Le pays en otage

Le pays en otage

TRIBUNE. Trois personnes ont bloqué l’octroie d’une aide du FMI qui aurait servi à assurer l’éducation, la santé et la réduction de la pauvreté pour 5 millions d’habitants. Trois personnes parce qu’ils doivent absolument rester en poste, pénalisent toute une nation. Trois personnes qui sont sensées assurer la rigueur budgétaire du pays qui sont les premières à la violer et à devenir un frein au fonctionnement du même pays. Trois personnes qui ont la conscience tranquille parce qu’ils sont au dessus de tout parce que le président le leur accorde. Je parle de Nicolas Okandzé, de Léopold Molomba et d’Albert Ngondo. Rien de perso, nous avions eu des relations très chaleureuses avec les trois, ils ne m’ont jamais rien fait de mal. Mais lorsqu’on devient un frein pour la nation, mes chers aînés gênez vous! Vous avez une conscience. Je vous accorde volontiers le mérite d’avoir servi avec compétence, abnégation et responsabilité au delà de vos forces. Vous méritez donc de faire valoir vos droits à la retraite avec les honneurs de la patrie reconnaissante. Mais je vous en prie, certains d’entre vous sont croyants, d’autre de fervents républicains et d’humanistes et vénérables franc-maçons, pétris des valeurs. Alors, démissionnez, pour le bien de tous! Libérez le peuple de vous s’il vous plait et bénéficier de vos avoirs. Hervé Mahicka

Congo. Elle n’est que la partie émergée de l’iceberg

Congo. Elle n’est que  la partie émergée de l’iceberg

TRIBUNE. L’affaire Albert Ngondo – Christian Roger Okemba – AF. Nora, une affaire d’argent, qui a fortement captivé les regards des congolais, une semaine durant, a trouvé un début d’épilogue avec deux décisions majeures. Par courrier N.0130 du 27 février 2020 au Directeur Général de la Banque Sino Congolaise pour l’Afrique -BSCA. Brazzaville, Mr Raymond Mboulou, Ministre congolais de l’Intérieur, a ordonné le blocage du compte de la Société AF.Nora, le temps de l’investigation sur le virement de 1.250.000.000 CFA , N.00180/20BEAC du 17 février 20120 prescrit par Mr Albert Ngondo, Directeur Général du Trésor Brazzaville. Un virement représentant la subvention du Gouvernement en appui budgétaire à la Mairie de Brazzaville, mais versée dans le compte d’un établissement privé. Parallèlement, par Arrêté N.4831/MID/Cab du 28 février 2020, le Ministre de l’Intérieur a procédé à la suspension du Maire de Brazzaville, Mr Christian Roger Okemba. Texte pris pour laisser libre cours à l’instruction sur les irrégularités relevées dans la gestion administrative et financière à la Mairie de Brazzaville. Il faut espérer que nul arrangement de dessous de table ou autre obstacle, de quelle nature que ce que ce soit, ne viendrait entraver l’ensemble des enquêtes. Puisse, depuis que le Président Sassou Nguesso a soulevé la problématique des fléaux qui gangrènent le pays, pourrissent son économie et la société, l’affaire Albert Ngondo – Christain Roger Okemba -AF Nora être une occasion de réexaminer les pouvoirs du Directeur Général du Trésor en même que les marges de manœuvres des agents des Trésors Publics et renforcer les compétences du Commissariat aux Comptes. Les informations de première esquisse attachées à cette affaire ont jeté une lumière crue sur l’évasion des fonds publics. Elles montrent l’existence de ce qui pourrait apparaître comme un réseau de pillage de l’Etat congolais, au travers de ses propres structures. Cette affaire, dans l’environnement socio économique congolais, est la partie émergée de l’iceberg. Des faits de corruption, d’enrichissement illicite et de détournement des deniers publics sont connus, mais banalisés par le pouvoir. Ces faits endommagent la justice, dégradent la confiance des tribunaux, tout autant celle des politiques et, conséquemment, enferment les populations dans la précarité. C’est là, hors du circuit monétaire régulier, tant d’argent qui, investit dans le réseau économique normal, pourrait, pourtant, stimuler la croissance et créer des emplois. En 1789, la Révolution française a été déclenchée parce que l’impôt n’était payé que par le Tiers Etat. La Noblesse et le Clergé n’y étaient pas assujettis. Nous sommes, au Congo, dans un situation similaire. Une situation où certains compatriotes s’affranchissent des règles communes. L’égalité de tous, devant la loi, est encore, non bien accomplie, dans les faits. Alors que la législation établit que tout citoyen doit être traité de la même façon par la loi. Aucun individu ou groupe d’individus ne doit avoir des privilèges non garantis par la loi. Celle ci devant être la même pour tous. Le dossier du Fonds Agricole qui a défrayé la chronique et occasionné quelques auditions à la Direction Générale de l’Administration du Territoire n’est plus qu’un souvenir. Nul ne sait s’il est clos ou en poursuite d’examen. Les scandales aux Grands Travaux se sont tus, avec le cas Elongo, seul condamné. S’est envolée en fumée la décision de solder des arriérés de pension des fonctionnaires avec une enveloppe de 9 milliards CFA, déclarés, sur les média nationaux, décaissés du Trésor, par un agent de la CRF. Fut un temps où le Ministère de l’Inspection Générale et du Contrôle d’Etat jouait les lanceurs d’alerte républicains. Peut être faudrait-il réexaminer la possibilité de recréer ce département et en confier la charge à l’un des meilleurs d’entre nous, au plan de l’éthique. Contribuant à la moralisation de la vie publique, ce département travaillerait à restaurer la confiance des congolais en marquant une rupture dans les pratiques liées à la transparence. Veillant à ce que, pendant la durée des mandats, les autorités puissent replacer l’intérêt général au premier plan et couper avec les comportements qui sous tendent l’accumulation frauduleuse des biens et l’enrichissement personnel. Paris le 29 février 2020 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS

Pourquoi Mr Albert Ngondo fait-il exception?

Pourquoi Mr Albert Ngondo fait-il exception?

TRIBUNE. Un communiqué d’annonce, s’il est avéré, daté du 22 août 2019, du Trésor Public de la République du Congo, a procédé, ce 28 août 2019, à l’émission, par voie d’adjudication, de Bons de Trésor assimilables à certaines caractéristiques administratives et financières spécifiques. Le communiqué est signé de Mr Albert Ngondo, Trésorier Payeur Général, par ordre du Ministre des Finances et du Budget. Au nom de quelle logique, si ce n’est pas un illégal et obscur arrangement de famille, Mr Albert Ngondo, cadre des Impôts, ayant largement et depuis quelques années, dépassé l’âge de la retraite, doit continuer à poursuivre ses activités au sein de la fonction publique congolaise? Au cas où les dispositions du code de travail permettraient à Mr Albert Ngondo de prolonger ses services, pourrait on savoir sur combien de périodes s’étaleraient ceux ci? Puisque le cas Albert Ngondo, désigné au lendemain des violences de 1997, n’a cessé, voilà quelques temps, de défrayer la chronique, au point de bien gêner les personnels de la trésorerie publique. Le ministère du Budget et des Finances serait-il en déficit de personnel, en la matière, pour ne se cramponner, en désespoir de cause et à défaut de mieux, qu’à l’exceptionnel professionnalisme de Mr Albert Ngondo? Le Congo, notre bien commun, est un pays de paradoxe. D’un côté, s’accroissent des injustices et des inégalités dans bien de domaines de la vie nationale, aggravant les souffrances des populations. De l’autre, s’amplifient, insolemment, l’exubérance et le goût immodéré de quelques uns pour des privilèges et des avantages ainsi que pour des ressources nationales. Nous voudrions comprendre. Nous adressant au Ministre des Finances et du Budget. Lui, Ministre des Finances et du Budget dont les notes de service, prises en bonne et due forme, pour l’intérêt général du fonctionnement du trésor public, ont été étrangement rejetées et remises en cause, sans autre forme de procès, par Mr Albert Ngondo. Et pourtant, pour la république et pour l’utile et productif renouvellement des hommes qui la servent, rien de plus régulier pour les pouvoirs publics de faire valoir, indistinctement, les droits à la retraite. Cette retraite, passage obligé, comme la mort, pour tous les travailleurs congolais dont le vécu est devenu quelque chose de pourri en raison de tous les malheurs qu’elle occasionne. Des malheurs qui rompent les liens du retraité autour de lui, avec la vertu et avec la vie. Paris le 27 août 2019 Ouabari Mariotti – Ancien ministre