Centrafrique: Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka a comparu devant la CPI

Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka (« M. Mokom ») a comparu mardi 22 mars devant la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI). L’audience a eu lieu en présence du Procureur adjoint Mame Mandiaye Niang et de Maître Nicholas Kaufman qui a représenté M. Mokom. M. Mokom est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis en République centrafricaine (RCA), entre au moins le 5 décembre 2013 et au moins décembre 2014, a rappelé la CPI dans un communiqué. Selon la même source, l’ouverture de l’audience de confirmation des charges est fixée provisoirement au 31 janvier 2023. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même. Pour rappel, et en vertu d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré sous scellés le 10 décembre 2018, Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka a été remis à la Cour par les autorités tchadienne le 14 mars dernier. « La Chambre a trouvé des motifs raisonnables de croire que M. Mokom, un ressortissant de la République centrafricaine, né le 30 décembre 1978 à Bangui, était un Coordonnateur National des Opérations des Anti-Balaka et, à ce titre, est suspecté d’être responsable des crimes présumés contre l’humanité et de guerre. Selon la CPI, « les crimes présumés auraient été commis en divers endroits de la RCA, notamment Bangui, Bossangoa, la préfecture de la Lobaye, Yaloké, Gaga, Bossemptélé, Boda, Carnot et Berberati, entre au moins le 5 décembre 2013 et au moins décembre 2014 ». Comme l’a souligné la Cour dans un précédent communiqué, M. Mokom est suspecté d’avoir commis ces crimes conjointement avec d’autres et/ou par l’intermédiaire d’autres personnes dans le cadre d’une politique visant à cibler la population musulmane et d’autres personnes perçues comme soutenant la Séléka ou comme étant des « étrangers » à Bangui et dans l’ouest de la RCA ; ou d’avoir ordonné, sollicité ou encouragé la commission ou la tentative de commission de ces crimes. Adrien Thyg avec CP