Maroc/AMMC: Nezha HAYAT réélue à la Présidence du Comité régional Afrique et Moyen-Orient de l’OICV

Mme Nezha HAYAT, Présidente de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a été réélue pour un deuxième mandat à la présidente du Comité régional Afrique et Moyen-Orient (AMERC) de l’Organisation Internationale des Commissions de Valeurs (OICV). « A ce titre, l’AMMC conserve son siège au sein du Conseil d’Administration de l’Organisation internationale des commissions de valeurs », a indiqué l’Autorité marocaine du marché des capitaux dans un communiqué. Le Comité régional de l’Afrique et du Moyen-Orient de l’OICV est le comité qui regroupe les régulateurs des marchés financiers de la région et dont les travaux ont pour objectif l’examen, l’échange d’information et la promotion des questions spécifiques au développement des marchés des capitaux. L’AMERC comprend 28 membres ordinaires et 12 membres associés. Tous représentent les régulateurs de la région Afrique et Moyen-Orient. En tant que membre du Conseil d’Administration de l’OICV, l’AMMC prend activement part aux débats internationaux et aux discussions sur l’évolution de la règlementation financière, rappelle-t-on.
Maroc: Le Conseil de la Concurrence et l’AMMC signent une convention de coopération

Le Conseil de la Concurrence et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) ont signé, mardi 9, à Rabat, une convention de coopération portant sur l’instauration d’un cadre de concertation autour des aspects liés à la régulation concurrentielle dans le marché des capitaux. Cette convention a été signée par la Présidente de l’AMMC, Nezha Hayat et le Président du Conseil de la Concurrence, Ahmed Rahhou. Elle s’inscrit dans le cadre de la volonté des deux institutions de créer une dynamique de coopération, d’échange et de complémentarité qui garantit l’effectivité et la pérennité de leurs actions communes, pour une bonne gouvernance, conformément au cadre légal régissant les deux parties. Cette coopération permettra de communiquer et d’échanger les informations et les documents utiles ainsi que l’expertise, concernant les sujets d’intérêt commun. Ainsi, les deux instances œuvreront à initier des actions de sensibilisation et d’accompagnement des opérateurs du secteur du marché des capitaux, en vue de favoriser le respect des meilleures normes et pratiques concurrentielles et in fine, promouvoir une concurrence libre et loyale. Le rapprochement entre l’AMMC et le Conseil de la Concurrence donnera lieu, également, à la co-organisation de manifestations scientifiques, permettant d’asseoir des visions communes sur les problématiques touchant les règles de la concurrence. La première de ces manifestations est prévue pour le premier trimestre 2022, avec l’organisation d’un colloque réunissant les principaux acteurs du marché. Il est à rappeler que le Conseil de la Concurrence est une institution constitutionnelle indépendante chargée de la régulation concurrentielle, de la transparence et de l’équité des relations économiques, qui aspire à convaincre et à orienter les comportements des acteurs de la concurrence, en contribuant au raffermissement de la bonne gouvernance, de l’État de droit dans le monde économique et de la protection du consommateur. L’AMMC est l’autorité de régulation du marché marocain des capitaux. L’Institution a pour missions de veiller à la protection de l’épargne investie en instruments financiers et au bon fonctionnement et à la transparence du marché des capitaux au Maroc.
Maroc. L’endettement financier des entreprises non financières décélère en 2020

Le rythme d’évolution annuelle de la dette financière des entreprises non financières a ralenti à 2,4% au terme de l’année 2020, après une progression de 3,9% en 2019, pour s’établir à près de 807,7 milliards de dirhams. « Ce ralentissement s’expliquerait par la baisse voire l’arrêt d’activité résultant des effets de la pandémie », indiquent Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Dans un rapport sur la stabilité financière 2020, rendu public récemment, ces trois institutions publiques précisent que ce ralentissement concerne à la fois la croissance de la dette financière des entreprises privées (3,5% après 5% une année auparavant) et celle des entreprises publiques (0,3% à fin 2020 contre 1,9% en 2019). Pour rappel, plus de 16% des entreprises ont été en arrêt définitif ou temporaire au terme du second semestre de 2020, comme l’avait révélé le Haut-commissariat au plan (HCP) au terme d’une enquête menée en début d’année dans le cadre du suivi des effets de la crise Covid-19 sur l’activité des entreprises. Dans leur rapport, BAM, l’ACAPS et l’AMMC soulignent qu’en dépit de la décélération de l’endettement financier des entreprises, le ratio de leur dette rapportée au PIB s’est inscrit en hausse de 74,1% à fin 2020 après son maintien à 68,4% en 2018 et 2019. A en croire ces trois organismes, « cette évolution est imputable à la forte contraction du PIB en 2020 dans le sillage de la crise sanitaire». Dans le détail, il ressort du rapport que l’endettement financier des entreprises privées, qui constitue les deux tiers de la dette financière globale des entreprises non financières, s’est chiffré à 531,4 milliards de dirhams au terme de l’année écoulée, ce qui représente 49,6% du PIB. Selon les auteurs dudit rapport, « cette évolution s’explique essentiellement par le ralentissement de leur dette bancaire, passant de 6,1% à 3,3% d’une année à l’autre, qui continue de constituer leur principale source de financement (89%) ». Poursuivant sa tendance baissière entamée depuis 2015, le rythme de progression de la dette financière des entreprises publiques a marqué un léger accroissement de 0,3% en 2020 pour atteindre 276,3 milliards de dirhams, soit 25,8% du PIB après 23,9% à fin 2019. D’après BAM, l’ACAPS et l’AMMC, « cette décélération est imputable au recul de la composante extérieure de leur endettement financier qui s’est repliée de 2% après une baisse de 1,1% en 2019 ». A noter également le ralentissement à 2,8% des emprunts bancaires des entreprises non financières qui se sont établis à 525,4 milliards de dirhams, après une croissance de 5,4% enregistrée en 2019. Ces emprunts ont ainsi représenté 48,2% du PIB, correspondant à un bond de 3,9 points de pourcentage par rapport à 2019, selon la même source qui indique, par ailleurs, que la part de la dette bancaire des entreprises s’est maintenue autour de 65% de leur endettement financier global. D’après le rapport, « dans le contexte de crise sanitaire, l’examen de la structure de l’endettement bancaire fait ressortir que les crédits additionnels contractés par les entreprises non financières ont été essentiellement destinés à couvrir leurs besoins de trésorerie, comme l’illustre la progression notable de 12,5% de l’encours des crédits de trésorerie, totalisant 215 milliards de dirhams, soit une part de 41% de la dette bancaire». La même source poursuit attribuant la dynamique qu’ont connue les crédits de trésorerie aux mesures de soutien et de relance déployées par les autorités, particulièrement, le dispositif de garantie par l’Etat (notamment le produit «Damane Oxygène»). Notons que « les crédits accordés dans le cadre des programmes «Damane Relance» et «Damane Oxygène» ont culminé à près de 53 milliards de dirhams à fin 2020 et ont bénéficié à près de 66.200 entreprises, comme le souligne le rapport notant, par ailleurs, que la dette bancaire contractée pour des besoins de financement des biens d’équipement et celle destinée à financer la promotion immobilière ont marqué respectivement un recul de 2,6% et 0,5%, après des hausses de 4,2% et 3,2% en 2019. Représentant une part de 25% de leur dette financière globale, la composante extérieure de l’endettement des entreprises non financières a, de son côté, poursuivi sa tendance baissière avec une contraction en 2020 de 2,9%, pour s’établir à 198 milliards de dirhams. Alain Bouithy
Maroc. Un nouveau plan triennal pour l’AMMC

Contribuer à l’édification d’une économie attractive et plus compétitive, telle est l’ambition du plan stratégique triennal 2021-2023 de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) dont les grands axes ont été présentés lors d’une visioconférence, jeudi 10 juin. Le nouveau plan stratégique triennal, le deuxième concocté par l’AMMC après celui de 2017- 2019, est le fruit d’un travail collaboratif entre l’Autorité publique et les acteurs du marché. Il « prend en compte les enseignements et les défis de la crise », a déclaré la présidente de l’AMMC, Nezha Hayat. Nourrie de l’expérience des dernières années, la nouvelle stratégie de l’AMMC s’appuie sur quatre grands piliers, a-t-elle indiqué en présence des principaux responsables de l’AMMC. A savoir : faciliter le recours au financement par le marché des capitaux, promouvoir une régulation adaptée à l’innovation, renforcer la protection de l’épargne en consolidant la nouvelle approche de supervision et accélérer la modernisation de l’AMMC et l’inscrire dans un processus de transformation digitale. Des piliers déclinés en 10 leviers d’actions prioritaires et guidés par une vision centrale, a souligné Nezha Hayat, non sans relever le contexte particulier, dans lequel évolue le pays. Un contexte « marqué par la pandémie du Coronavirus dont les conséquences sanitaires, sociales et économiques sont inédites dans notre histoire moderne », a-t-elle fait remarquer. Entrant dans les détails de la nouvelle stratégie, la présidente de l’AMMC a d’emblée concédé que le recours au marché des capitaux reste limité pour bon nombre d’entreprises, ce qui les prive de sources de financement importantes et diversifiées. Ainsi, dans le cadre de cette stratégie, « les entreprises, particulièrement les PME, feront l’objet d’une attention particulière et de mesures spécifiques de la part du régulateur afin de les guider et leur faciliter l’accès au marché des capitaux », a-t-elle affirmé. Sachant que l’attractivité du marché repose également sur un cadre réglementaire flexible, en ligne avec les évolutions du marché et répondant aux attentes des acteurs, l’Autorité publique entend aussi soutenir la mise en place d’un tel cadre notamment et assure qu’elle déployera des efforts spécifiques pour la mise en œuvre des nouveaux textes réglementaires. Il est également question d’intensifier les programmes d’éducation financière en vue d’« accompagner les investisseurs et épargnants actuels et contribuer au développement et à la diffusion d’une culture de l’épargne et de l’investissement en instruments financiers parmi le grand public », a ajouté Nezha Hayat. En ce qui concerne le deuxième pilier, l’AMMC s’appuiera sur les dernières innovations de l’industrie financière en vue d’assurer l’attractivité et la compétitivité du marché des capitaux, tout en préservant son bon fonctionnement, la protection des épargnants et la stabilité financière. Ainsi, il sera mis en place « un cadre sécurisé, une régulation adaptée et une veille rapprochée des risques potentiels pour les investisseurs. Cela suppose également d’appréhender les évolutions à venir et les perspectives offertes par les dernières technologies qui parfois, bouleversent les modèles classiques de financement et de régulation », a expliqué la présidente de l’Autorité. S’agissant du troisième pilier, l’Autorité publique rappelle qu’elle a renforcé sa vigilance en matière de protection de l’épargne, en déployant une nouvelle approche de supervision depuis 2019, année à partir de laquelle le dispositif de transparence des émetteurs a également été sensiblement rehaussé. Dans sa nouvelle stratégie, l’AMMC prévoit non seulement de consolider cette nouvelle approche et de continuer à renforcer l’intégrité et la transparence du marché, mais aussi d’intensifier sa politique des contrôles en recourant notamment aux nouvelles technologies. Enfin, le quatrième pilier, bien qu’en phase avec les meilleures pratiques à l’international, les modes de travail de l’Autorité ont été revus, tout comme les interactions avec l’écosystème ont été renforcées et la communication avec l’épargnant améliorée. En outre, « capitalisant sur cette expérience, l’AMMC prévoit de consolider les acquis des quatre dernières années et se voit plus agile et plus innovante pour accompagner les évolutions rapides de son environnement », a indiqué Nezha Hayat affirmant que les collaborateurs sont au cœur de la stratégie de développement de l’AMMC qui poursuit sa transformation digitale. Alain Bouithy
L’Autorité marocaine du marché des capitaux prend part à la Global Money Week aux côtés de la Fondation marocaine pour l’éducation financière
L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) réitère son engagement pour la promotion de l’éducation financière du jeune public et participe à la Global Money Week (GMW), campagne mondiale organisée par le Réseau international de l’OCDE pour l’éducation financière (OCDE/INFE). Depuis son initiation, la Global Money Week a vu la participation de plus de 63000 institutions dans 175 pays, avec des programmes variés qui ont touché plus de 40 millions d’enfants et de jeunes. Célébrée cette année entre le 22 mars et le 09 avril 2021 sous le thème « Prenez soin de vous et de votre argent! », la Global Money Week vise à sensibiliser le jeune public aux différentes questions financières et à lui donner la possibilité d’acquérir progressivement les connaissances nécessaires pour prendre des décisions financières éclairées. En tant que membre actif de la Fondation Marocaine pour l’Education Financière (FMEF), l’AMMC participe depuis 2018 à ce rendez-vous annuel et vise par son programme à renforcer les connaissances du jeune public sur les sujets de l’épargne et de l’investissement dans le marché des capitaux. Pour initier ces jeunes au monde de la finance, l’Autorité prévoit notamment : L’organisation de webinaires en faveur des étudiants universitaires ; La mise à disposition des professeurs du secondaire d’un support pédagogique enregistré par les équipes de l’AMMC pour diffusion auprès des jeunes élèves ; La publication de deux nouveaux guides de l’investisseur (comprendre les instruments financiers et leurs mécanismes et comprendre les introductions en bourses) ; L’organisation d’une compétition sur la connaissance du marché des capitaux à travers l’application « Quiz Finance ». Par ailleurs, l’AMMC organisera une séance de formation au profit des formateurs de la Fondation Marocaine pour l’Education Financière (FMEF) portant sur l’organisation et le fonctionnement du marché des capitaux.