Maroc. L’activité portuaire a accusé un léger recul en 2021

Maroc. L’activité portuaire a accusé un léger recul en 2021

L’activité des ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) est ressortie en légère baisse au terme de l’année 2021, en comparaison avec l’année précédente. En effet, les données statistiques rendues publiques récemment par le régulateur portuaire montrent qu’elle a accusé une légère baisse de 1,6% ; après une année 2020 exceptionnelle, marquée par des importations massives pour la constitution des stocks de sécurité pour les céréales et les aliments de bétail. Dans une note de synthèse sur son activité portuaire au titre de l’année 2021, l’agence a en revanche relevé une amélioration des flux des marchandises ayant transité par les ports gérés par l’ANP. Avec un volume global de 91 millions de tonnes (MT), ceux-ci ont affiché une hausse de 3,5% par rapport à l’année 2019, a-t-elle indiqué. Mais à en croire l’organe d’autorité et de régulation du système portuaire marocain, le volume de l’activité des ports gérés par l’ANP en 2021 aurait affiché une tendance positive de 1,6% « si on tient compte des volumes d’importations d’une année normale pour lesdites denrées», a-t-elle affirmé de même source. Dans sa note, l’ANP précise également que « les volumes susvisés ont été transportés par un total de 9.846 navires de commerce, qui ont fait escale en 2021 au niveau des ports gérés par l’ANP, en légère baisse de 1% par rapport à l’année 2020 ». Dans le détail, par nature de flux, les importations se sont situées à 54,8 MT, en hausse de 2% par rapport aux volumes traités en 2019, mais en baisse de 2,3% par rapport à 2020 (suite notamment à la baisse des importations des céréales, des aliments de bétail et du soufre). A 33,1 MT, les exportations ont accusé une légère régression de 1,1%. En cause : « Des évolutions contrastées des différents trafics, notamment avec une hausse des ventes à l’étranger du secteur minier tirant profit du raffermissement des prix (+22,3% pour le gypse, +192,6% pour la barytine), conjuguée à une régression des engrais (-6,8%), du phosphate (-5,6%) et du clinker (-2,5%) », a expliqué  l’ANP. Quant à l’activité de cabotage (3,1 MT), il ressort des chiffres publiés par le régulateur portuaire qu’elle a marqué une progression de 6,7%, grâce essentiellement à la forte hausse du trafic cabotage des conteneurs (+13,8%). De son côté, la répartition du trafic par port montre une concentration des échanges autour des ports de Casablanca-Jorf Lasfar avec 70,5% des volumes.Notons à ce propos que le port de Casablanca, qui représente environ 32% du trafic global, a assuré le transit de 29 MT à fin décembre 2021. Comparé à la même période de l’année dernière, il a enregistré une baisse de 4,3% attribuée principalement à la forte baisse des importations des céréales (-21,5%), des phosphates (-5,3%) et des aliments de bétail (-18,2%), a ajouté l’ANP soulignant toutefois que les trafics des conteneurs et du sucre ont marqué des hausses respectives de +4,7% et +12,2%, avec des volumes respectifs de 1,1 MEVP et 1,5 MT. Avec 35,1 millions de tonnes enregistrées au titre de l’année 2021, le port de Jorf Lasfar confirme une fois encore sa première place avec une quote-part d’environ 39% du trafic global. Soulignant toutefois qu’il a enregistré une baisse de 5,4% des volumes manipulés en comparaison avec l’année précédente, en raison essentiellement de la baisse du trafic des engrais (-8,8%), du charbon (-3,3%), du soufre (-9,1%), des céréales (-16,5%) et de l’ammoniac (-12,9%). En revanche, les exportations de l’acide phosphorique et le trafic du gasoil ont progressé respectivement de 19,4% (d’environ 1,9 million de tonnes) et 10,5% (2,1 millions de tonnes). Il est à noter que les ports de Safi ont enregistré un volume de 9,9 MT, en hausse de 12,7% par rapport à 2020  et que l’activité du port de Nador a marqué une forte hausse de 19,8% qu’avec un volume d’environ 3,9 MT. L’activité du port de Mohammedia a de son côté enregistré un rebond de 4,9%, marquant ainsi un renversement de la tendance baissière ayant caractérisé les volumes transitant par ce port. Ce, pour la première fois depuis 2017. Avec un volume de 5,6 millions de tonnes, l’activité du port d’Agadir a accusé une baisse de 6,6%, alors que les flux se sont inscrits en hausse. « Le port a enregistré une hausse de 14,6% du trafic des hydrocarbures et une progression de 122,1% des exportations de feldspath », selon l’ANP. « Avec 2,2 millions de tonnes ayant transité par le port de Laâyoune au titre de l’année 2021, le trafic de ce port a enregistré une forte progression de 16,5% par rapport à l’année 2020 », a indiqué l’agence. Soulignons enfin que l’activité des conteneurs s’est chiffrée à 1.287.129 EVP durant l’année 2021, en hausse de 3,8%. Alain Bouithy

Maroc. L’ANP affiche un chiffre d’affaires consolidé en légère baisse à fin juin

Maroc. L’ANP affiche un chiffre d’affaires consolidé en légère baisse à fin juin

Le chiffre d’affaires consolidé de l’Agence nationale des ports (ANP) continue sur sa tendance baissière pour le deuxième trimestre consécutif. Selon les chiffres publiés par l’agence, mardi 31 août, il s’est établi à 1,116 milliard de dirhams (MMDH) au terme du premier semestre 2021, accusant ainsi un léger recul de 0,4% par rapport à la même période de l’année 2020. Les données recueillies par l’ANP font état, en revanche, d’une légère amélioration du chiffre d’affaires cumulé. Celui-ci s’est en effet élevé à 1,064 milliard de dirhams au sixième mois de l’année en cours, correspondant à une progression de 0,4% par rapport à la même période de l’année 2020. Pour rappel, au premier trimestre 2021, le chiffre d’affaires cumulé de l’ANP s’était élevé à 539 millions de dirhams, accusant une légère baisse de 0,9% par rapport à la même période de l’année 2020. Quant au chiffre d’affaires consolidé cumulé, il avait atteint 567 millions de dirhams à fin mars 2021, «en baisse de 2,2% par rapport à la même période de l’année 2020 et ce, malgré le contexte de pandémie de Covid-19 ayant impacté notablement l’activité de la SGPTV». Selon la même source, au seul titre du deuxième trimestre 2021, «les investissements effectués par l’ANP ont atteint un niveau de 249 millions de Dirhams, contre 306 millions de DH pour la même période de l’année 2020». A titre de comparaison, au premier trimestre 2021, les investissements effectués par l’Agence avaient atteint un niveau de 121 millions de dirhams, en diminution par rapport aux investissements relatifs à la même période de l’année 2020 (211 millions de DH). A noter que les investissements réalisés consolidés se sont chiffrés pour leur part à 384 millions de dirhams (MDH) à fin juin 2021, contre 584 MDH une année auparavant. Ils étaient de 123 millions de DH au premier trimestre dernier contre 214 millions de dirhams à la même période de l’année écoulée. Autres données relevées dans son communiqué : l’endettement du Groupe s’est élevé à 6,79 MMDH au deuxième trimestre 2021 contre 5879 MMDH à la même période de l’année écoulée. Il avait atteint 6044 MMDH au premier trimestre 2021. A propos de l’évolution de l’activité des ports gérés par l’ANP, au premier semestre 2021, il ressort que celle-ci a reculé de 2,1% par rapport à la même période de 2020 pour atteindre un niveau de 46,32 millions de tonnes. Au titre du deuxième trimestre, «l’activité des ports gérés par l’ANP a atteint un niveau de 23,5 millions de tonnes, soit une diminution de 2% par rapport à la même période de l’année 2020, l’équivalent de près de 0,5 million de tonnes, permettant ainsi de générer un chiffre d’affaires trimestriel de 525 millions de dirhams en hausse de 1,9% par rapport au 2ème trimestre 2020», a souligné l’agence. Rappelons qu’au premier trimestre 2021, elle avait atteint un niveau de 22,8 millions de tonnes, soit une diminution de 2,3% par rapport à la même période de l’année 2020, l’équivalent de près de 0,5 millions de tonnes. Enfin, au titre des faits marquants, on retiendra notamment l’obtention par la Capitainerie du port de Casablanca du renouvellement de sa certification ISO 9001 : V2015; la présentation en juin dernier des outputs 2020 de l’Observatoire de la compétitivité des ports marocains (OCPM); l’organisation en mai dernier de la première édition de la journée des pétroliers au port de Mohammedia sur le thème «Le port pétrolier, quelle Résilience?»; la signature au cours du même mois de la convention-cadre de coopération et de partenariat entre l’ANP, la SGPTV et la société PORTNET en vue d’initier une collaboration et un échange d’expériences autour de leurs systèmes d’information respectifs. Alain Bouithy

Maroc. Les principaux indicateurs financiers de l’ANP affichent des niveaux satisfaisants en 2020

Maroc. Les principaux indicateurs financiers de l’ANP affichent des niveaux satisfaisants en 2020

L’Agence nationale des ports (ANP), conformément aux obligations réglementaires appliquées aux entreprises faisant appel public à l’épargne, a rendu public le 30 avril dernier son rapport financier relatif aux réalisations au titre de l’année 2020. Il en ressort que « l’année 2020 s’est inscrite dans la continuité de la progression enregistrée en 2019 expliquée essentiellement par l’évolution favorable du niveau d’activité des ports gérés par l’ANP », analyse le régulateur portuaire. En effet, au titre de l’année écoulée, l’activité des ports gérés par l’agence a atteint un volume de 92,5 millions de tonnes, correspondant à une augmentation de 5,1%, a-t-elle fait savoir. Résultant de la hausse à la fois du trafic à l’import de 4,4% et à l’export de 7,6%, la progression de l’activité des ports sous l’égide de l’ANP «a impacté favorablement les indicateurs financiers de l’agence», souligne-t-on dans un communiqué. D’après la même source, le chiffre d’affaires a poursuivi sa progression au terme de l’année écoulée, enregistrant un montant de 1.940 MDHS, contre 1.853 MDHS en 2019, soit une augmentation de 4,7%, soit l’équivalent de 87MDHS. L’analyse des réalisations financières de l’organe de régulation du système portuaire fait ressortir aussi une augmentation de 5,9% des charges d’exploitation qui se sont établies à 1.850,6 MDHS en 2020 contre 1.748 MDHS en 2019. Elle fait apparaître également une baisse de près de 17,6% du résultat d’exploitation passant de 188,8 MDHS en 2019 à 155,6 MDHS en 2020. Comme l’a fait remarquer l’ANP dans son rapport annuel, «sans les dotations aux amortissements et aux provisions, le résultat d’exploitation ne baissera que de 1,6% par rapport à l’année 2019 ». En évolution par rapport aux réalisations de 2019, la valeur ajoutée a crû de 2,4%, correspondant à un montant de 1.195 MDHS. Ce qui a permis de dégager un taux d’intégration de 62%, selon les précisions de l’agence. Il est à noter que le résultat net a atteint 66,3 MDHS en 2020 contre 76,7 MDHS en 2019, soit une baisse de 13,6%. Mais à en croire l’ANP, hors provisions financières, il augmenterait de près de 32% par rapport à l’année 2019. L’analyse fait en outre état du renforcement de la capacité d’autofinancement qui a atteint un montant de 556,9 DHS, soit +16,8% par rapport à 2019. Alors que le taux d’engagement du programme d’investissement 2020 dont l’enveloppe globale s’élève à 1225,6 MDHS, a pour sa part atteint 57,7%, soit l’équivalent de 707,6 MDHS. Soulignons qu’à l’échelon du Groupe, «le chiffre d’affaires consolidé a connu une légère augmentation de 0,2% en passant de 2 050 MDHS à 2.054 MDHS en 2020». Malgré la baisse notable de l’activité de certaines participations de l’ANP, particulièrement celle de sa filiale SGPTV, l’agence évoque «une stagnation par rapport à la tendance haussière enregistrée durant les années passées». En ce qui concerne les charges d’exploitation consolidées au titre de l’année 2020, il ressort qu’elles se sont élevées à 2.072 MDHS, soit +7,4% par rapport aux réalisations de 2019. Ainsi qu’il est souligné dans le communiqué, « sans tenir compte des dotations aux amortissements du nouveau port de Safi pour 100 MDHS, l’augmentation de ces charges ne sera que de 2,6% par rapport à l’année 2019». S’agissant du résultat net consolidé, il a atteint un montant de 32 MDHS, soit une baisse de 69%. «Sans tenir compte des dotations aux amortissements et aux provisions traduisant essentiellement l’effort d’investissement des différentes structures du Groupe, le résultat net consolidé baissera de 9,3% par rapport à l’année 2019», selon l’ANP. Quant au total actif consolidé, il est ressorti à 21.763 MDHS en 2020 contre 20.424 MDHS, soit une augmentation notable de 6,6% en raison essentiellement de l’augmentation du niveau d’investissement de l’Agence nationale des ports. Alain Bouithy

Maroc: L’ANP et l’AFD renforcent leur partenariat pour un développement durable et compétitif des ports

Maroc: L’ANP et l’AFD renforcent leur partenariat pour un développement durable et compétitif des ports

L’Agence française de développement (AFD) et l’Agence nationale des ports (ANP) ont signé jeudi 2 juillet un accord de prêt de 1,1 Milliard de dirhams (100 Millions d’euros), associé à une subvention d’assistance technique de 8,7 Millions de dirhams (800 000 euros). L’accord a été signé en présence de S.E. l’Ambassadrice de France au Maroc, Madame Hélène Le Gal. Ce nouveau concours financier et technique de l’Agence Française de Développement (AFD) à l’Agence nationale des ports (ANP) vient consolider les relations de coopération entre ces deux organismes et permettra d’améliorer la compétitivité des ports gérés par l’ANP, d’accroitre leur résilience face aux effets du changement climatique et de renforcer leur intégration urbaine. La coopération économique entre le Maroc et la France se renforce dans le secteur portuaire par la mise en place d’un nouvel emprunt. « Le Maroc et la France sont toutes deux des économies de la mer, et notre coopération dans les domaines portuaires et maritimes en est d’autant plus évidente à la fois pour renforcer notre ancrage commercial mais aussi pour allier nos efforts en vue de promouvoir une économie bleue, performante et soucieuse d’un développement durable » relève Hélène LE GAL, Ambassadrice de France au Maroc. Le partenariat financier et technique entre l’ANP et l’AFD, déclenché en 2012 par l’octroi par l’AFD à l’ANP d’un prêt de 50 Millions d’Euros et une subvention d’assistance technique de 300.000 euros, vient de franchir aujourd’hui une nouvelle étape importante marquée par la mise en place d’un nouveau financement d’un montant de 100 Millions d’euros. « Notre programme d’investissement 2018-2024 permettra de consolider le développement et la modernisation du tissu portuaire afin de stimuler l’impact socio-économique des espaces portuaires sur leurs hinterlands. Notre vision à travers ce programme intègre également la dimension de développement durable en faisant notamment de l’ouverture des ports sur leurs cités un levier de valorisation du foncier portuaire, d’aménagement d’espaces urbains et de création de nouvelles activités génératrices de richesses et d’emplois », souligne Nadia Laraki, Directrice Générale de l’Agence nationale des Ports. L’enjeu de ce programme porte, également, sur la promotion de ports plus résilients au changement climatique. « Ce nouveau programme visera à élever la résilience des infrastructures portuaires et leur adaptation au changement climatique à travers, notamment le confortement d’ouvrages et la protection des infrastructures portuaires face à la montée du niveau de la mer, la mise en place d’un dispositif de bilan carbone pour améliorer l’efficacité énergétique et de prévention de la pollution marine pour préserver la biodiversité du milieu aquatique », souligne Mihoub Mezouaghi, Directeur de l’AFD au Maroc.

L’activité portuaire s’est inscrite en hausse au premier trimestre (Maroc)

L’activité portuaire s’est inscrite en hausse au premier trimestre (Maroc)

L’activité portuaire s’est inscrite en hausse au premier trimestre 2020, selon les chiffres publiés récemment par l’Agence nationale des ports (ANP). Les ports marocains gérés par l’ANP ont enregistré un volume global des échanges de 23,4 millions de tonnes au cours des trois premiers mois de l’année en cours. Ce qui représente un accroissement des volumes de 7,3%, a souligné l’autorité de régulation du système portuaire marocain. Grâce à un ensemble de dispositifs et de mesures mis en place sur la base des consignes sanitaires, que nous évoquions dans un précédent article, l’activité portuaire n’a pas été affectée par la pandémie du nouveau coronavirus. Ce qui a permis d’assurer la continuité de cette activité et donc de maintenir son trend haussier. L’ANP en veut pour preuve que l’activité portuaire s’est chiffrée à 8,4 millions de tonnes au titre du seul mois de mars, traduisant ainsi une progression de 2,5% par rapport au même mois de l’année écoulée. Dans un communiqué, l’autorité de régulation a estimé que « ceci renseigne sur la vigilance et les mesures prises par la famille portuaire en vue d’assurer la continuité des services garant de l’approvisionnement normal du pays notamment en produits stratégiques ». Si l’on en croit l’ANP, la progression des volumes des échanges ayant transité par les ports au titre du premier trimestre 2020 s’explique par la bonne orientation aussi bien des importations (+7,4%) qui se sont chiffrées à 15,3 millions de tonnes, que des exportations (+7,2%), avec un volume de 8,1 millions de tonnes. Ainsi, selon les données statistiques exposées par l’agence, « les ports nationaux ont assuré le traitement à l’import de 2,2 millions de tonnes de céréales, marquant une forte hausse de 23,1%; 2,8 millions de tonnes de charbon en progression de 12,5% et 2,3 millions de tonnes d’hydrocarbures ». Concernant les importations des céréales, il est à noter qu’elles ont atteint 868.000 tonnes au cours du seul mois de mars dernier, ce qui correspond à une progression de 40% par rapport au même mois de l’année précédente. Quant aux importations de charbon et des hydrocarbures, elles se sont chiffrées respectivement à 1,1 million de tonnes, en hausse de 9%, et à 947.000 tonnes en légère baisse de 4%. De même source, l’ANP a noté que les exportations ont été « boostées par le dynamisme de l’activité phosphatière marquée notamment par un fort rebond de 60,3% des ventes à l’étranger d’engrais qui se sont chiffrées à 2,9 millions de tonnes et une progression de 6,4% du phosphate, avec un volume de 2,2 millions de tonnes ». A propos des exportations du phosphate et des engrais, il ressort qu’au titre du seul mois de mars elles se sont respectivement chiffrées à 918.000 tonnes et à 957.000 tonnes, en hausse de 30% et 28%. Commentant l’évolution de l’activité des conteneurs, il apparaît que « les ports nationaux ont manipulé 348.000 EVP au titre du premier trimestre 2020, marquant ainsi une légère hausse de 1,4% », a souligné l’autorité de régulation précisant que cette activité a été marquée par un léger recul au titre du seul mois de mars de 0,6%. Quant à l’évolution du trafic conventionnel, les chiffres ont enregistré une hausse de 7,2% du volume des marchandises traitées, « avec un volume global de 1,1 million de tonnes, composées notamment de produits sidérurgiques (564.000 tonnes, +3,6%), du bois & dérivés (208.000 tonnes, +2,5%) », a fait savoir l’ANP. L’ANP a relevé, en ce qui concerne la répartition des volumes des échanges par port, que les plus importantes variations ont concerné les ports de Jorf Lasfar (+14,2%, avec un volume de 9,6 millions de tonnes), Casablanca (+6%, avec un volume de 7,6 millions de tonnes), Agadir (+6,5%, avec un volume de 1,7 millions de tonnes) et Nador (+12%, avec un volume de 963.000 tonnes). Par ailleurs, « en termes de nombre de navires, les ports nationaux ont traité 2.509 escales, en hausse de 2,7%, dont 623 escales au titre du seul mois de mars 2020 », a conclu l’agence. Alain Bouithy

Comment interpréter le dernier discours de Gaid Salah?

Comment interpréter le dernier discours de Gaid Salah?

C’est peut-être le discours le plus agressif et le plus mauvais de Gaid Salah depuis le 22 février. Traiter de traîtres ceux qui demandent un Etat civil contredit de façon flagrante les différentes déclarations selon lesquelles l’ANP accompagne le hirak. Il y a deux raisons à cet énervement. La première est que l’EM s’est rendu compte que les relais civils qu’il a sollicités pour faire réussir la réunion du 6 juillet ont été inefficaces et n’ont pas la crédibilité qu’ils ont prétendu avoir. Avec un FLN et un RND infréquentables et des partis islamistes en baisse d’influence, le néo-DRS n’a pas trouvé de relais crédibles dans la société pour convaincre une partie des manifestants du vendredi. L’EM comptait sur la réunion du 6 juillet pour envisager une élection présidentielle vers novembre-décembre 2019. L’EM n’aura pas « son » président dans les délais escomptés, et cela énerve Gaid Salah. La deuxième raison est que, pour la première fois depuis l’indépendance, le pays n’a pas de président légal ou légitime selon les normes même du régime. L’EM apparaît comme l’instance qui prive le pays d’avoir un président et qui fait perdurer la crise politique. Gaid Salah ne veut pas reconnaître et assumer ce blocage qu’il impute « à des traîtres qui haïssent le pays et l’ANP ». De mon point de vue, le blocage va perdurer jusqu’à septembre-octobre. Si les manifestations du vendredi ne baissent pas en nombre, l’EM va céder du terrain pour discuter des prérogatives constitutionnelles du futur chef d’Etat à élire qui n’aura pas cependant d’autorité sur l’armée. Ce serait un compromis qu’une grande partie de la population accepterait. Ce serait un pas vers la construction de l’Etat en Algérie. Si on se réfère aux expériences européennes de construction de l’Etat, les monarques n’ont pas renoncé à leurs pouvoirs du jour au lendemain. Le pays est dans la bonne direction. Cette génération aura l’Etat que les générations précédentes n’ont pas eu. A condition de sauvegarder le caractère pacifique des manifestations et d’être conscients que beaucoup de militaires aspirent aussi à un Etat de droit qu’ils serviront avec loyauté. Personne en Algérie ne hait l’ANP qui est un acquis historique du mouvement national. Lahouari Addi