Burkina Faso : Conseil des ministres du mercredi 09 avril

Burkina Faso : Conseil des ministres du mercredi 09 avril

– Création d’une société d’État dénommée Faso Yaar – Le monopole de l’approvisionnement de l’engrais à la SOBIMAP – Le nouveau Centre hospitalier universitaire de Pala (Bobo-Dioulasso) bientôt fonctionnel Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce mercredi l’hebdomadaire Conseil des ministres. Lors du point fait à la presse à la fin des travaux, le ministre Porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a évoqué plusieurs rapports adoptés et des décisions importantes prises pour la bonne marche de la Nation. Au titre du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a adopté un projet de loi relatif au contrôle des engrais. Ce projet de loi entend corriger les insuffisances de la loi de 2007 à travers l’introduction de plusieurs innovations, selon le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou DICKO. Ce projet de loi prend en compte toutes les formes d’engrais, consacre le monopole de l’approvisionnement de l’engrais à la Société burkinabè d’intrants et de matériels agropastoraux (SOBIMAP) et réhausse les sanctions administratives et pénales afin de lutter efficacement contre la fraude de l’engrais. L’Agence Faso abattoir pour faire du Burkina, un pays exportateur de viande Toujours pour le compte du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Conseil des ministres a adopté un décret portant création de l’Agence Faso abattoir. Pour le ministre DICKO, cette agence sera chargée de « centraliser et professionnaliser la gestion des abattoirs nationaux et régionaux, moderniser les infrastructures pour les aligner aux normes sanitaires et environnementales, développer une logistique intégrée pour l’approvisionnement en bétail et la distribution des produits ». La création de l’Agence Faso abattoir vise à faire du Burkina Faso un pays exportateur de viande et non d’animaux sur pieds. Une société d’État, Faso Yaar pour une grande accessibilité des produits de grande consommation Au titre du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Conseil a adopté quatre rapports. Le premier est relatif à l’adoption d’un décret portant création d’une société d’État d’approvisionnement et de distribution de produits de grande consommation dénommée Faso Yaar. Selon le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serges Gnaniodem PODA, il s’agit d’une structure qui pourra contribuer à disponibiliser les produits de grande consommation aux populations en respectant la règlementation de distribution en la matière. « Cette société est dotée d’un capital de 2 milliards FCFA entièrement détenu par l’État et ses démembrements et viendra contribuer à assainir les circuits de distribution du marché intérieur en matière de disponibilisation de produits de grande consommation », indique le ministre PODA. Le deuxième rapport au titre de ce ministère est relatif à l’adoption des statuts de la société Faso Yaar lui permettant de disposer d’un instrument juridique pour l’accomplissement de sa mission. Subvention de 5 milliards au profit des producteurs de coton Le troisième rapport pour le compte toujours du ministère en charge du Commerce est relatif au bilan provisoire de la campagne cotonnière 2024-2025 et les prévisions de celle de 2025-2026. L’objectif de production du coton graine au titre de la campagne 2025-2026 a été fixé à 550 mille tonnes au regard des avancées dans la reconquête du territoire et des besoins de relance de la filière coton. Afin d’encourager les acteurs à la production, le Conseil des ministres a consenti une subvention de 5 milliards FCFA pour l’acquisition des intrants agricoles au profit des producteurs de coton. Le quatrième rapport au titre du même ministère est relatif à l’adoption d’un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente du foncier de la zone de port sec multimodal de Ouagadougou. Selon le ministre chargé du Commerce, ce port sec aura à terme un investissement de plus de 150 milliards FCFA et va s’étendre sur une superficie de 356 hectares dans la commune de Tanghin-Dassouri. Au titre du ministre de la Santé, le Conseil des ministres a adopté un décret portant création du Centre hospitalier universitaire de Pala à Bobo-Dioulasso dans la région des Hauts-Bassins. Cet hôpital de 500 lits est le fruit de l’exemplarité de la coopération entre la République populaire de Chine et le Burkina Faso, indique le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude KARGOUGOU. Selon lui, cet hôpital de référence sera fonctionnel dans les mois à venir.

Burkina Faso: Conseil des ministres du jeudi 3 avril 2025

Burkina Faso: Conseil des ministres du jeudi 3 avril 2025

– Près de 14 millions de volailles vaccinées – 10% des places au concours de la magistrature réservées aux agents publics Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce jeudi le Conseil des ministres. Cette instance hebdomadaire des ministres autour du Chef de l’État a examiné plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation, selon le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias TRAORÉ, assurant l’intérim du Porte-parole du Gouvernement. Au titre du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats de la campagne nationale de vaccination 2024-2025 contre les maladies animales prioritaires. Pour le ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques, Amadou DICKO, cette campagne annuelle de vaccination contre les maladies animales prioritaires vise à réduire l’impact de ces maladies sur l’économie nationale et sur la sécurité sanitaire des animaux. La campagne 2024-2025, qui s’est déroulée du 11 octobre 2024 au 15 février 2025, a été une occasion pour le ministère d’introduire des innovations majeures pour plus de résultats plus probants, selon le ministre DICKO. Il s’agit de la centralisation des opérations de vaccination, du renforcement de la logistique pour la distribution des vaccins, de l’introduction des plateformes numériques pour le suivi des opérations et le paiement électronique des vaccins directement par les éleveurs. Ces innovations ont permis au ministère d’atteindre des résultats encourageants avec la vaccination de 2 millions 100 mille bovins, 3 millions 500 mille petits ruminants, 70 000 carnivores et 13 700 000 volailles. Le ministre délégué précise que ces résultats s’inscrivent dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique. 10% des places au concours de la magistrature réservées aux agents de l’administration publique Pour le compte du ministère de la Justice et des Droits humains chargé des Relations avec les institutions, le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités de détermination des quotas réservés au personnel de l’administration publique pour le concours d’entrée à l’école nationale de la magistrature. Le ministre chargé de la Justice Edasso Rodrigue BAYALA, indique que ce décret s’inscrit dans l’application de la loi du 26 avril 2024, portant modification de la loi d’août 2015 qui porte statut de la magistrature. Selon le ministre, cette loi précise qu’il y a un quota qui est déterminé pour les agents de l’administration publique pour le concours d’entrée à l’école nationale de la magistrature. Le quota fixe 10% des places pour le personnel de l’administration publique et les conditions sont, entre autres, être âgé de moins de 45 ans, être un agent titularisé de l’administration publique d’État ou parlementaire, être titulaire d’une maitrise ou d’un master en droit.

Burkina Faso: Conseil des Ministres du mercredi 19 mars 2025

Burkina Faso: Conseil des Ministres du mercredi 19 mars 2025

– retour aux ‘’Faso yaar’’ – le Burkina Faso remonte la pente avec un bond qualitatif de 1,5 du taux de croissance économique Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce mercredi, le Conseil des ministres. Au cours de cette instance hebdomadaire de l’exécutif, plusieurs dossiers ont été examinés et d’importantes décisions prises dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations, a signifié le ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, lors du traditionnel point de presse après le Conseil. Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a examiné et adopté des rapports sur les tendances de l’économie de notre pays pour l’exercice 2024. Selon le ministre Aboubakar NACANABO, il y a des améliorations d’un certain nombre d’indicateurs liées à la croissance économique entre 2023 et 2024. Le Burkina Faso remonte la pente avec un bond qualitatif de 1,5. En effet, le taux de croissance de notre pays est passé de 3,6% en 2023 à 5,1% en 2024. « En termes de perspectives, en 2025, nous tablons sur un taux minimum de 5,6% et dans un scénario optimiste, nous pouvons aller à 6% », soutient-il. Selon le ministre de l’Économie, cette performance s’explique par la bonne tenue du secteur primaire notamment le secteur agricole qui a connu des actions fortes grâce aux actions de l’Offensive agro-pastorale et halieutique et de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire. Le ministre NACANABO a noté également une amélioration du recouvrement des recettes fiscales entre 2023 et 2024 avec une amélioration de 205 milliards FCFA, fruits des réformes importantes engagées dans ce sens. Toujours dans la restitution des travaux du Conseil des Ministres en ce qui concerne son département, le ministre de l’Économie et des Finances Aboubakar NACANABO a également noté une augmentation du taux d’inflation qui est passé de 1,4% en 2023 à 4,2% en fin 2024. Au regard de ces indicateurs, le ministre de l’Économie et des Finances a annoncé que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a donné des instructions fermes pour des actions fortes dans tous les départements ministériels, en vue d’une meilleure répartition des fruits de la croissance. Du reste, les actions en cours, notamment avec les différentes initiatives présidentielles et d’autres projets au niveau des différents départements ministériels, devraient contribuer à la réduction des inégalités et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Bientôt le retour des ‘’Faso yaar’’ pour le bonheur des populations Pour atténuer l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat des Burkinabè, le ministre a évoqué la mise en œuvre des actions par la régulation des prix des produits alimentaires à travers la Société national de gestion de stocks de sécurité alimentaire (SONAGESS). Par ailleurs, selon le ministre en charge de l’économie, le Président du Faso a ordonné la mise en place d’unités de distribution des produits inspirées du modèle de ‘’Faso Yaar’’ pour que les prix puissent être maîtrisés sur l’ensemble du territoire. Pour mémoire, les ‘’Faso Yaar’’ sont un concept expérimenté sous le leadership du Président Thomas SANKARA et qui consistait à la vente des produits de grande consommation à des prix sociaux dans des boutiques dédiées.

Coopération : le ministre des Affaires étrangères de Cuba chez le Président du Faso

Coopération : le ministre des Affaires étrangères de Cuba chez le Président du Faso

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé ce vendredi après-midi, une audience au ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba, M. Bruno Rodriguez PARRILLA. « Je viens d’avoir une excellente réunion avec le Président TRAORÉ, au cours de laquelle nous avons confirmé les liens d’amitié qui unissent le Burkina Faso et Cuba », a déclaré le chef de la diplomatie cubaine, à l’issue de l’audience. M. Bruno Rodriguez PARRILLA a souligné la volonté de deux États de poursuivre leur coopération pour la concrétisation des objectifs de paix, de développement international, de développement des peuples en Afrique, en Amérique latine. « Nous avons partagé des points de vue en commun sur l’agenda international. Nous nous sommes félicités de la coopération réciproque que nous maintenons entre nos deux pays, car pour Cuba, le Burkina Faso et l’Afrique continuent d’être une priorité, inspirée des relations historiques de nos deux peuples et de nos deux nations, et de l’amitié historique également entre les Présidents Thomas SANKARA et Fidel CASTRO », indique Bruno Rodriguez PARRILLA. Le ministre cubain dit se réjouir de l’engagement commun des deux gouvernements dans la lutte pour les causes justes. Le ministre cubain des Affaires étrangères a aussi exprimé sa gratitude au peuple, au gouvernement et au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ pour la solidarité vis-à-vis de Cuba.

Burkina Faso. Conseil des ministres : un économat pour renforcer l’élan de solidarité avec les FDS

Burkina Faso. Conseil des ministres : un économat pour renforcer l’élan de solidarité avec les FDS

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce mercredi le Conseil des ministres, au cours duquel plusieurs dossiers ont été examinés et d’importantes décisions prises pour la bonne marche de la Nation. Dans son point de presse à l’issue du Conseil des ministres de ce jour, le ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a annoncé qu’au titre du ministère de la Défense et des Anciens Combattants, il a été adopté un projet de décret portant approbation des statuts de l’Économat des Forces de Défense et de Sécurité. L’adoption de ce décret s’inscrit dans la volonté de renforcer l’élan de solidarité avec les personnels de Défense et de Sécurité, en mettant en place un mécanisme leur permettant d’avoir un accès aux produits de grande consommation et d’autres produits à des prix sociaux. Selon le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Brigade Célestin SIMPORÉ, l’Économat des Forces de Défense et de Sécurité constitue une réponse stratégique aux besoins croissants du soutien logistique et social des personnels militaires et paramilitaires engagés, dans la protection de l’intégrité territoriale et la sécurité des populations. L’adoption de ce décret contribue à renforcer le moral des troupes en améliorant leurs pouvoirs d’achat et partant, leurs conditions de vie. Un décret pour protéger la population des dangers du tabagisme Pour le compte du ministère de la Santé, le Conseil a adopté un décret portant relecture du décret 2011/PRES/PM du 30 décembre 2011 portant conditionnement et étiquetage des produits du tabac, et son modificatif de 2019. « L’adoption de ce nouveau décret a pour objectif de faire en sorte que les produits du tabac soient moins attrayants et attractifs pour les populations et notamment les plus jeunes », explique le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU. Ce nouveau décret instaure une couleur uniforme, mate et moins attrayante des emballages de cigarettes avec l’obligation de couvrir au moins 80% de chacune des principales faces des paquets de cigarettes par des avertissements sanitaires graphiques. Selon le ministre de la Santé, dans notre pays, on note une prévalence de 13,6% de la population qui fument des produits de tabac. Et chaque année, c’est autour de 4 800 personnes qui décèdent des conséquences du tabagisme. Parmi ces 4 800 décès, 1 300 sont liés aux conséquences du tabagisme passif. « L’adoption du décret va véritablement permettre de mieux protéger la santé des jeunes, des populations de façon globale », soutient le ministre de la Santé.

29e édition du FESPACO : après 28 ans, Dani KOUYATÉ offre l’Étalon d’or de Yennenga au Burkina Faso

29e édition du FESPACO : après 28 ans, Dani KOUYATÉ offre l’Étalon d’or de Yennenga au Burkina Faso

Le réalisateur burkinabè Dani KOUYATÉ, a remporté le prestigieux prix Étalon d’or de Yennenga de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) avec son film « Katanga, la danse des scorpions ». Il a reçu son trophée des mains du Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ ce samedi 1er mars au cours de la cérémonie de clôture de cette grand-messe du cinéma africain au Palais des Sports de Ouaga 2000. Après 28 ans (1997, sacre de Gaston KABORÉ), le Burkina Faso décroche son troisième Étalon d’Or de Yennenga, le prestigieux prix qui récompense le meilleur film de fiction long métrage au FESPACO. C’est un prix doté d’un trophée et d’une enveloppe financière de 20 millions FCFA. Dani KOUYATÉ, très ému a dédié ce prix aux Forces de défense et de sécurité́ (FDS), au peuple burkinabè̀ et aux soldats tombés au front pour la conquête de l’intégrité́ de notre territoire. « La lutte sera âpre mais la victoire est certaine », soutient Dani KOUYATÉ, confiant que le Burkina Faso va vaincre le terrorisme. Le deuxième prix dans la catégorie film fiction long métrage, l’Étalon d’argent, (trophée et dix millions FCFA), revient à « The village next to paradise » du Somalien Mo HARAWE et le 3e prix l’Étalon de bronze (trophée et 5 millions FCFA) à « On becoming a Guinea fowl » du Zambien Rungano NYONI. Dans la catégorie film du Burkina, le Grand prix du Président du Faso est revenu à Alidou BADINI pour son film « Yikian ». Ce prix mis en compétition par le Chef de l’État pour stimuler la création dans le 7e art est doté d’un trophée et de la somme de 5 millions FCFA. De nombreux prix ont été décernés aux réalisateurs qui ont pris part à cette édition du FESPACO placée sous le thème, « Cinémas d’Afrique et identités culturelles », avec le Tchad comme pays invité d’honneur. La 30e édition du FESPACO est prévue du 27 février au 6 mars 2027.

Le Président du Faso aux cinéastes : « votre présence au FESPACO est un message que vous envoyez au monde »

Le Président du Faso aux cinéastes : « votre présence au FESPACO est un message que vous envoyez au monde »

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a échangé́ ce jeudi dans la matinée avec une délégation de cinéastes, présents à Ouagadougou, à l’occasion de la 29e édition du Festival panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). La délégation était conduite par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO. Il a indiqué́ que la délégation est composée d’acteurs du 7e art, venus de tous les continents. Pour le ministre en charge de la Culture, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, cette rencontre d’échanges du Président du Faso avec les cinéastes va « permettre de tracer des sillons probants pour le cinéma africain ». Le porte-parole de la délégation, le réalisateur malien Cheick Oumar SISSOKO a traduit les remerciements des acteurs du cinéma au Président du Faso, au gouvernement et au peuple burkinabè, pour l’organisation de cette biennale depuis 1969. Selon M. SISSOKO, le Burkina Faso a compris que l’image et le cinéma sont des facteurs déterminants qui permettent au peuple de comprendre le monde et de se prendre en charge. Le cinéma africain, acteur de lutte pour la souveraineté́ « Nous sommes vos soldats derrière la caméra » contre l’hégémonie médiatique de la nouvelle géopolitique, soutient Cheick Omar SISSOKO qui souligne que le cinéma s’inscrit dans la dynamique d’une quête de souveraineté́ et du refus d’un quelconque diktat. « Nous voulons contribuer avec nos caméras, nos idées, nos films à ce même refus », a-t-il déclaré. Prenant la parole, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a remercié́ la délégation pour le message envoyé́ au monde entier en montrant que le Burkina Faso est debout et reste résilient. « Votre présence n’est pas juste pour participer au FESPACO, mais c’est un message que vous envoyez dans vos patries respectives et au monde que le Burkina Faso est debout et que nous continuons de vivre », soutient le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. A cette occasion, le Chef de l’État a réaffirmé́ son attachement à la culture et à l’image pour la construction d’un monde meilleur. Il a invité́ les cinéastes à créer des contenus pour éduquer les jeunes générations sur les valeurs intrinsèques de paix, de cohésion sociale et d’harmonie. « Nous ne pouvons pas continuer à consommer ce qu’on veut nous imposer », soutient le Chef de l’État. Le Chef de l’État a saisi cette occasion pour féliciter le Comité national d’organisation pour la bonne conduite des activités entrant dans le cadre de la 29e édition de cette grand-messe des cinémas d’Afrique dans la capitale burkinabè. A l’issue de l’entretien avec le Président du Faso, le porte-parole de la délégation a indiqué́ que les cinéastes ont eu la confirmation que le Burkina Faso restera la terre de promotion du cinéma en Afrique.