Congo/Société : signature du rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de la Sécurité

Congo/Société : signature du rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de la Sécurité

Les ministres de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo et son collègue en charge de la Sécurité et de l’Ordre public, Raymond Zéphirin Mboulou, ont signé, le 2 août 2022 à Brazzaville, le procès-verbal de remise de la gendarmerie du premier au deuxième. Ce regroupement a été décidé lors du Conseil des ministres du 26 mai 2021.  L’objectif était de renforcer les moyens de lutte contre la délinquance, les violences urbaines et périurbaines et accroître la sécurité de proximité. C’est par la note de service n°0253/MDN/MSOP du 09 septembre 2021, que les deux ministères avaient mis en place un groupe de travail interministériel, chargé de la formalisation du transfert organique de la gendarmerie nationale à sa nouvelle structure de tutelle, de l’élaboration et de la présentation au Parlement du projet de loi sur le rattachement de la gendarmerie nationale au ministère chargé de la Sécurité en vue de son adoption. Selon le rapporteur du groupe de travail interministériel, le colonel de police, Béranger Kissa Mbani, cet acte est un signe de respect des instructions du président de la République qui a décidé du rattachement de la gendarmerie au ministère de la Sécurité et de l’Ordre public pour plus d’efficacité dans les missions de défense et de sécurité de la nation, ainsi que du peuple. Pour lui, la gendarmerie nationale qui était rattachée au ministère de la Défense nationale va être subordonnée au ministère de la Sécurité et de l’Ordre public. La gendarmerie nationale congolaise est une force de sécurité publique militaire au Congo. Ses missions et son organisation sont calquées sur celles de la Gendarmerie nationale française. Mise sur pied au moment de l’indépendance, elle comprenait, en 2007, environ 2000 gendarmes, sous-officiers et officiers. Elle est gérée par le général Paul Victor Moigny. Florent Sogni Zaou

Congo/Force publique : Autour de la première conférence des aumôniers catholiques

Congo/Force publique : Autour de la première conférence des aumôniers catholiques

Le ministre de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo a eu une rencontre dans le cadre de la première conférence des aumôniers catholiques de la Force publique, du 22 au 24 avril 2022 à Brazzaville. Placée sur le thème,« Echanges sur le renforcement des capacités de la pastorale en milieu de la force publique »,le ministre Mondjo, a exhorté les participants à réfléchir sur le fondement de l’idéal qui devrait permettre une introspection sur le sens profond des valeurs qui sous-tendent la vie militaire, son encadrement éthique et moral ainsi que son rapport à la foi. Le ministre a indiqué que par leur intermédiaire, l’Eglise accompagne cette œuvre à travers de nombreux rites comme celui des saints-patrons des armes, et il y en a de plus en plus dans les unités. La première journée a été marquée par l’allocution de circonstance de Mgr Louis Portella Mbouyou, évêque émérite de Kinkala qui a dit que l’Eglise a toujours désiré s’occuper, avec une sollicitude particulière des agents de la Force publique, compte tenu de leurs besoins si particuliers. Il a ajouté qu’ils forment une catégorie sociale hors du commun, dont les conditions de vie doivent faire l’objet d’une attention pastorale tout à fait personnalisée, notamment à cause de leur grande mobilité. Il a indiqué que les aumôniers doivent se consacrer à eux pour affronter les graves questions auxquelles tout agent de la Force publique est soumis ainsi que ses proches. Cette première conférence initiée par l’aumônerie catholique, est une occasion propice pour rappeler les fondements de ce lien de foi entre l’Eglise et la Force publique. Cette volonté partagée naît de la signature, le 3 février 2017, de l’Accord-cadre entre la République du Congo et le Saint-Siège, sur les relations entre l’Etat et l’Eglise catholique. Florent Sogni Zaou