Mali: Conseil des Ministres du vendredi 3 octobre 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 3 octobre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de l’Ordonnance n°2014-018 du 3 octobre 2014 portant création de la Direction générale du Contentieux de l’Etat. La Direction générale du Contentieux de l’Etat a été créée par l’Ordonnance n°2014-018 du 3 octobre 2014, avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de prévention et de gestion des affaires contentieuses intéressant l’Etat et les organismes publics et d’en assurer la mise en œuvre. Après plus d’une décennie, l’application de ce texte a révélé des insuffisances liées au recrutement des collaborateurs extérieurs, notamment dans le cadre de la gestion des procédures d’urgence. Le projet d’ordonnance, adopté, permettra de tenir compte des spécificités desdites procédures dans le recrutement des collaborateurs extérieurs de la Direction générale du Contentieux de l’Etat. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les taux en matière d’Impôt spécial sur certains produits. Les taux en matière d’Impôt spécial sur certains produits sont fixés par le Décret n°2022-0555/PT-RM du 20 septembre 2022. L’extension du champ d’application de l’Impôt spécial sur certains produits, à travers l’adoption de l’Ordonnance n°2025-015/PT-RM du 17 mars 2025 portant modification du Code général des Impôts ainsi que l’évolution des produits utilisés dans certains secteurs d’activité ont rendu nécessaire la relecture du Décret du 20 septembre 2022. Le projet de décret, adopté, apporte des innovations concernant les bouillons alimentaires, les produits miniers, les produits du tabac et harmonise la fiscalité minière avec les objectifs de mobilisation de recettes et de promotion d’un environnement économique attractif. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Conseillers techniques : Monsieur Mamadou HAIDARA, Administrateur civil ; Monsieur Djadjé Amadou KEITA, Enseignant-chercheur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au Segment de haut niveau de la 80ème Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, tenue du 22 au 29 septembre 2025, à New York aux Etats-unis d’Amérique. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, à la tête d’une forte délégation comprenant, notamment le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le ministre de la Santé et du Développement social, a représenté le Président de la Transition, Chef de l’Etat, au Segment de haut niveau de la 80ème Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies. La participation de la délégation malienne à cette session a été marquée par le discours du Premier ministre, Chef du Gouvernement, au nom de la Confédération des Etats du Sahel, le 26 septembre 2025. Durant son séjour, le Premier ministre, Chef du Gouvernement a rencontré la Vice-Secrétaire générale des Nations unies, la Directrice générale de l’Organisation internationale pour les Migrations et le ministre de la Défense du Nigéria. Il a également représenté le Chef de l’Etat à l’évènement de haut niveau organisé par le Président de la République du Sénégal sur la mémoire africaine, la justice et les réparations. Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a participé à plusieurs réunions ministérielles, notamment du Fonds de Consolidation de la Paix des Nations unies, des Pays les moins avancés, des Pays en développement sans Littoral, du Groupe des G77´et la Chine, de l’Organisation de la Coopération islamique, du Groupe des Amis pour la Défense de la Charte des Nations unies et du Fonds mondial pour l’Engagement de la Communauté et la Résilience. Par ailleurs, les ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel ont eu des rencontres bilatérales avec leur homologue russe et avec le Président de la Commission de l’Union africaine, suivies d’une séance de travail avec le ministre chargé des Affaires étrangères du Maroc sur l’Initiative Royale visant à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique. Le ministre de la Santé et du Développement social a pris part à l’Evènement spécial du Secrétaire général des Nations unies sur le climat et à la Réunion de haut niveau sur les maladies non transmissibles. Il a également eu des entretiens avec le Vice-ministre russe chargé de la Santé, le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux Affaires humanitaires et le Directeur régional pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la Santé. Avant de quitter New York, les Premiers ministres de la Confédération AES ont eu des échanges avec la diaspora établie aux Etats-unis d’Amérique. 2. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au 2ème Sommet mondial de la Coalition pour l’Alimentation scolaire, tenu du 18 au 19 septembre 2025, à Fortaleza au Brésil. Ce 2ème Sommet, qui a enregistré la participation de plus de 80 délégations, a été l’occasion de faire le point des engagements pris par les pays membres de la Coalition et de dégager des perspectives. A cette occasion, la délégation malienne a présenté les efforts déployés par le Gouvernement en matière d’Alimentation scolaire qui ont porté, entres autres, sur : – le renforcement du cadre juridique de l’Alimentation scolaire ; – le transfert de ressources aux Collectivités territoriales pour l’approvisionnement des 1855 cantines scolaires à travers le territoire national ; – la promotion des cantines scolaires endogènes ; – l’élaboration du manuel de procédures de gestion des cantines scolaires ; – les missions de supervision des activités
Mali : Conseil des Ministres du mercredi 10 septembre 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 septembre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé le 26 juin 2025, à Bamako et à Riyad, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique, relatif au financement de la contribution du Mali à l’augmentation du capital social du Fonds de Solidarité Africain. Par cet Accord, la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 4 milliards 413 millions 816 mille 900 francs CFA. Ce prêt permettra au Gouvernement de s’acquitter partiellement de sa quote-part à l’augmentation du capital du Fonds de Solidarité Africain en vue de favoriser l’accès des Petites et Moyennes Entreprises aux crédits d’investissement. 2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant la carte nationale hospitalière. La carte nationale hospitalière, selon les dispositions de la loi hospitalière, est un sous-ensemble de la carte sanitaire nationale. Elle fixe les normes ou standards des établissements hospitaliers publics et privés en vue de faire face, de manière optimale, aux besoins de santé de la population et de les mettre en adéquation avec la demande actuelle et/ou future des soins et services de santé. A cet effet, elle détermine la catégorie de classement, les limites géographiques des zones de couverture administrative, la nature et l’importance des installations et des compétences nécessaires de chaque établissement hospitalier. Les évaluations, notamment celles de la qualité des soins dans les établissements publics hospitaliers ont conclu à la nécessité de réviser la carte nationale hospitalière en vigueur, adoptée par le Décret n°2016-0470/P-RM du 28 juin 2016, afin de corriger les insuffisances constatées et de tenir compte des reformes opérées ou en cours dans le système de santé. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation de la carte nationale hospitalière qui détermine, pour la période 2026-2030, les exigences de base dans les domaines des soins et prestations, des ressources humaines, des matériels et équipements, des infrastructures, des installations, de la logistique et des types d’organisation dans les 1ère, 2ème, 3ème et 4ème références des établissements hospitaliers publics et privés. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 4ème Edition de la Semaine nationale de la Réconciliation nationale. Cette 4ème Edition 2025 coïncide avec l’Année de la Culture au Mali, lui conférant ainsi une portée symbolique et stratégique particulière pour replacer l’héritage culturel au cœur du processus de réconciliation nationale. Le thème retenu pour cette année est : « Héritage culturel : Facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES ». L’édition 2025 a pour objectifs de : – valoriser le patrimoine matériel et immatériel sahélien comme levier de résilience et de cohésion ; – raviver la mémoire collective en célébrant l’héritage culturel commun de la Confédération AES ; – mobiliser les acteurs clés, notamment les femmes et les jeunes dans la transmission des valeurs ancestrales de paix ; – mettre en exergue le dialogue permanent entre les cultures pour renforcer l’intégration et la fraternité au sein de la Confédération des Etats du Sahel. Pour concrétiser ces objectifs, un programme d’activités participatives sera mis en œuvre à travers des débats sur la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, des expressions artistiques et culturelles, des activités sportives, de plantation d’arbres et de remise du prix annuel pour la promotion de la paix au Mali. 2. Le ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres du projet de création d’une société nationale de réassurance. Le marché malien des Assurances connaît une dynamique de croissance soutenue, tant en matière de primes émises que de diversification des produits. Cependant, une part significative des primes est transférée à l’extérieur, du fait de l’absence d’une structure nationale capable de jouer un rôle de réassureur de référence. Cette situation limite la rétention des ressources financières dans notre économie et réduit la contribution potentielle du secteur à la mobilisation de l’épargne nationale et au financement de l’économie. C’est au regard de ces constats qu’il s’avère nécessaire de créer une société nationale de réassurance. La création de cette société permettra, entre autres, de : – renforcer la souveraineté financière en réduisant la dépendance vis-à-vis des réassureurs étrangers ; – conserver une partie des primes cédées à l’étranger ; – gérer au mieux les risques complexes industriels, miniers, agricoles ou de catastrophes naturelles ; – contribuer au développement économique du pays à travers les placements dans le système bancaire, les bons et obligations du Trésor et autres canaux de placements ; – renforcer la professionnalisation des assureurs locaux à travers la création d’emplois spécialisés et le développement des compétences techniques en gestion des risques. 3. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 7ème Réunion du Comité Régional de l’Alliance Solaire Internationale pour l’Afrique, tenue à Accra au Ghana, du 2 au 4 septembre 2025. La réunion avait pour objectif de stimuler les investissements dans l’énergie solaire et de renforcer les capacités institutionnelles afin d’aider l’Afrique sur le plan énergétique. Elle a été marquée par des sessions parallèles sur, entre autres, le rôle du secteur privé africain pour la transition énergétique, le financement catalytique, les technologies nouvelles et émergentes pour l’Afrique, l’Intelligence
Mali: Conseil des Ministres du jeudi 04 septembre 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 04 septembre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant nomination d’un Notaire. Le notaire est un officier public et ministériel institué à vie pour assurer le service public de la preuve. L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant Statut des Notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales. En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des Notaires, le projet de décret, adopté, nomme Monsieur Youssouf KASSE, en qualité de notaire avec résidence à Niono. 2. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale de Sécurité et Santé au Travail et son Plan d’actions 2025-2029. Le Conseil des Ministres, en sa session du 16 juillet 2025, a pris acte d’une communication écrite relative au document de Politique nationale de Sécurité et Santé au Travail et son Plan d’actions 2025-2029. Cette Politique vise à protéger l’Homme au travail par une prévention des risques professionnels en minimisant les Accidents de Travail et Maladies Professionnelles, dans tous les secteurs, y compris l’économie informelle et à améliorer la productivité. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteurs à l’Inspection générale des Armées et Services : Colonel-major Fakourou KEITA ; Colonel-major Zoumana DIAWARA ; Colonel-major Cheick Amala SIDIBE. – Haut fonctionnaire de Défense au Ministère des Affaires religieuses, du Culte et des coutumes : Colonel-major Mamadi KONE. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Inspecteurs à l’Inspection des Services de Sécurité et de Protection civile : Contrôleur Principal de Police Amadou TOURE ; Colonel Sapeur-pompier Dramane DIALLO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture : Monsieur Sidy DIALLO, Inspecteur des Services économiques. – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Elevage et de la Pêche : Monsieur Ibrahim CISSE, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Conseillers techniques : Monsieur Djibril SOW, Enseignant-chercheur ; Madame Kadiatou SAMAKE, Enseignant-chercheur. – Directeur exécutif de l’Agence malienne d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Monsieur Ouaténi DIALLO, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur général de la Société Energie du Mali : Monsieur Madani DRAVE, Spécialiste en Génie électrique et informatique. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Chef de Cabinet : Monsieur Moussa BAMBARA, Spécialiste en Maintien de la Paix. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Secrétaire exécutif du Comité national de la Recherche agronomique : Monsieur Diakaridia TRAORE, Enseignant-chercheur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Ministres de la tenue des Assises de l’Association des Gestionnaires et Partenaires africains de la Route du 25 au 27 septembre 2025, à Bamako. L’Association des Gestionnaires et Partenaires africains de la Route est une organisation professionnelle regroupant les acteurs de la route et du transport routier des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Elle vise le développement des échanges entre les différents acteurs intervenant dans le secteur routier, la promotion de l’intégration des réseaux routiers africains, l’harmonisation des normes de construction, d’entretien et d’exploitation des routes et l’amélioration des performances du secteur. Les Assises de Bamako, placées sous le thème : « Durabilité des infrastructures routières en Afrique : problématique, solutions et perspectives », réuniront environ 200 participants, dont des experts, des gestionnaires, des partenaires techniques et financiers venant des 15 pays membres de l’Association. L’organisation de ces Assises permettra au Mali de : – valoriser l’expérience nationale en matière de développement et d’entretien du réseau routier dans un contexte difficile ; – renforcer la coopération avec les pays de la sous-région et les partenaires techniques et financiers ; – promouvoir l’image du Mali comme acteur engagé pour le développement des infrastructures et l’intégration régionale. 2. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la Journée internationale de l’Alphabétisation, Edition 2025. L’Edition 2025 de la Journée internationale de l’Alphabétisation est placée, au niveau international, sous le thème : « Promouvoir l’Alphabétisation à l’ère numérique ». Au plan national, le thème retenu est : « L’Alphabétisation numérique : clé pour un avenir inclusif et durable ». Les actions prévues, du 8 au 14 septembre 2025, visent entre autres à : – sensibiliser les autorités politiques et administratives sur la nécessité d’appuyer les Centres d’Alphabétisation dans leur effort de digitalisation ; – mener un plaidoyer pour un financement accru des actions d’Alphabétisation par l’Etat, les Collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers ; – encourager l’intégration des compétences numériques dans les programmes d’Alphabétisation ; – valoriser les initiatives nationales en matière d’Alphabétisation. La Journée sera célébrée sur toute l’étendue du territoire national sous le leadership des autorités administratives, en rapport avec les acteurs chargés de l’Alphabétisation et de l’Education Non Formelle. 3. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Mali: Conseil des Ministres du mercredi 27 août 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 août 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a entendu des communications. 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres : a. des conclusions de la 2ème Réunion du Mécanisme de Consultations politiques entre la République Bolivarienne du Venezuela et la République du Mali. Le ministre du Pouvoir Populaire pour les Relations Extérieures de la République Bolivarienne du Venezuela et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ont tenu à Caracas, le 4 août 2025, la 2ème Réunion du Mécanisme de Consultations politiques entre les deux pays. Cette rencontre a permis de renforcer les liens de solidarité, d’amitié et de coopération dans de nombreux domaines d’activités prioritaires identifiés dans le Procès-verbal signé entre les deux ministres à l’issue des travaux. Il s’est dégagé de ce mécanisme une identité de vues sur plusieurs questions internationales, régionales et sous-régionales. Au cours de son séjour, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a été reçu en audience par le Président de la République Bolivarienne du Venezuela ainsi que par la Vice-présidente. Il a aussi eu des séances de travail avec de nombreux membres du Gouvernement vénézuélien et avec le Secrétaire exécutif de « l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique ».Le ministre a également rencontré la communauté malienne établie au Venezuela. b. des conclusions de la 2ème Session de la Commission mixte de Coopération Emirats Arabes Unis-République du Mali. A l’invitation des Autorités émiraties, une délégation malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, comprenant, notamment le ministre de l’Energie et de l’Eau et le ministre de l’Industrie et du Commerce, a participé, le 18 août 2025, à la 2ème Session de la Commission mixte de Coopération Emirats Arabes Unis-République du Mali. Cette session a offert un cadre idoine aux parties malienne et émiratie de raffermir leurs relations bilatérales dans de nombreux domaines de coopération afin de hisser leur coopération économique, commerciale et financière au niveau des excellentes relations politiques et diplomatiques entre les deux pays. Le Procès-verbal signé entre les deux parties recense les domaines de coopération d’intérêt mutuel et prévoit un dispositif d’offres ou de propositions complémentaires ainsi que la mise en place d’un mécanisme de suivi. En marge des travaux, la délégation ministérielle a rencontré la communauté malienne établie aux Emirats Arabes Unis. Les opérateurs économiques maliens, pour ce qui les concerne, ont eu des rencontres d’affaires avec leurs partenaires émiratis. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 27 août 2025 Le Secrétaire général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national
Mali. Remise officielle du rapport du Médiateur de la République au Président de la Transition

Ce vendredi 22 août 2025, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu, au palais de Koulouba, des mains de Mme SANOGO Aminata MALLÉ, Médiateur de la République, les rapports annuels 2023 et 2024. Cette remise illustre la vitalité d’une institution devenue, au fil des ans, un véritable baromètre des relations entre l’État et ses administrés. La cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition (CNT), des membres du Gouvernement, du Président du Haut Conseil des collectivités ainsi que des collaborateurs du Médiateur de la République. À sa prise de parole, Mme SANOGO Aminata MALLÉ, Médiateur de la République, a dressé un bilan exhaustif des activités de son institution au cours des exercices 2023 et 2024, tout en faisant un inventaire des dysfonctionnements de l’administration malienne. Les rapports comprennent chacun quatre parties : la première traite des « réclamations formulées par les citoyens contre les dysfonctionnements de l’administration, du traitement y afférant, du nombre d’usagers accueillis ainsi que des interpellations retenues lors de la 27e session de l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID) ». La deuxième partie fait référence aux « autres activités du Médiateur de la République ». Quant à la troisième partie, elle est consacrée au « renforcement des capacités des collaborateurs du Médiateur », et enfin la quatrième porte sur « les commentaires et recommandations » formulés par l’institution. Le Médiateur de la République s’est réjouit de l’augmentation du nombre de recours au cours de ces deux exercices : plus de 6 000 usagers accueillis en 2023, près de 12 000 en 2024. Une progression qui prouve à suffisance le renforcement de la confiance des citoyens envers le Médiateur. Les plaintes recueillies portent essentiellement sur la gestion foncière, qui occupe une place hégémonique. À quoi s’ajoutent les retards dans l’exécution des décisions de justice, les lenteurs administratives et les défaillances de la protection sociale. Mme Mallé a donc formulé quelques recommandations, dont le respect scrupuleux des procédures foncières, l’accélération des démarches administratives, une meilleure gestion des conflits de chefferie, la rigueur dans le recouvrement des cotisations sociales à l’INPS. Sans oublier un plaidoyer pour moderniser l’administration par la digitalisation, déjà amorcée avec la mise en place d’une plateforme pour les consulats et ambassades. Le Médiateur de la République alerte également sur les problèmes liés à l’orpaillage artisanal, notamment les conflits locaux, les pollutions massives, la destruction d’écosystèmes. Elle propose des réformes. Selon elle, ces rapports « reflètent notre engagement pour la transparence, la justice et l’équité dans l’administration publique ». Ils constituent une « compilation des activités menées à l’interne et à l’international par le Médiateur de la République au cours des deux dernières années ». Dans son intervention, le Président de la Transition a salué l’engagement du Médiateur et de ses équipes. Selon ses mots, cette institution est « un recours pour le citoyen, un conseil pour l’administration ». Il a souligné la nécessité de transformer les défis identifiés en opportunités de réforme, notamment dans la gestion foncière et la gouvernance publique. Le Chef de l’État a instruit au Gouvernement de poursuivre la collaboration avec le Médiateur de la République dans l’intérêt supérieur de la nation. Le Président de la Transition a également exprimé sa satisfaction quant à l’augmentation des saisines et de la participation citoyenne. Il y voit un signe fort de la vitalité démocratique et de la consolidation de l’État de droit. Le Président de la Transition a enfin salué l’intérêt particulier accordé aux femmes et aux Maliens de l’extérieur, considérés comme des acteurs essentiels du renforcement de la cohésion nationale.
Mali. Remise du rapport SIGRH au Président de la Transition

Le vendredi 15 août 2025, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu du Ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, M. Bakary TRAORÉ, le rapport d’exécution du Système intégré de gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales (SIGRH). La cérémonie, tenue à Koulouba, a réuni le Premier ministre, le Président du CNT, des membres du Gouvernement, des présidents d’institutions et les équipes ayant piloté le projet. Le Président GOÏTA a introduit son allocution en soulignant que cette cérémonie « marque l’aboutissement d’une initiative majeure pour la modernisation de notre administration publique ». Le Ministre TRAORÉ a rappelé que le SIGRH est né des recommandations fortes des Assises nationales de la refondation et s’inscrit dans le plan d’action du gouvernement. Le processus, mené de mai 2022 à septembre 2024, a recensé 158 317 agents de l’État et des collectivités, dont 122 166 ont été identifiés physiquement et biométriquement. Par contre, 36 151 agents ne se sont pas présentés, représentant 4,57 % de la masse salariale, soit 48,28 milliards de FCFA par an. Sans les qualifier immédiatement de fictifs, le Ministre a proposé un délai de grâce de trois mois pour régulariser leur situation, avant toute sanction prévue en la matière. Le SIGRH repose sur trois phases : le recensement à l’aide de fiches individuelles, l’enrôlement biométrique à travers tout le pays, y compris les zones difficiles d’accès et les missions diplomatiques, et l’intégration des données dans un logiciel conçu et hébergé au Mali, financé exclusivement sur fonds nationaux. Mme MAÏGA Fatoumata Housseni MAÏGA, membre du comité technique, a présenté le logiciel, détaillant ses fonctionnalités et son importance stratégique : fichier unique des salaires, interconnexion des services RH, statistiques fiables pour la gestion prévisionnelle, gouvernance renforcée du capital humain. Elle a évoqué son extension future, notamment pour la gestion des concours administratifs. Le Président de la Transition a rappelé les dysfonctionnements persistants avant ce projet : absence d’informations fiables sur les effectifs, mise à jour insuffisante des fichiers, manque d’interconnexion entre services et absence de mécanismes unifiés de gestion salariale. Face à ces constats, il avait instruit la création d’un système intégré, sécurisé et basé sur des données biométriques. Se félicitant de voir cet outil conçu et déployé par des techniciens maliens, il a insisté sur la nécessité d’appliquer les recommandations du rapport. La cérémonie s’est conclue par l’annonce d’une remise de médailles aux experts ayant contribué à ce projet structurant, qui dote désormais l’administration malienne d’un instrument souverain, performant et durable pour la maîtrise des effectifs et de la masse salariale.
Mali: Conseil des Ministres du mercredi 6 août 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 6 août 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°2024-037 du 27 décembre 2024 portant loi de Finances pour l’exercice 2025. Le projet de loi, adopté, modifie la loi de Finances initiale 2025 pour intégrer des mesures nouvelles au niveau des recettes, des dépenses et des ressources de trésorerie. La modification des recettes porte sur l’inscription d’un montant additionnel provenant : – de la contribution du Programme Moderne de Contrôles des Importations ; – du report des recettes exceptionnelles versées par les sociétés de téléphonie ; – du Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social. Les recettes budgétaires rectifiées s’élèvent à 2 739,697 milliards de francs CFA contre 2 648,900 milliards de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation de 90,797 milliards de francs CFA ou un taux de progression de 3,43%. La modification des dépenses concerne la prise en compte des mesures nouvelles relatives : – à la réaffectation d’une partie des crédits initialement inscrits aux opérations de sécurisation du territoire national ; – au financement des projets d’infrastructures de base et de développement social. Les dépenses budgétaires s’élèvent à 3 279,886 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectificative contre 3 229,886 milliards de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation de 50 milliards de francs CFA ou un taux de progression de 1,55%. La loi de Finances rectifiée dégage un déficit prévisionnel de 540,189 milliards de francs CFA contre 580,986 milliards de francs CFA, soit une diminution de 40,797 milliards de francs CFA. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Chargés de mission : Colonel Sapeur-pompier Amadou Ibrahima GUINDO ; Commissaire Principal de Police Moussa Massaman CAMARA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Industrie et du Commerce : Monsieur Lamine KOITA, Inspecteur des Finances. – Directeur général de la Dette publique : Madame SY Fadimata TAPO, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargé de mission : Monsieur Ousmane DIOMBERA, Spécialiste en Management et Stratégies financières. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES – Secrétaire général de la Chambre des Mines : Monsieur Samballa Mady KANOUTE, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur général de l’Agence malienne de Radioprotection : Monsieur Sory Ibrahima COULIBALY, Enseignant-chercheur. – Directeur général de l’Agence nationale des Energies renouvelables et des Bioénergies : Monsieur Adama Yoro SIDIBE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Directeur national de la Jeunesse : Monsieur Ibrahima Boubacar KALOSSI, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Chef de Cabinet : Madame Morimousso dite Nani TOUNKARA, Spécialiste en Gestion de Projet. – Conseillers techniques : Madame Haoua DOUMBIA, Administrateur de l’Action sociale ; Madame Fatima TALL, Médecin ; Madame Diahara BATHILY, Enseignant-chercheur. – Chargé de mission : Madame Maïmouna Karim SANOGO, Spécialiste en Changement climatique et Développement durable. – Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille : Monsieur Béïdy TAMBOURA, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur national de la Promotion de la Femme : Madame Fatoumata DIANKOUMBA, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur du Centre national de Documentation et d’Information sur la Femme et l’Enfant : Monsieur Harouna SAMAKE, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur général de la Cité des Enfants : Madame Fatoumata SYLLA, Administrateur de l’Action sociale. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres : a. de la tenue de 2 ateliers de concertation sur la Recherche agricole dans l’espace du Comité inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel, du 21 au 24 juillet 2025 à Bamako. La rencontre a enregistré la participation des Directeurs des Systèmes nationaux de la Recherche Agricole des 13 Etats membres du CILSS, les Secrétaires permanents du CONACILSS du Mali, du Tchad et du Togo, les cadres dirigeants du CILSS, les membres du Conseil de Direction, des anciens cadres du CILSS et des personnes ressources du monde de la recherche. Les résultats issus de la rencontre sont entre autres : – l’adoption du projet de rapport de l’étude sur le repositionnement stratégique de l’Institut du Sahel ; – la formulation de programmes régionaux thématiques de recherche collaboratifs. Au terme des travaux, la réunion a salué la République du Mali et la République du Tchad pour leur outien politique indéfectible au processus à travers des actions de plaidoyer en direction des pairs. b. de la participation du Mali au 2ème Bilan du Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires tenu, du 27 au 29 juillet 2025, à Addis-Abeba en Ethiopie. Ce sommet, qui a enregistré la participation de certains Chefs d’Etat et de Gouvernement, de ministres et de représentants multipartites, a été marqué par des tables rondes ministérielles, des panels de haut niveau, des dialogues sur l’investissement et des présentations des investissements dirigés par les pays. Au cours du panel sur la transformation des systèmes alimentaires, le ministre de l’Agriculture a partagé l’expérience malienne et délivré, au nom de la Confédération des Etats du Sahel, des messages clés sur les programmes phares pour
Mali: Conseil des Ministres du mercredi 30 juillet 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES E T REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants. Les instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs à la protection et à la promotion des Droits de l’Enfant, ratifiés par notre pays, recommandent pour l’enfant en conflit avec al loi un traitement spécifique distinct de celui réservé aux adultes et l’institution d’un système complet de justice, pour les enfants, porté par des services spécialisés. Ce principe apparaît spécifiquement dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant et dans la Charte africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant qui invitent les Etats parties à promouvoir l’adoption de lois et de procédures, la mise en place d’autorités et d’institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d’infraction à la loi pénale. Dans el cadre de la mise en œuvre de ces engagements internationaux, le Mali a adopté la Loi n°01- 081 du 24 août 2001 portant sur la minorité pénale et institution de juridiction pour mineurs et l’Ordonnance n°02-062/P-RM du 05 juin 2002 portant Code de Protection de l’Enfant dont la mise en œuvre a permis de marquer la spécificité de la protection des Droits de l’Enfant dans al pratique judiciaire. Cependant, l’évaluation du système de justice pour enfant, réalisée en 2021, a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, créent la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants avec pour mission l’élaboration des éléments de al politique nationale dans el domaine de al prise en charge des enfants en contact avec la loi et d’en assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. Ils prévoient, également, l’effectif du personnel nécessaire à son fonctionnement pour les 5 prochaines années. 2. Sur el rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale. Notre pays, depuis son accession à l’indépendance, est confronté à des défis sécuritaires, économiques, financiers, climatiques et de gouvernance qui ont engendré des conflits inter et intra- communautaires, des rébellions successives avec comme corollaires l’instabilité politique et institutionnelle, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme. Les crises insurrectionnelles survenues, depuis 1960 ont été gérées à travers des accords notamment : – l’Accord de Tamanrasset, signé à Tamanrasset le 6janvier 1991 ; – el Pacte national, signé àBamako el 1 avril 1992 ; – l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la Région de Kidal, signé à Alger el 4 juillet 2006 ; – l’Accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix, signé à Ouagadougou le 18 juin 2013 ; – l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, signé à Bamako le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015. Malgré les multiples initiatives de l’Etat, des institutions régionales et internationales dans el cadre du processus de paix, l’insécurité persiste et notre pays connait depuis 2012 une profonde crise qui a impacté les fondements de la Nation et entrainé l’effritement de la cohésion sociale et du vivre- ensemble. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, tirant les enseignements des différentes rébellions, prenant en compte les acquis des accords subséquents et dans le but d’associer l’ensemble des Maliens à al recherche d’une paix durable, a décidé de l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation. Dans ce contexte, il a initié le Dialogue inter-Maliens pour al Paix et al Réconciliation nationale qui a recommandé, entre autres, la rédaction d’une Charte pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. aLprésente charet searelda ume,edretérente pour rouesesl intacives, acoitns et eties qui ensemble. Sa vision est : «Une Nation souveraine, réconciliée, tolérante et en paix, dans un Etat refondé reposant sur une gouvernance démocratique, juste et équitable .» Le projet de loi, adopté, permettra de consolider l’unité nationale, de restaurer al paix, de renforcer la sécurité, de raffermir al cohésion sociale et le vivre-ensemble à travers la réconciliation nationale. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Moscou : Capitaine Ahmed TOURE. – Conseiller Consulaire au Consulat général du Mali à Paris : Commandant Samba COULIBALY. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Bruxelles : Monsieur Modibo CISSE, Inspecteur des Finances. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Riyad : Commissaire Principal Mohamed Ali OULD MOHAMED YEHIA. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Libreville : Commissaire Divisionnaire Souleymane GOITA. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Malabo : Capitaine Fadiougou SISSOKO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation du Mali à la 26ème Edition de la Réunion statutaire des Présidents des Cours des Comptes de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenue du 14 au 18 juillet 2025 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette 26eme Edition, placée sous el thème : « Renforcer la reddition des comptes pour une gouvernance publique responsable », avait pour objet l’évaluation des systèmes de contrôle des comptes publics et des