Djibouti : le Fonds africain de développement accorde un don de 21 millions de dollars pour les infrastructures urbaines, la résilience et l’adaptation au climat

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, le 10 décembre 2025 à Abidjan, un don de 21 millions de dollars à Djibouti pour moderniser ses infrastructures urbaines essentielles et renforcer sa résilience climatique. Le financement fourni par le guichet concessionnel du Groupe de la Banque vise à soutenir la première phase du Projet intégré d’infrastructures urbaines et d’adaptation au climat de Djibouti, dont l’objectif est de réhabiliter sept kilomètres de routes et de systèmes de drainage dans la ville de Djibouti. L’introduction de solutions fondées sur la nature devrait améliorer la mobilité, réduire les inondations, renforcer la résilience au climat et améliorer les conditions de vie de la population urbaine de Djibouti, qui connaît une croissance rapide. L’approbation de ce projet intervient dans un contexte de croissance démographique rapide, d’infrastructures inadéquates et de risques climatiques croissants. Près de 73 % de la population vit dans la capitale, où l’urbanisation rapide, alimentée par l’exode rural et l’instabilité régionale, a entraîné l’expansion des bidonvilles, la saturation des infrastructures et la limitation de l’accès aux services de base. Les plaines coralliennes de la ville et les terres gagnées sur la mer augmentent également sa vulnérabilité aux inondations, comme l’ont montré le cyclone Sagar en 2018 et les grandes inondations de 2019 et 2020, qui ont mis en évidence de graves faiblesses. « Ce projet représente une avancée majeure dans le renforcement de la résilience au changement climatique de Djibouti, tout en améliorant la vie quotidienne de ses citoyens », a déclaré Late Lawson Zankli, conseiller du programme de Djibouti au sein du Groupe de la Banque africaine de développement. « En investissant dans des systèmes urbains modernes et résilients au climat, la Banque soutient la transformation de Djibouti en une ville portuaire plus sûre et plus durable, une ville dont le rôle stratégique de porte d’entrée économique régionale continue de débloquer des opportunités dans toute la Corne de l’Afrique. » La ville de Djibouti joue également un rôle économique essentiel dans la région. Selon les estimations, 90 % du commerce maritime de l’Éthiopie passe par les ports de Djibouti. Les infrastructures de transport et de drainage de la ville constituent donc des leviers stratégiques pour la compétitivité, la facilitation du commerce et l’emploi dans toute la Corne de l’Afrique. Il est donc essentiel d’améliorer ces systèmes et de les rendre plus résilients au climat, tant pour les communautés locales que pour maintenir l’efficacité du corridor Djibouti-Éthiopie. Ce projet est aligné sur le Plan national de développement de Djibouti et sur la « Vision 2035 » du pays. Il fait également progresser les volets infrastructure et résilience du Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique de l’Est du Groupe de la Banque en intégrant une conception climato-intelligente, des espaces publics inclusifs et le renforcement des capacités institutionnelles afin de promouvoir une croissance urbaine durable et d’améliorer la compétitivité régionale. L’initiative fait également progresser les priorités stratégiques dans le cadre de la Stratégie décennale 2024-2033 de l’institution. Banque africaine de developpement
États fragiles à la 30e Conférence des Parties (COP30) : nous sommes « exclus » du financement climatique

Le président de la COP30, André Corrêa do Lago, a déclaré que la conférence de cette année devait placer « les personnes au centre » de l’action climatique. Mais un réseau d’États fragiles affirme que plus d’un milliard des personnes les plus à risque au monde restent exclues de la discussion. Dans une déclaration publiée mardi, le Réseau pour un accès amélioré et équitable au financement climatique (Improved and Equitable Access to Climate Finance Network) a indiqué que les pays touchés par les conflits et la fragilité sont « exclus » des financements destinés à l’adaptation aux impacts climatiques. Le Réseau – composé de 10 pays confrontés à une gouvernance fragile et à des conflits, dont le Burundi, la Mauritanie, la Somalie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée – appelle les fonds climatiques et la COP30 à faire davantage pour combler « cet angle mort urgent au cœur du financement climatique ». UN ANGLE MORT CONCERNANT LES CONFLITS DANS LE FINANCEMENT CLIMATIQUE Plus d’un milliard de personnes vivent dans des pays affectés par les conflits, la violence et une gouvernance fragile. Pourtant, en 2022, ces pays n’ont reçu que 10 % du financement climatique mondial, alors même qu’ils comptent parmi les plus vulnérables aux impacts du changement climatique. Les pays sont confrontés à plusieurs obstacles pour accéder aux financements, notamment des délais longs et des exigences de candidature très strictes. Selon le ministre yéménite de l’Eau et de l’Environnement, Tawfiq Al-Sharjabi, qui s’exprimait lors d’un événement parallèle à la CCNUCC mardi : « Des procédures complexes, des capacités techniques limitées et l’absence d’instruments financiers flexibles – tout cela limite notre capacité à obtenir des financements climatiques. » En conséquence, il peut souvent être plus facile pour les pays d’obtenir de l’aide humanitaire que des financements climatiques, selon le ministre somalien de l’Environnement et du Changement climatique, Bashir Mohamed Jama. « La Somalie reçoit un peu plus de 300 millions de dollars de financements liés au climat chaque année, soit moins de 1 % du montant dont nous avons besoin pour nous adapter », a déclaré Jama. « À titre de comparaison, chaque année la Somalie reçoit 1,1 milliard de dollars d’aide humanitaire. » Jama a ajouté que cette différence met en lumière « un échec accablant au cœur du système de développement mondial : il est plus facile de débloquer des financements après les catastrophes que d’investir pour les prévenir ». Des procédures complexes, des capacités techniques limitées et l’absence d’instruments financiers flexibles – tout cela limite notre capacité à obtenir des financements climatiques Les négociations à la COP30 pour augmenter les flux de financement climatique confèrent une urgence supplémentaire à ce problème. « L’ambition de débloquer 1,3 billion de dollars supplémentaires à Belém est admirable, mais nous devons voir la même ambition pour faire en sorte que les fonds existants parviennent aux personnes qui en ont le plus besoin », a déclaré Mauricio Vazquez, responsable des politiques sur les risques et la résilience au sein du groupe de réflexion ODI Global. UNE DYNAMIQUE DE CHANGEMENT CROISSANTE Le Réseau pour un accès amélioré et équitable au financement climatique a été créé en 2024 pour attirer davantage l’attention sur cet angle mort dans le financement climatique. Mardi, trois nouveaux membres ont rejoint le Réseau : la Mauritanie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Soudan du Sud. Dans sa déclaration, le Réseau appelle les fonds climatiques et les banques de développement à poursuivre les réformes de leurs mécanismes d’allocation afin de garantir que les financements atteignent les populations vivant dans des zones touchées par les conflits et les crises humanitaires. Le Réseau plaide également pour que les financements soutiennent des projets à long terme visant à renforcer la résilience climatique des pays, plutôt que des interventions uniquement post-catastrophe. DES ENJEUX CRUCIAUX L’adaptation climatique figure en bonne place à l’ordre du jour de la COP30. À Belém, les gouvernements chercheront à finaliser un ensemble complet d’indicateurs pour l’Objectif mondial d’adaptation – un engagement collectif dans le cadre de la CCNUCC visant à définir et suivre la manière dont le monde renforce sa résilience et réduit sa vulnérabilité climatique. Mais les experts affirment que si davantage n’est pas fait pour inclure les pays fragiles et affectés par les conflits, les impacts du changement climatique ne feront qu’aggraver les conditions de vie, les moyens de subsistance et les économies entières de ceux qui sont laissés le plus en arrière. « Nous constatons directement les impacts des liens entre changement climatique et conflits », a déclaré Asif R. Khan, directeur de la division politique et médiation au sein du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix des Nations unies, qui préside actuellement le Mécanisme Climat-Sécurité. La plupart des opérations de paix de l’ONU sont déployées dans des régions fortement exposées aux risques climatiques et parmi les moins équipées pour gérer les chocs climatiques. Khan a déclaré : « Le changement climatique amplifie les pressions qui alimentent les conflits et les déplacements. Par exemple, le manque d’accès à l’eau a accentué les tensions entre les communautés pastorales et sédentaires dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest. » La manière la plus efficace de soutenir les pays fragiles consiste à les rendre plus stables et pacifiques. Khan a ajouté : « Pour nous, aider les pays à gérer les risques climatiques s’inscrit dans un effort plus large de prévention des crises. Et cela signifie faire plus que planter des arbres ou installer des panneaux solaires. Il s’agit aussi d’impliquer toutes les composantes de la société afin de travailler ensemble dans la même direction pour renforcer la résilience et favoriser la paix. Cela implique, à son tour, des analyses de risques concertées, des partenariats durables et des financements adaptés à la réalité du terrain. » Cet accent mis sur la collaboration – entre consolidation de la paix, développement et adaptation climatique – est également au cœur de l’approche de plusieurs gouvernements donateurs. Neale Richmond, ministre d’État du ministère des Affaires étrangères de l’Irlande, a déclaré : « La politique de
Plus de neuf pays sur 10 menacés par le déclin de leurs rendements agricoles

CLIMAT ET ENVIRONNEMENT. Plus de 90 % des pays du monde devraient connaître une baisse des rendements de leurs cultures vivrières d’ici la fin du siècle, selon les nouvelles projections des Nations Unies. Même avec des scénarios climatiques plus favorables et des efforts d’adaptation agricole, la tendance reste alarmante. Ces données, publiées mercredi par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), reposent sur l’analyse de 19 000 régions, réparties dans 176 pays. Elles montrent que le changement climatique menace directement la productivité agricole et, avec elle, le bien-être humain à l’échelle mondiale. « Le changement climatique n’est pas seulement un défi environnemental, c’est une crise majeure du développement », a résumé Pedro Conceição, spécialiste du développement humain au PNUD. Un fléau mondial L’étude s’appuie sur six cultures de base – maïs, riz, blé, soja, manioc et sorgho – et modélise leurs rendements selon deux trajectoires : un scénario optimiste d’émissions de gaz à effet de serre limitées et un autre autre, plus pessimiste. Dans tous les cas, les résultats convergent : pour chaque degré celsius de réchauffement, la production mondiale annuelle de ces six cultures vivrières devrait diminuer de 4,4 % par rapport aux besoins actuels. Un impact inégal Les données montrent que les régions qui constituent aujourd’hui les greniers à blé modernes, ainsi que les pays aux économies plus fragiles et aux technologies plus obsolètes – subiront les pertes les plus importantes. Les États-Unis par exemple, plus grand producteur de maïs au monde, pourrait voir ses rendements diminuer d’un tiers dans certaines régions d’ici le milieu du siècle, ce qui laisse craindre un rétrécissement de la « ceinture du maïs » américaine en l’absence d’adaptation significative. L’Afrique subsaharienne et certaines régions d’Asie sont, elles aussi, particulièrement vulnérables, car elles disposent de moins de ressources pour s’adapter aux changements climatiques. Le Burkina Faso, par exemple, pourrait voir ses rendements baisser de 46 % d’ici 2050. Les économies productrices de blé et de soja ne sont pas à l’abri. En cas de réchauffement climatique important, elles enregistrent les plus fortes pertes de rendement, avec des baisses pouvant atteindre 40 %, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les prix alimentaires, le commerce et la stabilité mondiale. Des conditions géographiques déterminantes Les données du PNUD concluent que les régions confrontées aux chaleurs les plus extrêmes démontrent une plus grande résistance aux changements climatiques, leurs agriculteurs s’étant déjà adaptés à un climat hostile. À l’inverse, les régions côtières sont particulièrement menacées : la montée rapide du niveau de la mer pourrait submerger des terres de cultures entières. Le sud du Vietnam, par exemple, risque de perdre 6 % de ses terres agricoles d’ici 2050, en l’absence d’une meilleure protection de son littoral. Un enjeu au coeur de la COP 30 Ces conclusions font écho à la Déclaration de Belém sur la faim, la pauvreté et l’action climatique centrée sur l’humain, publiée à la veille de la COP 30, qui se déroulera la semaine prochaine au Brésil. Ce texte souligne que les systèmes alimentaires et l’équité doivent être au cœur des stratégies climatiques mondiales. L’étude du PNUD montre également que la réduction des émissions est cruciale : lorsque les pays réduisent leurs émissions à des niveaux modérés, les pertes de récoltes d’ici 2100 sont inférieures à la moitié de celles prévues dans les scénarios d’émissions élevées. « La voie vers un avenir durable et équitable réside dans une action climatique centrée sur l’humain », a déclaré Pedro Conceição. « Garantir à chaque personne l’accès à une alimentation suffisante, nutritive et fiable n’est pas seulement une question de survie ; c’est un fondement de la dignité humaine et du développement ». ONU
La BEI Global s’associe à des banques éthiopiennes pour débloquer des financements en faveur du climat

La branche développement de la Banque européenne d’investissement, EIB Global, a signé des accords d’assistance technique avec Zemen Bank SC, Dashen Bank SC et Hibret Bank en Éthiopie. Ces accords les aideront à renforcer leur capacité à identifier, évaluer et gérer les risques liés au climat, en les intégrant à leurs stratégies commerciales et à leurs opérations quotidiennes. Les banques seront ainsi mieux armées pour évaluer l’impact potentiel du changement climatique sur leurs clients et encourager les investissements qui renforcent leur résilience face aux phénomènes météorologiques extrêmes tels que les inondations et les sécheresses. De plus, les capacités des banques sont renforcées pour analyser les impacts de l’évolution des politiques climatiques internationales sur les entreprises et les secteurs d’activité tributaires des exportations. La collaboration aidera également les institutions financières participantes à développer des stratégies de financement et de conseil durables pour développer les prêts verts, aidant ainsi l’Éthiopie à atteindre une économie durable à zéro émission nette d’ici 2050, comme indiqué dans sa stratégie de développement à long terme à faibles émissions. L’annonce a été faite lors d’une cérémonie de signature entre EIB Global et les trois banques locales en marge de la deuxième édition du Sommet africain sur le climat qui se déroule dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba. L’opération est la première du genre en Éthiopie et est mise en œuvre dans le cadre du programme de la Banque européenne d’investissement pour des systèmes financiers plus écologiques , financé par le gouvernement allemand par le biais de l’Initiative internationale pour le climat ( Fonds IKI) et étroitement coordonné avec le Partenariat NDC. Les partenariats avec Zemen, Dashen et Hibret s’inscrivent dans le prolongement d’un récent protocole d’accord entre EIB Global et la Banque nationale d’Éthiopie visant à renforcer leur coopération et leur soutien aux objectifs de développement vert de l’Éthiopie par un soutien technique et financier. Le programme GFS avec la Banque nationale d’Éthiopie prévoit l’élaboration d’une taxonomie verte nationale pour guider les investissements durables. L’objectif est de garantir que le secteur financier du pays puisse gérer efficacement les risques liés au climat et accroître le financement des investissements verts. Leyla Traoré, responsable de la représentation de la BEI en Éthiopie et auprès de l’Union africaine, a déclaré : « Les institutions financières jouent un rôle essentiel dans la gestion des risques climatiques et l’orientation des flux financiers vers des projets zéro carbone et résilients au changement climatique dans divers secteurs de l’économie. Nos objectifs en matière d’action climatique sont inébranlables et, grâce au partenariat d’EIB Global avec les banques éthiopiennes, nous souhaitons contribuer à la construction d’un système financier plus résilient au changement climatique et aider le pays à atteindre ses contributions déterminées au niveau national (CDN) en vue des objectifs de l’Accord de Paris. » Jochen Flasbarth, secrétaire d’État allemand au ministère fédéral de l’Environnement, de l’Action pour le climat, de la Protection de la nature et de la Sûreté nucléaire, a déclaré : « Transformer le système financier mondial et aligner les flux financiers sur les objectifs de l’Accord de Paris est essentiel pour relever les défis du XXIe siècle. Il s’agit notamment de gérer les risques climatiques pour le système financier et de soutenir une croissance durable et inclusive. Les gouvernements, les régulateurs, les banques centrales et les acteurs du secteur privé ont tous un rôle important à jouer pour favoriser la transition et préserver la stabilité financière à long terme. L’Initiative internationale pour le climat (IKI) Allemagne soutient des initiatives telles que le programme de la BEI pour des systèmes financiers plus verts, afin de contribuer à la mise en place de systèmes financiers adaptés au climat et à la création de systèmes financiers résilients et durables au service des citoyens. » Zemen Bank est une banque commerciale privée qui a commencé ses opérations en 2008 et compte 132 succursales et plus de 1 900 employés travaillant à travers l’Éthiopie. S’exprimant sur l’accord d’assistance technique, Dereje Zebene, PDG de Zemen Bank, a souligné que cette assistance permettra à la banque d’atteindre ses objectifs stratégiques d’alignement de ses activités de financement sur les investissements en faveur de la résilience climatique. « Pour Zemen, il s’agit d’une étape importante vers le respect des exigences nationales en matière de durabilité et des informations connexes, telles que définies dans la nouvelle directive sur la gouvernance d’entreprise, qui comprend plusieurs exigences obligatoires en matière de durabilité. » « Cet engagement permettra à la banque de comprendre l’impact du risque climatique et d’œuvrer en faveur d’un financement vert en diversifiant son portefeuille pour y inclure des produits verts. Il renforcera également nos efforts en faveur des objectifs de développement durable », a-t-il ajouté. Hibret Bank a été créée en 1998 en tant que cinquième banque privée en Éthiopie et compte actuellement 496 succursales et plus de 5 600 employés permanents dans tout le pays. Mme Tsigereda Tesfaye, PDG par intérim d’Hibret Bank, a déclaré : « Hibret Bank souligne l’importance d’intégrer les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans ses activités bancaires, non seulement pour des raisons éthiques, mais aussi pour sa réussite à long terme. Hibret Bank a également lancé une politique ESG fin 2022 dans le cadre de ses efforts pour soutenir des projets et des pratiques durables. L’accord de coopération avec la BEI témoigne de l’engagement de notre banque en faveur des critères ESG et des principes d’une banque éthique. Nous sommes reconnaissants à la BEI pour l’assistance technique fournie en matière de financement durable. Nous sommes convaincus que cette assistance technique nous donnera un levier pour atteindre nos objectifs à long terme en tant que banque et soutenir la croissance durable de l’Éthiopie en tant que nation. » Dashen a ouvert ses portes en janvier 1996 et compte actuellement 906 agences, dont 60 % hors d’Addis-Abeba. La banque emploie également plus de 11 000 salariés permanents. Asfaw Alemu, PDG de Dashen Bank, a déclaré : « Nous sommes ravis de collaborer avec la BEI Global sur cette initiative importante. Cette initiative constitue une étape importante
« Le deuxième Sommet Africain sur le Climat à Addis est l’occasion d’appuyer sur l’accélérateur », déclare la Fondation Mo Ibrahim, qui publie une analyse sur les progrès réalisés depuis le premier Sommet de Nairobi

En amont du deuxième Sommet africain sur le climat (5-10 septembre), la Fondation Mo Ibrahim publie une note d’analyse : De Nairobi à Addis-Abeba : bilan de la Déclaration de Nairobi 2023 à la veille du deuxième Sommet africain sur le climat. Cette note évalue les progrès accomplis depuis la Déclaration de Nairobi adoptée en septembre 2023 lors du premier Sommet africain sur le climat. Dans sa note, la Fondation souligne que, malgré des avancées importantes au cours des deux dernières années, beaucoup reste à faire : plus de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’énergie sur le continent, et l’industrialisation verte de l’Afrique demeure largement inachevée. La nécessité de concilier action climatique et objectifs de développement en Afrique est un impératif clairement énoncé dans la Déclaration de Nairobi. La Fondation souligne que ceci repose sur quatre priorités, dont cette analyse évalue les progrès depuis Nairobi : L’analyse de la fondation souligne que, malgré certains progrès, des efforts importants restent nécessaires pour concrétiser la Déclaration de Nairobi. L’ACS2 est l’ occasion de consolider et affirmer une position commune africaine sur le sujet climat , tout en mettant davantage l’accent sur la mise en œuvre des engagements ainsi définis. A cet égard, Mo Ibrahim, Fondateur et Président de la Fondation Mo Ibrahim a souligné « Nairobi a marqué une étape décisive : l’Afrique a affirmé sa capacité à définir et conduire son propre agenda climatique. Mais comme le montre notre analyse, les progrès sont encore trop lents. Le deuxième Sommet africain sur le climat à Addis doit permettre d’accélérer et de concrétiser la vision portée par nos dirigeants il y a deux ans. Nous n’ avons pas les moyens de multiplier les ssommets sans effets. Nous devons garantir la mise en oeuvre des engagement pris. Nous devons realiser notre immense potentiel vert. Nous devons surtout concilier impératifs climatiques et développement de nos populations. » La Fondation sera présente à Addis-Abeba lors de l’ACS2 et travaillera avec les acteurs présents pour plaider en faveur de progrès continus sur ces priorités. Lire la note de recherche de la Fondation (en anglais) ici
Promouvoir des solutions et accélérer les actions concrètes en faveur du climat : début de la Semaine du Climat à Addis-Abeba

Aujourd’hui marque le début de la Semaine du climat, un événement phare des Nations Unies visant à promouvoir des solutions climatiques concrètes et à faire avancer les questions climatiques cruciales, en amont de la COP 30, la conférence mondiale sur le climat qui se tiendra au Brésil en novembre prochain. La Semaine du climat réunira des gouvernements, des financiers, notamment des banques de développement, des entreprises, la société civile et des peuples autochtones, afin d’accélérer la mise en œuvre des engagements et des actions climatiques sur le terrain, dans les pays africains et dans le monde entier. Organisée par ONU Climat et accueillie par la République fédérale démocratique d’Éthiopie, la Semaine du climat alimentera le deuxième Sommet africain sur le climat qui se tiendra la semaine prochaine, un rendez-vous majeur pour les nations africaines avant la COP 30 à Belém, au Brésil. « Nous sommes à un moment crucial dans le parcours climatique mondial. La Semaine du climat à Addis-Abeba est l’occasion de partager et de développer des solutions concrètes, et de contribuer à diffuser les avantages réels de l’action climatique à un plus grand nombre de personnes en Afrique et dans le monde entier : des économies plus résilientes, plus d’emplois, une meilleure santé et une meilleure qualité de vie, une énergie propre plus sûre et plus abordable pour tous », a déclaré Simon Stiell, secrétaire exécutif d’ONU Climat. « Les Semaines du climat visent à relier le processus international sur le climat à la vie quotidienne des gens et aux économies réelles. Au cœur de notre programme se trouve le Forum de mise en œuvre (3-4 septembre), qui rassemble les négociateurs et les responsables de la mise en œuvre au sein des gouvernements, des financiers, des entreprises, de la société civile et des peuples autochtones », a déclaré Noura Hamladji, secrétaire exécutive adjointe d’ONU Climat. Axés sur l’investissement et la collaboration, les nouveaux laboratoires de mise en œuvre se concentreront sur les principaux défis et opportunités, notamment le financement de l’adaptation, le renforcement des partenariats entre les secteurs public et privé, l’intensification des actions climatiques liées à l’agriculture, aux forêts et à l’alimentation, et l’autonomisation des communautés, entre autres. Un tremplin pour le Sommet africain sur le climat et la COP30 La Semaine du climat a une portée mondiale, mais ses solutions sont étroitement liées à l’Agenda 2063, la vision africaine pour une croissance inclusive, durable et résiliente. La Semaine du climat à Addis-Abeba a été délibérément programmée juste avant le Sommet africain sur le climat 2 (ACS2), qui se tiendra à Addis-Abeba, en Éthiopie, du 8 au 10 septembre 2025. Ce sommet marque un moment crucial pour le leadership climatique du continent, où les dirigeants africains feront avancer les travaux sur le financement climatique, l’adaptation, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la croissance verte et l’autonomisation des communautés, en prévision de la COP 30. La ministre éthiopienne de la Planification et du Développement, Fitsum Assefa, a déclaré : « Cet alignement stratégique garantit que les priorités climatiques de l’Afrique ne restent pas des aspirations régionales, mais soient élevées au rang d’agenda mondial. Ce que nous construirons à Addis-Abeba grâce au Sommet africain sur le climat 2 et à la Semaine du climat 2 renforcera la mise en œuvre, débloquera des financements et préparera le terrain pour la COP 30 et au-delà. Ensemble, ces moments démontrent que les solutions climatiques doivent être ancrées localement tout en ayant une résonance mondiale si nous voulons construire un avenir durable pour tous. » « En reliant stratégiquement la Semaine du climat, la Conférence sur les changements climatiques et le développement en Afrique et le deuxième Sommet africain sur le climat, nous établissons une plateforme unifiée qui transforme le dialogue en solutions climatiques pratiques et évolutives et en financements, favorisant ainsi un continent résilient et vert », a déclaré Mosses Vilakati, commissaire à l’agriculture, au développement rural, à l’économie bleue et à l’environnement durable de la Commission de l’Union africaine. Les principaux résultats de la Semaine du climat, y compris les déclarations officielles liées au Sommet africain sur le climat de l’ONU et du gouvernement éthiopien, seront communiqués dans l’après-midi du jeudi 4 septembre (heure d’Addis-Abeba) en anglais, en arabe et en français, et publiés sur le site web de la CCNUCC : www.unfccc.int/fr La cérémonie d’ouverture et le début du Forum sur la mise en œuvre (3 septembre, 9h30 EAT) seront retransmis en direct en anglais, français et arabe, avec les intervenants suivants : La cérémonie de clôture (4 septembre, 16h00 EAT) sera retransmise en direct en anglais, français et arabe.
Climat et environnement: La chaleur extrême touche des centaines de millions de personnes dans le monde

La chaleur extrême, avec des températures diurnes et nocturnes dangereusement élevée, s’est poursuivie au mois d’août, touchant des millions de personnes à travers le monde. Selon l’agence météorologique de l’ONU (OMM), cette situation caniculaire souligne l’importance des alertes précoces et des plans d’action contre la chaleur. Une mise à jour du Centre météorologique mondial de Pékin, publiée le 5 août, indique qu’au cours de la semaine dernière, les températures maximales ont dépassé 42 °C dans certaines régions d’Asie occidentale, du sud de l’Asie centrale, de la majeure partie de l’Afrique du Nord, du sud du Pakistan et du sud-ouest des États-Unis, avec des pics locaux dépassant 45 °C. Les températures maximales dans le sud-ouest de l’Iran et l’est de l’Iraq ont localement dépassé les 50 °C, provoquant des perturbations dans l’approvisionnement en électricité et en eau, l’éducation et le travail. Entre 40 et 47 °C au Maroc Le Service météorologique national du Maroc a émis une alerte canicule pour des températures comprises entre 40 et 47 °C pour la semaine du 4 août. « En général, pendant l’été, la combinaison d’une chaleur extrême près de la surface et d’un air froid en altitude peut entraîner des précipitations extrêmes et des crues soudaines dévastatrices sur les reliefs élevés, affectant davantage la vie des populations, les infrastructures et provoquant des glissements de terrain », a déclaré Omar Baddour, responsable de la surveillance climatique à l’OMM. Le Japon a enregistré un nouveau record national de température de 41,8 °C (107,2 °F) le 5 août, battant le record de 41,2 °C établi le 30 juillet. Au cours de cette vague de chaleur prolongée et exceptionnelle, plusieurs dizaines de nouveaux records ont été enregistrés dans les stations météorologiques, tant pour les températures maximales diurnes que pour les températures minimales nocturnes. Dans plusieurs régions de l’hémisphère nord, les températures maximales ont oscillé entre 38 et 40 °C, certaines zones dépassant même les 42 °C. Tueur silencieux Le début du mois d’août poursuit ainsi une tendance notée en juillet. Selon le service Copernicus sur le changement climatique de l’Union européenne, juillet 2025 a été le troisième mois de juillet le plus chaud au niveau mondial (après juillet 2023 et 2024). Le sud-est de l’Europe a été confronté à des vagues de chaleur et à des incendies de forêt, avec une température record de 50,5 °C en Turquie. En dehors de l’Europe, les températures ont été les plus élevées par rapport à la moyenne dans l’Himalaya, en Chine et au Japon, selon le bulletin mensuel du service Copernicus sur le changement climatique. « Les chaleurs extrêmes sont parfois qualifiées de tueur silencieux, mais avec la science, les données et les technologies actuelles, le silence n’est plus une excuse. Chaque décès dû à des chaleurs extrêmes peut être évité », a déclaré Ko Barrett, Secrétaire général adjoint de l’OMM. Selon des estimations modélisées, entre 2000 et 2019, environ 489.000 décès liés à la chaleur sont survenus chaque année, dont 45 % en Asie et 36 % en Europe. À l’échelle mondiale, il est reconnu que les diagnostics et les déclarations officiels des maladies, blessures et décès liés à la chaleur sont sous-estimés. Feux de forêt La chaleur extrême a alimenté des feux de forêt dévastateurs, faisant des victimes et détériorant la qualité de l’air. Les pompiers de Chypre, de Grèce et de Turquie ont lutté contre les feux de forêt, qui ont contraint les habitants à fuir leurs maisons, fait plusieurs victimes et rempli le ciel d’épais panaches de fumée. Si l’incendie qui s’est déclaré mardi dans une forêt de la station balnéaire de Tarifa, dans l’extrême sud de l’Espagne s’est stabilisé, des feux continuent de ravager le département français de l’Aude. Parti mardi d’un village entre Carcassonne et Narbonne, le plus gros incendie de l’été en France a ravagé au moins 16.000 hectares mercredi soir, « plus que la commune de Paris », selon les autorités françaises. En Amérique du nord, le Canada connaît l’une des pires saisons de feux de forêt jamais enregistrées en termes de superficie brûlée. Au 3 août, plus de 6,6 millions d’hectares avaient brûlé, selon le Centre interagences des incendies de forêt du Canada. Ce chiffre dépasse la moyenne sur 25 ans, qui est d’environ 2,2 millions d’hectares, mais reste inférieur aux plus de 12,3 millions d’hectares brûlés à cette date en 2023, une année record. ONU
Les banques multilatérales de développement vont intensifier les efforts sur le financement climatique

À l’occasion de la COP29, les banques multilatérales de développement (BMD) ont publié aujourd’hui une déclaration présentant les grandes orientations de leur soutien financier et autres initiatives destinées à aider les pays à atteindre des résultats climatiques ambitieux. Selon leurs estimations, les BMD porteront leurs financements climatiques en faveur des pays à revenu faible et intermédiaire à un montant total de 120 milliards de dollars par an d’ici 2030, dont 42 milliards de dollars consacrés à l’adaptation, tandis qu’elles prévoient de mobiliser 65 milliards de dollars auprès du secteur privé. Leur effort collectif en direction des pays à revenu élevé devrait atteindre 50 milliards de dollars par an, dont 7 milliards de dollars destinés à l’adaptation, auxquels devraient également s’ajouter 65 milliards de dollars mobilisés auprès du secteur privé. Les BMD ont largement dépassé les projections de financement climatique ambitieuses qu’elles avaient établies en 2019 pour l’horizon 2025, avec une augmentation de 25 % des financements directs en faveur de l’action climatique et une multiplication par deux des montants mobilisés au cours de l’année écoulée. « Si le volume des engagements financiers pris par les BMD joue un rôle essentiel, leur impact le plus significatif réside dans leur capacité à impulser des changements transformateurs », indique la déclaration. Et de poursuivre : « Comme l’ont souligné les dirigeants des BMD dans une récente note intitulée MDBs Working as a System for Impact and Scale, nous nous attachons à amplifier notre effet catalyseur en renforçant les résultats et l’impact de nos financements, en approfondissant notre collaboration avec les pays par le biais de plateformes, en soutenant les ambitions climatiques de nos clients et en augmentant la mobilisation du secteur privé. » « Faisant leur l’appel à une action urgente sur le climat, les BMD reconnaissent l’importance capitale de l’adoption d’un nouvel objectif collectif quantifié (NCQG) pour le financement climatique lors de la COP29 à Bakou », dit la déclaration. « Il est essentiel de définir un objectif solide et ambitieux pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris, et nous exhortons les Parties à parvenir à un consensus fort sur cette question. » Reconnaissant que la qualité et l’impact systémique doivent se fonder sur les résultats, les BMD ont publié en marge de la COP29 un rapport consacré à l’état d’avancement des indicateurs sur lesquels repose leur nouvelle approche commune pour la mesure des résultats climatiques. Cette approche commune, rendue publique en avril, est le premier cadre commun permettant de définir, mesurer et relier les progrès mondiaux en matière d’atténuation et d’adaptation au changement climatique aux résultats climatiques des activités des BMD. Les BMD ont également publié une déclaration relative au projet de plateformes nationales pour l’action climatique, dans laquelle elles réaffirment leur soutien conjoint aux efforts visant à promouvoir la collaboration entre les pays bénéficiaires, les BMD, les bailleurs de fonds et le secteur privé. Dans le cadre de cette démarche, axée sur la demande émanant des pays, les BMD soutiendront le lancement de nouvelles plateformes en s’inspirant d’expériences réussies et approfondiront leur collaboration avec des partenaires, dont notamment le Fonds monétaire international. Les signataires de la déclaration sont la Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement, la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, la Banque de développement du Conseil de l’Europe, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque européenne d’investissement, la Banque interaméricaine de développement, la Banque islamique de développement, la Nouvelle Banque de développement et le Groupe de la Banque mondiale. BM