Burkina Faso : la Banque mondiale mobilise 215,9 millions de dollars pour dynamiser les chaînes de valeur agricoles prioritaires

La Banque mondiale annonce avoir approuvé un nouveau projet d’un montant total de 215,9 millions de dollars (environ 118,7 milliards de FCFA), au profit du Burkina Faso visant à accélérer la transformation du secteur agricole de ce pays d’Afrique de l’Ouest. « Le Projet d’appui à la transformation de l’agriculture au Burkina Faso s’inscrit dans les priorités nationales en matière de sécurité alimentaire, de création d’emplois et de promotion du secteur privé », souligne l’institution financière internationale. Dans un communiqué, la Banque mondiale précise que le nouveau projet mettra l’accent sur le développement de chaînes de valeur agricoles prioritaires, notamment le riz et le maïs, en soutenant l’amélioration de la productivité, la modernisation des infrastructures de transformation et un meilleur accès aux marchés. Le projet, mis en œuvre en étroite collaboration avec les autorités nationales, les acteurs du secteur privé et les parties prenantes décentralisées, contribuera également à lever les contraintes liées au financement afin de favoriser l’investissement privé et l’adoption de nouvelles technologies, souligne la même source. L’institution assure, par ailleurs, qu’une attention particulière sera accordée à l’inclusion des femmes et des jeunes afin de renforcer leur participation aux chaînes de valeur agricoles et soutenir la création d’emplois durables en milieu rural. Cité dans le communiqué, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, déclare : « A travers ce projet, la Banque mondiale réaffirme son engagement à accompagner le Burkina Faso dans la transformation de son secteur agricole, pour une croissance plus inclusive et durable ». Il est à préciser que le projet couvrira quatre régions sur les dix‑sept que compte le pays. Martin Kamb
Congo : la BAD accorde un prêt supplémentaire de huit millions de dollars en faveur des chaînes de valeur agricoles

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a accordé, mercredi 24 mars à Abidjan, un financement supplémentaire de huit millions de dollars américains au gouvernement congolais afin de couvrir une partie des coûts du Projet de développement intégré des chaînes de valeur agricoles au Congo (PRODIVAC). Le financement de la Banque se compose d’un don de deux millions de dollars et d’un prêt de six millions de dollars émanant des ressources du Fonds stratégique pour le climat-Programme d’investissement forestier (FSC/FIP). Il sera consacré à l’exécution de la sous-composante « Promotion de l’agroforesterie communautaire » constituée de trois volets : le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des communautés, l’appui à la sécurisation foncière et le développement des plantations. Le Congo possède quatre types de sols caractérisés par une forte acidité et une faible fertilité, l’un des principaux obstacles auxquels se heurtent les petits agriculteurs pour augmenter leurs rendements. Afin de résoudre ce problème, la pratique de l’agroforesterie, en utilisant des arbres comme agent de la fertilisation des sols, notamment les légumineuses, représente une alternative pour réduire l’usage de la fertilisation chimique. Cette activité contribuera à atteindre les résultats attendus du projet en termes d’augmentation des rendements de manioc de dix à vingt tonnes par hectare sur au moins 7 500 hectares, avec un coût de production réduit d’environ 30%. Le projet vise également une hausse des rendements de maïs de 1,5 à 3,5 tonnes par hectare sur au moins 2 500 hectares, avec un coût de production réduit d’environ 25%. La production de bois de chauffage devra aussi augmenter pour approvisionner le bassin de Brazzaville avec une demande annuelle estimée à près d’un million de mètres cubes en 2023. Pour rappel, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement avait approuvé, le 22 novembre 2019, un premier prêt de 87,1 millions de dollars au profit de la République du Congo pour mettre en place ce projet. Son exécution prévue pour aller jusqu’en 2025, couvrira les corridors des grands centres de commercialisation de Brazzaville et Pointe Noire ainsi que les bassins de production dans les départements de Plateaux, Pool, Bouenza, Cuvette et Niari. Quelque 355 000 personnes, dont 40% de femmes et 40% de jeunes dans les différents maillons des chaînes de valeur agricoles ciblées, sont concernées par les interventions du PROVIDAC.