Le calvaire des Congolais refoulés de l’Angola

RD Congo. Les congolaises et les congolais vivent un véritable calvaire sur la terre angolaise. Ils sont refoulés manu militari et sans préavis du territoire angolais. Au total, 670 Congolais dont des femmes et des enfants ont été refoulés d’Angola depuis le 23 octobre. Ils sont passés par des provinces de Malanje et de Lunda-Nord, avant de retourner en RDC précisément à Kwango, signalent les organisations humanitaires. Il se chuchote que dans le flot des refoulés, pourraient se compter de nombreuses infiltrations des commandos étrangers pour déstabiliser la RD Congo de l’intérieur. Que les autorités congolaises compétentes prennent la situation au sérieux pour ne pas répéter la gravissime erreur de l’Opération Turquoise durant laquelle les réfugiés rwandais sont entrés librement à Goma, avec armes et munitions et ce, avec de lourdes conséquences politiques dont le peuple congolais continue de payer le prix jusqu’à ce jour. À bon entendeur, salut! Germain Nzinga
CHAN-2024. La RDC rugit face à l’Angola et s’invite à la finale du Groupe A !

Double championne du CHAN, la RD Congo a frappé fort jeudi soir au Moi International Sports Centre de Nairobi en s’imposant avec autorité 2-0 face à l’Angola, lors d’une soirée qui pourrait bien lancer les Léopards A’ vers les quarts de finale du CHAN TotalEnergies PAMOJA 2024. Deux coups de casque signés Jephté Kitambala et Jonathan Mokonzi en seconde période ont scellé une victoire précieuse, propulsant les Congolais dans une bataille à quitte ou double face au Maroc ce dimanche. Plus tôt dans la journée, les Lions de l’Atlas ont dominé la Zambie 3-1, posant ainsi les bases d’un choc décisif entre deux géants du continent. L’Angola, de son côté, quitte la compétition sans avoir marqué le moindre but. Une Première Mi-Temps Sous Haute Tension Dès le coup d’envoi, l’enjeu était clair : l’Angola devait impérativement gagner pour espérer continuer l’aventure, tandis que la RDC savait qu’une victoire la rapprocherait des quarts. Les 45 premières minutes ont offert des occasions des deux côtés. Beni Jetour et Kaporal ont tenté leur chance pour les Palancas Negras, mais le portier congolais Brudel Efonge a veillé au grain. Côté congolais, Kitambala a forcé Neblú à une belle parade, tandis que Matobo et Kabwit ont flirté avec l’ouverture du score. Malgré l’intensité et quelques frissons, rien n’a été marqué avant la pause. Le Réveil des Léopards ! Le match a basculé dès le retour des vestiaires. À la 58e minute, Âgée Basiala délivre un bijou de coup franc au cœur de la surface : Kitambala surgit et place une tête subtile au ras du poteau. 1-0, les Léopards rugissent enfin ! Piqué au vif, l’Angola réagit en multipliant les changements offensifs : Jó Paciência, Mafuta, Gogoró font leur entrée pour renverser la vapeur. Vidinho passe tout près de l’égalisation d’une tête à bout portant mais Efonge sort un arrêt réflexe de grande classe. Et alors que les Angolais poussent, c’est la RDC qui frappe à nouveau. Nouveau centre millimétré de Basiala sur corner, Mokonzi jaillit au premier poteau et double la mise à la 70e minute. Clinique. 2-0. L’Angola S’effondre, La RDC Tient Bon Dans le dernier quart d’heure, les hommes de Pedro Gonçalves jettent toutes leurs forces dans la bataille. Mais ni Jó Paciência, ni Lépua, ni Kinito ne trouvent la faille. La finition fait cruellement défaut. Neblú, entré en cours de match, évite une addition plus salée avec une superbe envolée sur une frappe de Matobo, mais le mal est fait. En défense, Osée Ndombele et Lolendo Mansanga verrouillent l’arrière-garde congolaise avec autorité. Aucun frisson de fin de match pour les Léopards, qui tiennent leur victoire avec sérieux et maîtrise. Basiala, le Maestro des Phases Arrêtées S’il fallait un homme du match, ce serait lui : Âgée Basiala. Deux passes décisives sur coups de pied arrêtés, deux gestes parfaits qui ont changé le destin du match. Kitambala et Mokonzi ont brillé à la finition, mais c’est bien le pied chirurgical de Basiala qui a fait la différence. Une arme redoutable pour la suite du tournoi. Un Duel Explosif à Venir : Maroc vs RDC Place maintenant au grand rendez-vous : dimanche, Maroc et RDC s’affrontent dans un choc qui promet d’être électrique. Le vainqueur s’ouvrira les portes des demi-finales. Dans l’autre rencontre, le pays hôte, le Kenya, croisera la Zambie pour arracher le dernier billet du Groupe A. Suspense, intensité et rêves de titre : le CHAN 2024 entre dans sa phase décisive, et les Léopards sont plus affamés que jamais ! Caf
Odeurs de velléités. Des revendications territoriales en Afrique Centrale

TRIBUNE. Région riche en ressources naturelles, l’Afrique Centrale est également fragile en termes de stabilité politique et de relations entre les États. Des signes de velléités de revendications territoriales ont tendance à émerger dans cette partie de l’Afrique, suscitant des inquiétudes quant aux conséquences potentielles pour la région. Une tendance aux effets graves, dans les rapports entre les Etats concernés. Et les tensions territoriales pourraient avoir des répercussions sur les relations entre ces États et la stabilité régionale. Plus que jamais, il est essentiel de comprendre les causes profondes de ces tensions et de trouver des solutions aux fins de les apaiser. Les revendications en question sont souvent liées à des questions de frontières coloniales, de ressources naturelles et d’identité culturelle. Aussi est-il crucial de prendre en compte ces facteurs pour comprendre les motivations des acteurs impliqués. La compétition pour les ressources naturelles, tels que le pétrole, le gaz et les minerais, peut également exacerber les tensions territoriales. Dans ce cas, les États doivent trouver des moyens de gérer ces ressources de manière équitable et transparente. Si l’on y prend garde, les revendications territoriales peuvent entraîner des conflits armés, des déplacements de populations et des crises humanitaires. Ainsi est il essentiel de prévenir ces conflits avant qu’ils ne dégénèrent. Les tensions territoriales pouvant également nuire à la coopération régionale et internationale, ce qui pourrait avoir des conséquences économiques et politiques désastreuses pour les États concernés. La diplomatie et le dialogue sont par ailleurs essentiels pour apporter l’apaisement et éloigner les tensions territoriales. Aux États concernés d’engager des négociations de bonne foi et être prêts à faire des compromis nécessaires. Quant à la communauté internationale, elle pourrait jouer un rôle important en facilitant les négociations et en fournissant une assistance technique et financière pour aider les États à gérer les ressources naturelles de manière équitable. Dans le cadre des économies régionales, en faisant prévaloir la coopération dans ce contexte, ce serait une voie idéale pour réduire les risques de conflit et créer un avenir plus stable et prospère. Sans citer de cas spécifiques des velléités de revendications territoriales, en Afrique Centrale, il est crucial qu’il soit pris en compte ces tendances pour anticiper les défis potentiels et trouver des solutions pacifiques. Ce qui a l’avantage d’exalter le dialogue constructif entre les parties touchées et d’éviter toute exacerbation des tensions. La logique consistant à se concentrer sur les principes généraux de résolution des conflits et de coopération régionale, plutôt que de citer des potentiels cas qui pourraient être sensibles. Paris 29 mai 2025 Ouabari Mariotti
Gabon : l’ex-président Ali Bongo et sa famille sont arrivés en Angola

L’ancien président du Gabon Ali Bongo Ondimba, en résidence surveillée depuis le coup d’Etat d’août 2023, est arrivé vendredi en Angola avec son épouse et son fils, a annoncé la présidence angolaise dans un communiqué publié sur Facebook. « La famille Bongo a été libérée et vient d’arriver à Luanda », indique le texte. Ali Bongo, dont la famille a dirigé le Gabon pendant 55 ans, avait été renversé le 30 août 2023 par le général Brice Clotaire Oligui Nguema et était depuis assigné à résidence dans la capitale Libreville. La présidence angolaise a également publié des photographies montrant l’ancien dirigeant accueilli à l’aéroport de Luanda. Cette libération fait suite à des contacts entre le président angolais Joao Lourenço et Brice Oligui Nguema, élu président du Gabon en avril avec près de 95% des voix, précise le communiqué, sans donner de détails. L’épouse d’Ali Bongo, Sylvia Bongo, 62 ans, et son fils Noureddin, 33 ans, en détention dans l’attente de leur procès pour détournement de fonds publics, avaient été récemment libérés et également placés sous résidence surveillée selon plusieurs médias gabonais. AFP
Direction générale de l’UNESCO. L’Union africaine réaffirme son soutien à Khaled El-Enany à travers l’Angola, sa présidence en exercice

En sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, le président angolais João Lourenço a annoncé qu’il soutiendrait l’Angola – et, par son intermédiaire, celui de l’Union africaine – à la candidature du professeur Khaled El-Enany à la direction générale de l’UNESCO. Cette déclaration forte a été faite lors de sa rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, dans le cadre de sa visite d’État en Égypte du 28 au 30 avril 2025. Au cours de cet entretien de haut niveau, les deux chefs d’État ont réaffirmé la nécessité de consolider l’unité africaine autour de candidatures communes dans les institutions internationales, en particulier à un moment où la voix du continent doit être davantage représentée dans les enceintes de gouvernance mondiale. Le président Lourenço a ainsi confirmé le soutien plein et entier de l’Angola, en tant que président de l’Union africaine, à la candidature de Khaled El-Enany – un appui qui réaffirme également l’adhésion collective de l’Union africaine à cette candidature stratégique. Ce soutien s’inscrit dans une dynamique continentale plus large : Djibouti avait déjà exprimé publiquement le même engagement, et le Gabon a quant à lui retiré son propre candidat afin de renforcer l’unité africaine autour de la candidature égyptienne. Cette mobilisation démontre la volonté du continent de parler d’une seule voix pour faire avancer ses priorités à l’échelle mondiale. La candidature de Khaled El-Enany intervient dans un contexte où les défis africains – notamment l’éducation, le développement durable et la construction de la paix – sont au cœur des préoccupations. Ces priorités ont d’ailleurs été soulignées par le président Lourenço lui-même lors de son investiture à la tête de l’Union africaine, le 15 février dernier. Ancien ministre du Tourisme et des Antiquités et professeur d’université, Khaled El-Enany porte une vision ambitieuse, inclusive et ouverte sur la coopération internationale. Depuis l’annonce de sa candidature en avril 2023, il a reçu un large soutien international, incluant l’Union africaine, la Ligue des États arabes, la France, le Brésil, la Turquie, l’Allemagne, l’Espagne, l’Arménie, le Gabon, Djibouti – et désormais l’Angola. Cette nouvelle déclaration de soutien renforce la légitimité et la portée d’une candidature portée par l’Afrique, pour une gouvernance de l’UNESCO plus équitable, inclusive et représentative des équilibres mondiaux.
CAN U-17 : Le Mali s’impose d’entrée face à l’Angola au terme d’un duel disputé

Le Mali a parfaitement lancé sa campagne à la Coupe d’Afrique des Nations U-17 CAF TotalEnergies en s’imposant 2-1 face à l’Angola, mardi, au Stade Municipal de Berrechid. Grâce à des réalisations de Ndjicoura Bomba et Soungalo Coulibaly, les Maliens ont empoché trois points précieux dans ce premier match du groupe D, prenant la tête devant la Côte d’Ivoire et la Centrafrique, qui s’affrontent plus tard dans la journée. Un début tonitruant avant une égalisation angolaise Les Aiglonnets ont frappé les premiers dès la 11ᵉ minute. Ndjicoura Bomba, particulièrement en jambes, a repris une passe de Seydou Dembélé et expédié une frappe du pied droit dans la lucarne depuis l’axe de la surface. Malgré plusieurs opportunités pour creuser l’écart, le Mali a été rejoint juste avant la pause. L’Angola a égalisé dans le temps additionnel de la première période grâce à Jayden Puna. Le défenseur central a conclu de la tête à bout portant, bien servi par une déviation astucieuse de Manelson. Après un bref examen du VAR, le but a été validé. Coulibaly délivre le Mali en seconde période Au retour des vestiaires, les deux équipes ont redoublé d’intensité dans un affrontement physique, chacune cherchant à prendre l’avantage. C’est finalement le Mali qui a trouvé la faille à la 74ᵉ minute. Entré en jeu, Soungalo Coulibaly a signé un geste de grande classe, envoyant une frappe puissante du pied droit depuis l’extérieur de la surface directement dans le petit filet gauche, à la suite d’un corner. L’Angola a tenté d’arracher l’égalisation en fin de match, notamment par Densel Liyun dans le temps additionnel, mais le Mali a tenu bon pour s’offrir une victoire précieuse. Ce succès place les Aiglonnets en tête du groupe D, de quoi faire le plein de confiance avant leur prochaine rencontre.
Quatre mauvais souvenirs de Jonas Savimbi sur les officiels congolais

TRIBUNE. Le monde entier s’est souvenu le 22 février dernier de la mort du leader angolais Jonas Savimbi dit « il gallo nero » (le coq noir). La plupart d’analystes ont abordé son action politique dans la confrontation directe de l’UNITA qu’il dirigeait contre le MPLA conduit sous la houlette d’Agostino Neto puis d’Edouardo Santos. La présente étude a choisi d’aborder la geste politique de ce leader angolais sous le prisme de ses accointances avec le régime du Maréchal Mobutu depuis ses heures de gloire jusqu’à sa chute qui ouvrira la porte à l’AFDL. Ce qui a attiré notre attention, c’est cette découverte d’après laquelle l’actuelle médiocrité des politiques congolais a plutôt une longue histoire et plonge ses racines dans le passé lointain de cette république à démocratiser. Pour bien l’illustrer, allons relever, dans les lignes qui suivent, les turpitudes des politiciens zaïrois/congolais qui ont laissé un goût amer à Jonas Savimbi. 1. L’étrange visite de la délégation de Likulia à Huambo En ce mois d’avril 1997, la crise politique bat son plein en Rdc (ex-Zaïre) et le régime du Maréchal Mobutu est en train de vaciller. Lubumbashi et Mbuji-Mayi, les deux poumons économiques de trésor public zaïrois sont tombés après Kivu, Goma, Kindu, Kisangani. La menace devient plus forte, se rapprochant tojjours davantage de Kinshasa, le siège du pouvoir. Le grand Léopard longtemps en soins médicaux en Suisse décide de regagner le pays pour remettre de l’ordre dans la boite. Contre toute attente de voir Mobutu respecter les accords de la CNS en remettant Etienne Tshisekedi à la primature, le maréchal élève, le 12 avril 1997, le général Likulia au rang de Premier Ministre en lieu et place de Kengo wa Ndondo. Ce nouveau nominé est ancien professeur de droit à la Faculté d’Aix-en-Provence et bénéficie de tous les soutiens du gouvernement français via le puissant réseau Pasqua. Soit dit en passant, cinq semaines plus tard, après la chute de Kinshasa, il sera accueilli dans l’ambassade française et celle-ci le fera fuir discrètement sur Brazzaville puis, lorsque les troubles éclateront dans la capitale congolaise, vers Paris, via l’opération Pélican. Fermons cette parenthèse. Dès sa nomination, le général Likulia tient à trouver une solution forte contre l’avancée des troupes de l’ADFDL en levant des décisions de haute portée stratégique. Primo, il maintient le général Mahele à son poste de chef d’État-Major général des FAZ et lui confie en outre le portefeuille de la Défense, malgré l’hostilité de Mobutu qui le sait être en intelligence avec l’ambassade américaine et les forces ennemies de l’AFDL. Secundo, il décide de prendre langue avec le leader de l’UNITA pour venir appuyer la Division Spéciale Présidentielle. Pour ce faire, le nouveau premier Ministre envoie une délégation d’officiers congolais à Huambo, le siège du pouvoir de l’UNITA pour solliciter aussi bien le soutien de ses troupes militaires que son expertise personnelle pour étudier ensemble comment stopper l’avancée des troupes de Kabila à Kenge. Jonas Savimbi qui a écouté attentivement le briefing de la délégation agrée quasi les deux demandes. Et au moment où il leur demande de déployer une carte opérationnelle pour mettre au point un plan de défense et d’attaque, il s’avise qu’aucun officier délégué chez lui ne fut en mesure de lui en fournir une. Jonas Savimbi contient sa déception par respect de son allié Mobutu. Au moment de congédier la délégation desdits officiers zaïrois, un des leurs demande au chef de l’UNITA de lui parler en aparté. Il lui sort alors des propositions concrètes du tout nouveau Premier Ministre pour pouvoir négocier le marché de diamants. Et chose ahurissante : ce négociant de diamant qui faisait partie de la délégation stratégique des officiers n’était point un militaire mais plutôt le fils propre du nouveau Premier Ministre, le général Likulia.[1] Celui-là même qui dans son discours de prise de pouvoir promettait de « gouverner autrement… de tenir compte dans la gestion de la chose publique de l’intérêt général (…), de s’ouvrir vers les couches les plus démunies (…), d’abolir toute stratification sociale(…), de bannir toute forme de privilège ou d’impunité, toute exclusion sociale. » [2] Savimbi broya du noir avec des officiers qui préparent une guerre sans aucune carte opérationnelle et avec un Chef de gouvernement qui au plus fort de la guerre qui a déjà conquis plus du 2/3 du territoire national a encore le culot de se préoccuper à faire son business personnel. 2. Les FAZ se mettent à tirer sur le contingent de l’Unita venu à leur rescousse… Dans les années 1990-97 qui ont fait suite à la fin de la guerre froide et à la disparition de deux blocs issus des accords de Yalta, il se déroule une véritable recomposition géopolitiques de l’Afrique centrale et australe. L’empire américain désormais l’unique puissance mondiale après la chute de l’ex-URSS trouve le moment propice pour imposer la Pax Americana reposant sur les deux socles ci-après: la sécurité internationale qui doit partir des USA puis le socle économique et financier chargé de placer le dollar au centre de l’économie du monde globalisé. Sans se douter que les deux socles sont appelés à s’alimenter intrinsèquement dans ce sens que toute la sécurité mondiale est désormais placée sous le service de la croissance de l’économie américaine. Comme je l’écrivais « l’objectif premier, c’est de se faire un Léviathan militaire pour pouvoir trouver la puissance économique d’administrer le système globalisé à partir de Washington »[3]. C’est également dans ce nouvel environnement géopolitique que l’administration Clinton décide de lancer le nouveau credo politique « Traid not aid » (le commerce et non l’assistance) en vue de lancer dès juin 1997 l’initiative africaine. La nouvelle politique yankee ne venait point soutenir le vent de démocratisation qui soufflait sur le continent africain depuis la conférence de La Baule tenue sous la houlette de François Mitterand. En réalité comme nous le fixeront Michel Collon et Grégoire Lalieu, « dans ces guerres yankees, ce n’est point l’Al Qaida qu’elles combattent mais la démocratie »[4]. Et cela se vérifiera dans la nouvelle
Congo : implosion de la triade sécuritaire et extension de la gangrène à la sous-région

PARLONS-EN. Le dispositif sécuritaire congolais mis en place depuis quelques années déjà a fini par imploser. La faute incombe aux rivalités qui ont franchi le rubicon de l’adversité pour faire de véritables ennemis. Cette cacophonie a des répercussions sur les plans économiques national et sous-régional ainsi que dans le conflit de l’Est de la RDC où l’Angola tente de jouer sa partition jusqu’à Paris et aux USA. En amont comme en aval du sommet international de l’intelligence Artificielle (I.A) qui regroupera des Chefs d’États, Scientifiques et Hommes d’affaires de la planète du 10 au 11 février 2024 à Paris, l’Angola tente de se frayer un chemin dans le conflit tentaculaire de la RDC. La situation de la sous-région Afrique centrale s’enkyste. Les USA, la France, le Royaume-Uni ont demandé ce 24/01/2025 à leurs ressortissants de quitter Goma et ses environs en RDC. Ce n’est pas une surprise. Nous l’avions annoncé lors de la visite du Président angolais, Joao Lourenço le 11/01/2025 à Brazzaville. Juste après, il s’est envolé rapidement pour Paris le 16/01/2025. Le fait est capital. L’accueil de l’Angolais à Paris démontre non seulement la marginalisation du corridor naturel que constituait le triptyque Fleuve Congo-CFCO-PAPN, mais aussi l’aveuglement dans les choix stratégiques nationaux qui ont pêché pour deux raisons essentielles : la volonté d’ostraciser le corridor sud du Congo par suprémacisme clanique et la faiblesse rédhibitoire des services de sécurité occupés à la croupe arrondie des jeunes congolaises (RC et RDC) à qui on distribue des passeports diplomatiques. Avec de tels profils à la première ligne de défense du pays, Françoise Joly peut rêver de continuer à manipuler ce pays tranquillement. Schématiquement, un pays compte 3 lignes de défenses : le renseignement civil (opérations), la diplomatie (tactique) et enfin l’armée (stratégique). Comme à l’époque de Noé, pendant que l’étau se resserre sur Brazzaville avec l’électricité et le second canal de livraison de carburant que la RDC bloque régulièrement, suspectant une collusion entre le Rwanda, le M23 et le Congo-Brazzaville, les incompétents s’agitent autour de la candidature de M. Sassou qui, est un non-événement. Il sied de noter, que la pénurie chronique de ces deux denrées ramène les Congolais à l’improvisation, aux détournements et aux mauvaises relations avec la RDC, mais pas à la révision de turbines. Faut-il rappeler que le carburant et l’électricité sont deux maillons sécuritaires de premier plan d’un pays ? Comment une société d’électricité qui fait un chiffre d’affaires variant entre 7 et 9 milliards de FCFA par mois ne peut pas payer ses fournisseurs, ni satisfaire ses clients moins encore faire la maintenance de son matériel ? Nous parlons bien de 7 et non 1. Pire, comment peut-on concéder la gestion d’un barrage à un certain Paul Obambi qui a échoué partout ? Et que dire des autres cessions ? Un dépeçage en règle du pays : La centrale électrique à gaz de Djéno a été bradée en concession à la société turque AKSA le 21/01/2021 ; La centrale hydroélectrique de Liouesso devrait être bradée au groupement China Gezhouba Group Company/Energaz le 21/05/2022 ; La centrale hydroélectrique du Djoué a été avilie en concession à la société Hydro Opération International suivant convention de concession signée le 04/07/2022. En novembre 2022, la concession de la centrale hydroélectrique de Moukoukoulou a été bradée à la société chinoise Zengwei et celle de la centrale hydroélectrique d’Imboulou au groupement chinois Hoi/Axian. Incroyable que ces crimes de haute trahison de l’État par le bradage de son patrimoine effectué restent sans sanctions ! Dans son discours d’adieu, l’ambassadeur du Rwanda sortant Theoreste Mutsindashyaka reçu par M. Sassou, confirme l’implantation des activités rwandaises sur plus de 3000 hectares (30 km² !!!) dans la Bouenza pour de l’huile de ricin dont personne ne connaît l’usage traditionnel au Congo (sauf pour l’empoisonnement et des buts inavoués ?). Il annonce aussi la prochaine prise de contrôle de la zone économique spéciale de Maluku, porte d’entrée et de sortie avec la RDC. Le piège rwandais se referme et les lignes de défense implosent Il ne faut pas être sorti de la cuisse de Jupiter pour comprendre que les Rwandais font monter les enchères, car ils savent que, dans le repositionnement consécutif des USA, de l’Angola et du COMESA à l’avantage de la RDC, Brazzaville reste le seuil maillon faible sur lequel s’appuyer. D’ailleurs la nature du langage français démontre que ces derniers ont engagé leur changement de fusil d’épaule. Luanda consolide sa place centrale dans l’architecture énergétique mondiale et de gendarme d’Afrique centrale. Une véritable catastrophe économique et politique pour le Congo sur les 50 années à venir, loin au-delà des crimes des petits de Jean-Jacques Bouya (Serges Bouya le DG GUOT ; Séraphin Bhalat le DG PAPN ; Jean-Louis Osso) ou même de Bolloré Logistics. Le glas vient de sonner pour rapatrier les fonds volés question d’accélérer les projets de l’Oléoduc pétrolier Pointe-Noire-Brazzaville, du Barrage de Sounda et de la reconstruction du CFCO sur deux voies pour 160 km/h de vitesse de trafic moyen afin que le Congo se repositionne en compétitivité de sa chaine logistique. Cela est d’autant plus urgent que l’arrivée de Donald Trump conduit les Français et l’Union Européenne à changer de stratégie sur le Rwanda. Il est impérieux de rappeler, qu’aucun service de renseignement de Brazzaville n’a vu venir le danger : le Centre d’Information et de la Documentation (CID), le Conseil National de Sécurité (CNS), la Direction de la documentation présidentielle, la Direction Générale des Affaires Stratégiques et de la Coopération Militaire (DGASCOM), les Renseignement Généraux (RG) de la Police. La cause, 90% des responsables de ces services s’occupent d’argent, de fesses et de positionnement ! Sinon, ils ne laisseraient pas poreuses les frontières qui sont envahies par les Kuluna et autres immigrants qui s’établissent jusqu’à Moungoundou Nord (Niari). Tenez, la note de service n°00047/MIDDL/CAB du 11 janvier 2025 portant rôle des préséances des services de sécurité qui établissent la hiérarchie divise le haut commandement placé sous la tutelle du ministre de l’intérieur M. Mboulou. Plus d’une officine pense