ». C’est donc seulement après un peu plus de trois mois que le Niger est de retour sur la scène internationale. « Le Niger est de retour », disait justement le Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine qui avait estimé qu’avec sa participation à ce sommet, le Niger referme la parenthèse de l’autarcie dans laquelle la CEDEAO, l’ONU et l’UA avaient voulu le placer en décidant de l’exclure de ses instances. Face à la résilience de sa population et l’intransigeance de ses dirigeants sur les questions de souveraineté et de respect mutuel dans les partenariats, le Niger a aussi réussi plusieurs autres victoires diplomatiques dont la reconnaissance de son Gouvernement issu du coup d’État militaire du 26 juillet par la Commission de Vérification des pouvoirs de l’Assemblée Générale des Nations Unies. En effet, suite à l’examen de la question portant sur la représentation du Niger aux travaux des Nations Unies, l’Assemblée Générale avait entériné, le 20 décembre 2023, la décision de reconnaître les représentants du Gouvernement du CNSP comme uniques et légitimes représentants du Niger à l’ONU. Il y avait eu auparavant une reconnaissance tacite de la légitimité du CNSP par la CEDEAO même lorsqu’elle l’avait appelé au dialogue en proposant sa médiation. Sur un tout autre plan, l’Organisation des Nations Unies annonçait, le 15 novembre 2023, la reprise de ses vols humanitaires au Niger afin de pouvoir acheminer des produits médicaux ou évacuer des personnes malades ainsi que des personnels humanitaires. Le Niger a renforcé ses relations avec certains partenaires traditionnels: la chine, la Turquie, l’Iran ou la Russie. Ce dernier pays a envoyé des équipements militaires de pointe et des formateurs. La solidarité de certains voisins  et pays amis s’est manifestée au moment le plus fort de l’embargo injuste de la CEDEAO. Dans sa lancée de la reconquête de la souveraineté, le Niger a annoncé son retrait de la CEDEAO dans un communiqué conjoint avec le Burkina et le Mali. Ces 3 pays ont créé la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel qui vise à mener une lutte commune contre le terrorisme et les menaces potentielles d’agressions armées ou extérieures. La première rencontre au sommet de cette Organisation, tenue à Niamey le 06 Juillet 2024, a permis aux dirigeants des trois Etats d’acter la création de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, tout en confirmant le retrait irrévocable de leurs pays de la CEDEAO. ANP

Niger: les autorités dénoncent les accords de coopération militaire avec les Etats-Unis 

Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger a décidé ce samedi, « en toute responsabilité, de dénoncer avec effet immédiat », l’accord relatif au statut du personnel militaire des Etats-Unis et des employés civils du département américain de la Défense sur le territoire nigérien, a annoncé dans un communiqué le porte-parole du CNSP, le colonel major Abdourahamane Amadou, à la télévision publique nigérienne. Une délégation américaine composée de la secrétaire d’Etat américaine adjointe aux Affaires africaines, cheffe de mission, Molly Phee, du Dr Celeste Wallander, sous-secrétaire à la Défense pour les affaires de sécurité internationales, et du commandant en chef de l’Africom, le général Michael Langly, a eu une séance de travail avec le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine, entouré des membres du gouvernement et du CNSP, les 12, 13 et 14 mars derniers, à Niamey. Selon le porte-parole du CNSP, sur le choix des partenaires diplomatiques, stratégiques et militaires, le gouvernement du Niger regrette la volonté de la délégation américaine de dénier au peuple nigérien souverain, le droit de choisir ses partenaires et les types de partenariat à même de l’aider à lutter véritablement contre le terrorisme, alors même que les Etats-Unis ont décidé unilatéralement de suspendre toute coopération entre les deux pays. Aussi, le gouvernement du Niger dénonce-t-il « avec force l’attitude condescendante assortie de la menace de représailles de la part de la délégation américaine vis-à-vis du gouvernement nigérien ». « Cette attitude est de nature à saper la qualité de nos relations séculaires et miner la confiance entre nos deux gouvernements, déjà entamé par les événements du 19 octobre dernier, » a-t-il annoncé. S’agissant des cas précis de la Fédération de Russie et de la République Islamique d’Iran, deux pays avec lesquels le Niger entretient des relations diplomatiques depuis plusieurs décennies, M. Amadou a indiqué que « le gouvernement tient à porter à la connaissance du peuple nigérien et de tous les peuples de la communauté internationale, qu’il n’a jamais signé d’accord secret avec ses pays partenaires. » Tous les accords signés par le Niger depuis l’avènement du CNSP, respectent le droit international et les règles de transparence, indique le communiqué. « C’est pourquoi, le gouvernement du Niger rejette les allégations mensongères de la cheffe de la délégation américaine, consistant à soutenir qu’il aurait signé un accord secret avec la République Islamique d’Iran. Cette approche cynique, habituellement utilisée par les Etats-Unis pour discréditer, diaboliser et justifier leur menace contre les Etats, n’est pas sans rappeler l’exemple de la seconde guerre d’Irak, » a-t-il rappelé. Quant à la Fédération de Russie, le porte-parole du CNSP a déclaré qu’il s’agit « d’un partenaire avec lequel le Niger traite d’Etat à Etat, conformément aux accords de coopération militaire signés avec les gouvernements antérieurs pour acquérir le matériel militaire nécessaire à sa lutte contre le terrorisme qui a fait des milliers d’innocentes victimes nigériennes, sous l’œil indifférent d’une bonne partie de la communauté internationale. » Concernant la coopération entre les deux pays, en particulier la coopération militaire et la lutte contre le terrorisme, « la présence américaine sur le territoire de la République du Niger est illégale, et viole toutes les règles constitutionnelles et démocratiques qui voudraient que le peuple souverain, notamment à travers ses représentants élus, soient consultés pour l’installation d’une armée étrangère sur le territoire national. Ainsi c’est par simple note verbale du 6 juillet 2012, que la partie américaine a unilatéralement imposé au Niger un accord relatif aux statut du personnel militaire des Etats-Unis, et des employés civils du département américain de la Défense sur le territoire de la République du Niger, » a-t-il fait savoir. Car, cet accord est non seulement profondément injuste dans son fond, mais également ne répond pas aux aspirations et aux intérêts du peuple nigérien pour des raisons objectives, car il contraint le Niger à payer des factures liées aux taxes des avions militaires américains dont ces derniers doivent normalement s’acquitter et qui coûtent des milliers de milliards de FCFA aux contribuables nigériens ; ensuite, les autorités nigériennes compétentes n’ont aucune information militaire menée en provenance des forces américaines au Niger, et ignorent jusqu’aux effectifs civils et militaires, ainsi que les matériels américains déployés sur le sol nigérien. Enfin, l’armée américaine n’a aucune obligation selon l’accord d’accéder aux demandes nigériennes d’appuis contre les groupes terroristes qui « assassinent nos vaillantes FDS (forces de défense et de sécurité) et massacrent nos laborieuses populations ». Par ailleurs, depuis quelques semaines, le gouvernement nigérien a constaté des activités illégales de survols de son territoire par des aéronefs américains, qui amènent à s’interroger sur la sincérité de leur partenariat et la pertinence du maintien de l’accord de coopération imposée par note verbale. Il a ajouté qu’une correspondance diplomatique serait adressée à la partie américaine à cet effet. Il faut rappeler que cette dénonciation des accords de coopération militaire avec les Etats-Unis intervient après celle de ceux avec la France, dans plusieurs domaines de sécurité et de défense, suite au coup d’Etat du 26 juillet dernier. 

Le CNSP dément l’information sur le prétendu accord entre le Niger et la CEDEAO

Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a démenti, ce dimanche 24 décembre 2023, les allégations mensongères des médias français dont RFI et France 24, relatives à un prétendu accord entre le Niger et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la durée de la transition.  ‘’Il s’agit en vérité, d’une entreprise de désinformation et d’intoxication des opinions savamment orchestrée par les autorités françaises à travers leurs médias au moment où les derniers militaires français viennent de quitter le territoire nigérien’’ indique le communiqué de la Présidence de transition selon qui, ceci a pour seul but, ‘’ de distraire les Nigériens en alimentant des polémiques stériles, pour les diviser et les amener à se désolidariser du CNSP et de son Gouvernement’’.  Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie et le Gouvernement, selon la source, ‘’tiennent à rappeler que RFI et France 24, qui sont des instruments de promotion de la politique étrangère de la France en Afrique, ont justement été suspendues de diffusion au Niger depuis le 3 août 2023 pour leur partialité et leur propension à diffuser des informations purement mensongères’’.  ‘’Le but étant de créer la confusion dans les esprits, de troubler l’ordre public et de déstabiliser notre pays’’ dénonce la présidence qui insiste ainsi sur le fait que ‘’le CNSP et le Gouvernement apportent-ils un démenti catégorique quant aux allégations mensongères distillées par RFI et France 24, qui n’engagent que leurs auteurs’’.  En tout état de cause, ‘’depuis l’avènement du CNSP au pouvoir le 26 juillet 2023, les autorités de la transition ont fait le choix de communiquer directement et régulièrement avec le peuple nigérien pour lui rendre compte de toutes les questions d’intérêt national’’ se félicite le CNSP. C’est dans cette optique, explique t-il, que ‘’s’inscrivent les entretiens exclusifs, dans nos langues nationales, accordés par le président du CNSP, chef de l’État, à des journalistes nigériens des médias publics’’. Enfin, ‘’le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie et le Gouvernement tiennent à réitérer l’engagement du président du CNSP, le général de brigade Abdourahamane Tiani, à prendre en compte les propositions du peuple nigérien souverain’’ rappelle la source avant d’annoncer que ‘’celles-ci seront issues du dialogue national inclusif, avant de déterminer, dans le seul intérêt du Niger et de son peuple, la durée de la transition populaire en cours au Niger’’. ANP

Le Niger suspend « toute forme de coopération » avec l’Organisation internationale de la francophonie

Le CNSP, organe composé des militaires au pouvoir au Niger, a décidé de rompre avec l’Organisation internationale de la francophonie. Cette décision vient en réaction à la récente décision de l’OIF d’exclure le Niger de ses réunions et de cesser la coopération multilatérale. L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) « se décrédibilise et ne fait que confirmer que la Francophonie a toujours été utilisée par la France comme un instrument pour défendre les intérêts français et surtout pour faire avancer ses pions en Afrique », argue le CNSP. Cette suspension vient en réaction à la récente décision de l’OIF d’exclure le Niger de ses réunions et de cesser la coopération multilatérale à l’exception des « programmes bénéficiant directement aux populations civiles », selon le communiqué de l’organisation. L’OIF a dit réagir ainsi au coup de force militaire à Niamey. Retrouvez cet article sur Sputniknews

Réouverture de l’espace aérien au Niger : Un pied de nez à la France

Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au pouvoir au Niger, a décidé de la réouverture, dès le lundi 4 septembre, de l’espace aérien. “L’espace aérien de la République du Niger est ouvert à tous les vols commerciaux nationaux et internationaux”, a déclaré un porte-parole du ministère des Transports cité par l’Agence nationale de presse (ANP), en précisant que les services au sol avaient également repris.   Cette décision de la junte de rouvrir les frontières, est un véritable ouf de soulagement pour de nombreuses compagnies aériennes desservant l’Afrique subsaharienne, et bien sûr, pour tous ceux qui projetaient de quitter le territoire par voie aérienne. Mais aussi, c’est un pied de nez des autorités nigériennes à la France et à la CEDEAO. Elles entendent, par ce geste, leur indiquer que la page Mohamed Bazoum est définitivement fermée… Lire la suite sur Le Pays