Le manque d’infrastructures numériques pourrait laisser des millions de familles rurales dans la pauvreté
Malgré une augmentation considérable du volume des fonds envoyés par les personnes migrantes vers leurs pays d’origine par des moyens numériques en raison de la pandémie de COVID-19, des millions de membres de leurs familles vivant en milieu rural peinent à accéder aux services bancaires mobiles qui pourraient les aider à sortir de la pauvreté. Le Président du Fonds international de développement agricole (FIDA) a demandé aujourd’hui que des fonds d’urgence soient investis dans les infrastructures numériques et les services mobiles des pays en développement afin que les familles rurales ne soient pas laissées pour compte. « Pendant la pandémie, les personnes migrantes ont montré qu’elles restaient déterminées à aider leurs familles et leurs communautés en utilisant plus que jamais auparavant les moyens numériques pour envoyer des fonds », a souligné Gilbert F. Houngbo, Président du FIDA, à l’occasion de la Journée internationale des envois de fonds à la famille. « Malheureusement, les familles vivant dans des zones rurales et reculées, où les envois de fonds sont cruciaux, accèdent difficilement aux guichets délivrant des espèces ou à d’autres solutions plus pratiques telles que les comptes d’argent mobile. Les pouvoirs publics et le secteur privé doivent investir de toute urgence dans les infrastructures numériques des zones rurales afin de remédier à ce problème. » L’année dernière, les envois de fonds par téléphonie mobile ont augmenté de 65% pour s’établir à 12,7 milliards d’USD. Cette hausse s’explique par l’abandon des espèces sous l’effet des mesures de confinement, qui ont limité le recours aux canaux informels, et des règles de distanciation physique imposées aux expéditeurs comme aux destinataires. Malgré la récession mondiale causée par la pandémie, les personnes migrantes ont continué d’envoyer de l’argent à leurs familles. En 2020, ces envois de fonds ont atteint 540 milliards d’USD, soit un montant inférieur de seulement 1,6% à celui enregistré l’année précédente. Toutefois, dans de nombreux pays, les habitants des zones rurales reculées n’ont que rarement accès à des services bancaires à l’échelle locale ou n’ont qu’un accès limité au réseau mobile. En outre, peu de prestataires proposent des services d’argent mobile comme le versement de transferts en espèces. Le plus souvent, on ne trouve ces prestataires que dans les centres urbains. Ainsi, des millions de personnes rurales pauvres doivent parcourir de grandes distances pour se rendre dans les villes, ce qui leur coûte souvent beaucoup d’argent, afin de recevoir les fonds envoyés par voie numérique par les membres de leurs familles qui ont émigré. Les virements numériques sont moins coûteux que les transferts traditionnels d’argent liquide, et les services d’argent mobile donnent également aux personnes migrantes et à leurs familles restées dans leurs pays d’origine la possibilité d’accéder à des produits financiers utiles et abordables qui leur permettent de mieux gérer leur argent, comme des services d’épargne, de prêt et d’assurance. À l’échelle mondiale, 200 millions de personnes migrantes envoient régulièrement de l’argent à 800 millions de proches. Ces fonds sont indispensables pour améliorer les conditions de vie et les moyens d’existence des destinataires. Près de la moitié de ces familles vivent dans les zones rurales de pays en développement, qui sont les plus touchées par la faim et la pauvreté. Les familles utilisent les fonds envoyés par les travailleurs migrants pour subvenir à leurs besoins essentiels, comme l’alimentation, le logement, l’éducation et les soins de santé, ainsi que pour lancer de petites entreprises. Ces ressources transforment souvent la vie des familles et des populations locales. « Si la pandémie a accéléré l’adoption des virements en ligne et des comptes d’argent mobile, elle a également mis en lumière l’omniprésence des inégalités femmes-hommes », explique Pedro de Vasconcelos, chef du Mécanisme de financement pour l’envoi de fonds du FIDA. « D’après les données dont nous disposons, la probabilité qu’une femme possède un compte d’argent mobile est de 33% inférieure à celle d’un homme. Nous devons nous atteler à combler cet écart en éliminant les obstacles qui empêchent les femmes d’obtenir et d’utiliser des services financiers mobiles. » Depuis mars 2020, le FIDA dirige le Groupe de travail de la communauté des envois de fonds, composé de 41 organisations internationales, organes intergouvernementaux, groupes sectoriels, acteurs du secteur privé et réseaux d’organisations de la diaspora, qui s’emploie à faire face aux effets qu’a la pandémie de COVID-19 sur le milliard de personnes directement concernées par les envois de fonds. Le Groupe de travail a formulé de nombreuses recommandations destinées aux secteurs public et privé et élaboré des mesures concrètes visant à stimuler le passage au numérique du marché des envois de fonds en vue de stimuler la reprise ainsi que la résilience des familles de migrants dans le monde entier. Dans le droit fil de ces mesures, le FIDA finance actuellement des solutions mobiles issues du secteur privé qui profiteront à plus d’un million de personnes rien qu’en Afrique de l’Ouest.
Congo : le 117, le numéro d’appel d’urgence

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) annonce qu’elle a procédé, mercredi 14, avec la Direction générale de la police nationale, au lancement du Centre d’appel d’urgence de la Police nationale. Pour assurer au mieux ses missions de Force Publique, la Police nationale a sollicité l’expertise et les moyens humains et matériel de l’ARPCE pour la mise en place d’un numéro d’urgence, le 117, afin de réduire les actes de délinquance dans les villes, cités et rues de notre pays, a indiqué dans une communiqué l’agence dirigée par Yves Castanou. Soulignons que le Centre est opérationnel depuis quelques jours est joignable gratuitement à partir de tous les réseaux au 117 et que le personnel qui y travaille 24/H a été formé par l’agence Selon la Direction générale de la police nationale, ce numéro devrait renforcer davantage la présence des services de police au sein de la population Congolaise et ce sur l’ensemble du territoire national. En effet, comme que le souligne l’ARPCE de même source, tout individu peut appeler le 117 lorsque qu’il est en danger ou témoin d’un acte de violence, d’agression, de vol à l’arrachée, de cambriolage et autres troubles à l’ordre public. Citant le DGA de la police nationale, le Colonel André Fils Obami-itou, la note explique qu’« un citoyen qui transmet les bonnes informations permet aux secours d’intervenir plus rapidement et dans de meilleures conditions » mais que le 117 est réservé aux vraies situations de détresse. Ainsi, poursuit-il, « il n’est donc pas question d’en abuser ». Pour sa part, Yves Castanou a indiqué qu’«au-delà de nos missions régaliennes, nous nous permettons parfois, en tant que service public, de prendre des actions qui contribuent au bien-être des congolais ». Adrien Thyg