Gabon: le président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA préside la remise de galons aux nouveaux officiers généraux et supérieurs

Gabon: le président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA préside la remise de galons aux nouveaux officiers généraux et supérieurs

Le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a présidé mercredi 2 juillet 2025 la cérémonie officielle de port de galons des Officiers Généraux et Supérieurs promus au titre de l’année 2025, lors d’une cérémonie solennelle, rehaussée par la présence des membres du Gouvernement et des Officiers Généraux des Forces de Défense et de Sécurité. « Cette cérémonie a honoré neuf (09) officiers issus des Forces Armées Gabonaises, de la Gendarmerie Nationale, de la Police Nationale et de la Sécurité Pénitentiaire », a indiqué la présidence dans un communiqué précisant que ces officiers ont été élevés aux grades de Général de Corps d’Armée Aérien, Général de Division et Général de Brigade. À travers ce geste républicain et hautement symbolique, le Chef de l’État a tenu à rendre hommage au mérite, à la discipline et à l’engagement indéfectible de ces hauts responsables, a-t-elle poursuivi. La même source ajoute : leur élévation incarne la reconnaissance de la Nation envers celles et ceux qui, par leur courage, leur loyauté et leur professionnalisme, contribuent à la défense de l’intégrité du territoire et à la préservation de la paix et de la sécurité nationale. Martin Kam Avec CP

Gabon: Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, préside la signature de la convention de prêt pour la réalisation de la route Alembé–Mikouyi

Gabon: Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, préside la signature de la convention de prêt pour la réalisation de la route Alembé–Mikouyi

Le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a assisté samedi 28 juin à la signature d’une convention de prêt entre la BGFI Bank, le Fonds Autonome National d’Entretien et d’Investissement Routier (FANIER), et l’État gabonais, en vue du financement des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Alembé–Mikouyi ( entre le Moyen-Ogooué et l’Ogooué-Lolo). Ce projet structurant, confié à l’entreprise PORTEO BTP, porte sur un linéaire de 300 kilomètres. Il vise à désenclaver des régions entières, à fluidifier les échanges intérieurs, et à renforcer l’interconnexion des infrastructures nationales. Le montant du prêt engagé pour cette première phase s’élève à 140 milliards de francs CFA,  a indiqué la présidence dans un communiqué. Ce partenariat tripartite illustre une nouvelle dynamique dans le financement des infrastructures publiques, reposant sur des mécanismes innovants impliquant les institutions bancaires nationales. Il constitue également une étape clé dans la stratégie de développement équilibré du territoire portée par les plus hautes autorités, selon la même source. L’entreprise PORTEO BTP, en charge de l’exécution du projet, s’est engagée à assurer la réalisation des travaux dans le respect des délais, des normes techniques et environnementales. Une attention particulière sera portée à la préservation des zones écologiquement sensibles traversées par le tracé, notamment la réserve naturelle de la Lopé. Au-delà de son impact sur les déplacements entre les villes, les localités et les régions du Gabon, le projet générera de nombreux emplois directs et indirects tout au long de sa réalisation. Il offrira des opportunités d’activité pour les jeunes, les entreprises locales et les prestataires de services, contribuant ainsi à la dynamisation économique des zones concernées. La signature de cette convention marque une avancée majeure dans la modernisation du réseau routier national, et s’inscrit pleinement dans les ambitions du Projet de Société du Président de la République, qui place les infrastructures au cœur du développement et du bien être des populations. Avec CP

Gabon : Conseil des Ministres du vendredi 20 juin 2025

Gabon : Conseil des Ministres du vendredi 20 juin 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est tenu ce vendredi 20 juin 2025, à 11 heures précises, au Palais de la Présidence de la République. En ouverture des travaux, le Président de la République a rappelé aux membres du Gouvernement la nécessité absolue de demeurer concentrés sur l’objectif majeur assigné à l’équipe gouvernementale : transformer de manière concrète et durable les conditions de vie des populations gabonaises. Il a souligné que la mise en œuvre effective du projet de société, largement approuvé par le peuple gabonais, constitue la priorité des priorités. À cet égard, le Chef de l’État a réaffirmé que le temps est venu de passer de la pensée à l’action, en traduisant les grandes orientations politiques en actes tangibles, assortis d’échéanciers rigoureux. Il a instruit que l’ensemble des ministres établissent, au plus tard dans la première semaine de juillet, les calendriers opérationnels de mise en œuvre des mesures arrêtées. Dans le cadre de la poursuite des efforts de rationalisation des dépenses publiques, le Chef de l’État a instruit le Ministre d’État en charge de l’Économie de veiller à ce que les déplacements à l’étranger, effectués dans le cadre de missions officielles financées par le budget de l’État, soient strictement encadrés. Désormais, les responsables administratifs, des services centraux ou décentralisés, voyageront en classe économique ; les membres du Gouvernement en classe affaires, et les Ministres d’État en 1ère classe. Pour les deux premiers cas de figure, toute demande de surclassement au-delà de ces dispositions relèvera d’une démarche individuelle et sera entièrement à la charge de l’intéressé. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de discipline budgétaire exemplaire, au service d’un État sobre, responsable et tourné vers l’efficacité. Le Président de la République a ensuite demandé au Ministre en charge des Transports d’amorcer la sortie progressive de la gratuité des transports urbains publics, instaurée en réponse à la pandémie de Covid-19. Ce dispositif, devenu intenable financièrement, affecte aujourd’hui la stabilité des entreprises publiques de transport que sont Trans’Urb et SOGATRA. Le Ministre d’État, Ministre des Transports, devra soumettre une nouvelle politique tarifaire fondée sur un système d’abonnements annuels modulés selon des critères sociaux, afin d’assurer la viabilité économique et la continuité du service sans compromettre la solidarité nationale. Le Chef de l’État a ensuite dénoncé une situation qu’il a qualifiée d’intolérable : celle d’entreprises réalisant des milliards de chiffres d’affaires sur le sol gabonais tout en continuant d’opérer dans des locaux précaires, exigus, souvent loués, sans véritable ancrage territorial. Le Conseil a donc chargé les Ministres des Travaux Publics et de l’Urbanisme d’élaborer, dans les plus brefs délais, un référentiel technique contraignant fixant les normes minimales pour l’implantation des sièges sociaux d’entreprises. Sur cette base, toutes les entreprises concernées devront édifier, dans une zone foncière qui leur sera attribuée par l’État, un siège social propre dans un délai de dix-huit mois à compter de la date d’attribution. Le non-respect de cette obligation entraînera l’application de sanctions, incluant des pénalités financières, le retrait d’agrément, voire la radiation de leur immatriculation fiscale. Dans le même sens, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a décidé de mettre un terme aux dérives fiscales qui fragilisent l’économie nationale et creusent le déficit budgétaire. Face à un manque à gagner cumulé de plus de 1 000 milliards de francs CFA en trois ans, causé par des exonérations fiscales massives et mal encadrées – dont 682,67 milliards en fiscalité intérieure et 376,55 milliards en fiscalité de porte – le Chef de l’État a engagé une opération de rationalisation des dispositifs fiscaux dérogatoires. Il a annoncé :  la suspension immédiate et conservatoire de toute nouvelle exonération pendant une durée de trois mois ;  le lancement d’un audit complet de performance et de pertinence de tous les régimes fiscaux et douaniers dérogatoires ;  Et la réforme des conditions d’éligibilité à ces régimes, sur la base de la transparence, de l’équité et de l’impact économique mesurable. L’objectif est clair : restaurer la justice fiscale, sécuriser les ressources budgétaires, et mettre fin aux privilèges inefficaces accordés à certains secteurs, au détriment de l’intérêt général. Cette mesure structurante s’inscrit dans la trajectoire de redressement de la Ve République et vise à aligner tous les leviers fiscaux sur les priorités de transformation économique et sociale du pays. Enfin, le Président de la République a rappelé avec fermeté que le mandat confié au Gouvernement est un mandat de transformation, de redressement et de résultats. Aucune lenteur, aucune complaisance, aucun relâchement ne sauraient être toléré. « Le changement ne se proclame pas : il s’organise, se planifie et s’applique », a-t-il déclaré avec solennité. PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes : MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS – Projet loi autorisant le Président de la République, Chef de l’État, chef du Gouvernement à légiférer par ordonnance pendant l’intersession parlementaire. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 99, alinéa premier, de la loi référendaire n°002-R2024 du 19 décembre 2024, a pour objet d’autoriser le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, à légiférer par ordonnance durant l’intersession parlementaire. – Projet de décret fixant la composition du cabinet du Vice- Président de la République. Pris en application de l’article 95 de la Constitution, le présent projet de décret encadre l’organisation et la composition du Cabinet du Vice- Président de la République, appelé à l’assister dans l’exercice de sa mission aux côtés du Président de la République. Dans un esprit de modernisation de l’État et de renforcement de l’efficacité institutionnelle, le projet de texte fixe une structuration resserrée et fonctionnelle du Cabinet qui comprend, notamment, un Directeur de Cabinet, des Conseillers Spéciaux, des Conseillers, des Attachés de Cabinet, des Chargés de mission, ainsi que les personnels administratifs, de soutien et de sécurité indispensables au bon fonctionnement de

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et Akinwumi Adesina inaugurent une station de pompage pour le Grand Libreville

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et Akinwumi Adesina inaugurent une station de pompage pour le Grand Libreville

Le chef de l’État gabonais, Brice Oligui Nguema, et le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, ont procédé lundi à l’inauguration d’une station de pompage d’eau potable marquant la fin d’une crise de l’eau qui a duré dix ans dans le quartier densément peuplé de PK5, à Libreville. La station, dotée d’une capacité de 57 600 m3 d’eau par jour, doit alimenter en eau potable 128 000 personnes dans sept quartiers au nord de Libreville. « Ces dernières semaines, nous aussi nous pouvons nous considérer comme des habitants d’une grande capitale. L’eau coule aussi dans nos robinets », se réjouit Sandrine Onanga, mère de famille de 33 ans qui habite le PK5, le quartier où est installée la station de pompage. « Ça faisait huit ans, qu’on n’avait plus aucune goutte d’eau. On avait même oublié l’existence du robinet ! », lance Astrid Momboukou, venue assister à l’inauguration de l’ouvrage. Depuis de nombreuses années, les robinets de certains quartiers de la capitale gabonaise s’étaient taris. « Maintenant c’est du passé. On ne trimballe plus les bidons pour faire des kilomètres pour avoir de l’eau. On n’attend plus tard dans la nuit, les citernes de la police qui viennent nous servir l’eau chaque 2 ou 3 jours », se réjouit Sandrine, sourire aux lèvres : « C’est du passé, c’est maintenant un vieux souvenir », dit-elle sous une fine pluie qui tombe sur Libreville ce lundi. La station de pompage d’eau, inaugurée par les deux hauts responsables en présence des membres du gouvernement, du corps diplomatique, des partenaires du développement et surtout d’une population enthousiaste, a été construite dans le cadre du Programme intégré d’alimentation en eau potable et d’assainissement de Libreville (PAIEPAL). Ce programme, d’un coût total de 117,40 millions d’euros, a été financé par un prêt de 75,4 millions d’euros de la Banque africaine de développement et un autre de 42 millions d’euros de l’Africa Growing Together Fund (AGTF), un fonds abondé par la Banque populaire de Chine et géré par le Groupe de la Banque africaine de développement. Le programme contribuera à assurer une meilleure qualité de la desserte en eau potable à Libreville à travers l’amélioration du taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement de la capitale gabonaise. Il permettra également d’améliorer la gouvernance du secteur de l’eau et de l’assainissement, tout en renforçant la capacité des différents acteurs du secteur en vue de sa transformation. Plus de 300 000 personnes, environ 31 % des 967 000 habitants de Libreville ont désormais accès de façon durable et permanente à l’eau potable grâce au programme. Les communes bénéficiaires sont Libreville, Akanda, Owendo et Ntoum. M. Adesina a rappelé comment la station de pompage allait mettre fin aux souffrances quotidiennes des habitants des communes concernées : « Dix ans sans eau potable : effacés ! Dix ans sans espoir : oubliés ! Dix ans de souffrance : terminés », a-t-il affirmé. La Banque, un partenaire fiable et déterminant du Gabon M. Adesina a rappelé comment, au cours de son mandat de 10 ans, la Banque avait été un partenaire au développement fiable et déterminant pour le Gabon. «De 1974 à 2014, les approbations cumulées par le Groupe de la Banque africaine de développement en faveur du Gabon s’élevaient à un milliard de dollars. Depuis mon élection en 2015, nous avons engagé 1,5 milliard de dollars supplémentaires, soit un volume 1,5 fois supérieur à celui approuvé au cours des 40 années précédentes », a-t-il souligné. Selon le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, le projet a permis de renforcer significativement les infrastructures d’adduction d’eau potable. Il a notamment conduit au renouvellement de 150 kilomètres de canalisations, ainsi qu’au renforcement et à l’extension de 150 kilomètres du réseau de distribution, sans compter la construction ou la réhabilitation de plusieurs châteaux d’eau et l’installation d’une soixantaine de bornes-fontaines à Libreville, entre autres réalisations. La station de pompage PK5, est la principale infrastructure du programme — volet eau potable —, approuvé en 2018 par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque. « La Banque africaine de développement n’a pas ménagé ses efforts pour donner corps à ce programme… Cela faisait 10 ans que certaines infrastructures n’avaient pas reçu de gouttes d’eau [et] ma gratitude va à l’endroit de la Banque pour son engagement en faveur du Gabon », a ajouté M. Tonangoye lors de son allocation. M. Adesina reçoit l’une des plus hautes distinctions civiles du Gabon Peu avant l’inauguration de la station de pompage, une autre cérémonie a mobilisé les dignitaires par sa solennité. Le président Adesina a reçu, des mains du président gabonais, les insignes de Grand officier de l’Ordre du mérite gabonais, l’une des plus hautes distinctions honorifiques du pays. Salué pour son leadership visionnaire, Akinwumi Adesina, surnommé « l’optimisme en chef de l’Afrique », achève le 31 août prochain son double mandat de dix ans à la tête du Groupe de la Banque africaine de développement. Depuis 2015, il a mené de grands projets transformateurs en Afrique à travers les cinq priorités opérationnelles appelées « High 5 » : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; nourrir l’Afrique ; intégrer l’Afrique ; industrialiser l’Afrique ; et améliorer la qualité des populations en Afrique. Au total, 565 millions de personnes ont vu leur vie transformée grâce à la mise en œuvre de ces cinq piliers de développement du continent. Dans le secteur de l’eau uniquement, 63 millions de personnes ont eu accès à de l’eau potable, et 34 millions à des services d’assainissement. De grands projets soutenus par la Banque au Gabon Depuis plusieurs décennies, le Groupe de la Banque appuie le développement socioéconomique du pays à travers la diversification de ses secteurs stratégiques. Il est le principal partenaire du Gabon en matière d’infrastructures. La Banque a ainsi financé la construction d’un nouveau terminal de marchandises à Owendo, le « New Owendo International Port ». Grâce à son interconnexion mer-route-rail et à une logistique 24/24 h, ce port polyvalent (minerais, bois, conteneurs), d’une capacité de quatre millions de tonnes par an, a réduit les délais de transit et diminué les coûts de manutention de 30 %. Il constitue aujourd’hui un maillon essentiel de la chaîne logistique gabonaise, au service de la diversification économique voulue par les autorités. C’est dans cette dynamique que le président gabonais a fait visiter à M. Adesina

Gabon: Conseil des Ministres du mercredi 04 juin 2025

Gabon: Conseil des Ministres du mercredi 04 juin 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 4 juin 2025, à 10 heures précises, au Palais de la Présidence de la République. Dès l’entame des travaux, le Président de la République a tenu à rappeler, avec toute la mesure que requiert la situation, que l’heure est à la refondation républicaine, à la rigueur institutionnelle et à la responsabilité politique. Il est revenu avec fermeté sur deux priorités essentielles : la moralisation de la vie politique et la consolidation de la souveraineté économique du Gabon. Abordant la réforme des partis politiques et la réorganisation des circonscriptions électorales, le Chef de l’État a réaffirmé que cette réforme n’est pas une option, mais une exigence du renouveau démocratique voulu par le Peuple gabonais et acté par les conclusions du Dialogue National Inclusif. Il a rappelé la prolifération incontrôlée de formations politiques sans ancrage réel, sans fonctionnement régulier, ni culture de reddition de comptes. Ces dérives qui ont trop longtemps affaibli la crédibilité de notre démocratie et détourné le sens même de l’engagement citoyen. Le Président de la République a ainsi précisé que les textes issus des discussions des acteurs politiques cette dernière semaine et soumis, ce jour, à l’examen du Conseil s’inscrivent dans une logique de clarification, de rationalisation et de régulation de l’espace politique. Il ne s’agit nullement de restreindre les libertés, mais de restaurer la valeur, la responsabilité et la légitimité de l’action politique dans notre République. Représentativité effective, transparence des financements, fonctionnement régulier des organes, limitation du nombre de partis – tels sont les piliers d’un nouveau pacte politique fondé sur la vérité des faits et la fidélité au suffrage. Poursuivant dans la même logique de transformation systémique, le Chef de l’État s’est réjoui de la réactivité du Gouvernement qui a introduit les projets de loi relatifs à la création des cinq fonds stratégiques : agriculture, pêche et aquaculture, énergie et eau, habitat, et infrastructures. Il a souligné que ces instruments ne sauraient être réduits à de simples dispositifs budgétaires ou à des vitrines institutionnelles. Ils constituent des leviers d’action publique conçus pour structurer l’économie réelle, impulser la création d’emplois, renforcer notre souveraineté productive et accélérer l’investissement de développement. Chaque fonds devra faire la preuve de son efficacité. Sa gouvernance devra obéir aux principes d’exemplarité, de transparence et de redevabilité. Son action sera évaluée à l’aune de son impact tangible sur les territoires, les filières et les populations. Revenant enfin sur la consolidation de la souveraineté économique du Gabon, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a tenu à s’exprimer avec une particulière fermeté sur la question de la valorisation des ressources halieutiques. Il a pris acte des limites structurelles de l’Accord de Partenariat de Pêche Durable (APPD) signé avec l’Union européenne en 2007, renouvelé à plusieurs reprises, et actuellement en vigueur depuis 2021 pour une durée de six ans. Le Chef de l’État a indiqué que cet accord, dans sa formulation actuelle, ne saurait être reconduit en l’état. Il a souligné le caractère profondément déséquilibré du partenariat, dont les retombées économiques pour l’État gabonais restent largement insuffisantes, au regard de la richesse extraite de nos eaux territoriales par les flottes européennes. Le Président de la République a notamment relevé que les recettes issues de cet accord ne compensent ni la valeur réelle des captures, ni les coûts assumés par l’État en matière de surveillance et de contrôle, ni les pertes de valeur ajoutée dues à l’absence de transformation locale. Il a également dénoncé la faiblesse des investissements consentis par les partenaires au titre du développement local, de l’emploi ou du renforcement des capacités nationales, ainsi que les risques accrus de surexploitation des ressources halieutiques, en l’absence de mécanismes partagés de transparence et de suivi scientifique. En conséquence, le Chef de l’État a instruit le Gouvernement de mettre en œuvre la procédure de dénonciation unilatérale de l’accord, par voie de notification écrite adressée à la Commission européenne, conformément à l’article 13 dudit accord. Cette dénonciation doit ouvrir la voie à une possible renégociation sur des bases rééquilibrées ou à l’exploration de nouveaux partenariats plus alignés sur les priorités nationales, notamment la mise en place de prérequis essentiels, pour lesquels le Gouvernement est appelé à s’impliquer pleinement, comme la réalisation des infrastructures indispensables au développement de cette filière : zones de débarquement modernes, entrepôts frigorifiques, unités de transformation industrielle, chantiers navals, etc. Le Président de la République a réaffirmé que la structuration d’une véritable filière thonière nationale, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de souveraineté, constitue désormais un objectif stratégique prioritaire, appelant une mobilisation immédiate et cohérente des administrations concernées ainsi que la recherche active de partenaires privés solides. Il a rappelé que cette orientation relève non plus d’une ambition déclarative, mais d’une exigence de mise en œuvre rapide et effective. Par ailleurs, le Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a attiré l’attention du Gouvernement sur la sous-évaluation persistante du potentiel économique réel du pays. Il a relevé que les indicateurs macroéconomiques actuels, notamment le Produit Intérieur Brut (PIB), ne prennent pas en compte la richesse du capital naturel de notre pays, notamment les ressources forestières, les crédits carbones, et les richesses halieutiques. À cet effet, le Président de la République a instruit le Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances, de conduire un travail méthodologique rigoureux, en lien avec les partenaires techniques, visant à intégrer dans les agrégats économiques nationaux l’ensemble des actifs stratégiques. Cette réforme permettra de refléter la valeur réelle des actifs du pays, de renforcer sa crédibilité financière et de mieux positionner le Gabon dans les négociations et partenariats économiques internationaux. Enfin, le Chef de l’État a exhorté l’ensemble des membres du Gouvernement à faire preuve d’unité, de détermination et d’exemplarité dans la mise en œuvre des orientations arrêtées. PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes : MINISTERE DE

Gabon: Conseil des ministres du vendredi 30 mai 2025

Gabon : Conseil des Ministres du vendredi 20 juin 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, s’est tenu ce vendredi 30 mai 2025, à 11 heures précises, au Palais de la Présidence de la République, un Conseil des Ministres placé sous le sceau de l’action, de l’urgence et de la responsabilité. En ouverture des travaux, le Président de la République a rappelé avec gravité que le septennat en cours doit marquer une rupture visible avec les lenteurs et les inerties du passé. Il a souligné l’exigence d’un changement profond et mesurable dans la vie des Gabonais, en engageant l’ensemble du Gouvernement à concentrer ses efforts sur les leviers économiques structurants. C’est dans cette optique qu’il a instruit le Gouvernement, à travers le Ministre d’État, Ministre de l’Économie, de procéder, en coordination avec les ministères sectoriels concernés, à la création, dans les prochaines semaines, de cinq fonds stratégiques destinés à organiser le financement des projets porteurs de transformation dans des secteurs clefs de l’économie nationale. Aussi, a-t-il annoncé la création prochaine du Fonds National pour l’Énergie et l’Eau (FNEE), levier de souveraineté énergétique et hydrique ; du Fonds Stratégique pour le Développement de la Pêche et de l’Aquaculture (FDPA), outil de structuration des filières halieutiques et de promotion de la souveraineté alimentaire ; du Fonds Gabonais pour l’Habitat et le Logement (FGHL), mécanisme public de régulation, de financement et d’appui aux opérateurs du secteur du logement ; du Fonds National pour les Infrastructures (FNI), conçu comme bras armé de la modernisation des infrastructures économiques et sociales ; et du Fonds Stratégique Agricole (FSA), destiné à catalyser les investissements dans l’agriculture, créer des emplois durables et structurer de nouvelles chaînes de valeur. Dans le prolongement de cette dynamique irréversible de transformation nationale, le Chef de l’État a levé le voile sur une série d’annonces majeures, porteuses d’un changement structurel en profondeur, destinées à affermir la souveraineté économique du Gabon. Au premier rang, figure l’interdiction formelle, à compter du 1er janvier 2029, de l’exportation du manganèse brut, ressource stratégique dont le Gabon est le deuxième producteur mondial. Par cette décision historique, le Président de la République engage résolument le pays sur la voie d’une politique industrielle ambitieuse, axée sur la transformation locale des matières premières, la montée en compétence de la main-d’œuvre nationale, la maîtrise des chaînes de valeur technologique et la consolidation des recettes fiscales. Une période transitoire de trois ans est accordée aux opérateurs du secteur pour procéder aux investissements requis, afin d’assurer une mise en œuvre progressive mais irréversible de cette orientation souveraine. Poursuivant dans cette logique d’autonomisation économique, le Chef de l’État a également annoncé l’interdiction, à compter du 1er janvier 2027, de l’importation de poulet de chair. Cette mesure vise à redonner toute sa place à la production avicole nationale, à stimuler l’investissement agricole, à réduire la dépendance alimentaire et à renforcer la balance commerciale. Elle favorisera également l’émergence d’un tissu d’emplois ruraux, la montée en qualité des produits consommés localement et la création d’un écosystème économique autour de cette filière. Afin de répondre aux attentes sociales urgentes, notamment en matière de lutte contre la vie chère et d’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, le Chef de l’État a instruit le Gouvernement de mettre en place, dans les meilleurs délais, une centrale d’achats des produits de première nécessité. Cette structure publique aura pour mission d’approvisionner le marché national en produits essentiels à des prix maîtrisés, de stabiliser les coûts, de réduire la spéculation et d’assurer une distribution équitable sur tout le territoire. Elle permettra également de constituer des stocks stratégiques, garants de la résilience nationale face aux aléas. Un plan opérationnel détaillé devra être présenté dans un délai de 45 jours par les ministres en charge de l’Économie et du Commerce. Conscient de l’ampleur des transformations engagées, le Président de la République a exigé du Gouvernement la mise en œuvre immédiate d’un ensemble cohérent de mesures d’accompagnement. Il s’agira notamment de créer un fonds d’investissement public-privé dédié à la transformation industrielle du manganèse, de mettre en place des lignes de crédit préférentielles pour les éleveurs, d’accorder des incitations fiscales aux projets d’industrialisation, de déployer un programme national de formation professionnelle en lien avec les besoins des secteurs concernés, de renforcer l’infrastructure énergétique pour accompagner l’industrialisation, d’optimiser les capacités opérationnelles de l’ANPI pour fluidifier les investissements, d’engager des partenariats internationaux en matière de transfert de technologie et de compétences, et de soutenir financièrement la centrale d’achats dans sa phase de lancement. L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans la logique du projet de société plébiscité par les Gabonais, et devrait, à terme, entraîner une croissance substantielle du PIB, la création de milliers d’emplois directs et indirects, une réduction structurelle des importations, l’émergence de filières industrielles nouvelles, une montée en compétence technique de la main-d’œuvre nationale, une meilleure résilience économique, une baisse durable du coût de la vie et une plus grande efficacité dans la gestion des ressources publiques. Dans un autre registre mais toujours dans le souci de redonner à l’État sa pleine capacité d’action, le Président de la République a ordonné l’assainissement de la gestion du patrimoine de l’État. À cet effet, un inventaire exhaustif sera réalisé sur l’ensemble du territoire national, incluant le parc immobilier, les réserves foncières, les baux administratifs, les équipements de télécommunication, les compteurs d’eau et d’électricité, ainsi que le parc automobile de l’État. Cette opération a pour finalité de rétablir la vérité patrimoniale de l’État, d’identifier les anomalies, d’enclencher la récupération des biens indûment occupés ou détournés, de rationaliser les dépenses et de mettre en place un système numérisé de gestion moderne et transparente. Afin d’assurer la mise en œuvre rigoureuse, cohérente et coordonnée de l’ensemble des réformes engagées, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a instruit le Gouvernement de lui soumettre, dans les meilleurs délais, un plan d’action assorti d’un chronogramme précis ainsi qu’un calendrier de suivi. Ce dispositif devra permettre une évaluation régulière de l’exécution des mesures arrêtées, en veillant

Gabon : Conseil des Ministres du jeudi 8 mai 2025

Gabon : Conseil des Ministres du jeudi 8 mai 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est tenu ce jeudi 08 mai 2025 à 10h00 précises au Palais de la Présidence de la République. En ouverture des travaux, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, a salué la nouvelle équipe gouvernementale, investie de la lourde mais noble mission de traduire en actes la volonté souveraine du peuple gabonais. Par son suffrage massif, ce dernier a exprimé une aspiration claire à la rupture, à l’intégrité, à la justice et à une gouvernance efficace. Il a ensuite tenu à remercier chaleureusement le Gouvernement pour les félicitations qui lui ont été adressées, par la voix du Vice-Président du Gouvernement, à l’occasion de son élection à la magistrature suprême. Le Chef de l’État a rappelé que cette équipe intervient à un moment charnière de notre histoire républicaine. Elle porte l’espoir d’un nouveau pacte entre l’État et la Nation, dans le cadre d’une Ve République résolument tournée vers les résultats, la restauration de la confiance publique et la refondation de l’action de l’État. Dans sa double qualité de Chef de l’État et de Chef du Gouvernement, il a présenté les fondements méthodologiques du travail gouvernemental, définis dans une circulaire présidentielle structurante, qui s’impose désormais comme le cadre de référence de la gouvernance sous la Ve République. Le Président de la République a décliné sept axes directeurs autour desquels s’organisera l’action collective du Gouvernement : – Une gouvernance fondée sur l’efficacité, la célérité et le professionnalisme, appuyée sur une solidarité gouvernementale renforcée ; – L’éthique comme socle d’exemplarité, exigeant intégrité,responsabilité, transparence et loyauté de la part de chaque ministre ; – Une architecture exécutive rationnelle, articulée autour de la Présidence (centre stratégique), du Vice-Président du Gouvernement (coordination), et du Secrétariat Général de la Présidence (discipline administrative) et départements ministériels (exécution des politiques publiques) ; – Une organisation standardisée des ministères, organes d’exécution des politiques publiques, reposant sur un modèle fonctionnel et opérationnel ; – Un fonctionnement cohérent des instances gouvernementales, notamment le Conseil Interministériel (préparation) et le Conseil des Ministres (décision) ; – Une culture de la redevabilité et du suivi de l’action publique, avec des tableaux de bord, des rapports mensuels et des séminaires trimestriels d’évaluation ; – Des procédures strictes en matière de nomination, encadrées par des règles précises et un formalisme rigoureux ; – La discipline, la méthode et l’exemplarité, comme exigences transversales dans la conduite de l’action publique. Ensuite, le Président de la République a décliné la feuille de route du Gouvernement, articulée autour de six piliers stratégiques issus de son projet de société, lui-même structuré en quinze engagements prioritaires pour le septennat. Chaque ministère est tenu de transmettre à la Présidence de la République, dans un délai impératif d’un mois, un état des lieux structuré et exhaustif, incluant les projets en cours, les projets à venir, ainsi que les propositions de politiques publiques nouvelles. Cette cartographie stratégique, consolidée par le Ministère de la Planification, en collaboration avec le Ministère de l’Économie et des Finances, servira de socle à l’élaboration d’un portefeuille national de projets, destiné à guider l’action sectorielle et à assurer une cohérence globale des interventions publiques. Dans le prolongement de cette exigence de méthode, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement a réaffirmé ses engagements prioritaires en matière d’amélioration des conditions de vie des populations. Il a rappelé que la Ve République sera celle de l’accès universel à l’eau potable et à l’électricité, d’un système de santé souverain et performant, de la création d’un pôle numérique national, de la finalisation du réseau routier interconnecté, de la généralisation de l’accès au logement et à la propriété foncière, du soutien à l’entrepreneuriat national et à la création de champions nationaux, de l’accélération de la décentralisation et d’une réforme ambitieuse des finances publiques, articulée autour de la maîtrise des dépenses, de la diversification des recettes, et d’une meilleure allocation des ressources. En matière de diversification économique, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de relancer l’économie nationale à travers une politique proactive de création d’emplois durables et de richesses nouvelles, s’appuyant sur la transformation locale des matières premières et ressources naturelles, l’innovation et l’investissement privé. Enfin, dans une logique de performance et de reddition des comptes, le Président de la République a annoncé une première évaluation d’étape à l’issue des 100 premiers jours. Cette évaluation permettra de mesurer, de manière concrète, l’état d’avancement des orientations présidentielles et d’ajuster, si nécessaire, les modalités de leur mise en œuvre. PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes : MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS – Projet de décret portant réorganisation des services de la Présidence de la République. Le présent projet de décret, élaboré en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, définit l’organisation des services de la Présidence de la République. Dans le cadre de la réorganisation institutionnelle induite par l’entrée en vigueur de la Constitution du 19 décembre 2024, ce décret vise à structurer l’ensemble des services destinés à accompagner le Président de la République dans l’exercice de ses compétences constitutionnelles. Désormais, les services de la Présidence de la République s’articulent autour des entités suivantes : – la Vice-Présidence de la République ; – la Vice-Présidence du Gouvernement ; – le Secrétariat Général de la Présidence ; – le Cabinet du Président de la République ; – l’État-major particulier du Président de la République ; – le Conseil National de Sécurité ; – le Secrétariat Général du Gouvernement. – Projet de décret fixant les modalités de la coordination de l’action gouvernementale. Pris en application des dispositions des articles 69 et 95 de la Constitution, le présent projet de décret fixe les modalités de la coordination de l’action gouvernementale par le Vice-Président du Gouvernement qui aura désormais en charge les relations entre l’Exécutif et le Législatif sous