Congo : qu’est-ce qui fait courir Bruno Itoua et Cie vers une économie parallèle des hydrocarbures ? (lecture en 5 minutes)

PARLONS-EN. À la lumière de la « gouvernance financière et des hydrocarbures en difficulté », il ressort de notre analyse amorcée précédemment que procédés sont actuellement utilisés par le ministre Bruno Jean Richard Itoua (BJRI) et ses amis pour mettre sur pied une économie parallèle, oligarchique, contractuelle et extractive des hydrocarbures Le choix des partenaires dans les nouveaux CPP n’est ni neutre ni diversifié. Il repose sur une cartellisation contractuelle autour de cinq acteurs clés : Tous ces acteurs disposent d’un point commun : ils opèrent sous pavillon juridique congolais, mais avec des intérêts transnationaux, hors du périmètre EITI, et liés à des juridictions peu coopératives fiscalement (Chypre, Hong Kong, Seychelles, etc.) et deux d’entre eux en accointance à BJRI via Lucien Ebata. Ancien grand client du cabinet Mossack Fonseca, BJRI sait mieux que quiconque comment y domicilier ses rétrocommissions en millions de dollars. Les contrats cités précédemment introduisent des bonus de signature non récupérables, qui permettent à l’État d’obtenir une avance budgétaire immédiate officiellement, au détriment d’une négociation sur le partage de la rente à long terme. Cette tactique court-termiste masque une mise en coupe réglée des ressources, déguisée sous des récits de « relance » ou de « redéveloppement ». L’absence d’une équipe technique puissante, consciencieuse et outillée autour de M. Sassou laisse à ces derniers des marges de manœuvre de détournements colossales, y compris sous son nez, pour consolider leurs positions et leurs avantages. Parallèlement, BJRI reprend son projet de création de la société S3C – Société Congolaise de Comptage et de Contrôle pensée en avril 2025 en partenariat avec la société West Coast Gas Ghana Limited (WCGGL) pour externaliser la collecte des données de production.Officiellement, elle est destinée à renforcer la transparence, mais en réalité, elle est bâtie sur des bases opaques et graves qui mettent le Congo en péril. BJRI met en difficulté M. Sassou et le Congo Au commencement de la société S3C, existeraient des motivations de BJRI de se faire des poches et d’avoir la mainmise sur les pétrole et le gaz du Congo. Ainsi, sûr de lui de nommer son pion à la tête de la SNPC, il propose à l’examen des membres du Conseil des ministres réunis à Oyo le 7 octobre 2025 le projet de décret portant approbation des statuts de la SNPC avec deux nouvelles structures : Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Gouvernance financière et Gestion des hydrocarbures : le Congo toujours en mauvaise passe ( lecture en 4 minutes )

PARLONS-EN. L’année 2026 qui se profile laisse présager une lumière peu dicible dans les ténèbres opaques qu’aucun vent n’arrive plus à dissiper: des montages du ministre des hydrocarbures et celui des finances entrepris entre avril – octobre 2025 et illustrés par les activités évoquées dans les comptes rendus du conseil des ministres et autres ressemblent à de la chirurgie plastique. Une fois la peau tendue, elle fait flop peu de temps après! L’opération lancée par Christian Yoka accueillie favorablement par des aveugles, ressemble à cette peau rétamée qui masque les ridules pendant les premiers moments, mais qui au fond, détériore le visage de plus belle et, maintient les mains, le cou et le corps dans un état lamentablement fripé. Il sied de rappeler que les 670 millions de dollars ont été obtenus au taux de 9,875% au lieu de 6,25% (en moyenne). Le différentiel de 3,625 augmenté de l’inflation (3,6%) porte le taux réel à 13,475% et ne profite pas au citoyen lambda mais plutôt aux arrangeurs et au volant régnant ! C’est impossible de tenir encore 4 mois à ce rythme. Il faut une vaste opération d’in-substance defeasance, et les sous-jacents pour le faire sont présents mais non mobilisés en raison de l’atonie de la gouvernance Collinet 2. Il y a péril en la demeure et l’urgence est rouge écarlate. En choisissant de positionner le gaz au sein de la SNPC, le Congo s’est privé d’un levier financier important pour gérer sa dette colossale. Une compagnie nationale de gestion du gaz autonome aurait été plus appropriée car elle pourrait lever des fonds directement par émission d’obligations. Cela est impossible dans le cas présent avec une Snpc ressemblant à une jare percée de tout bords. La frénésie contractuelle comme technique d’encerclement juridique des ressources pétrolières et gazières Depuis avril 2025, le ministère des Hydrocarbures, dirigé par Bruno Jean Richard Itoua(BJRI) a présenté pour adoption au pas de charge ( Conseils des ministres du 18 avril, 13 mai, 2 juillet, 16 juillet, etc.) 18 textes relatifs aux permis pétroliers et contrats gaziers. La cadence et l’empilement des textes obéissent à une logique non conjoncturelle mais structurelle : verrouiller contractuellement les principaux gisements du pays sur 20 ans, par le biais de contrats de partage de production (CPP) et d’avenants soigneusement calibrés. Le triptyque systématique est relativement limpide pour peu qu’on se donne la peine de s’y pencher : Ce mécanisme s’est appliqué à des champs matures et rentables tels que Likouala II (101 millions de barils) et Ikalou II (26 millions de barils), mais aussi à des zones d’exploration à très fort potentiel comme Nzombo (92 milliards de barils en place) ou Ngoubili-Cayo. Chaque fois, le procédé de requalification du permis, validé par décret puis soumis au Parlement, transforme l’État en notaire législateur de sa propre dépossession. Dans ce processus, le poids réel de l’État est marginalisé : les décisions techniques, les plans de redéveloppement, les estimations de coût (ex. 780 millions USD pour Likouala) sont dictés par les opérateurs, sans contre-expertise publique visible. Le Conseil des ministres est réduit à une chambre d’enregistrement pseudo-délibérative pour des buts maffieux. En effet, l’ire suscitée par l’arrivée de Steve Simplice Onanga en qualité de « Conseiller, Chef du département des hydrocarbures » marque un tournant dans la gestion d’un secteur clé pour l’économie congolaise. Onanga a succédé à Denis Auguste Marie Gokana. La rivalité ancienne entre BJRI et Gokana laisse place à une guerre quasi ouverte contre le quinqua Onanga. De même, la reconduction de Raoul Ominga à la tête de la Snpc malgré sa mauvaise gestion qu’il dissimule à travers la construction d’à peine trois lycées au lieu d’une vingtaine par rapport à l’argent engrangé, n’arrange pas ya Bruno.(A suivre) Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Mariage princier au Congo : gabegie, pouvoir personnel, christianisme performatif et personnalisation psychotique extrême de Bruno Itoua et Cie ( lecture en 5 min)*

LIBRES PROPOS. Les relations politico-familiales entre le Congo et le Gabon sont vieilles (mariage Omar Bongo–Édith Lucie Sassou-Nguesso) et connaissent depuis 2023 un réchauffement visible avec la noce annoncée d’Omar Denis Junior Bongo et Julia Otto présentée par la presse internationale comme un événement « fastueux et très politique ». À la tête de ces festivités, Bruno Jean Richard Itoua (BJRI) est entre décor, le ministère des hydrocarbures, le pétrole, la courtisanerie et les affiches géantes. Si partout ailleurs au monde, un ministère des hydrocarbures se juge à ses chiffres de production, à ses contrats, à ses réformes et aux retombées qui profitent à la population, au Congo ; il se mesure aux incantations d’un ministre qui joue au pseudo – apôtre et aux affiches géantes où son visage occupe plus de place que celui des mariés. Quelle flagornerie éhontée ! BJRI, ancien patron de la SNPC, recyclé dans les portefeuilles stratégiques depuis vingt ans est devenu le symbole d’un État confisqué par l’autosacralisation. C’est le culte de la personnalité qui se mue en adulation et en idolatrie condamnées sévèrement par la Bible (Exode 20:5, I Cor 10:7-15). Ministre par décret, «disciple» par maman Olangui Oshio, bombardé apôtre en avril puis consacré le 25 mai 2025 sans église et en l’absence de son épouse par Bafounguissa Jean Baptiste et Miyouna Léandre. Le commun des mortels se demande si BJRI a été réellement éprouvé comme le recommande, Timothée 3:10. Miyouna et Bafounguissa ont-ils vérifié si BJRI est irréprochable, n’est pas arrogant, ni colérique, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain déshonnête, etc comme exigé en Tite 1:6-8 ? Certainement les borgnes et les Nepios qui ignorent les livres d’Esaïe 58:1, d’Ephesien 5 :11de Matthieu et autres diront de ne pas juger alors que la bible et la langue de Molière parlent de jugements ( 1er… dernier). BJRI incarne la fusion obscène du pouvoir et du religieux. Son nom traîne dans les Panama Papers, dans le faux et la surfacturation mais surtout dans la désorganisation du système éducatif, son ministère dans les cérémonials de cour, et sa gouvernance dans un théâtre où la logique publique se confond avec les logiques privées. Le pétrole est censé irriguer l’économie ; il sert plutôt de parfum dans une liturgie narcissique où l’homme de pouvoir encense sa propre image. Le dispositif : Tartuffe au baril et prophétisme patrimonial BJRI n’est pas un ministre, c’est un metteur en scène de lui-même. Ses prières quotidiennes ne relèvent pas de la chrétienté, mais d’un entrepreneuriat syncrétiste qui légitime son pouvoir temporel. Il n’administre pas, il manipule. Il ne régule pas, il maudit. Il ne signe pas… Les commissions mises en place pour un mariage princier qu’il préside sont la caricature du néo-patrimonialisme triomphant : ministres transformés en maîtres de cérémonie, directeurs généraux en porteurs de dragées, parlementaires en figurants obligés. La République est prostituée à l’événementiel privé. L’État devient un traiteur de luxe pour noces claniques. À ce stade, il n’y a plus de distinction entre administration et sanctuaire, budget et offrandes, fonction publique et fanfare de cour. Le Congo est gouverné comme un sanctuaire privé, où le citoyen n’est qu’un adepte soumis au manipulateur, et où la logique du service public s’efface derrière l’économie morale de la loyauté. Jugez-en vous-même : le noyau du Directoire Nkeni-Alima s’est réuni le 05 août 2025 sous la direction du président de Sénat Pierre NGOLO, entouré des ministres Pierre OBA, BJRI, Hugues Ngouélondélé, Léon Juste IBOMBO, etc., qui ont été rejoints dans la cour du roi Petaud pour la circonstance par des parlementaires et des cadres à l’image du Cardiologue Bertrand ELENGA-MBOLA qui a abandonné les malades au CHUB au profit de l’organisation du mariage et et de la mobilisation des cadres surtout haut placés. Inimaginable pour Hugues Ngouolondélé qui s’est marié avec Ninelle en toute modestie et Cie qui suivent le dévoyé apôtre BJRI. Curieux pour le pervers BJRI qui se constitue un trésor de guerre pour remplacer le très discret Denis Sassou Nguesso. Le pétrole qui lui monte à la tête nous oblige à lorgner son ministère. Un ministère captif, une tragédie annoncée L’avenir du ministère des Hydrocarbures sous BJRI s’écrit : hyper-personnalisation, confusion d’intérêts, pilotage par l’apparat. Le pétrole ne se négocie plus dans des contrats, mais dans des cérémonials, et la crédibilité internationale se délite à mesure que la flagornerie remplace la gestion axée aux résultats. Les investisseurs réclament de la prévisibilité ; ils trouvent une messe superflue. Les Congolais et les partenaires veulent des chiffres ; ils obtiennent des affiches. Ce système est dangereux. Car il engendre un ministère schizophrène, partagé entre une administration fantôme et un cabinet de fait dominé par le christianisme performatif. Le moindre choc exogène – chute du baril, pressions internationales, déstabilisation clanique – fera s’écrouler ce décor de carton-pâte. La vérité crue est là : tant que ce modèle perdure, le Congo perd des milliards, perd sa crédibilité et perd son avenir. Car un État qui remplace ses ingénieurs par des chantres, ses directeurs par des diacres improvisés, et ses politiques publiques par des prières syncrétistes ne peut récolter que le déclin. Le cas de ya « B.J.R.I. » n’est pas une anecdote : il est la métaphore d’un pays otage d’une gouvernance théâtrale et narcissique. Un État réduit au rôle de sanctuaire privé, où la rationalité publique est sacrifiée sur l’autel d’un ego hypertrophié. Tant que l’encensement et la courtisanerie tiendront lieu de stratégie et que la personnalisation extrême tiendra lieu d’institution, le pétrole congolais continuera d’être brûlé non pour le développement, mais pour la gloire éphémère d’un seul homme. Comme quoi, la politique et l’argent rendent folles toutes les personnes non préparées pour les hautes fonctions. Ce mariage offusque plus d’un congolais qui broie le noir alors qu’à côté, les dépenses de prestiges… Ghys Fortuné BEMBA DOMBE