La France révise à la baisse ses prévisions de croissance pour 2024
Le gouvernement français a révisé à la baisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’hexagone pour 2024 de 1,4% à 1%, dans un contexte de ralentissement économique en Europe, notamment en Allemagne. L’annonce a été faite, dimanche soir, par le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qui était l’invité du journal télévisé de 20 heures de TF1. « Il faut tenir compte du nouveau contexte géopolitique : la guerre en Ukraine, les affrontements au Moyen-Orient, la situation en mer Rouge, le ralentissement économique très marqué en Chine et une récession en Allemagne en 2023 », a expliqué le responsable gouvernemental. Ces nouvelles prévisions de croissance s’approchent de celles faites par la Commission européenne de la Banque de France, et sont similaires à celles du Fonds monétaire international (1%). L’OCDE s’attend à une augmentation du PIB français de seulement 0,6% cette année, en recul de 0,2 point par rapport à ses prévisions de novembre. Le ministre a en outre dévoilé un plan d’économies de l’ordre d’au moins « 10 milliards d’euros » sur notamment l’énergie, l’immobilier et les achats auquel tous les ministères contribueront. MAP
Réunion des gouverneurs et des ministres des Finances France – CEMAC

Le Ministre congolais de l’Economie et des Finances, Jean-Baptiste Ondaye, Président du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), accompagné de Ludovic Ngatsé, Ministre congolais du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public, et leur homologue français, Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique, ont co-présidé, mardi 25 avril 2023 à Bercy (France), siège du Ministère français de l’Economie et des Finances, la réunion des Ministres des Finances des Zones monétaires CEMAC-France à Paris. Cette réunion a été précédée, la veille, lundi 24 avril 2023, par celle des experts. La réunion bilatérale, tenue en format présentiel, a été placée sous le thème : Quelles réponses face à la multiplicité des chocs externes affectant l’Economie mondiale et la CEMAC en 2023 ? Les Ministres des Finances des deux zones monétaires ont débuté leur séance de travail par l’analyse de la situation macroéconomique et financière : perspectives internationales, en zone Euro et CEMAC en 2023. Après les remarques introductives formulées, respectivement, par Abbas Mahamat Tolli, Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) et François Villeroy De Galhau, Gouverneur de la Banque de France, les Ministres de l’Economie et des Finances de la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et leur homologue français ont relevé, unanimement, que l’Economie mondiale et celle de la CEMAC sont confrontées à une multiplicité de chocs exogènes économiques, climatiques, sécuritaires et financières. Malgré ce constat très préoccupant, ils ont salué la résilience des Economies des pays de la CEMAC, grâce à la mise en œuvre des réformes engagées dans le cadre du Programme des Réformes Économiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC), avec le soutien de l’ensemble des partenaires techniques et financiers (PTF). Ils ont aussi souligné que l’intégration régionale de la CEMAC et sa coopération monétaire avec la France contribuent à renforcer les Economies de cette sous-région et à les préserver, en partie, de l’inflation. Les Gouverneurs des banques centrales ont réaffirmé leur engagement, en ligne avec leur mandat et l’indépendance de la politique monétaire, de garantir la stabilité de la monnaie. Les Ministres des Finances ont d’abord souligné l’importance, d’une part, d’œuvrer à une croissance économique soutenable et inclusive, notamment par la diversification du tissu productif et l’adaptation au changement climatique et, d’autre part, de maintenir la soutenabilité des finances publiques par la poursuite de la mise en œuvre des réformes. Ils ont, ensuite, appelé à renforcer l’intégration économique régionale, facteur de résilience et de solidarité des États, face aux chocs exogènes, dans un contexte de hausse des risques sécuritaires, économiques et financiers, à travers le financement et la mise en œuvre, non seulement des projets intégrateurs prioritaires de la CEMAC, mais aussi de la stratégie de diversification des Economies. Les participants à cette réunion ont salué le succès enregistré dans la mise en œuvre du premier Programme de projets intégrateurs de la CEMAC et accueilli, avec intérêt, la tenue de la Table ronde qui aura lieu à Paris, au mois de novembre 2023, sur le financement du deuxième Programme de Projets intégrateurs de cette zone économique. Les Ministres des Finances des deux zones monétaires ont, enfin, réitéré le souhait de poursuivre ces réunions de concertation à un rythme régulier. Ainsi, la prochaine réunion pourra se tenir en Afrique centrale.
Congo: Bruno Le Maire annonce un appui de la France d’environ 88 milliards 546 millions de F CFA

Les ministres des Finances, les présidents des institutions financières régionales et les gouverneurs des banques centrales de la Zone franc se sont réunis jeudi 12 et vendredi 13 avril 2018 à Kintélé, banlieue-nord de Brazzaville (République du Congo), sous la présidence de M. Calixte Nganongo, Ministre congolais des Finances et du Budget, en présence de M. Bruno Le Maire, Ministre français de l’Economie et des Finances. L’ouverture de cette réunion, patronnée par Clément Mouamba, Premier Ministre, chef du gouvernement congolais, a eu lieu le 13 avril, précédée, la veille, par le conclave des experts que présidait Roger Gossaki, Directeur général de la monnaie et des relations financières avec l’extérieur du Congo. Au nombre des sujets débattus, l’attention des ministres des finances de la Zone franc s’est focalisée sur « la situation macroéconomique et l’état de la convergence nominale et réelle en Zone franc » ; « la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme» ; «l’actualité multilatérale : préparation de la révision des outils Pays pauvres du Fonds monétaire international (FMI) » ; « les perspectives macroéconomiques en Zone franc : risques et opportunités » ; « la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme » ; etc. Selon le communiqué de presse publié à l’issue de la réunion, les participants ont relevé une très légère amélioration de la convergence nominale qui, cependant, est en-deçà des résultats escomptés. Ils ont en particulier noté les risques découlant d’importants déficits publics et d’un ré-endettement rapide, qui sont susceptibles de remettre en cause les équilibres internes et externes des Etats concernés. Pour garantir le bon fonctionnement des unions monétaires (Union économique et monétaire ouest-africaine- UEMOA- ; Union monétaire d’Afrique centrale- UMAC – ; Union des Comores) et préserver la soutenabilité des trajectoires de développement, les ministres des Finances des 15 pays de la Zone franc, les présidents des institutions financières régionales et les gouverneurs des banques centrales se sont accordés sur la nécessité de poursuivre et renforcer leur approche coordonnée. De la même façon, la convergence réelle peine à progresser dans la Zone franc, témoignant de nombreux obstacles auxquels se heurte l’intégration régionale. Dans ce contexte, les participants ont souligné la nécessité de poursuivre la mise en œuvre des mesures permettant de renforcer cette intégration régionale, facteur de résilience et de solidarité des Etats de la Zone franc. A ce titre, ils ont salué la mise en œuvre de nouveaux tableaux de suivi des recommandations adoptées par les ministres des Finances et portant sur l’intégration commerciale, le développement du crédit et la mobilisation des recettes fiscales. Ces instruments d’orientation des politiques publiques pourront servir d’appui aux efforts de convergence des pays de la Zone franc. Les ministres des Finances ont noté qu’une majorité des pays de la Zone franc ont conclu un Programme avec le Fonds monétaire international (FMI), ce qui contribue à l’harmonisation des diagnostics à l’échelle sous-régionale et à la coordination des politiques macroéconomiques, ainsi que des réformes économiques et financières mises en œuvre. Les mesures opérées dans le cadre des Programmes et les apports de financement, notamment du FMI, de la Banque mondiale (BM), de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Union européenne (UE) et de la France, contribuent conjointement à l’amélioration de la situation économique et de la confiance vis-à-vis de la Zone franc. Le Congo encouragé à vite conclure son Programme avec le FMI S’agissant du Congo-Brazzaville, l’un des pays en cours des négociations avec le FMI, le Ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé que Paris est prêt à apporter 135 millions d’Euros à Brazzaville (soit environ 88 milliards 546 millions de F CFA ) au cas où le Congo viendrait à conclure un Programme économique et financier à moyen terme de 3 ans avec cette institution financière de Bretton Woods. Cette réunion a permis aux ministres des Finances de la Zone franc et des gouverneurs des banques centrales d’échanger sur les enjeux de la lutte contre le financement du terrorisme. Ils ont remercié particulièrement le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et le Groupe d’action contre le blanchiment en Afrique centrale (GABAC) pour la production d’un Document préliminaire sur la question, soutenu par la BM. Ils se sont accordés sur une série d’axes d’action tirée de ce Document et invitent les autorités compétentes à s’en inspirer. A l’avenir, le suivi de la mise en œuvre de ces mesures sera assuré par le Comité de liaison anti-blanchiment de la Zone franc. En lien avec les problématiques de mobilisation des ressources intérieures, les participants ont également échangé sur l’importance de renforcer la lutte contre les flux financiers illicites et le financement du terrorisme via la coopération fiscale internationale et la mise en œuvre des dispositifs adaptés, avec le concours des banques centrales, des Commissions bancaires et des organismes régionaux de type GAFI. Les ministres des Finances ont ainsi décidé de soutenir la Déclaration de Yaoundé du 15 novembre 2017. Cette déclaration encourage les pays africains, avec le soutien du Secrétariat du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, à explorer une collaboration destinée à conforter les efforts des pays africains dans la lutte contre les flux financiers illicites pour améliorer la mobilisation des recettes intérieures. En marge de cette réunion, les administrateurs représentant la France et les pays francophones à la BM et au FMI sont revenus sur la situation macroéconomique en Afrique subsaharienne. Ils ont par ailleurs évoqué la tenue prochaine des réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, qui se tiendront à Washington du 20 au 22 avril 2018. Avant de se séparer, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales ont animé une conférence de presse au cours de laquelle M. Bruno Le Maire a indiqué que l’avenir du Franc CFA ne dépendra que de la volonté des Etats de la Zone et non de celle de Paris. S’agissant d’une éventuelle dévaluation de cette monnaie,