Art africain : La première expo NFT en France arrive en octobre, à Paris

Art africain : La première expo NFT en France arrive en octobre, à Paris

ARTS. Neuvième Toit, collectif de créateurs francophones, et AKAA, foire d’art contemporain à Paris dédiée aux scènes artistiques d’Afrique et de ses diasporas, exposeront pour la première fois en France des œuvres d’art africain sous format “NFT” (non-fungible token). Ce projet s’inscrit dans le cadre de la programmation artistique d’AKAA 2022, autour du mouvement – notion polysémique dotée d’une dimension spatio-temporelle, artistique, et socio-politique. Il prendra la forme d’une proposition artistique immersive, avec des supports physiques (tablettes en bois, tapis en laine) et numériques (NFT, réalité virtuelle (VR) et réalité augmentée (AR)). Portée par Neuvième Toit, cette exposition accueillera ses premiers visiteurs du 20 au 23 octobre prochain, au Carreau du Temple (Paris), lors d’Also Known As Africa (AKAA), première foire française d’art contemporain et de design centrée sur l’Afrique – également partenaire du projet. Pour cette première édition, Neuvième Toit exposera les œuvres de l’artiste franco-ivoirien Willow Evann, en collaboration avec la galerie 31 Project Paris ainsi que les agences NFT4All et Makom, avec une proposition artistique immersive conjuguant à la fois la perception du monde réel et son miroir virtuel. Trois œuvres physiques seront proposées par Willow Evann (Google Noir, Tiraillés, et Zaouli) sur un espace qui abritera également leurs déclinaisons en réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR). Les visiteurs pourront ainsi accéder à ces dernières à l’aide d’un casque VR ou d’une tablette dotée d’une application AR. Willow Evann, artiste, a déclaré : “Notre proposition artistique s’inscrit dans une démarche de réflexivité sur ce qu’est le “monde noir et africain”, les perceptions qui gravitent autour de ces concepts et la construction des symboliques et stéréotypes que ces derniers suscitent, souvent malgré eux. C’est au service de cette idée que nous avons mobilisé différentes solutions technologiques (NFT, VR, AR), afin de pousser nos visiteurs à questionner leurs propres biais et représentations.” Dans la continuité de sa démarche visant à démocratiser l’art africain et contribuer à l’autonomie des artistes du continent et de sa diaspora, Neuvième Toit proposera une collection de 500 NFTs basés sur les œuvres Google Noir, Tiraillés et Zaouli de l’artiste Willow Evann. Goudet Abalé, Président de Neuvième Toit a déclaré : “Dans un contexte marqué par la valorisation accrue de l’art africain, qui contraste avec les difficultés persistantes de ses créateurs à en vivre durablement ; nous voulons montrer le potentiel énorme que représente la technologie des jetons non-fongibles pour les artistes du continent. C’est une réelle fierté de pouvoir présenter notre projet dans le cadre de la foire AKAA et nous remercions évidemment nos partenaires pour leur confiance et leur appui.” Neuvième Toit et AKAA organiseront le vendredi 21 octobre, dans le cadre des Rencontres AKAA, une table ronde à laquelle interviendront l’artiste Willow Evann et Frédéric Jonchet (Associé fondateur de NFT4ALL et Directeur associé de Makom) sur la thématique suivante : “Entre promesses et réalisations concrètes : comment l’art africain peut-il capitaliser sur l’innovation des NFT ?” Bon à savoir : Neuvième Toit est un collectif de créateurs francophones, actifs dans les domaines de la peinture, de la musique, de la photographie, de la mode, du design et de l’audiovisuel. Basé à Paris, il est notamment composé d’Alexandre Elenga (artiste peintre et infographe), Lucie Plaettner (styliste), Shayne (rappeur), Aksel Gaspard (réalisateur), ou encore Christy Hash (photographe). AKAA – Also Known As Africa est la première foire d’art contemporain et de design centrée sur l’Afrique en France.  Elle présente tous les artistes ayant un lien dans leur pratique au continent africain. Elle pose un regard contemporain sur ces scènes artistiques qui va au-delà des frontières géographiques.

AKAA de retour à sa place d’incontournable pour sa 6ème édition

AKAA de retour à sa place d’incontournable pour sa 6ème édition

La foire d’art contemporain et de design centrée sur l’Afrique, AKAA – Also Known As Africa, a fermé les portes dimanche soir 14 novembre de sa sixième édition, sur un bilan extrêmement positif pour son retour après une année frappée par les annulations et reports. Avec une édition recentrée sur 35 galeries participantes, dont une dizaine de nouvelles galeries, il y avait plus de 130 artistes à découvrir cette année, avec de nombreux afro-américains. AKAA est ainsi revenue avec énergie et les ingrédients qui la caractérisent, convivialité, échanges, découvertes, afin de reprendre le fil tissé, en 6 éditions seulement, de l’événement incontournable pour les collectionneurs, professionnels et amateurs d’art contemporain. AKAA continue jusqu’au dimanche 21 novembre sur sa plateforme digitale www.akaafair.comEn effet pour cette nouvelle édition, AKAA a créé une plateforme pour accompagner sa version physique et y présenter aussi 6 autres galeries du continent africain qui n’ont pu faire le déplacement. Les ventes de cette édition physique ont été positives, et même excellentes pour certains exposants, avec des achats notamment par des fondations et des grandes collections privées. De nombreux artistes présentés ont fait l’objet de ventes importantes : WonderBuhle, Sthenjwa Luthuli, Gosette Lubondo, Idowu Oluwaseun, Leslie Amine, Gopal Dagnogo, Olga Yaméogo, collectif Atelier Ndokette, Epheas Maposa, Rebecca Brodskis, Ymane Chabi Gara pour en citer quelques uns. AKAA a accueilli de nombreux collectionneurs, Institutions et Fondations tels que : Tate Modern, Centre Pompidou, IMA, Fondation Blachère, Fondation Cartier, Fondation Louis Vuitton, Collection Pinault, MACAAL, MQB, British Museum. Cette édition aura été marquée par le partenariat avec la maison de vente Bonhams, qui s’inscrit dans l’ambition de participer activement en France à la structuration du marché de l’art lié à l’Afrique. La présence inédite d’une maison de ventes aux enchères au sein d’une foire montre à quel point ce marché est solide et porteur. La vente sur les lieux de la foire était donc une première et les résultats positifs ! Fort succès aussi pour les Rencontres AKAA, qui proposaient une programmation culturelle intitulée « À rebrousse-temps » abordant une réflexion sur le temps et son impact.Cinq tables rondes et l’édition d’un livre d’art ont ainsi permis aux visiteurs d’explorer cette thématique des plus actuelles. Les galeristes se réjouissent de cette édition qui a su tenir toutes ses promesses, sous le signe des retrouvailles : Akaa est une foire que j’aime beaucoup. Je suis contente d’y retourner. J’ai retrouvé un public de collectionneurs fidèle et attaché à cette foire, même si 2 ans se sont écoulés. J’avais fait une proposition exclusivement féminine avec 3 artistes femmes, 3 générations, 3 géographies différentes. Les 3 ont beaucoup plu, avec un petit plus pour Johanna Mirabel, qui est une jeune artiste et qui a été repérée par des institutions importantes. Nous avons cédé 3 pièces pour Johanna Mirabel, 3 pour Hélène Jayet, et pour Olga Yaméogo 5 pièces et des concrétisations sont à venir pour des grandes toiles. J’ai eu des collectionneurs venus par mes artistes, d’autres par la foire et d’autres que je connaissais. Donc un très bon bilan et de bons contacts pour des projets à venir. Véronique Rieffel, GALERIE VERONIQUE RIEFFEL (Côte d’Ivoire). Nous avons présenté cette année notre artiste photographe Gosette Lubondo, que nous avons également présenté à Paris Photo. C’est une artiste qui plait beaucoup, et nous avons eu beaucoup de ventes la concernant dans les 2 foires. Nous avons vendu des pièces sur une fourchette de prix allant de 1.500€ à 6.000€, à de nouveaux collectionneurs et à des clients existants. Nous sommes une galerie sans murs, c’est donc indispensable pour nous d’être dans des foires qui jouent ce rôle. Nous nouons des contacts à chaque édition d’AKAA. Karin Barrelet, ANGALIA (France). Pour une première exposition du Prix, du Fonds de dotation et des artistes cela a été une réussite complète. Nous avons eu beaucoup de ventes : 13 à 14 pièces vendues en 4 jours. Des personnes très enthousiastes par l’initiative et le talent des artistes. De nombreux encouragements à poursuivre. Les achats ont été souvent motivés par notre positionnement. C’est un modèle que nous allons reproduire pour les années à venir. Laura Picard et Victoria Jaunasse, ELLIPSEART PROJECTS (France). Voir comment l’art sud-africain s’est développé, c’était très intéressant pour nous, parce qu’il est rare d’avoir un point de vue extérieur. Je pense que c’était formidable, que nous apportions des idées nouvelles, tout comme les autres artistes et galeries qui ont également apporté leurs œuvres d’art dans l’espace. J’ai vu tellement de matériaux étonnants et d’idées d’utilisation de ces matériaux, c’était absolument phénoménal. Et en ce qui concerne notre relation avec les nouveaux collectionneurs et même avec la presse, tout était très bien organisé ! Je suis très reconnaissante car nous avons eu un intérêt actif et pas seulement un jour, mais tous les jours, ce qui est formidable ! Nous avons eu pas mal de ventes et nous avons établi de nouveaux contacts, donc c’est très positif ! Il y avait beaucoup de collectionneurs français, des Pays-Bas, d’un peu partout en fait, donc c’est très excitant. Et beaucoup d’intérêt de la part de personnes basées dans différents pays africains. Et comme il s’agit de la foire « Also Known As Africa », c’est donc une bonne chose que des gens d’autres pays africains viennent ici pour échanger avec tout le monde. Kwanele Kunene, BKHZ GALLERY (Afrique du Sud). En toute sincérité c’est notre foire préférée ! Il y a un truc en plus, une chaleur humaine, une super ambiance et on aime le lieu. On a échangé avec tout le monde, je crois qu’on est tous content. On a vu notamment le retour de collectionneurs américains à qui l’on a vendu. Pas de grosses pièces, on leur a vendu des petites pièces, mais c’est le plaisir de pouvoir vendre à l’étranger. On est content en termes de vente. On a vendu à peu près 13, 14 pièces, jusqu’à 10 000 euros. La moitié de nos ventes étaient à des gens que nous connaissions déjà, l’autre moitié