Casablanca : La Tribune Juridique initie une réflexion sur les mécanismes juridiques de protection des produits du terroir gabonais

Sous le haut parrainage de l’Ambassade de la République gabonaise auprès le Royaume du Maroc, La Tribune Juridique (association réunissant des juristes et étudiants en droit gabonais établis au Maroc) organise une conférence, le samedi 16 août 2025, au Complexe Culturel de Sidi Belyout, à Casablanca au Maroc. Placée sous le thème :« Promotion, valorisation et la protection juridique des produits du terroir en Afrique: cas du Gabon sous le prisme du modèle marocain », cette rencontre a pour objectif d’initier une réflexion approfondie sur les mécanismes juridiques susceptibles de mieux encadrer et protéger les produits du terroir gabonais, annoncent les organisateurs dans un communiqué parvenu à notre Rédaction. L’approche retenue s’inspire du modèle marocain en matière de valorisation du patrimoine local à travers le droit, impulsé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, souligne-t-ils indiquant qu’«un panel pluridisciplinaire composé d’experts en droit, d’acteurs institutionnels, de porteurs de savoirs traditionnels et de partenaires techniques animera les échanges dans un esprit de coopération Sud-Sud et de renforcement des capacités ». À travers cette conférence, la Tribune Juridique entend créer un espace d’apprentissage et d’observation du système juridique marocain, reconnu pour ses avancées dans la reconnaissance, la labellisation et la promotion des produits du terroir. Ce croisement d’expériences permettra aux participants de mieux comprendre les bonnes pratiques applicables au contexte gabonais. Acteurs culturels et juridiques marocains, diaspora africaine résidant au Maroc, cercheurs et professionnels du droit et du développement sont attendus à cette rencontre. «Un rapport de synthèse, contenant des recommandations concrètes, sera rédigé à l’issue des travaux afin de sensibiliser les autorités gabonaises aux enjeux soulevés et de proposer des pistes de réformes juridiques adaptées », ajoute le communiqué. Martin Kam
« This is Africa » : Casablanca vibre au rythme de la rumba congolaise avec l’orchestre Thiabuala Feeling

CONCERT. L’espace culturel « This is Africa », 100 % africain et installé sur la place Nevada, au cœur de Casablanca, en prélude à la CAN 2025, a vibré du 27 au 29 juin dernier au son envoûtant de la rumba congolaise. Une prestation haute en couleurs signée par l’orchestre Thiabuala Feeling, venu spécialement de Rabat. Durant trois jours, la capitale économique du Maroc a vécu au rythme de la culture congolaise, portée par les concerts intenses et vibrants de l’orchestre. Enracinée dans l’âme du peuple congolais, la rumba — inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO — a une nouvelle fois démontré sa capacité à rassembler et à émouvoir. Un message de paix et de mémoire Dès leur entrée sur scène, les artistes congolais ont donné le ton. Vêtus de noir et arborant le drapeau de la République Démocratique du Congo (RDC), Fiston Jaguer et Tony Le Best, chef d’orchestre du groupe, ont ouvert le concert par une minute de silence en hommage aux victimes des conflits, notamment dans l’Est de la RDC. Un moment fort, suivi d’une prise de parole poignante de Tony Le Best, soulignant l’importance de la paix et du devoir de mémoire. Un concert riche en émotions et en énergie Pendant plus d’une heure, les sonorités caractéristiques de la rumba congolaise ont envahi le village africain. Le public, nombreux et curieux, s’est laissé emporter par les interprétations vibrantes de morceaux emblématiques tels que Lumbamba de Sam Mangwana, Show Me the Way de Papa Wemba, ou encore Africa Mokili Mobimba et Parafifi de Grand Kallé. « C’est une musique que je découvre pour la première fois. J’ai beaucoup apprécié leur manière de chanter et de danser. J’ai même esquissé quelques pas ! », confie Mustapha, exposant sur place. Un orchestre talentueux et engagé Authenticité, rigueur artistique et énergie scénique : l’orchestre Thiabuala Feeling a conquis le public. Steve Kabeya, benjamin du groupe, a brillé à la batterie et au chant, tandis que Samuel à la basse et Hervé Mutu aux claviers ont posé une base solide et envoûtante. À la guitare solo, Jean Baptiste Sahoua Bi Kouassi (JBsolo) a apporté une touche de virtuosité, magnifiée par les voix puissantes et complémentaires de Tony Le Best et Fiston Jaguer. Grâce à cette prestation, la rumba congolaise a trouvé un nouvel écho auprès du public marocain, et Casablanca a démontré sa capacité à accueillir, avec ferveur, l’âme musicale du Congo. Dans un mot de remerciement, Tony Le Best a exprimé la fierté du groupe : « Nous espérons bénéficier du soutien de nos autorités pour faire rayonner la rumba congolaise à travers diverses activités culturelles pendant la Coupe d’Afrique des Nations prévue au Maroc en décembre 2025. » Il a également salué l’engagement de Fred Gunther Mbemba, communicant, manager et promoteur culturel, pour son soutien constant aux artistes congolais installés au Maroc. Un projet panafricain fédérateur Organisé par les associations Anya et Atlas Azawan, le projet This is Africa – Sur la route de la Coupe ambitionne de célébrer la richesse et la diversité des cultures africaines à l’approche de la CAN 2025. Véritable carrefour artistique et culturel, le village africain confirme ainsi l’ambition du Maroc de s’imposer comme une plateforme culturelle continentale de premier plan. Fred Gunther Mbemba
Un inoubliable voyage musical au cœur du Salento : Canzoniere Grecanico Salentino fait vibrer Casablanca aux sons et danses du sud de l’Italie

L‘extraordinaire et fascinante fusion entre musiques traditionnelle et moderne est la marque de fabrique du groupe « Canzoniere Grecanico Salentino » qui s’est produit récemment en plein air au Théâtre Italia au sein du Consulat général d’Italie de Casablanca. Considéré comme le premier et le plus important groupe de musique populaire du Salento, dans les Pouilles, l’ensemble italien a donné un concert exceptionnel, organisé par le Consulat général d’Italie et la Dante Alighieri de Casablanca. Dans une ambiance joyeuse annonçant les couleurs de la saison estivale, les musiciens Giancarlo Paglialunga (batterie et voix), Massimiliano Morabito (accordéon), Mauro Durante (batterie, violon et voix), Alessia Tondo (batterie et voix), Giulio Bianco (flûte et basse), Emanuele Licci (guitares et voix) et la danseuse Silvia Perrone ont embarqué le public casablancais dans un voyage émouvant au cœur des musiques et des danses traditionnelles du sud de l’Italie. Ce soir-là, le groupe emblématique a fait vibrer la cours du Théâtre Italia en réinterprétant notamment, « dans une version contemporaine la célèbre pizzica, une sorte de tarantelle rituelle, qui avait le pouvoir de guérir la morsure de la légendaire araignée taranta à travers la musique, la transe et la danse », comme l’avait annoncé la présidente de la Dante Alighieri de Casablanca, Dr Marina Sganga Menjour. Il est 20h31 lorsqu’une voix féminine suave émerge de la scène, vêtue d’une robe noire et rompt le silence, après les discours officiels. Elle est bientôt rejointe par une autre voix plus puissante, tandis que la danseuse, toute de rouge vêtue, entre en scène pour donner le ton du spectacle. Sept minutes plus tard, alors que les premières notes dévoilent la richesse culturelle des Pouilles, le public, cosmopolite, qui trépignait d’impatience savoure déjà la puissance des sonorités dans une ambiance joyeuse et détendue. Puis, l’ensemble Canzoniere Grecanico Salentino – qui se produisait pour la première fois au Maroc et en Afrique – change de tempo. D’abord, avec des jeux de mains ; puis avec des fusions audacieuses qui captivent rapidement les spectateurs ». Dirigé par le percussionniste et violoniste Mauro Durante, qui a hérité des rênes du groupe en 2007 après son père, l’ensemble enchaîne des rythmes inspirés de cultures italiennes lointaines. A 20h54, alors que le programme de la soirée n’est qu’à son début, le public manifeste sa joie et son enthousiasme en applaudissant avec ferveur. Quatre minutes plus tard, comme pour préserver l’énergie débordante du public, les musiciens reviennent à un rythme plus doux avant de relancer des sonorités plus intenses et captivantes acclamés par le public. 21:07, place à la danse de guérison marquée par une séquence instrumentale de cinq minutes qui sera très brièvement accompagnée par la sublime voix d’un des musiciens. Cette séquence précèdera le retour sur scène de la danseuse qui remonte pour plus d’une dizaine de minutes de transes sans interruption. Passée cette séquence intense, une chanson d’amour au tempo apaisant prend le relais suivi de titres plus intimistes. Il s’en suit une démonstration de tambourin suivie d’un titre évoquant la Word music, tandis que le public danse et acclame les sept artistes du groupe réputé pour leur créativité et leur rayonnement à l’étranger. Des artistes qui ont été bien accueillis aux Etats-Unis, au Canada, en Europe et au Moyen-Orient. D’autres morceaux et chorégraphies toujours dynamiques s’enchaînent jusqu’à la fin du concert devant un public très enthousiaste qui n’a cessé d’applaudir le groupe, qui va le gratifier de deux morceaux supplémentaires avant de clore le concert. Rappelons que le groupe italien a reçu en 2018 un prix exceptionnel, le Songlines Music Awards, décerné à Londres et le consacrant comme le meilleur musical de l’Europe. Alain Bouithy
« This is Africa » : Casablanca accueille un village culturel africain en amont de la CAN 2025

La capitale économique du Royaume du Maroc, Casablanca, accueille jusqu’au 18 janvier 2026 un village culturel africain installé sur la place Rachidi, en prélude à la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) prévue en terre marocaine du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Présidée par la présidente du Conseil communal de Casablanca, Nabila Rmili, la cérémonie d’inauguration de cet espace culturel, baptisé «This is Africa», s’est tenu le vendredi 23 mai, en présence de nombreuses personnalités et diplomates des pays africains. «This is Africa» est porté par l’association culturelle ANYA en partenariat avec Atlas Azawan et Casablanca Events & Animation. L’événement est soutenu par la Wilaya de la région Casablanca-Settat, le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, la Région Casablanca-Settat la Ville de Casablanca, le Conseil Préfectoral de Casablanca et l’Arrondissement Sidi Belyout. Lieu d’échange, de découverte et de convivialité, cet événement est conçu pour offrir aux visiteurs une immersion festive et interactive dans la diversité des cultures du continent africain. Véritable vitrine de la diversité africaine, le village entend valoriser pendant huis mois, six jours sur sept, du mardi au dimanche, « toutes les régions du continent, mais également des pays invités dans une dynamique d’ouverture culturelle », ont indiqué les organisateurs. Ces derniers soulignent qu’à travers ce projet, la ville de Casablanca affirme son rôle de pôle culturel, économique et touristique en Afrique, tout en renforçant la visibilité des cultures africaines et leur place dans les grands rendez-vous du continent. Le public est ainsi invité à découvrir une trentaine de stands mettant en valeur l’artisanat, la cuisine, les créations et les savoir-faire du Maroc et des pays du continent ; des espaces de création et d’initiation pour enfants autour de la culture, de la musique, du sport, de la gastronomie et de l’art ainsi qu’un programme artistique et musical évolutif, pensé pour inciter à revenir, en famille ou entre amis, à la découverte de nouvelles expressions culturelles. Fredrich Günther Mbemba
A Casablanca, ils sont légion les taxis qui roulent au mépris de la loi et du bon sens

Trajets rallongés, taximètres ignorés, détours inexpliqués, tarifs abusifs, refus de clients… C’est à croire qu’ils roulent dans une ville sans aucune règlementation. A Casablanca, les chauffeurs de petits taxis reconnaissables à leur couleur rouge n’en font qu’à leur tête. Se croyant tout permis, ils sont nombreux à rouler la plupart du temps pour leur compte et de moins en moins pour les usagers qu’ils choisissent à leur guise. Les habitants de la grande métropole, selon le dernier recensement du Haut-Commissariat au plan (HCP), semblent ainsi livrés aux caprices et aux humeurs de certains chauffeurs qui leur font voir (littéralement) rouge. Ces derniers sont persuadés de pouvoir tout se permettre, au grand dam des usagers qui continuent de payer le prix d’une insolence qui n’a d’égal que le silence assourdissant des autorités locales et institutions chargées de les rappeler à l’ordre. Des taxis qui n’en font qu’à leur tête A moins de 7 mois de la Coupe d’Afrique des nations 2025 (prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026), qui devrait drainer un afflux important de visiteurs du continent et d’ailleurs, donc d’usagers potentiels, la question des transports urbains demeure préoccupante dans la capitale économique. Malgré la mise en service de nouvelles lignes de tram desservant plusieurs quartiers de la ville et la présence accrue des grands taxis, les plaintes contre les petits taxis dont le nombre avoisine les 9000 continuent d’augmenter parmi les usagers. En plus des embouteillages qui encombrent la circulation aux heures de pointe et des difficultés à se trouver une place dans un bus ou un grand taxi, les Casablancais doivent encore supporter les sautes d’humeur et les exigences parfois extravagantes de certains chauffeurs qui se croient tout permis. Des chauffeurs qui semblent suivre leur propre code En effet, ils sont de plus en plus nombreux à refuser certaines courses et directions, à limiter le nombre de passagers à 2 voire à 1, à ignorer les taximètres pour imposer des tarifs souvent élevés, à rallonger le trajet en espérant gagner quelques centimes… Tout au long de la journée, surtout à l’approche et pendant les heures de pointe, les taxis rouges prennent un malin plaisir à narguer les usagers contraints de les supplier de les prendre ou de leur ajouter 5 voire 10 DH de plus du montant du compteur espérant ainsi être conduits jusqu’à leur destination. Autre pratique certes connue des Casablancais mais souvent agaçante à certaines heures de la journée, c’est de voir ces taxis stationnant durant de longues heures aux abords des gares (ferroviaires et routières), hôtels, restaurants et autres lieux attendant des clients auxquels ils imposent des tarifs souvent exorbitants ; pendant que des dizaines d’usagers triment à trouver un taxi à quelques mètres de là. Comble de l’ironie, de plus en plus de chauffeurs se plaignent de la concurrence qu’ils jugent « déloyale » des applications de commande de véhicules avec chauffeur (CVC) comme Yango et Driver. Ils ne se rendent même pas compte que ce sont eux qui poussent les usagers vers ces deniers par leur comportement. Alain Bouithy
Quand la beauté des airs d’opéra et des chansons napolitaines illumine la scène casablancaise

Concert lyrique avec les ténors Andrea Cesare Coronella, Antonio Palumbo et Cosimo D’Ambrosio Avec les ténors Andrea Cesare Coronella, Antonio Palumbo et Cosimo D’Ambrosio sur scène et des musiciens de renom de l’Accademia Mandolinistica Napoletana qui les accompagnent, le public était assuré de passer une magnifique soirée. Ce fut le cas récemment à Casablanca. Accompagné de Mauro Squillante (mandolin), Tommaso Immediata (mandolin), Luca Petrosino (mandole), Leonardo Massa (mandoloncelle), Fabrizio Mandara (contrebasse) et Lorenzo Marino, le trio italien a offert un concert lyrique époustouflant pour la plus grande joie des mélomanes qui s’étaient donné rendez-vous au Théâtre Italia situé au consulat général d’Italie. Un été en musique avant l’heure. Ce soir-là, le public venu des quatre coins de la ville et des environs a eu droit à une succession d’airs d’opéra et de chansons napolitaines classiques. Il est 20h20 lorsque résonnent les premières notes du spectacle, organisé par le consulat général d’Italie et l’Association culturelle Dante Alighieri de Casablanca. Dans la salle, toutes les places assises avaient été prises d’assaut avant le début du spectacle tandis que le perchoir accueillait les retardataires et ceux qui, par préférence, choisissent de suivre les spectacles d’en haut, profitant d’une vue panoramique et de l’ambiance qui émane de la scène. Au programme de la soirée, deux genres musicaux «qui représentent le mieux la musique italienne dans le monde», comme l’a déclaré en introduction Mme Marina Sganga Menjour, présidente de la Dante Alighieri de Casablanca, rappelant les origines italiennes de l’opéra et la renommée mondiale des chansons classiques napolitaines. Sur scène, les musiciens ouvrent le bal. Les premières notes sont douces, puis montent progressivement en puissance dans un second temps. Dès lors, les sonorités prennent de l’ampleur annonçant une soirée riche en émotions. 10 minutes plus tard (20h31), et après l‘interprétation de deux titres sur plus d’une quinzaine programmés, le ténor Antonio Palumbo fait son entrée sous les applaudissements d’un public déjà conquis. Il est suivi respectivement des deux autres ténors : Andrea Cesare Coronella (20h35) puis Cosimo D’Ambrosio (20h39) qui interpréteront chacun un morceau sous les ovations du public. Après cette première séquence, les musiciens de l’Accademia Mandolinistica Napoletana – tous de noir venus, comme pour enterrer la morosité des jours précédents- reprennent le relais, enchaînant avec virtuosité des morceaux qui témoignent de leur grand talent et de leur riche expérience. Il est 20h44. Trois minutes plus tard (20h47), les trois ténors reviennent sur scène dans un tout autre ordre pour de nouvelles interprétations. Le public exulte. A 20h57, Andrea Cesare Coronella, Antonio Palumbo et Cosimo D’Ambrosio sont enfin réunis pour une prestation d’anthologie. Un silence attentif s’installe dans la salle. Le trio, connu pour avoir incarné des rôles majeurs dans des opéras célèbres, tant en Italie qu’à l’international, déploie toute la richesse de ses voix, dans une parfaite harmonie, au bonheur du public. 10 minutes plus tard, les musiciens de l’Accademia Mandolinistica Napoletana reprennent la main pour deux nouvelles interprétations. Ils sont de nouveau acclamés tout comme le trio qui est rappelé sur scène à 21h13. Plus d’une heure après les premières notes, le concert touche à sa fin. Il est 21:36. Quelques photos souvenirs, des échanges chaleureux avec le public. Pendant que les spectateurs laissent libre cours à leur joie, les trois ténors et les musiciens savourent de leur côté leur succès. Ils sont convaincus d’avoir exorcisé la grisaille du quotidien. Agréablement surpris par les applaudissements chaleureux du public, Mauro Squillante (mandolin) ne s’attendait pas à un accueil aussi enthousiaste. « À tel point que nous avions du mal à quitter la scène, tant nous étions heureux. Nous sommes vraiment très contents ». Cela fait trois décennies que l’ensemble italien porte «la musique napolitaine à travers le monde, et nous connaissons bien les goûts du public étranger. En effet, nous nous préparons depuis plusieurs années pour connaître un tel succès ». Alain Bouithy
Superbes «Ballades» entre musique et théâtre à Casablanca

Avec Cesare Capitani, Stephane Resche et Stefano Pepemauro Les Casablancais passionnés de culture, d’art, de musique et de théâtre ont récemment retrouvé l’ambiance joyeuse du Théâtre Italia, à l’occasion de la présentation du spectacle de musique et de théâtre intitulé «Ballades ». En effet, après près de deux mois de pause, ce joyau du théâtre du consulat général d’Italie a ouvert ses portes au trio franco-italien Cesare Capitani (acteur), Stephane Resche et Stefano Pepemauro (musiciens) qui inaugurait à cette occasion la nouvelle saison culturelle de l’association culturelle italienne Dante Alighieri de Casablanca. Fidèle à ce genre d’événements, le public casablancais, accompagné de ses habituels invités, venant parfois de très loin, a savouré un magnifique moment de détente, mêlant subtilement humour, musique, rire et même histoire. Ce soir-là, les trois musiciens-acteurs ont offert un splendide voyage du Nord au Sud de l’Italie et également en France, notamment à Paris, à travers la culture, l’art et les traditions italiennes et françaises. Racontées avec un certain talent, les pérégrinations de trois hommes entre la France et l’Italie ont emporté le public à travers le temps et l’histoire lui gratifiant «de rires avec les clichés des Italiens sur les Français et des Français sur les Italiens pour les désavouer et nous divertir», comme l’avait annoncé un peu plus tôt la présidente de la Dante Alighieri de Casablanca, Mme Marina Sganga Menjour. Dans un parcours entre culture, art et tradition – sans oublier les traditions culinaires-, le spectacle entremêlait l’italien et le français, la prose et la poésie, les paroles et la musique, des scènes de théâtre et des anecdotes personnelles. «Nous sommes très heureux d’avoir joué dans une salle aussi remplie. Cela nous touche d’autant plus que nous n’habitons pas ici. C’était une belle découverte et un immense plaisir de se produire dans cette ambiance, face à un public si réactif », a confié satisfait Cesare Capitani qui réside en France depuis plusieurs années et y mène une brillante carrière d’acteur. «C’était vraiment formidable de jouer dans un consulat, au sein d’une institution culturelle à l’étranger. Ce n’est pas toujours simple en raison des questions linguistiques, des invitations, voire des protocoles, qui peuvent parfois rigidifier la représentation. Mais ce soir, c’était fantastique, et nous remercions chaleureusement le public d’être venu si nombreux. Cela fait toujours plaisir, car c’est pour lui que nous jouons», a pour sa part déclaré Stéphane Resche. Quant à Stefano Pepemauro, il rappelle que parfois, quand on rit, quelque chose en nous se déclenche. Peut-être que certains messages vont émerger, s’il y en a. Et s’il n’y en a pas, nous laissons la liberté au public d’en percevoir ou d’en créer. Cela dit, il y a tout de même une direction globale dans le spectacle», a-t-il conclu. A noter que ce soir-là, le nouveau consul général de Casablanca a pris la parole avant le début du spectacle déclarant : «Le théâtre nous permet d’être ensemble et surtout de voyager ensemble». Le diplomate italien a ensuite salué « l’énergie particulière » des Casablancais, le dynamisme de la communauté italienne et le travail de la Dante qui « représente un morceau de l’Italie ». Alain Bouithy
Casablanca : Le ministre Kayouh lance les travaux d’extension du centre logistique « BLS Lakhyayta Hub »

MAROC. Le Ministre du Transport et de la Logistique, M. Abdessamad KAYOUH, a présidé, mardi 04 février dernier, la cérémonie de lancement des travaux de la deuxième tranche de la plateforme logistique « Lkhyayta Hub » au sud de Casablanca portant sa capacité à 50 000m2. Cette plateforme est développée par la société Buildings & Logistic Services – BLS. A cette occasion, Buildings & Logistic Services (BLS) a annoncé un programme d’investissement sur l’ensemble du territoire national de 2.1 Milliards de Dirhams pour les exercices 2025 et 2026. Ce programme englobe la construction et/ou l’acquisition de 16 plateformes logistiques dans 12 villes du Royaume, pour atteindre une capacité de traitement de 500.000 positons palettes et la création de 1.000 emplois dans les métiers de la supply chain à l’horizon 2026. Cette annonce a été faite en présence de Mme Marie-Laure Mazaud, PDG de STOA et M. Cheikh-Omar Sylla, Directeur Régional de la Société Financière Internationale – IFC membre de la Banque Mondiale. Prononçant un mot en cette occasion, Monsieur le Ministre a félicité BLS pour son volontarisme et a salué l’ensemble des initiatives et des investissements privés alloués au secteur de la logistique et qui contribuent à catalyser le développement que connaît notre pays notamment en termes de compétitivité et d’accélération industrielle. Monsieur le Ministre a rappelé l’importance des installations logistiques en périphérie des grandes agglomérations pour structurer les flux urbains et ainsi préserver la qualité de la mobilité, dans un contexte où les transformations dans les modes de consommation (essor du e-commerce) induiront des défis de capillarité des flux. C’est dans cette perspective que l’Agence Marocaine de Développement de la Logistique réalise un programme stratégique de zones logistiques de massification multi-flux sur 750 Ha à l’horizon 2028. Monsieur le Ministre a ainsi invité l’ensemble des logisticiens à s’inscrire dans cette dynamique en investissant massivement dans les projets qui seront progressivement mis sur le marché (1,5 million de m2 de superficies nettes ont été sécurisés). Monsieur le Ministre a précisé que le Gouvernement a mis en place un dispositif sur plusieurs étages pour accompagner les investisseurs privés créateurs de valeur et d’emplois, au travers la Charte de l’investissement dont le dispositif principal soutient les projets logistiques massifiés et au travers un nouveau programme d’assistance technique, pour concourir à la transformation des opérateurs et qui sera lancé lors des prochaines semaines par l’AMDL.