Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement mobilisent près de 2,4 milliards d’euros pour l’énergie, l’emploi et l’agriculture

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement (AFD) ont organisé le 23 janvier 2025 à Abidjan, une réunion d’échange sur le renforcement de leurs investissements conjoints et un meilleur alignement sur les priorités de développement de l’Afrique. De hauts responsables des deux institutions ont précisé à cette occasion, leurs priorités communes dans les secteurs à fort impact : l’énergie (notamment dans le cadre de l’initiative Mission 300), l’emploi et les compétences, l’entrepreneuriat, l’eau et l’agriculture. Ils se sont également engagés à accélérer la mise en œuvre de leur partenariat de cofinancement qui a déjà mobilisé près de 2,4 milliards d’euros. Ces discussions, qui se sont déroulées au siège de la Banque, alimenteront directement les négociations prévues dans le cadre d’un nouvel accord de partenariat. La vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, Nnenna Nwabufo, a indiqué que le partenariat était entré dans une phase décisive, l’accord de partenariat actuel pour la période 2021-2026 arrivant à son terme. Mme Nwabufo et Adama Mariko, directeur exécutif de l’AFD chargé de la mobilisation, des partenariats et de la communication, ont également convenu d’accélérer la mise en œuvre des projets. « Nous disposons d’un solide pipeline d’opportunités, a déclaré Mme Nwabufo. En nous concentrant davantage sur quelques secteurs à fort impact et en passant plus rapidement du stade de projet dans le pipeline à celui de la mise en œuvre, nous pouvons accroître considérablement notre impact commun au profit des populations africaines. » Elle a ajouté que l’orientation stratégique proposée par la Banque place les partenariats au cœur des efforts visant à mobiliser des capitaux à grande échelle, à exploiter le dividende démographique de l’Afrique et à construire des infrastructures résilientes au climat. M. Mariko a déclaré que la réunion a rehaussé les ambitions pour la prochaine phase de la coopération. « Ce travail approfondi est intervenu à un moment stratégique, coïncidant avec la transition à la tête de la Banque africaine de développement et la dernière année de l’accord-cadre de partenariat, a déclaré M. Mariko. Nous avons réaffirmé nos secteurs prioritaires, en particulier, l’entrepreneuriat, l’emploi, la formation professionnelle et l’agriculture et exploré les possibilités de collaboration sur des initiatives clés, telles que la Nouvelle architecture financière africaine. » La réunion a également permis de discuter des possibilités de cofinancement à court terme et des actions prioritaires pour débloquer les projets déjà en cours. Au-delà du financement, les participants ont exploré le renforcement de la collaboration institutionnelle, notamment par des échanges de personnel et une coordination plus étroite entre les équipes régionales et sectorielles. BAD
Une nouvelle étape pour renforcer l’entrepreneuriat et l’emploi au Maroc : La BAD impulse une dynamique axée sur les résultats

Contribuer à transformer le potentiel entrepreneurial en impact La Banque africaine de développement (BAD) a officiellement lancé, lundi 26 janvier à Rabat, le Programme d’appui et de financement de l’entrepreneuriat pour la création d’emplois (PAFE-Emplois), annonce l’institution panafricaine. Le lancement du nouveau dispositif a eu lieu lors d’un atelier réunissant une quarantaine de participants dont des représentants des institutions nationales, des partenaires techniques et financiers ainsi que les équipes chargées de sa mise en œuvre, précise la Banque panafricaine. Ce programme « a pour objectif de soutenir les dispositifs publics d’accompagnement des entrepreneurs, le financement d’un entrepreneuriat inclusif, le renforcement des mécanismes d’incitation destinés aux très petites et moyennes entreprises (TPME) et le soutien aux approches opérationnelles innovantes en faveur de l’emploi », souligne la BAD dans un communiqué. Le PAFE-Emplois « permettra de promouvoir la création d’emplois en développant les TPME et contribuera à instaurer une culture axée sur les résultats, notamment en matière d’impact sur l’emploi », ajoute la même source. Dans le cadre dudit programme, soutenu par l’Initiative pour le financement en faveur des femmes en Afrique (AFAWA – Affirmative Finance Action for Women in Africa) via Women Entrepreneurs Finance Initiative (We-Fi), l’institution financière annonce que « les femmes entrepreneuses recevront une subvention qui les aidera à finaliser la préparation de leurs projets et à lever des fonds ». Comme l’explique Achraf Tarsim, responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Maroc, « en liant les lignes de garanties et subventions à l’investissement pour les TPME à des objectifs emplois, ce nouveau financement axé sur les résultats contribuera à transformer le potentiel entrepreneurial en impact ». Selon lui, ce dispositif « permettra de renforcer davantage l’efficacité des projets et de catalyser durablement le développement économique local en offrant aux jeunes et aux entrepreneurs les moyens de façonner leur avenir. » Le PAFE-Emplois « se veut être une réponse à cette ambition : faire de l’entrepreneuriat et des TPME un levier central de création d’emplois formels et durables», insiste, pour sa part, le directeur-adjoint du Trésor et des Finances extérieures chargé du secteur financier, Abdeljalil El Hafre. Il est important de noter qu’outre l’apport de l’AFWA, le PAFE-Emplois bénéficie également du soutien d’autres partenaires institutionnels, notamment le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des politiques publiques et Tamwilcom. Toujours selon l’institution financière, le programme « compte également sur l’implication d’autres partenaires techniques et financiers comme la Banque allemande de développement (KFW) et la Banque islamique de développement (BID) ». Il est à rappeler que l’atelier de lancement a présenté le cadre stratégique et la gouvernance du programme, les mécanismes de financement axés sur les résultats, ainsi que les normes environnementales et sociales, souligne la BAD dans son communiqué précisant que les discussions ont également permis d’identifier les priorités opérationnelles pour la phase de démarrage et de définir une feuille de route partagée entre les différents acteurs. A titre de rappel, depuis 1978, le Groupe de la Banque africaine de développement a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets et programmes au Maroc, ajoute la Banque africaine précisant que ses interventions couvrent des secteurs stratégiques tels que le transport, la protection sociale, l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’agriculture, la gouvernance et le secteur financier. Alain Bouithy
Le Groupe de la Banque africaine de développement renforce ses liens stratégiques avec la Corée pour promouvoir l’échange de connaissances et la coopération au développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement a renouvelé un accord clé avec l’École de politique publique et de gestion de l’Institut coréen de développement (Korea Development Institute (KDI) School of Public Policy and Management), dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer les partenariats, à promouvoir le développement du capital humain et à favoriser l’échange de connaissances entre le Groupe de la Banque et la Corée. Lors d’une visite officielle en République de Corée en novembre 2025, le vice-président du Groupe de la Banque chargé de la Gestion des personnes et des talents, Jacques Edjangue, a signé un protocole d’accord prolongeant le partenariat, qui a débuté en 2014. Le protocole d’accord donne au personnel du Groupe de la Banque, la possibilité d’acquérir des connaissances pratiques tirées de l’expérience de la Corée en matière de développement et de les appliquer à la transformation structurelle et à la croissance économique de l’Afrique. Il offre également aux étudiants du KDI des opportunités de stage au sein de la Banque, favorisant ainsi un échange de connaissances et d’expertise dans les deux sens. « Le renouvellement du protocole d’accord avec le Groupe de la Banque africaine de développement renforce notre partenariat et notre engagement en faveur du développement du capital humain et de l’échange de connaissances », a déclaré M. Joon-Kyung Kim, doyen de la KDI School of Public Policy and Management. « Cette collaboration permet au personnel du Groupe de la Banque africaine de développement de tirer parti de l’expérience de la Corée en matière de développement, offre aux étudiants du KDI de précieuses opportunités de stage. Nous nous réjouissons de développer des initiatives conjointes qui soutiennent la croissance durable et le développement inclusif de l’Afrique », a-t-il ajouté. Lors de son séjour à Séoul, la capitale coréenne et à Daejeon, à 160 kilomètres de là, M. Edjangue a rencontré des représentants d’agences gouvernementales, du secteur privé et d’institutions universitaires de premier plan, notamment du ministère de l’Économie et des Finances, de l’Institut coréen de politique économique internationale (Korea Institute for International Economic Policy, KIEP), du Centre mondial d’échange et de développement des connaissances KDI (KDI Global Knowledge Exchange & Development Center, GKEDC), de l’Institut supérieur coréen des sciences et technologies (Korea Advanced Institute of Science and Technology, KAIST), de la Fondation Corée-Afrique (Korea-Africa Foundation) et de la société LG. Il s’est également entretenu avec le doyen et le vice-doyen du Groupe des ambassadeurs africains en Corée, avec qui, il a partagé la vision du Groupe de la Banque africaine de développement pour une Afrique prospère, inclusive, dynamique et résiliente au climat. M. Edjangue a participé au Salon annuel des carrières des institutions financières internationales de Corée, organisé par le ministère de l’Économie et des Finances. Il y a souligné le rôle essentiel du développement du capital humain, du transfert de technologie et de la collaboration internationale dans la progression de la transformation socioéconomique de l’Afrique. Lors de ce salon, M. Edjangue a encouragé les jeunes professionnels talentueux à postuler au Programme des jeunes professionnels de la Banque et à explorer un large éventail d’opportunités, dont des postes permanents, des postes de consultants, des postes de détachement et des stages, réaffirmant ainsi l’engagement de la Banque à former la prochaine génération de leaders dans le domaine du développement. « J’admire et je suis profondément impressionné par le parcours de la Corée en matière de développement. Il y a quelques décennies, le pays était confronté à des défis similaires à ceux de nombreux pays africains et a, depuis, réalisé une croissance rapide, inclusive et transformatrice », a-t-il souligné. M. Edjangue a relevé que le leadership de la Corée en matière d’IA, de robotique, de technologies vertes et de culture sert de modèle aux pays africains pour faire un bond en avant dans l’innovation et le développement durable. Il a également réaffirmé l’engagement du Groupe de la Banque à approfondir son partenariat avec la Corée à travers des initiatives telles que la Conférence ministérielle de coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC), la reconstitution des ressources du Fonds africain de développement, la Facilité d’investissement énergétique Corée-Afrique (Korea-Africa Energy Investment Facility, KAEIF) et le Programme de partage des connaissances. Banque africaine de développement
Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Union du Maghreb Arabe renforcent leur partenariat pour accélérer l’intégration régionale et l’emploi des jeunes

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Union du Maghreb Arabe (UMA) ont tenu le 15 décembre 2025, à Tunis, la première réunion de leur Comité de pilotage conjoint afin de renforcer l’intégration régionale, stimuler l’emploi des jeunes et accroître l’impact des investissements au Maghreb. Cette réunion de haut niveau, marque une nouvelle étape dans le partenariat stratégique entre la Banque et l’Union, fondée sur une vision commune de l’intégration régionale comme levier essentiel de transformation économique, sociale et humaine dans les pays du Maghreb. Elle s’inscrit dans le cadre de l’accord de coopération signé en 2000 et renouvelé par une feuille de route triennale ambitieuse (2026–2029). Les échanges entre les différentes parties ont porté sur les réalités économiques régionales, les perspectives d’intégration dans un contexte mondial marqué par des chocs multiples, ainsi que sur les priorités opérationnelles à fort impact régional. Les participants ont également examiné le portefeuille régional de la Banque en Afrique du Nord, les enseignements tirés de la mise en œuvre du Document de stratégie d’intégration régionale (2020–2026) et les orientations du futur cadre stratégique. « L’intégration régionale est au cœur du mandat de la Banque africaine de développement depuis sa création. À travers ce partenariat avec l’UMA, nous renforçons notre engagement à soutenir des projets structurants capables de transformer durablement les économies du Maghreb de manière inclusive et au bénéfice des populations », a déclaré Malinne Blomberg, directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord du Groupe de la Banque. La directrice du Bureau de coordination de l’intégration régionale de la Banque, Joy Kategekwa, a rappelé : « La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) offre à l’Afrique du Nord une fenêtre d’opportunité pour s’intégrer davantage avec le reste du continent. Le dialogue renouvelé entre nos deux institutions et la coopération dynamique qui en découle permettront, avec l’appui actif du secteur privé qui a un rôle prépondérant à jouer, de faire progresser l’Agenda de l’intégration régionale du Maghreb comme jamais auparavant. » Au cours de la réunion, une attention particulière a également été accordée à l’insertion professionnelle et à l’emploi des jeunes et des femmes, considérés comme une priorité stratégique pour la stabilité et la prospérité de la région. Les discussions ont mis en lumière le potentiel encore largement inexploité du commerce intra-maghrébin, qui demeure parmi les plus faibles au monde, ainsi que le rôle central du secteur privé dans la création de chaînes de valeur régionales, la promotion de la ZLECAf et la diversification économique. Des pistes concrètes ont été identifiées dans les domaines des infrastructures régionales, de la connectivité énergétique et numérique, de la sécurité alimentaire et du développement des statistiques régionales. « Face aux défis économiques, climatiques et géopolitiques, le partenariat entre l’UMA et la Banque africaine de développement constitue un levier essentiel pour relancer la dynamique d’intégration régionale et renforcer la résilience de nos économies », a souligné Amina Selmane, directrice de l’Union du Maghreb Arabe. À travers cette initiative, la Banque africaine de développement réaffirme son engagement à accompagner l’UMA et ses États membres dans la construction d’un Maghreb plus intégré, plus inclusif et tourné vers une croissance durable, conformément à ses priorités stratégiques et aux objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. À propos de l’UMA : L’Union du Maghreb Arabe (UMA) est une organisation économique et politique formée par les cinq pays du Maghreb — à savoir l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Tunisie, ainsi que la Mauritanie — et dont le siège du secrétariat général est situé au Maroc, à Rabat. Fondée en février 1989, son objectif est de créer des rapports de fraternité entre les états membres et faciliter la libre circulation des biens et des personnes. Banque africaine de développement
Le Fonds africain de développement lève un montant historique de 11 milliards de dollars, marquant le début d’une nouvelle ère pour l’appropriation africaine et le développement axé sur l’investissement

Le Fonds africain de développement (FAD), la branche de financement concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, a obtenu un montant record de 11 milliards de dollars de contributions auprès de 43 partenaires dans le cadre de la 17e reconstitution de ses ressources (FAD-17). Il s’agit de la plus importante reconstitution de l’histoire du Fonds en dépit de sérieuses contraintes budgétaires au niveau mondial et d’une baisse des budgets consacrés à l’aide au développement. Ce résultat, qui représente une hausse de 23 % par rapport à la reconstitution précédente, envoie un signal clair de confiance dans les perspectives de développement de l’Afrique, dans le leadership du Groupe de la Banque et dans un nouveau modèle de développement axé sur l’investissement, le partage des risques et la mise à l’échelle. « Il ne s’agit pas seulement d’une reconstitution de ressources », a déclaré M. Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement. « C’est un tournant. Dans l’un des environnements mondiaux les plus difficiles pour le financement du développement, nos partenaires ont choisi l’ambition plutôt que la réduction des dépenses, et l’investissement plutôt que l’inertie. » L’Afrique s’engage en tant que co-investisseur dans son propre avenir Pour la première fois dans l’histoire du Fonds, 23 pays africains ont apporté des contributions sans précédent à leur propre guichet de financement concessionnel. Au total, 182,7 millions de dollars ont été promis par les pays africains, dont 19 ont contribué pour la première fois aux côtés des contributeurs régionaux de longue date. Cela représente un montant multiplié par cinq par rapport à la reconstitution précédente. « Ce n’est pas symbolique », a souligné M. Ould Tah. « C’est une véritable transformation. L’Afrique n’est plus seulement bénéficiaire de financements concessionnels. L’Afrique est désormais co-investisseur dans son propre avenir. » De l’aide à l’investissement : une nouvelle ère financière pour les financements concessionnels Le FAD-17 marque un changement structurel dans la manière dont les ressources concessionnelles seront utilisées. Les partenaires ont approuvé un nouveau modèle financier qui permet au Fonds africain de développement de : Chaque dollar investi par le biais du Fonds permet déjà de débloquer plus de 2,50 dollars de cofinancement et de capitaux privés, un ratio qui devrait encore augmenter dans le cadre du nouveau modèle. « Cela permet au financement concessionnel de remplir sa mission première, à savoir absorber les risques, débloquer les investissements privés et accélérer le développement à grande échelle », a assuré M. Ould Tah. Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Sidi Ould Tah, qui conduisait ses premières négociations du Fonds africain de développement, a obtenu un soutien exceptionnel pour reconstituer les ressources du Fonds et faire avancer son programme de développement fondé sur les Quatre points cardinaux. Une nouvelle génération de partenariats à grande échelle Le FAD-17 établit également, pour la première fois, des partenariats de cofinancement concessionnel à grande échelle parallèlement au Fonds. Les partenaires financiers au développement ont annoncé des engagements importants, notamment : Ces partenariats marquent le lancement d’une nouvelle génération de collaborations à grande échelle et à risque partagé, renforçant considérablement la capacité du Fonds à mener à bien des projets transformationnels dans les environnements les plus difficiles. Avoir de l’impact là où cela compte le plus Les ressources mobilisées dans le cadre du FAD-17 soutiendront 37 pays africains fragiles et à faible revenu, en mettant l’accent sur : Un soutien ciblé continuera d’être apporté aux pays fragiles et vulnérables, notamment par le biais de la Facilité d’appui à la transition. Un signe de confiance à l’échelle mondiale Coorganisée par le Royaume-Uni et le Ghana, la session d’annonce des contributions, qui s’est tenue à Londres, a conclu un processus de reconstitution des ressources qui a duré un an et s’est déroulé dans un contexte mondial exceptionnellement incertain. « Le Royaume-Uni est fier de coorganiser la 17e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement aux côtés de la République du Ghana », a déclaré la baronne Jenny Chapman, ministre d’État britannique chargée du Développement international et de l’Afrique. « Nous avons un partenariat de longue date avec la Banque africaine de développement et la soutenons dans sa volonté de promouvoir une croissance durable et inclusive sur le continent, dans l’intérêt du Royaume-Uni et de nos partenaires africains. » Pour Thomas Nyarko Amprem, vice-ministre ghanéen des Finances, le Fonds est un « instrument stratégique du Groupe de la Banque pour réduire la vulnérabilité sur le continent ». « Le succès de l’ADF-17 confirme la solide confiance internationale dans l’orientation stratégique du Fonds et dans le potentiel de l’Afrique à obtenir des résultats à grande échelle », a affirmé M. Ould Tah. « Cette reconstitution va au-delà de l’aide. Il s’agit d’un investissement stratégique, avec des retours mesurables en termes de stabilité, de croissance, de commerce et de résilience mondiale. » À propos du Fonds africain de développement Depuis sa création en 1972, le Fonds africain de développement a accordé plus de 45 milliards de dollars de financements sous forme de dons, de prêts concessionnels et de garanties aux pays les plus pauvres d’Afrique. Le Fonds demeure la pierre angulaire du financement multilatéral du développement mené par l’Afrique ainsi qu’un instrument central de la mission du Groupe de la Banque africaine de développement pour stimuler une croissance inclusive et durable sur tout le continent. banque africaine de developpement
La Banque africaine de développement et la BERD publient, avec le soutien de l’ambassade du Royaume-Uni, le « Profil entrepreneurial de la Tunisie 2025 »

La Banque africaine de développement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont dévoilé, aujourd’hui (16 décembre, Dnr) à Tunis, le « Profil entrepreneurial de la Tunisie 2025 », une étude conjointe financée par l’ambassade du Royaume-Uni. Ce rapport dresse un panorama complet de l’écosystème entrepreneurial tunisien et identifie les leviers à activer pour libérer le potentiel du secteur privé, moteur essentiel de la croissance et de la création d’emplois. Fruit d’un travail collaboratif avec les autorités tunisiennes, le rapport met en lumière les forces et défis de l’entrepreneuriat en Tunisie et analyse en profondeur les dynamiques sectorielles et territoriales tout en mettant en évidence le potentiel des porteurs de projets et des TPME dans la création d’emplois de qualité. Il met également en avant des recommandations opérationnelles destinées à soutenir les réformes publiques et à structurer un environnement entrepreneurial plus dynamique et inclusif. Malinne Blomberg, directrice générale adjointe du Groupe de la Banque africaine de développement en Afrique du Nord et responsable pays en Tunisie a souligné que le pays disposait d’un vivier d’entrepreneurs dynamiques et résilients, et que son profil entrepreneurial fournissait une base factuelle solide pour concevoir des programmes adaptés à son potentiel, capables de stimuler l’investissement, la création et la croissance des entreprises, l’emploi et l’inclusion économique. Selon Richard Jones, directeur SEMED (Sud et Est de la Méditerranée) du groupe Financement et Développement des PME de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, « ce rapport illustre la complémentarité des actions de la BERD et de la Banque africaine de développement pour promouvoir un secteur privé inclusif et compétitif en Tunisie. Il s’inscrit dans une démarche commune visant à créer un environnement favorable à l’investissement et à l’entrepreneuriat durable ». « Le Profil entrepreneurial de la Tunisie 2025 fournit aux autorités tunisiennes une base de données unique pour cibler leurs politiques d’appui à l’entrepreneuriat et aux TPE », a déclaré Roderick Drummond, ambassadeur du Royaume-Uni en Tunisie. Avant d’ajouter :« Les analyses que permet ce type d’enquête sont très importantes pour informer les politiques publiques d’appui à l’entrepreneuriat et aux TPE. » L’étude fournit une analyse intégrée combinant données économiques, enquêtes de terrain et diagnostics sectoriels, facilitant ainsi la mise en place de mesures publiques ciblées Elle met également en lumière les leviers permettant de dynamiser l’activité entrepreneuriale, de favoriser la création d’entreprises et de soutenir la croissance ainsi que la formalisation des entreprises existantes. Le rapport préconise par ailleurs une série de mesures prioritaires comportant, entre autres, l’optimisation des mécanismes d’accès au financement pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), l’intégration de ces entreprises dans des chaînes de valeur locales et régionales, la promotion de l’entrepreneuriat féminin, ainsi que l’extension de la couverture et la modernisation des services d’accompagnement des entrepreneurs potentiels et établis. La publication de ce rapport marque une étape importante dans la coopération tripartite entre la Banque africaine de développement, la BERD et l’ambassade du Royaume-Uni en Tunisie, alignée sur les priorités nationales de développement économique du pays. Banque africaine de développement
La Banque africaine de développement exclut Tetralink Taylor & Associates East Africa Limited pour 24 mois pour pratique frauduleuse

Le Groupe de la Banque africaine de développement annonce (lundi 15 décembre, Dnr) l’exclusion, pour une durée de 24 mois, de Tetralink Taylor & Associates East Africa Limited, un cabinet de conseil enregistré en République du Kenya, ainsi que de toutes ses filiales, y compris Tetralink Taylor & Associates (Tanzania) Limited et Tetralink Taylor & Associates (Rwanda) Limited. Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement a établi que Tetralink Taylor & Associates East Africa Limited a commis une pratique frauduleuse lors d’un processus de recrutement pour des services de conseil visant à concevoir une stratégie de renforcement des capacités, pour certains groupes de pays membres de la Banque, dans le cadre des activités de l’Institut africain de développement. Pendant la période d’exclusion, Tetralink Taylor & Associates East Africa Limited et toutes les entités sous le contrôle de la société ne seront pas éligibles à participer aux activités financées par le Groupe de la Banque africaine de développement. Tetralink Taylor & Associates East Africa Limited est tenue de mettre en œuvre un programme de conformité à l’intégrité avant de pouvoir être rééligible aux activités financées par le Groupe de la Banque africaine de développement après la période d’exclusion. À propos du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement est responsable de la prévention, de la dissuasion et de l’investigation des allégations de corruption, de fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque. Le personnel de la Banque africaine de développement et le public peuvent utiliser les canaux sécurisés du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption pour signaler les pratiques passibles de sanctions au sein de la Banque ou dans les opérations financées par le Groupe de la Banque. banque africaine de developpement
Algérie : le Groupe de la Banque africaine de développement approuve un financement de 747 millions d’euros pour la première tranche de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Ménéa

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé (récemment, Dnr) un prêt de 747,32 millions d’euros destiné à financer la première tranche du projet de construction de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Ménéa (495 km). Cette infrastructure stratégique vise à renforcer la connectivité territoriale, stimuler le développement économique du Sud algérien et soutenir l’intégration régionale.Cette nouvelle infrastructure ferroviaire figure parmi les projets d’investissement prioritaires du pays. Elle vise à faciliter les déplacements des voyageurs et le transport des marchandises. Elle permettra également de réduire les coûts logistiques et d’optimiser l’acheminement des productions agricoles et industrielles. Enfin, elle favorisera une exploitation durable des ressources économiques des régions sahariennes. « Ce projet ferroviaire structurant contribuera à transformer durablement les dynamiques économiques du Sud algérien. Il ouvrira de nouvelles perspectives pour le commerce, l’emploi et la compétitivité des territoires », a déclaré Abdoulkader Dileita, responsable pays de la Banque africaine de développement en Algérie. « La Banque est fière d’accompagner l’Algérie dans la mise en œuvre de ses infrastructures stratégiques. » La première tranche du projet comprend plusieurs volets, notamment la construction des segments prioritaires de la ligne et l’installation d’équipements ferroviaires modernes. Des systèmes de sécurité et de signalisation de dernière génération seront mis en place. Le projet prévoit également l’aménagement de plateformes économiques et sociales à destination des jeunes, des femmes et des acteurs locaux. Enfin, les conditions techniques et opérationnelles nécessaires à l’extension future du réseau seront préparées. Ce financement s’inscrit dans la vision de transformation nationale portée par le gouvernement algérien, qui considère le développement du réseau ferroviaire comme un levier majeur de diversification économique, de réduction des disparités régionales et de transition vers des modes de transport plus durables. Ce projet ferroviaire contribuera directement aux priorités stratégiques de la Banque africaine de développement et s’inscrit dans le quatrième point cardinal relatif au développement d’infrastructures résilientes et à la valorisation des matières premières. Il marque également une étape clé dans le partenariat entre l’Algérie et la Banque et reflète l’ambition partagée d’investir dans des infrastructures modernes, résilientes et au service de la croissance inclusive. Banque africaine de developpement