Maroc. La soif de liquidité des banques s’intensifie

Le besoin en liquidité des banques s’est nettement accentué au cours du quatrième trimestre 2023, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) qui l’attribue en grande partie à la hausse de la circulation fiduciaire. D’après ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances, il a atteint en moyenne hebdomadaire 100,4 milliards de dirhams (MMDH) après 88,8 milliards au T3-2023, 73,5 milliards au T2-2023 et 69,6 milliards au T1-2023. Une évolution attribuée en grande partie à la hausse de la circulation fiduciaire DEPF C’est dans ce contexte que « la Banque centrale a augmenté le volume de ses injections de liquidité qui s’est établi en moyenne hebdomadaire à 114,5 milliards de dirhams après 101,2 milliards au T3-2023, 87,7 milliards au T2-2023 et 83,5 milliards au T1-2023 », a indiqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de janvier 2024. Dans le détail, la Direction note que les interventions de la Banque centrale ont porté, essentiellement, sur les avances à 7 jours sur appels d’offres (46 milliards de dirhams après 35,2 milliards au T3-2023), les opérations de pensions livrées (41,2 milliards de dirhams après 42,3 milliards au T3-2023) et les prêts garantis accordés dans le cadre des programmes de soutien au financement de la TPME (27,3 milliards de dirhams après 23,7 milliards au T3-2023). Commentant l’évolution du volume moyen des transactions interbancaires, la DEPF rapporte qu’il a reculé par rapport au troisième trimestre 2023 de 11,3% pour se situer à 2,8 milliards de dirhams. Dans le même temps, le taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour (TIMPJJ) s’est maintenu depuis le 22 mars 2023 en évolution quasi-stable, alignée sur le taux directeur, s’établissant en moyenne à 3% depuis le deuxième trimestre 2023 après 2,56% au premier trimestre 2023. Comme le relève la DEPF dans sa note, rappelons que le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé, lors de sa réunion du 19 décembre 2023, de maintenir le taux directeur inchangé à 3%, jugeant que ce niveau reste approprié et favorise le retour de l’inflation à des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix. Sur l’ensemble de l’année 2023, quoiqu’en atténuation, le besoin en liquidité des banques a continué de s’accroître. Globalement, tiré par la progression de la monnaie fiduciaire, il s’est établi en moyenne hebdomadaire à 83,1 milliards de dirhams après 80,9 milliards en 2022 et 70,8 milliards en 2021. « Dans ce cadre, souligne la DEPF dans sa note, Bank Al-Maghrib a augmenté le volume de ses injections de liquidité qui a atteint en moyenne hebdomadaire 97 milliards de dirhams après 93,5 milliards en 2022 et 82,9 milliards en 2021 ». Selon la note, le taux interbancaire s’est inscrit en hausse de 124 points de base par rapport à l’année 2022 pour se situer en moyenne à 2,89% en 2023 et ce, après une hausse de 15 points de base en 2022. A souligner que « la hausse notable enregistrée en 2023 est en relation avec l’effet des trois hausses successives du taux directeur d’un total de 150 points de base, intervenues le 27 septembre 2022, le 20 décembre 2022 et le 21 mars 2023 », comme cela est indiqué dans la note ; tandis que le volume moyen des transactions interbancaires a accusé un recul, en glissement annuel, de 12,3% pour se situer à 3,5 milliards de dirhams en 2023. Sur l’évolution des taux débiteurs au titre du troisième trimestre 2023, il ressort de la note que le taux moyen pondéré global a poursuivi son accroissement pour le quatrième trimestre consécutif, enregistrant une hausse, par rapport au trimestre précédent, de 10 points de base pour atteindre 5,36%, après +23 pb au T2-2023, +53 pb au T1-2023 et +26 pb au T4-2022. La DEPF précise : «Cette hausse a concerné les taux des crédits à l’équipement (+39 pb à 5,12%), des crédits à l’immobilier (+23 pb à 5,21%) et des crédits de trésorerie (+3 pb à 5,32%), alors que ceux des crédits à la consommation ont reculé de 2 pb à 7,25%. Alain Bouithy
Maroc. Le besoin en liquidité des banques continue de s’accentuer

Le besoin en liquidité des banques s’est de nouveau creusé en octobre 2023, selon les données publiées par Bank Al-Maghrib (BAM) qui le situe à 94,9 milliards de dirhams en moyenne hebdomadaire. Pour rappel, en septembre dernier, le besoin en liquidité des banques s’était établi à 88,8 milliards de dirhams en moyenne hebdomadaire, contre 89,4 milliards un mois auparavant. Pour répondre à ce besoin croissant en liquidités, la Banque centrale annonce qu’elle « a porté ses injections à 109,6 milliards, incluant 42,9 milliards sous forme d’avances à 7 jours, 40,3 milliards à travers les opérations de pension livrée à long terme et 26,4 milliards dans le cadre des prêts garantis à long terme ». A titre de comparaison, un mois auparavant, BAM avait ramené ses injections à 99,6 milliards, incluant 33,8 milliards sous forme d’avances à 7 jours, 41,3 milliards à travers les opérations de pension livrée à long terme et 24,5 milliards dans le cadre des prêts garantis à long terme ». Toujours selon l’institution financière, sur le marché interbancaire, le volume quotidien moyen des échanges est revenu à 2,8 milliards en octobre et le taux moyen pondéré s’est situé à 3% en moyenne, a-t-elle indiqué dans sa Revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière de novembre 2023. En septembre, il s’était élevé à 3,6 milliards et le taux moyen pondéré s’est établi à 3% en moyenne. Selon la même source, au niveau du marché des bons du Trésor, les taux ont accusé une légère baisse au titre du mois d’octobre dernier aussi bien sur le marché primaire que secondaire ; alors qu’ils étaient restés quasi-stables en septembre sur le marché primaire et avaient connu des hausses sur le compartiment secondaire. D’après les chiffres, les taux créditeurs ont enregistré en septembre une hausse de 15 points de base (pb) à 2,52% pour les dépôts à 6 mois et une diminution de 4 pb à 2,49% pour ceux à un an. Un mois plus tôt, en août, ils étaient ressortis en baisse de 28 points de base (pb) à 2,37% pour les dépôts à 6 mois et de 43 pb à 2,43% pour ceux à un an. Pour ce qui est des taux débiteurs, poursuit BAM, les résultats de son enquête auprès des banques relatifs au troisième trimestre 2023 suggèrent une hausse trimestrielle du taux moyen global de 10 pb à 5,36%. A titre de comparaison, les résultats de l’enquête de BAM au deuxième trimestre 2023 avaient indiqué une hausse trimestrielle du taux moyen global de 23 pb à 5,26%. D’après l’organisme public, « par secteur institutionnel, les taux assortissant les prêts aux entreprises ont augmenté de 10 pb à 5,32%, reflétant notamment des accroissements de 3 pb à 5,31% de ceux des facilités de trésorerie et de 28 pb à 5,71% de ceux à la promotion immobilière ». Pour les crédits aux particuliers, la Banque centrale note un accroissement de 10 pb à 4,74% des taux appliqués aux prêts à l’habitat et une baisse de 2 pb à 7,25% de ceux à la consommation. Sur un autre registre, celui concernant la masse monétaire, l’autre point abordé dans sa Revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière de novembre 2023, la Banque centrale indique que l’agrégat M3 a enregistré un accroissement annuel de 7,5% en septembre 2023. Ainsi, par principales composantes, il ressort des données que les dépôts à vue auprès des banques ont augmenté de 7,9%, résultat notamment des hausses de 7,2% de ceux des ménages, de 9,8% de ceux des entreprises privées et de 11,6% des avoirs du secteur public. Quant à la circulation fiduciaire, les chiffres montrent qu’elle s’est accrue de 12,8% et les titres des OPCVM monétaires ont affiché une progression de 28,1% ; tandis que les dépôts en devises ont à l’inverse reculé de 15,2% et les dépôts à terme auprès des banques ont diminué de 3,9%, traduisant en particulier des replis de 38,9% des dépôts des sociétés financières et de 3,5% de ceux des ménages. Alain Bouithy
Maroc. Le besoin en liquidité des banques poursuit sa progression au troisième trimestre

Le besoin en liquidité des banques s’est accentué au cours du troisième trimestre 2023, poursuivant ainsi sa progression pour le deuxième trimestre consécutif. Les données publiées par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) montrent qu’il s’est situé en moyenne hebdomadaire à 88,8 milliards de dirhams au terme du trimestre dernier après 73,5 milliards et 69,6 milliards au deuxième et premier trimestres de l’année en cours. Selon la DEPF, relevant du ministère de l’Economie et des Finances, « cette évolution est en relation avec la hausse de la circulation fiduciaire, atténuée par l’accroissement des réserves de change ». Il est à souligner que c’est dans ce contexte que de Bank Al-Maghrib « a augmenté le volume de ses injections de liquidité qui s’est établi en moyenne hebdomadaire à 101,5 milliards de dirhams après 87,7 milliards au deuxième trimestre-2023 et 83,5 milliards au premier trimestre-2023 », comme l’a indiqué la direction dans sa récente note de conjoncture (320, octobre 2023). La DEPF précise à ce propos que les interventions de la Banque centrale ont porté, essentiellement, sur les opérations de pensions livrées (42,4 milliards de dirhams après 25 milliards au deuxième trimestre-2023) et les avances à 7 jours sur appels d’offre (35,4 milliards de dirhams après 42,4 milliards au deuxième trimestre-2023). D’après la note de conjoncture, ces injections ont aussi porté sur «les prêts garantis accordés dans le cadre des programmes de soutien au financement de la TPME (23,7 milliards de dirhams après 20,3 milliards au deuxième-2023)». La même source indique par ailleurs que le volume moyen des transactions interbancaires s’est inscrit en baisse par rapport au deuxième trimestre 2023 de 10,2% pour se situer à 3,2 milliards de dirhams. Dans le même temps, le taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour (TIMPJJ) s’est de son côté maintenu depuis le 22 mars 2023 en évolution quasi-stable, alignée sur le taux directeur, s’établissant en moyenne à 3% au troisième trimestre-23 et au deuxième trimestre-23 après 2,56% au premier trimestre-23. A titre de rappel, le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 3% à l’issue de sa réunion trimestrielle tenue le 26 septembre dernier. Comme le rappelle la DEPF dans sa note, cette décision a été prise «eu égard à la nette décélération de l’inflation depuis le mois de mars 2023, à la baisse sensible des anticipations d’inflation aussi bien à moyen qu’à long termes au troisième trimestre de 2023 et au niveau élevé d’incertitude liée à l’évolution de la conjoncture internationale et au contexte national au lendemain du tremblement de terre ». En ce qui concerne l’évolution des taux débiteurs au titre du deuxième trimestre 2023, la même source indique que le taux moyen pondéré global est resté sur une tendance haussière pour le troisième trimestre consécutif. En effet, les données suggèrent qu’il est ressorti en hausse de 23 points de base par rapport au trimestre précédent, atteignant 5,26%, après +53 pb au premier trimestre-2023 et +26 pb au quatrième trimestre de l’année écoulée. Dans le détail, «cette hausse a concerné les taux des crédits de trésorerie (+28 pb à 5,29%), des crédits à l’immobilier (+19 pb à 4,98%) et des crédits à la consommation (+32 pb à 7,27%), a conclu la Direction des études et des prévisions financières constatant en outre que ceux des crédits à l’équipement ont en parallèle accusé un recul de 11 pb à 4,73%. Alain Bouithy
Maroc. Le besoin en liquidité des banques s’atténue à 88,8 MMDH en septembre

Le besoin en liquidité des banques s’est atténué en septembre 2023, selon les données publiées récemment par Bank Al-Maghrib (BAM). Il «s’est établi à 88,8 milliards de dirhams en moyenne hebdomadaire, contre 89,4 milliards un mois auparavant», a indiqué la Banque centrale dans sa Revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière du mois d’octobre 2023. Dans ce contexte, le volume global des injections de Bank Al-Maghrib a été ramené à 99,6 milliards de dirhams, incluant 33,8 milliards sous forme d’avances à 7 jours, 41,3 milliards à travers les opérations de pension livrée à long terme et 24,5 milliards dans le cadre des prêts garantis à long terme, a expliqué l’institution financière. Sur le marché interbancaire, les chiffres recueillis montrent que le volume quotidien moyen des échanges s’est élevé à 3,6 milliards et le taux moyen pondéré s’est établi à 3% en moyenne. Au niveau du marché des bons du Trésor, il ressort en revanche des mêmes données que « les taux sont restés quasi-stables en septembre sur le marché primaire alors qu’ils ont connu des hausses sur le compartiment secondaire ». D’après une analyse de Bank Al-Maghrib, les taux créditeurs ont accusé en août dernier des replis de 28 points de base (pb) à 2,37% pour les dépôts à 6 mois et de 43 pb à 2,43% pour ceux à un an. En ce qui concerne les taux débiteurs, « les résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des banques relatifs au deuxième trimestre 2023 indiquent une hausse trimestrielle du taux moyen global de 23 pb à 5,26% », selon l’organisme public. Toujours selon la revue mensuelle de Banque centrale, par secteur institutionnel, les taux assortissant les prêts aux entreprises ont connu une augmentation de 24 pb à 5,22%, suite aux accroissements de 30 pb de ceux des facilités de trésorerie à 5,28% et de 17 pb de ceux des prêts immobiliers à 5,54%. «Pour les crédits aux particuliers, les taux appliqués aux prêts à la consommation ont progressé de 32 pb à 7,27% et ceux à l’habitat de 28 pb à 4,64%», a également noté l’institution. Par ailleurs, après analyse de l’évolution de la masse monétaire, il apparait que l’agrégat M3 a enregistré un accroissement annuel de 6,7% en août 2023. Par principales composantes, les dépôts à vue auprès des banques ont augmenté de 8,6%. Alors que la circulation fiduciaire s’est accrue de 11,6% et les titres des OPCVM monétaires ont affiché une progression de 16,9%, les dépôts en devises ont à l’inverse reculé de 8,6% et les dépôts à terme auprès des banques ont diminué de 7,8%. Autre indication : «Par source de création monétaire, l’encours du crédit bancaire a augmenté en août de 4,6% en comparaison annuelle », a-t-on également relevé dans la Revue. D’après BAM, par secteur institutionnel, le crédit aux entreprises privées a baissé de 1,4%, avec un repli de 10,6% des facilités de trésorerie alors que les prêts à l’équipement ont augmenté de 4,1% ; tandis que les crédits aux ménages se sont accrus de 2,7% et le crédit aux entreprises publiques a connu une expansion de 36,3%. Il ressort en outre de la revue que les créances en souffrance se sont accrues de 6,2% et leur ratio à l’encours du crédit bancaire s’est établi à 8,9%. D’après l’institution, « elles ont augmenté de 8% pour les entreprises non financières privées et de 3,8% pour les ménages et leurs ratios aux encours se sont situés respectivement à 12,7% et 10% ». Quant aux autres sources de création monétaire, les chiffres montrent que les avoirs officiels de réserve se sont renforcés de 6,2% en août à 358,5 milliards de dirhams (soit l’équivalent de 5 mois et 13 jours d’importations de biens et services), tandis que les créances nettes sur l’administration centrale se sont accrues de 8,3%. Pour leur part, les agrégats de placements liquides ont accusé une baisse de 1,8%, alors que l’encours des bons du Trésor a progressé de 2,7%. Alain Bouithy
Maroc. Le besoin en liquidité des banques s’intensifie à 84,1 milliards de dirhams

Le besoin en liquidité des banques s’est accentué en juin 2023, a indiqué Bank Al-Maghrib dans sa récente revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière. Dans ce document datant du mois de juillet en cours, la Banque centrale note qu’il a atteint 84,1 milliards de dirhams en moyenne hebdomadaire, après s’être établi à 68,3 milliards un mois auparavant. Compte tenu de cette évolution, Bank Al-Maghrib annonce qu’elle a porté « le volume global de ses injections de 80,2 milliards à 102 milliards, incluant notamment 47,2 milliards sous forme d’avances à 7 jours, 32,9 milliards à travers les opérations de pension livrée à long terme et 21,9 milliards dans le cadre des prêts garantis à long terme». Cette accentuation s’est aussi traduite par un autre fait : le volume quotidien moyen des échanges sur le marché interbancaire s’est élevé à 3,4 milliards en juin et le taux moyen pondéré s’est situé à 3% en moyenne, a fait savoir BAM. Sur le marché primaire des bons du Trésor, les données publiées par l’institution publique montrent que les taux ont accusé des baisses modérées pour l’ensemble des maturités, alors que ceux sur le marché secondaire ont enregistré des hausses, allant de 5 points de base (pb) pour le moyen terme à 11 pb pour le court terme. Dans sa revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière, il est également indiqué que les taux créditeurs ont connu une augmentation au cours du mois de mai de 7 pb à 2,50% pour les dépôts à 6 mois et de 22 pb à 3,14% pour ceux à un an. En ce qui concerne les taux débiteurs, rappelons que « les résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des banques relatifs au premier trimestre 2023 indiquent une augmentation trimestrielle du taux moyen global de 53 pb à 5,03%», comme le souligne la même source. Par secteur institutionnel, les taux assortissant les prêts aux entreprises ont augmenté de 68 pb à 4,98%, reflétant des accroissements de 79 pb de ceux des facilités de trésorerie à 4,98% et de 43 pb de ceux des prêts à l’équipement à 4,81%, a poursuivi le document. Quant aux crédits aux particuliers, les données montrent que «les taux appliqués aux prêts à la consommation ont progressé de 55 pb à 6,95% et ceux à l’habitat ont quasiment stagné à 4,36%», selon les données disponibles. Dans sa revue, BAM donne également une idée sur l’évolution de la masse monétaire, notant ainsi que l’agrégat M3 a enregistré un accroissement annuel de 7,9% en mai 2023. Par principales composantes, la Banque fait remarquer que «les dépôts à vue auprès des banques ont augmenté de 9,1%, résultat notamment des hausses de 8,4% de ceux des ménages, de 10,5% de ceux des entreprises privées et de 23,9% pour les dépôts du secteur public». Alors que la circulation fiduciaire s’est accrue de 12,4% et les titres des OPCVM monétaires de 32,9%, les dépôts en devises et les comptes à terme auprès des banques ont à l’inverse reculé respectivement de 10,2% et de 2,7%. Comme l’explique BAM, cette évolution reflète notamment les replis de 30,7% des dépôts des sociétés financières et de 1,8% de ceux des ménages. Par source de création monétaire, il ressort des mêmes données que le crédit bancaire a bondi de 6,5% en mai, avec des accroissements de 5,1% du crédit destiné au secteur non financier et de 16,9% pour les prêts au secteur financier. Par secteur institutionnel, le crédit aux entreprises privées s’est accru de 4,3% en mai, reflétant essentiellement des progressions de 2,9% des prêts à l’équipement et de 1% des facilités de trésorerie; tandis que les crédits aux ménages ont enregistré une hausse de 3,2%, traduisant des augmentations de 2,5% des prêts à l’habitat et de 2,1% de ceux à la consommation. Reflétant principalement des hausses de 99,6% des facilités de trésorerie et de 5,8% des prêts à l’équipement, les concours aux entreprises publiques ont pour leur part connu une hausse de 28,5%, selon Bank Al-Maghrib. A noter également que les créances en souffrance se sont accrues de 6,3% et leur ratio à l’encours du crédit bancaire s’est situé à 8,9%. Selon les précisions de la Banque centrale, «elles ont progressé de 9,4% pour les entreprises non financières privées et de 3,5% pour les ménages, portant leurs ratios à 12,5% et 9,8% respectivement». Quant aux autres sources de création monétaire, l’institution indique que les avoirs officiels de réserve se sont renforcés de 8,4% en mai. Ils se sont ainsi situés à 353,3 milliards de dirhams, ce qui correspond à 5 mois et 20 jours d’importations de biens et services. Alain Bouithy
Maroc. Atténuation du besoin en liquidité des banques à 69,6 MMDH au premier trimestre

Le besoin en liquidité des banques s’est atténué au titre du premier trimestre 2023, a indiqué Bank Al-Maghrib dans son dernier rapport sur la politique monétaire. Selon le document, publié à l’issue de la deuxième réunion trimestrielle de son Conseil au titre de l’année 2023, il s’est situé à 69,6 milliards de dirhams (MMDH) en moyenne hebdomadaire au cours du premier trimestre 2023, contre 87,8 MMDH un trimestre auparavant. L’allégement du besoin en liquidité est justifié par « la hausse des réserves de change de la Banque, induite principalement par l’émission du Trésor sur le marché financier international », a expliqué la Banque centrale. Suite à cette évolution, Bank Al-Maghrib annonce que « la Banque a ramené le montant de ses injections de 102,5 MMDH à 83,5 MMDH, dont 39,3 MMDH sous forme d’avances à 7 jours, 22,1 MMDH à travers les opérations de pensions livrées, 22 MMDH au titre des opérations de prêts garantis accordés dans le cadre des programmes de soutien au financement de la TPME et 31 millions (MDH) sous forme de swap de change ». Comme le souligne l’organisme public dans son rapport, c’est dans ce contexte que « la duration moyenne résiduelle des interventions de la Banque est passée de 45,1 jours à 50,4 jours et le taux interbancaire est demeuré aligné sur le taux directeur, se situant à 2,55% en moyenne, niveau intégrant l’effet de la décision du Conseil de la Banque de relever en mars dernier le taux directeur de 50 points de base ». Toujours selon le rapport de Bank Al-Maghrib, les dernières données disponibles indiquent une nouvelle atténuation du déficit de liquidité bancaire à 66,9 MMDH en moyenne en avril et mai 2023. De plus, au niveau du marché des bons du Trésor, l’organisme public note que les taux ont poursuivi globalement leur augmentation au premier trimestre aussi bien sur le marché primaire que secondaire. Après analyse, il ressort également du rapport que « durant les mois d’avril et mai, la tendance haussière des rendements s’est maintenue sur le marché primaire pour les maturités moyennes et longues, tandis que ceux à court terme ont marqué de légères baisses ». Il est à noter que des évolutions similaires ont été également observées sur le marché secondaire, pour l’ensemble des maturités à l’exception de celles du moyen terme qui ont affiché des taux quasiment inchangés, selon Bank Al-Maghrib. Dans le même sens, poursuit l’institution publique, « sur le marché de la dette privé, les taux assortissant les émissions des certificats de dépôt ont poursuivi leur hausse au premier trimestre de 2023 ». En ce qui concerne les taux créditeurs, le rapport de BAM sur la politique monétaire fait état d’une augmentation trimestrielle de 14 points de base à 2,38% en moyenne pour les dépôts à 6 mois et de conditions et note un accroissement du coût de financement des banques de 7 points par rapport au quatrième trimestre 2022. A ce propos, « les dernières données disponibles relatives au mois d’avril indiquent une baisse mensuelle du taux des dépôts à 6 mois de 6 points de base à 2,43% et une hausse de celui des dépôts à 12 mois de 34 points à 2,92% », a indiqué BAM. Quant aux taux débiteurs, ils ont connu une augmentation trimestrielle de 53 points de base du taux moyen global à 5,03%, selon les résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des banques relatifs au premier trimestre de 2023. D’après le rapport de BAM, «par secteur institutionnel, les taux assortissant les prêts aux entreprises ont progressé de 68 points à 4,98%, reflétant des hausses de 79 points de ceux des facilités de trésorerie et de 43 points de ceux des prêts à l’équipement». S’agissant des crédits aux particuliers, le document révèle que ceux à la consommation ont progressé de 55 points tandis que ceux à l’habitat ils sont restés quasi-stables. Alain Bouithy
Maroc. Le besoin en liquidité des banques s’atténue

Le besoin en liquidité des banques s’est atténué au cours du mois de décembre 2021 pour s’établir à 64,8 milliards de dirhams en moyenne hebdomadaire, a annoncé Bank Al-Maghrib précisant que cette variation reflète essentiellement la hausse des réserves de change. Il avait atteint 71,5 milliards un mois auparavant. C’est dans ce contexte que la Banque centrale annonce qu’elle a injecté un montant total de 82,8 milliards. Lequel inclut 36,5 milliards à travers les avances à 7 jours, 22,7 milliards sous forme d’opérations de pension livrée, 23,5 milliards via les prêts garantis et 60 millions de dirhams au titre de swap de change, précise la banque centrale. Il est à noter qu’au cours de la même période le taux interbancaire s’est maintenu à 1,50% et le volume journalier des échanges sur le marché interbancaire s’est établi à 3,9 milliards de dirhams», relève Bank Al-Maghrib dans sa revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière de janvier 2022. Pour leur part, les taux des bons du Trésor n’ont pas connu de variations importantes aussi bien sur le compartiment primaire que secondaire, a constaté l’institution publique de même source. En revanche, les données montrent que «les taux de rémunération des dépôts à terme ont enregistré en novembre des hausses mensuelles de 2points de base à 2,15% pour ceux à 6 mois et de 30 points à 2,51% pour ceux à un an», a-t-elle fait remarquer. Se basant sur les résultats de son enquête auprès des banques au titre du troisième trimestre 2021, Bank Al-Maghrib note que les taux débiteurs ont indiqué une quasi-stabilité du taux moyen global à 4,35%. Dans le détail, et par secteur institutionnel, il ressort que «les taux assortissant les prêts aux particuliers sont restés quasiment inchangés à 5,20%, recouvrant un accroissement de 66 points des taux appliqués aux comptes débiteurs et crédits de trésorerie, une baisse de 13 points de ceux des prêts à la consommation et une stabilité de ceux des crédits à l’habitat», a poursuivi la Banque centrale. S’agissant des taux appliqués aux prêts octroyés aux entreprises, la Banque centrale fait état d’une augmentation de 13 points. Ce qui, a-t-elle expliqué, traduit notamment «des hausses de 12 points pour les prêts aux grandes entreprises et de 15 points pour ceux aux TPME». Dans sa publication, Bank Al-Maghrib analyse également l’évolution de la masse monétaire faisant ainsi remarquer que l’agrégat M3 s’est accru de 7,1% en novembre dernier après 7,2% un mois auparavant. Par principale composante, la Banque centrale note que «les dépôts à vue auprès des banques ont vu leur taux d’accroissement revenir de 7,6 à 7,5%». Selon ses explications, cette évolution est notamment due à la décélération de la progression de ceux des ménages de 6,8% à 6,2%, a-t-elle indiqué ajoutant que les titres des OPCVM monétaires se sont également accrus mais de 30% au lieu de 30,5% un mois auparavant. Notons que les dépôts à terme ont connu «une hausse de 4,6% après celle de 3,3% avec en particulier une nette atténuation du recul de ceux des autres sociétés non financières de 10,1% à 0,7% et un accroissement de ceux des agents financiers de 59,9% après 57,9% en octobre», selon l’institution publique qui note en outre que la circulation fiduciaire et les dépôts en devises ont augmenté respectivement de 5,8% et de 28,4% au lieu de 5,4% et de 21,9%. Par source de création monétaire, il ressort que le crédit bancaire s’est accru de 2,8% en novembre contre 3,1% en octobre, suite à une baisse du crédit destiné au secteur financier de 5% et une stabilisation de la croissance des prêts au secteur non financier à 4,1%, souligne-t-on dans la revue. Par secteur institutionnel, le crédit aux entreprises privées s’est accru de 4% contre 3,9% en octobre. Cette hausse reflète essentiellement des accélérations des accroissements des facilités de trésorerie de 9,1% à 9,7% et des prêts à l’équipement de 0,7% à 1,8%. Recouvrant une hausse des facilités de trésorerie de 2% après un recul de 5,7% et une accentuation de la baisse des prêts à l’équipement de 14% à 14,7%, les concours aux entreprises publiques ont connu une diminution de 1,3%, après celle de 1,8%. A noter que le rythme de progression des crédits aux ménages « s’est stabilisé à 5%, avec notamment une quasi-stabilité du taux d’accroissement des prêts à l’habitat à 5,3% et une accélération de celui des crédits à la consommation de 1,5% à 2,3%», selon Bank Al-Maghrib. Notons également que la hausse de 5,8% des créances en souffrance alors que leur ratio au crédit bancaire est resté inchangé à 8,8%; l’augmentation des avoirs officiels de réserve de 10,6% en novembre; tandis que l’accroissement annuel des créances nettes sur l’administration centrale est resté inchangé à 8,3% ainsi que l’augmentation de 11% des agrégats de placements liquides. Alain Bouithy